Dimanche 14 mai 2006

 Le général Philippe Rondot ne se rendra pas aux convocations de la justice dans l'affaire Clearstream, a-t-il affirmé dans un entretien avec Le Journal du Dimanche.

"J'ai demandé (...) à bénéficier du statut de témoin assisté pour avoir accès au dossier d'instruction, ne serait-ce que pour consulter mes propres notes et agendas", explique celui qui est un des personnages clé de l'affaire.

 "Les juges n'ont même pas daigné répondre. C'est la raison pour laquelle je ne me rendrai pas aux deux convocations qui m'ont été adressées", dit-il. "Et si on veut m'y conduire de force, ce qui est vraisemblable, je refuserai de répondre aux questions qui me seront posées", affirme encore le général Rondot.

M. Rondot, qui avait déjà été entendu le 28 mars, doit être entendu à nouveau les 18 et 22 mai par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons qui enquêtent sur l'affaire Clearstream.

 "Je ne crois plus dans l'instruction menée par ces juges (...) Mon audition a été longue et éprouvante", poursuit le général Rondot. "J'étais décontenancé. N'ayant rien à me reprocher, j'ai répondu honnêtement", ajoute-t-il, "sans pouvoir me référer à mes documents, et en faisant quelques confusions. J'ai été traité de menteur, ils m'ont menacé et traité comme un voyou, ça m'a choqué".

Interrogé sur les notes citant des personnalités politiques qui s'estiment mises en cause dans l'affaire, l'ex-conseiller spécial du ministère de la Défense répond: "Ce ne sont que des memos, pour garder un souvenir de discussions parfois décousues (...), la presse choisit de n'en publier que certains extraits à des fins douteuses, pour mettre en cause le président de la République, Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie".

 Les notes du général concernant l'affaire Clearstream, prises en 2004 et 2005, accablantes pour Dominique de Villepin et Jacques Chirac, ont été publiées dans l'édition du Monde datée de vendredi.

"Il n'a jamais été question d'enquêter sur Nicolas Sarkozy ou sur d'autres hommes politiques dont les noms sont apparus sur les listings", ajoute le général Rondot pour qui, "en juillet 2004, il est clairement établi que les listings des comptes Clearstream sont un montage".

 Le Premier ministre avait chargé le général, lors d'une réunion le 9 janvier 2004, de vérifier l'existence de comptes bancaires à l'étranger attribués à des personnalités.

 Questionné sur l'existence d'un "compte caché" de Jacques Chirac au Japon, il répond: "c'est une non-affaire".

 M. Rondot affirme encore: "Mon sentiment, c'est que Jean-Louis Gergorin (l'un des dirigeants d'EADS supposé être le corbeau dans l'affaire) est à l'origine de l'affaire avec Imad Lahoud (l'informaticien qui eu accès aux listings) et que Dominique de Villepin était de bonne foi".

 Le général Rondot tient, par ailleurs, Nicolas Sarkozy pour "une victime, car son nom apparaît dans une liste, tardivement". "Il s'agit d'une calomnie. Mais de là à dire qu'il était une cible, je n'en sais rien", dit-il encore.

 "Je n'ai subi aucune pression, et n'ai eu aucun contact avec l'Elysée, Matignon ou le ministère de la Défense au cours des dernières semaines", déclare encore le général Rondot. "J"ai vécu péniblement le fait que l'on se serve de mes documents pour salir le président de la République et Dominique de Villepin", a-t-il conclu.

 

par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 13 mai 2006

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

À l'heure où le taux européen de chômage de l'Europe de l'Union européenne oscille aux alentours de 8,5 , les résultats du modèle social danois restent édifiants avec un taux de chômage de 5,8%, supportés par une économie d'une croissance de 2% et représentant le cinquième produit brut au monde par habitant (après le Luxembourg, l'Irlande, la Norvège, les USA). On a beaucoup parlé du fameux "miracle danois", où bien être social rime avec fluidité totale du marché du travail et protection sociale généreuse. Au delà du débat sur la transposition de ce modèle, connaissez-vous vraiment les ressorts de cette réussite? Les "Euros du Village" vous donnent les clefs pour comprendre...Membre de l'Union européenne depuis 1973, le Danemark fait aujourd'hui figure d'excellent et certes original élève, à l'image bien souvent de ses voisins scandinaves aux idées sociales innovantes, telle la politique égalitaire homme femme menée par la Suède. En effet, les modèles scandinaves sont généralement davantage cités en guise d'exemple que les choix sociaux anglo-saxons qui pourtant enregistrent aussi des taux de chômage inférieurs à la moyenne européenne.

Le Danemark apparaît comme l'illustration d'une économie performante, dotée d'une force de travail flexible, encombrée de peu de législation sociale étatique paralysante, qui toutefois n'a pas fait choix du sacrifice de la sécurité d'existence de ses travailleurs, bien au contraire, et il semble que là réside la clef du succès !

Une alliance donc de flexibilité et de sécurité qui semble mettre à mal les traditionnels clivages politiques d'options libérales ou sociales, en élaborant une complémentarité, progressiste, ingénieuse, potentiellement source d'inspiration infinie pour nos politiques publiques nationales et européennes.

 Au pays d'Andersen, le conte de fée que vivent les syndicats et les dirigeants ne date pas d'hier mais est le fruit d'une longue histoire qui remonte à 1899. En 1899, patronats et syndicats ont signé la Grande Convention reconnaissant leurs compétences respectives à régler les conflits sociaux et à organiser de manière générale le marché de l'emploi. Ce texte centenaire forme le socle du système danois. À l'heure actuelle, 80% du pays est syndiqué au sein d'une centrale syndicale unique fort puissante, LO. Toute intervention législative est le plus souvent évitée de manière à laisser place au dialogue social. Dès lors, aucun dispositif législatif organique ne règle les contrats de travail, le licenciement, le temps de travail, ...

 La voie choisie est donc quasi uniquement contractuelle avec des accords-cadres nationaux appelés à être développés au sein de chaque entreprise par des négociations sur les salaires et les conditions de travail. Sous le gouvernement social-démocrate de 1993-2001, le champ de l'action syndicale s'est encore élargi, notamment aux thèmes de la retraite, du congé parental, de l'égalité professionnelle et de la formation professionnelle tout au long de la vie. Aujourd'hui, l'une des priorités est de favoriser l'entrée sur le marché du travail des étrangers (2 % en 1984, 7,5 % en 2003).

L'intervention dominante des partenaires sociaux confère à l'ensemble du système un pragmatisme essentiel qui vise l'adaptation aux exigences économiques actuelles de nos économies globalisées, qui réclament une forte flexibilité et permissivité à l'égard des employeurs, notamment en matière d'embauche et de licenciement.

Le libéralisme tant décrié par beaucoup semble au Danemark ne susciter aucun débat mais être assimilé à un fait économique en aucun cas contradictoire avec leur protection sociale très généreuse. Car le chômage ne fait plus peur au Danemark où tout salarié qui a été affilié pendant au moins un an à une caisse d'assurance-chômage agrée et qui a travaillé au moins 52 semaines pendant les trois années précédentes a droit à l'allocation chômage dès son licenciement. L'allocation est en moyenne de 25 000 euros par an soit près de 2100 mensuel brut, pouvant aller jusqu'à un taux de remplacement de 90% pour les salaires les plus bas pendant quatre ans. L'allocation est versée la première année sans condition et pour les trois années suivantes sous condition de mise en « activation», ce qui suppose l'acceptation de formations, de participation à des politiques actives de recherche d'emploi, de mise en reconversion, ou encore de reprise d'un travail au niveau de qualification de l'intéressé selon les possibilités du marché du travail.

Quelques chiffres

 

L'emploi au Danemark en perspective

 

Population active Chômage

 

Taux d'emploi (1)

 

Effectifs

 

(en milliers)

Part des femmes Effectifs

 

(milliers)

Taux (%)

 

15-64 ans 55-64 ans
Allemagne 39 772 45,4 3 931 9,5 65,0 41,8
Danemark 2 897 46,8 155 5,4 75,7 60,3
Espagne 20 185 41,0 2 072 10,8 61,1 41,3
France 26 840 46,5 2 641 9,7 63,1 37,3
Italie 24 366 40,3 1 960 8,0 56,1 30,5
Royaume-Uni 29 393 46,0 1 381 4,7 71,6 56,2
Suède 4 589 47,7 296 6,3 72,1 69,1
UE à 15 180 041 44,4 14 403

 

8,0 64,7 42,5
UE à 25 213 919 44,6 19 283 9,0 63,3 41,0

(1) Nombre de personnes en emploi rapporté à la population du même âge.

Champ : personnes de 15 ans ou plus vivant dans les ménages privés.

Source : Eurostat, enquêtes sur les forces de travail.

Comparaisons DK/FR

 

Année Danemark France

 

Population

 

Habitants en milliers 2003 5'383,5 59'635,0
Pourcentage des moins de 15 ans 2003 18,8 18,7
Pourcentage des plus de 64 ans 2003 14,8 16,3
Etrangers (en % de la population) 2000 4,9 5,6
Education et politique sociale

 

Dépenses publiques d'éducation, en % du PIB 2000 8,4 5,8
Personnes de 25 à 34 ans ayant une formation de degré tertiaire (en %) 2001 29,0 34,0
Dépenses totales pour la protection sociale en % du PIB 2001 29,5 30,0
Durée hebdomadaire du travail (en h) 2003 39,2 38,8
Economie, finances publiques

Exportations par habitant (en US$) 2001 9420 4959
PIB en standards de pouvoir d'achat par habitant (en US$) 2002 29'200 27'300
PIB: Croissance annuelle réelle moyenne (en %) depuis 1990 2002 2,2 1,8
Taux d'inflation 2003 2,0 2,2
Déficit public (en % du PIB) 2003 1,5 -4,1
Dette publique (en % du PIB) 2003 45,0 63,7
Source : Office fédéral suisse de la statistique

 

Enfin ce système comme on peut le constater suppose une « mobilisation collective en faveur du retour à l'emploi » puisqu'en effet, le chômeur est responsabilisé au cours de sa période d'activation dans une logique de droit et de devoir en contrepartie de ses allocations chômage larges, financées par l'impôt national. Il s'agit là d'une autre révolution copernicienne du système danois dans lequel le financement des allocations sociales se fait par l'impôt et non par des cotisations sociales spécifiques, ce qui instaure dès lors une solidarité nationale et non une solidarité entre travailleurs cotisants. Et chose étonnante, malgré son taux d'imposition-record en Europe (la TVA est à 25% et la tranche marginale de l'impôt sur les revenus des personnes est de 62,9%), le Danemark ne semble pas connaître de problème de fuites fiscales vers l'étranger. Cela démontre à souhait la concorde nationale qui existe donc au sujet des politiques publiques liées à la sécurité sociale et l'emploi.

Le résultat est un taux de chômage qui est passé de 9,6 % en 1993 à 6,2 % en novembre 2004, à présent il serait sous la barre des 4% si les 15% de chômage de la population immigrée ne le ramenait pas à 5,8. La mobilité de la main-d'œuvre est élevée : 30 % des salariés changent de poste de travail chaque année même si les Danois restent en moyenne huit ans dans la même entreprise. Et un sentiment général de sécurité, à tous les niveaux de qualification, selon une étude de la Fondation de Dublin datant de 1999.

Bien évidemment comment ne pas se poser la question de la transposition de ce système à d'autres pays d'Europe ? Mais là se dessine peut-être l'une des limites du modèle danois issu d'un pays d'une population de 5.4 millions de personnes avec une longue tradition syndicale. Aussi, ces excellents chiffres n'ont pas empêché le Danemark d'être récemment condamné par la Cour européenne des droits de l'homme en raison de la situation de monopole du syndicat social-démocrate LO dans les entreprises danoises. Les Danois doivent en effet être membres du syndicat LO afin de percevoir leur assurance-chômage.

Le Danemark est certainement un pays européen innovant et performant mais la qualité de vie dont il bénéficie et la volonté qu'il affiche de sa conservation sont aussi les raisons du refus par référendum danois à l'euro et de « l'adhésion choisie » du pays à l'espace Schengen, comme de ses mesures draconiennes à l'encontre de l'entrée des immigrants mises en place par le gouvernement Anders Fogh Rasmussen (2001-2005) du parti Venstre (libéral) en coalition avec le parti conservateur et avec l'appui du parti populiste d'extrême droite.

 Par Bénédicte DE BEYS

par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 12 mai 2006

Dix dispositions qui devraient être adoptées dans l'après-midi par un comité interministériel, visent à garantir aux exclus un accès au logement, à la santé et à l'emploi.

 
Photo Le Figaro/Jean-Christophe Marmara  Lors d'une réunion à Matignon sous la présidence de Dominique de Villepin, Catherine Vautrin, la ministre déléguée à la Cohésion sociale, a présenté les axes du gouvernement pour lutter contre l’exclusion. Présentées au Conseil national de lutte contre l'exclusion (CNLE), ces mesures restent à être adoptées par un comité interministériel.
 
Pour évaluer concrètement les résultats de ces dispositions, l'Etat veut se fixer des objectifs chiffrés de réduction de la pauvreté. Une liste d'indicateurs nationaux et locaux va être établie par le CNLE et communiquée au gouvernement en janvier 2007. Ils permettront de définir des ''objectifs pluriannuels de réduction de la pauvreté'', a expliqué le premier ministre. Selon le dernier rapport de l'Observatoire de national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, 3,7 millions de personnes sont considérées comme pauvres en France.
 
Des lits ouverts l’été
 
Plusieurs mesures ont été décidées ou confirmées dans le domaine du logement. Vieille revendication des associations, le droit au logement opposable va être expérimenté par les collectivités locales volontaires. Un tel droit permet à toute personne privée de logement de poursuivre en justice les pouvoirs publics. Dominique de Villepin recevra « prochainement » le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées pour en discuter.
 
Le premier ministre a par ailleurs confirmé un plan de 50 millions d'euros sur trois ans pour l'hébergement d'urgence, annoncé le 10 avril dernier par la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin. Il s'agit de pérenniser sur l'ensemble de l'année 5.000 places proposées durant l'hiver aux sans-abri.
 
Le gouvernement veut aussi offrir des solutions d'hébergement différenciées selon les différentes situations (« travailleurs pauvres », SDF âgés, personnes souffrant de troubles psychologiques). « Ce n'est pas du traitement de masse, c'est du sur-mesure », explique Catherine Vautrin. Trois millions d'euros supplémentaires seront mobilisés en 2007 pour proposer un logement durable aux salariés accueillis dans les centres d'hébergement d'urgence, les « travailleurs pauvres ».
 
Pas d’annulation de crédits
 
En matière d'accès à la santé, le gouvernement a décidé de doubler l'effort de création de lits dans les halte-soins santé. Deux cents lits seront ouverts à compter de 2007 et sur quatre ans, soit un effort financier annuel de 7,3 millions d'euros.
 
A travers ces mesures, le gouvernement entend montrer que la lutte contre la pauvreté est bel et bien une « priorité », comme l'a rappelé Dominique de Villepin. Le premier ministre a promis que les crédits annoncés ne seront pas concernés cette année, comme en 2005, par les annulations pratiquées par le gouvernement.
 
 Les dix principales mesures :
 
EMPLOI
 
- Favoriser la création d'entreprise par les chômeurs avec l'extension de l'Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise (Accre) à tous les porteurs de projet dont l'activité dégage un revenu inférieur au Smic.
 
- Accès facilité à la Validation des acquis de l'expérience (VAE) des personnes les moins qualifiées.
 
- Faciliter le retour à l'emploi des allocataires de minima sociaux :
 
. Expérimentation, dans des départements volontaires, pour favoriser les reprises d'emploi à temps partiel «permettant un gain réel et durable dès la première heure travaillée».
 
. Autre expérimentation: un contrat aidé unique remplacera le Contrat d'insertion-Revenu minimum d'activité (Cirma) et le contrat d'avenir dans les départements volontaires.
 
LOGEMENT< /B>
 
- Les collectivités locales «pourront expérimenter» les conditions d'un droit opposable au logement.
 
- «Plus de 6 millions d'euros supplémentaires» seront consacrés d'ici la fin 2007 à des actions visant à améliorer les conditions de confort des logements et à résorber l'habitat indigne.
 
- Plan triennal de 50 millions M d'euros pour pérenniser à l'année les places d'hébergement du plan hiver (déjà présenté le mois dernier).
 
-Le gouvernement mobilisera «3 M d'euros supplémentaires» pour offrir un hébergement durable dans l'attente d'un logement, aux salariés accueillis en centre d'hébergement d'urgence.
 
SANTÉ
 
- Doublement du rythme de création de lits halte-soins santé, pour que les personnes sans-domicile fixe puissent recevoir des soins infirmiers: 200 lits ouverts à compter de 2007 et sur 4 ans, pour un «effort financier annuel de 7,3 millions d'euros».
 
- Résidences d'accueil pour les publics souffrant de handicap psychique: 500.000 euros mobilisés en 2006 pour une expérimentation nationale de structures accueillant des personnes ayant des «difficultés psychologiques».
 
 

par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 12 mai 2006

Dominique de Villepin a présenté vendredi des mesures pour s'attaquer à la pauvreté et l'exclusion, érigées en "priorité abolue". Le gouvernement veut fixer des objectifs précis et faire des expérimentations locales. Le premier retour des associations est plutôt favorable.

"Changer la donne" en matière de pauvreté et d'exclusion, Dominique de Villepin en avait fait une "priorité absolue" et un nouveau chantier de son gouvernement, lors de sa conférence de presse mensuelle d'avril, en pleine crise du CPE. Vendredi, il a annoncé plusieurs mesures aux associations et aux partenaires sociaux réunis dans le Conseil national de lutte contre l'exclusion, pour le logement, la santé et l'emploi. Le gouvernement veut se fixer des objectifs, fondés sur des indicateurs précis de mesure la pauvreté, que devront mettre aux points les associations et l'observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale d'ici janvier prochain. 

Comme le réclamaient depuis longtemps les associations de terrain, le gouvernement donne son feu vert à plusieurs expérimentations locales. Les collectivités locales volontaires pourront ainsi expérimenter un droit au logement opposable,  qui doit permettre aux personnes qui n'ont pas de logement ou des logements précaires, d'avoir des voies de recours amiables et juridiques, pour faire valoir leur droit au logement. En clair, les collectivités locales seront dans l'obligation de trouver une solution pour loger ces personnes. "Ce sera très compliqué" a cependant commenté la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin. Le gouvernement va également expérimenter dès 2006 des structures pour accueillir des personnes présentant des troubles psychologiques, avec un budget de 500.000 euros. Autre expérimentation : pour encourager le retour à l'emploi des bénéficiaires du RMI , les départements volontaires pourront simplifier les contrats aidés existants (revenu minimum d'activité, contrat d'avenir et contrat d'accompagnement) en les remplaçants par un seul contrat aidé, plus simple à comprendre pour les employeurs. Par ailleurs, le gouvernement espère encourager les chômeurs à se créer leur propre emploi en élargissant l'aide à la création d'entreprise. 

En plus des 50 millions d'euros sur trois ans déjà annoncés pour pérenniser toute l'année 5000 places d'hébergement d'hiver, le gouvernement va débloquer neuf millions d'euros d'ici fin 2007 pour mieux loger les personnes vivant dans des logements insalubres ou dans des centres d'hébergement d'urgence.  7,3 millions d'euros par an seront débloqués à partir de 2007 pour créer plus de points pour donner des soins infirmiers aux SDF. Et le Premier ministre a promis que les crédits de la lutte contre l'exclusion seraient "préservés de toute régulation budgétaire" dans le budget 2007. 

Les associations avaient prévenu qu'elle ne se contenteraient pas d'effets d'annonces. Le premier retour est plutôt favorable, notamment sur les expérimentations locales. "Le sentiment largement partagé par les participants du CNLE était plutôt positif, ces mesures vont dans le bon sens: on partait de loin", a indiqué vendredi le président du collectif Alerte, qui regroupe notamment Emmaüs, ATD Quart-Monde, Médecins du Monde et les principales associations d'aide sociale. "Mais nous allons être vigilants, pour que ces expérimentations ne soient pas un simple os à ronger et qu'elles soient suivies d'une généralisation si elles sont concluantes" a ajouté Gilbert Lagouanelle. Les associations espèrent que la fixation d'objectifs permettront de passer "d'une logique d'annonces à une logique de résultats". 

par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 11 mai 2006
La croissance de l'économie française progresse sur un rythme supérieur à 2%, confirme le Premier ministre, Dominique de Villepin.

Le gouvernement prévoit pour 2006 une croissance du produit intérieur brut (PIB) située entre 2% et 2,5%, objectif rappelé par le ministre de l'Economie, Thierry Breton, dans une interview à l'hebdomadaire Challenges publiée jeudi.

Dominique de Villepin, dans un discours prononcé au siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris devant environ 500 chefs d'entreprise, s'est également à nouveau réjoui de la baisse continue du chômage.

"Aujourd'hui, nous voyons le fruit de nos efforts", a-t-il déclaré. "Cela fait un an que le chômage baisse dans notre pays ; depuis le mois de juin, près de 200.000 personnes ont retrouvé un emploi ou une formation".

"La croissance avance maintenant sur un rythme supérieur à 2%", a ajouté le Premier ministre, "l'investissement industriel repart, avec une hausse anticipée de 5%, soit la plus forte augmentation depuis 2000, et le climat des affaires atteint son meilleur niveau depuis 2001".

Car, pendant qu'on se lamente en France, de l'image déplorable que nous donnons à l'étranger, les étrangers eux investissent chez nous. Et ils investissent de plus en plus. Et quand, on parle d'investissement, on parle bien de création de site. Ainsi l'an dernier, les étrangers sont à l'origine de 664 projets d'investissement. Un chiffre record, en hausse de 12,4 %. Si on raisonne en terme d'emplois, les investisseurs étrangers ont permis de créer ou de maintenir plus de 33.000 emplois l'an dernier. Et, il s'agit d'emplois qualifiés, puisque le premier secteur destinataire de ces investissements est l'informatique (les logiciels), suivi par l'équipement automobile. Alors qui sont-ils ces étrangers qui investissent en France . Et bien ce sont les Américains qui arrivent en tête, et représentent à eux seuls 29 % des investissements, suivis par les Allemands, et les Britanniques. Car, fort heureusement, un chef d'entreprise de Seatle ou Munich ne prend pas ses décisions en regardant des images de Paris en feu sur CNN, mais en analysant des chiffres, des faits. Or, la France affiche toujours trois points forts (toujours les mêmes d'ailleurs) qui attirent les investisseurs du monde entier. Un peu comme si les étrangers avaient davantage confiance en nous, que nous même. Ces trois points forts de la France sont. 1 : la logistique (Route, Train, Aéroport). Deux : la qualité de la main d'oeuvre. Et trois (et c'est lié) : l'innovation

par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 11 mai 2006
L'ancien ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement a déclaré jeudi qu'il ne voyait pas de raison pour Dominique de Villepin de démissionner, estimant qu'"un homme public, face à une sorte de lynchage médiatique généralisé, doit être capable de tenir".M. Chevènement a ajouté sur France Inter, à propos de l'affaire Clearstream, qu'il ne voulait pas se joindre "au choeur de tous ceux qui aujourd'hui considèrent que Dominique de Villepin est au coeur de tout cela". "Je ne le crois pas, j'ai tendance à penser que c'est plus compliqué", a-t-il dit.

 

"Dans l'affaire Clearstream, aucun fait pénalement répréhensible n'est reproché à Dominique de Villepin (...) Un homme public, face à une rumeur, à une sorte de lynchage médiatique généralisé, doit aussi être capable de tenir et de s'expliquer", a déclaré le maire de Belfort, dont le nom figure sur les listes truquées de comptes bancaires détenus par des personnalités à l'étranger.

 

"Je ne connais pas le fond de l'affaire Clearstream. Attendons d'y voir clair avant de condamner", a-t-il dit.

 

M. Chevènement, dont le nom figure dans les listes truquées de personnalités accusées d'avoir un compte secret à l'étranger, a demandé que Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, abondamment cités dans l'affaire Clearstream, "s'expliquent". Il a évoqué à leur propos "un faisceau de présomptions".

 

"J'ai été mis en cause, je veux savoir par qui", a-t-il dit.

 

Selon l'ancien ministre, "c'est en allant à l'origine de l'affaire qu'on la fera avancer", car "il y a au départ une rivalité au sein d'un groupe industriel". "Il faut pousser les investigations. Et là-dessus, s'est certainement greffée une manipulation politique", a-t-il ajouté.

 

Selon le maire de Belfort, "les dégâts sont considérables pour EADS, pour la partie française d'EADS". Vice-président d'EADS, M. Gergorin a quitté ses fonctions mercredi, à sa demande, selon le groupe.

 

M. Chevènement a pointé "des moeurs répréhensibles dans les industries d'armement", "l'utilisation d'officines privées, des manoeuvres de déstabilisation, des coups tordus destinés à ruiner un concurrent".
par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 11 mai 2006
Rencontre. Dominique de Villepin et Tony Blair ont dîné ensemble à Downing Street. Les deux hommes politiques sont actuellement très contestés dans leurs pays respectifs.

  Blair et Villepin à Downing Street (AP)
Blair et Villepin à Downing Street 
 
Tony Blair a rencontré Dominique de Villepin mercredi 10 mai au soir, pour des discussions non officielles, autour d'un dîner à Downing Street.
Les Premiers ministres britanniques et français devaient parler de l'Union européenne, de l'Iran et de la situation au Proche-Orient, a annoncé Tony Blair.

Blair convaincu qu'ils se reverront bientôt

Interrogé sur une éventuelle nouvelle rencontre dans l'avenir entre les deux hommes en tant que Premiers ministres, alors qu'ils sont actuellement très contestés dans leurs pays respectifs, Tony Blair a ri et a dit: "Je suis absolument sûr que oui. Ce sont des postes difficiles, naturellement, et une des raisons pour lesquelles ils sont difficiles, c'est parce qu'il faut prendre des décisions difficiles", a-t-il ajouté.

par rezeid publié dans : Politique extérieur
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mai 2006
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

RentréeLittéraire

Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"