Dimanche 17 décembre 2006

GRAVE, GRAVE, GRAVE: Aujourd'hui nous avons fait une grave erreur: légitimer Le Pen. Pour moi Sarkozy et le responsable, en effet sortir 3 lois d'immigration en 4 ans, parler des quotas, la crise des banlieues en parlant de racaille, de Kärcher, de gangrène n'est pas tolérable, son populisme et son communautarisme aussi. Il faut avoir Honte! Aujourd'hui Le Pen est plus que présent, surtout chez les jeunes: ils n'ont plus peur de dire qu'il voterons Le Pen, et font preuve de Fierté! On assiste a un changement de mentalité. Il a contribué fortement à la banalisation du FN, en allant chasser sur ses terres sans complexe! Sarkozy a produit l'effet inverse, Le Pen monte dans les sondages et aujourd'hui plus de 25% des Français sont d'accord avec les idées du FN. C'est très grave! Il faut se mobiliser et faire triompher nos valeurs! Les Valeurs Villepinistes: démocratie, d'ouverture d'esprit, de diversité, d'égalité, de rassemblement, de volonté, de Fraternité, liberté!!!....

L'enquête annuelle du FN indique par ailleurs que seulement 34% des Français jugent les idées du leader d'extrême droite "inacceptables".

L'enquête annuelle du Front National, réalisée par TNS Sofres pour Le Monde et RTL, indique que 26% des Français sont plutôt" ou "tout à fait" d'accord avec les idées défendues par Jean-Marie Le Pen, une hausse de 2 points par rapport à décembre 2005, apprend-on jeudi 14 décembre.
Cette enquête, effectuée depuis la fin des années 1980, présente parfois des pics, comme en 2002 (28% des Français s'étaient déclarés "plutôt" ou "tout à fait d'accord" avec Jean-Marie Le Pen), les résultats de cette année atteignant un niveau relativement élevé.
La même enquête montre aussi que les Français se déclarant à l'inverse "plutôt" ou "tout à fait" en désaccord avec le leader d'extrême droite sont 70%, en baisse par rapport à 2005 où ils étaient 73%. Ce seuil n'avait jamais été aussi bas depuis le milieu de la décennie 90.
28% de Français estiment aujourd'hui que Jean-Marie Le Pen est "plutôt le représentant d'une droite patriote et attachée aux valeurs traditionnelles", contre 65% qui estiment qu'il est le représentant d'une "extrême droite nationaliste et xénophobe".

Des idées plus "excessives" qu'"inacceptables"

Seulement 34% des Français estiment que ses idées sont "inacceptables", contre encore 39% en décembre 2005, 42% en novembre 2003, 48% en mars 1997.
Les Français préfèrent plutôt aujourd'hui qualifier "d'excessives" les idées du président du Front National (le terme est choisi par 47% d'entre eux), tandis que le qualificatif "justes" est choisi par 15% d'entre eux, en hausse de 1 point par rapport à 2005.
De même, le nombre de personnes qui estime que le FN de Jean-Marie Le Pen est un "danger pour la démocratie" baisse à 65%, un niveau qui était celui de la fin des années 80 et du début des années 90, alors que depuis, le niveau était plutôt de 70%, voire 75%.
La "défense des valeurs traditionnelles" est la thématique, parmi celles abordées par le leader frontiste, la plus approuvée par les Français, avec 39% d'approbation, contre 53% de désapprobation.

L'enquête a été réalisée les 6 et 7 décembre auprès d'un échantillon national représentatif de 1.000 personnes interrogées en face-à-face à leur domicile, constitué selon la méthode des quotas. La notice détaillée est disponible à la commission des sondages.

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Samedi 16 décembre 2006
Les principales mesures annoncées jeudi par Dominique de Villepin à l'issue de la conférence emploi-revenus:

LOGEMENT

- création d'une "garantie-location" pour aider les personnes en situation précaire à accéder au logement. Cette mesure "prendra la forme d'une dispositif global de garantie des risques locatifs", a expliqué le Premier ministre. Décidée "en accord avec les partenaires sociaux", "elle concernera tous les locataires qui jusqu'à présent n'étaient couverts par aucun dispositif: les chômeurs, les titulaires de CDD, les travailleurs à temps partiel, les employés de maison, les salariés agricoles, les étudiants ou les jeunes fonctionnaires".

SERVICES A LA PERSONNE

- l'Etat remboursera la moitié des dépenses engagées par les ménages modestes pour des services à domicile

SALAIRES

- le gouvernement propose aux partenaires sociaux de discuter d'une réforme du calendrier de fixation du SMIC pour permettre aux négociations salariales d'aboutir plus rapidement

- le Premier ministre a demandé au patronat et aux syndicats de "donner un coup d'accélérateur aux négociations salariales" dans les branches

STAGES

- création d'une "bourse des stages" pour faciliter l'accès des jeunes n'ayant pas de relations aux stages en entreprise. Elle fonctionnera "avant la fin du premier trimestre 2007"

TEMPS PARTIEL

- l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) donnera un "accès prioritaire" à la validation des acquis de l'expérience aux salariés à temps partiel peu qualifiés

CRECHES

- Dominique de Villepin a souhaité la mise en place de crèches d'entreprise dans les grandes surfaces afin de "répondre aux horaires souvent décalés" des salariés à temps partiel

SANTE

- proposition aux partenaires sociaux d'engager une négociation pour qu'"un plus grand nombre de salariés" puissent être couverts par une complémentaire santé

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Samedi 16 décembre 2006
De l'avis de la ministre de la Défense, le deuxième forum de l'UMP était un peu moins «ennuyeux» que le premier. Mais cela s'est joué de peu. L'UMP organisait à Lyon son deuxième débat de précampagne et Michèle Alliot-Marie y a trouvé plus d'espace qu'à Paris pour marquer quelques différences avec Nicolas Sarkozy.
Ils se sont notamment accrochés, en souriant et sans jamais se regarder, sur le thème des institutions, et notamment de la place du président de la République. «Etre attaché aux institutions de la Ve République, ce n'est pas être ringard, n'en déplaise à M. Montebourg et à quelques autres» , a-t-elle lancé. Pour elle, le Premier ministre doit continuer à diriger la majorité, et le Président rester au-dessus des partis, gage de stabilité et phare pour l'étranger. «La France aujourd'hui, c'est la tour Eiffel et Jacques Chirac» , a-t-elle osé. Impassible jusque-là, le ministre de l'Intérieur n'a pu réprimer un sourire, accompagné d'un haussement prononcé de sourcil. Puis son tour de parole venu : «Je me garderai bien de réduire la France à un monument ou une personnalité, aussi estimable soit-elle.» Pour lui, le chef de l'Etat ne doit pas «se cacher derrière son Premier ministre» . Il ne doit plus exercer que deux mandats maximum, mais doit être le patron de la majorité, jusqu'à venir devant les parlementaires défendre son projet. Les institutions, selon lui, sont de toute façon «très loin de l'esprit de la Ve République» . Pour illustration, il a rappelé que de Gaulle s'était retiré après le non au référendum de 1969. Pas Chirac en 2005. Le nom du général est revenu une bonne trentaine de fois dans sa bouche. Jusqu'à inspirer cette question mielleuse de Raffarin, censé animer le débat : «Le sarkozysme est-il un gaullisme ?» Sur quoi le ministre de l'Intérieur a minaudé : «Ce n'est pas à moi de répondre...» 
Sarkozy envoyait parfois un sourire, un petit signe, aux autres débatteurs. Pas un échange avec MAM, mais parfois un tapotement nerveux de son stylo sur le pupitre, lorsque la ministre de la Défense parlait. Une ministre en terre hostile qui s'est fait huer une fois, en disant que Sarkozy venait d' «illustrer ses talents d'avocat» . Plus patelin que jamais, Raffarin a alors demandé «de la bonne humeur» . La salle, docile, a applaudi. Le deuxième accrochage est venu sur l'Europe. Après avoir proposé de faire voter «les volets 1 et 2 de la Constitution européenne par les députés élus en juin», Sarkozy a promis une fiscalité à 5,5 % pour la restauration. «Comment trouverons-nous des alliés ?» a demandé Raffarin. Le candidat n'a pas répondu. Puis il a crispé les mâchoires lorsque MAM a lancé, toujours sans le regarder : «Ma légère différence avec toi, Nicolas, c'est que nous ne ferons pas l'Europe sur des questions de fiscalité seulement, mais pour des hommes et des femmes à qui nous devons apporter la sécurité.» 
Elle dira «d'ici une quinzaine de jours» si elle est candidate à l'investiture. Mais pour clore ce deuxième forum, elle a lancé «à l'intention des femmes» , et en serrant les poings : «Les places, les postes, les salaires, on les prendra, que cela plaise ou non.»
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Samedi 16 décembre 2006
A égalité dans les sondages avec Ségolène Royal, le candidat UMP peine à trouver son rythme et multiplie bévues et faux pas.
Comme une machine qui se grippe. Candidat dans sa tête depuis 2002 et candidat déclaré depuis la fin 2003, Nicolas Sarkozy peine à trouver la sérénité. S'il reste au plus haut dans les sondages, au coude à coude avec Ségolène Royal dans les simulations pour le second tour de la présidentielle, il multiplie les ratages. Premier en date, celui de sa déclaration de candidature. Préparée dans le plus grand secret, son interview à la presse quotidienne régionale a été «outée» sur Libération.fr le 29 novembre, donnant l'impression d'un gros cafouillage. Depuis, ce professionnel de la communication politique, chouchou des médias, multiplie les faux pas. La désignation de Ségolène Royal, élue triomphalement au terme d'un processus démocratique sans bavure, semble l'avoir déstabilisé. C'est désormais la candidate socialiste qui a l'air d'impulser le mouvement, Nicolas Sarkozy se situant en réaction à ses initiatives.
La laborieuse mise en scène des forums de l'UMP 
Plus nerveux que jamais, Sarkozy a dérapé lors du conseil national de l'UMP du 16 novembre. Répondant à Alliot-Marie, qui l'avait sévèrement contredit sur plusieurs sujets, il s'est montré agressif.
Conscient d'avoir commis une «erreur», comme il l'a reconnu plus tard, il a cherché à se donner une image plus rassembleuse en proposant l'organisation des forums. Il pensait du même coup clouer le bec à tous ceux qui, y compris dans son propre camp, louaient les débats du PS et regrettaient que l'UMP soit incapable de se plier à un exercice similaire.
Raté : le premier forum, samedi dernier, a tourné au grotesque. Des jours de discussions sur l'organisation pour aboutir à deux heures trente ennuyeuses, une colère de MAM qui s'est estimée lésée, et un public qui n'était pas au rendez-vous. Le deuxième fut un peu plus animé (lire ci-dessous), mais avec un seul candidat déclaré, la tentative de copier le processus socialiste reste viciée d'avance.
Une adversaire coriace 
Nicolas Sarkozy aurait préféré un adversaire plus classique que Ségolène Royal. Le ministre de l'Intérieur entend se montrer poli, courtois, ne jamais attaquer sa personne. Pour ne pas victimiser son adversaire, il est décidé à rester sur le fond et à ne s'en prendre à elle que sur des thématiques précises. Une stratégie qui a déjà montré ses limites. En notant à propos de la rencontre de Royal avec un représentant du Hezbollah lors de son voyage au Liban qu' «Hitler a été élu, ça n'en a pas fait un interlocuteur respectable» , Sarkozy n'a pas marqué des points. Relayé par ses amis, il a paru monter une polémique alors que les Israéliens eux-mêmes ne s'étaient pas outrés de l'attitude de la candidate PS.
Beauvau au bord de la crise de nerfs 
L'arrivée de nouveaux venus dans le staff de campagne du candidat ne s'est pas faite sans heurt. La mayonnaise a du mal à prendre entre les «historiques» aux côtés du chef depuis quatre ans et les recrues les plus récentes. Henri Guaino, appelé pour écrire les grands discours thématiques, a du mal à trouver ses marques au sein d'une équipe de «plumes» du cabinet placée sous l'égide d'Emmanuelle Mignon. Même confusion dans le «pool» communication où la guerre des ego fait rage. Jean-Michel Goudard, embauché comme consultant, vit mal l'arrivée récente de François de la Brosse, amené par Cécilia Sarkozy. Il faut aussi compter sur Franck Tapiro, qui s'occupe officiellement de la communication du parti mais ne désespère pas de prendre toute sa place dans la campagne. Et bien sûr avec la présence de Cécilia elle-même qui, bien que n'ayant aucun titre officiel, garde une importance considérable dans la stratégie du candidat.
Les rivalités se font également sentir parmi des soutiens politiques chaque jour plus nombreux. Les amis de toujours ne prennent pas toujours bien de devoir s'effacer au profit des convertis de l'hiver. Sarkozy annoncera l'ensemble de son équipe de campagne après son intronisation du 14 janvier. La liste des noms retenus risque de faire des jaloux.
Des amis peu fréquentables dans le show-biz 
Sarkozy aurait dû réfléchir à deux fois avant de recruter de nouveaux copains dans le show-biz. Johnny Hallyday, qui a adhéré avec toute sa petite famille à l'UMP, a suscité la polémique en annonçant qu'il s'installait en Suisse six mois par an pour ne pas payer d'impôts en France. Même Jacques Chirac a «regretté», vendredi, «le comportement du citoyen» Johnny. L'ancien ministre du Budget a visiblement du mal à convaincre ses proches de la nécessité de s'acquitter de ses impôts.
Son autre nouvel ami, le rappeur fumeur de pétards Doc Gyneco vient d'être condamné à 700 000 euros d'amende dans le cadre d'un redressement fiscal.
Quant au troisième rallié, l'animateur et chanteur Pascal Sevran, il s'est carrément fendu de propos racistes sur les Noirs.
par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 14 décembre 2006
Dominique de Villepin justifie la conférence emploi-revenus de jeudi par son refus de "poser son crayon" à quatre mois de l'élection présidentielle.

"Les Français auraient pu légitimement s'inquiéter si le gouvernement avait décidé de poser son crayon. Comment s'étonner alors que certains de nos compatriotes soient tentés par le vote extrême!", déclare le Premier ministre dans un entretien publié jeudi par "Métro".

"Ce que je refuse, c'est qu'on gèle tout à l'approche des élections", dit encore le chef du gouvernement.

Depuis 18 mois, "nous avons des résultats puisque nous avons réussi à passer d'un taux de chômage de 10,2% à une situation aujourd'hui de 8,8%. On a franchi un cap", explique M. de Villepin. "Mais il reste des défis importants à relever: trouver un emploi pour ceux qui n'en ont pas, aider ceux qui ont un emploi mais qui restent confrontés à la précarité."

Le Premier ministre dit vouloir répondre à "trois difficultés immédiates" à travers cette conférence emploi-revenus, les problèmes du pouvoir d'achat, du logement et du travail des femmes. Le gouvernement y apportera "des réponses concrètes, immédiates" et des "réponses qui relèvent de la négociation et qui pourront être lancées avec les partenaires sociaux".

par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 14 décembre 2006

En réunissant aujourd'hui syndicats et patronat, le premier ministre tente de clore définitivement l'épisode douloureux du printemps.

 
À UN PEU plus de quatre mois de la présidentielle, Dominique de Villepin bouge encore. Celui qui a très peu de chance d'être candidat en 2007 tient à montrer qu'il occupe toute la plénitude de ses fonctions de premier ministre.
 
Le chef du gouvernement met ainsi un soin particulier à mettre en scène la conférence sur l'emploi et les revenus. Il faut dire que ce genre de grand-messe sociale n'a pas eu lieu depuis l'automne 1997.
 
Dominique de Villepin prépare depuis plusieurs semaines et avec minutie ce rendez-vous : visite dans une ANPE, réunions à Matignon avec des femmes à temps partiel, des seniors, rencontres avec syndicalistes.
 
Avec cette conférence, ultime acte politique de l'année 2006, Villepin veut surtout prendre sa revanche sur le terrain social. En clair : il veut corriger l'image désastreuse laissée par l'échec du CPE. Un échec en partie dû à son absence de dialogue social. « Celui qu'on avait mis dans un tombeau de marbre montre qu'il a tiré les leçons de son échec. En mai, personne n'aurait parié un sou sur le retour des partenaires sociaux à Matignon », se réjouit-on rue de Varenne en oubliant d'associer le savoir-faire du tandem Borloo/Larcher.
 
Il n'empêche l'équation s'annonce difficile pour le gouvernement, qui s'expose à un retour de bâton syndical si les annonces sont jugées « insuffisantes ». La CFDT et la CGT ont déjà mis en garde contre un « coup médiatique ».
 
« Société du bon emploi »
 
Au-delà des résultats de cette conférence, le premier ministre veut s'attaquer au « décalage » ressenti plus ou moins fortement par les salariés entre les « performances honorables » des entreprises et leur situation personnelle. Entre les « bons résultats » enregistrés sur le front du chômage par le gouvernement et la baisse du pouvoir d'achat dénoncée dans les sondages par les Français.
 
Grâce aux « mesures concrètes » qui seront annoncées cet après-midi (lire ci-dessus), il espère démontrer qu'on peut améliorer le pouvoir d'achat et lutter contre la précarité sans attendre la présidentielle. « Il ne suffit pas d'aller vers la société du plein-emploi mais vers celle du bon emploi », insiste un de ses proches.
 
Reste à savoir si cette conférence permettra à Dominique de Villepin de reprendre pied sur la scène sociale et politique. Déjà dans les rangs de l'UMP, certains sarkozystes s'inquiètent des « chèques sans provision » que le premier ministre va tirer alors qu'il n'y a plus d'argent. D'autres élus de la majorité sont encore plus cruels. À propos de l'action de Dominique de Villepin, un ministre ironise : « Même si on découvrait un gisement de pétrole sous la place de la Concorde, je crois que les Français s'en foutraient. La parole de Villepin ne compte plus. Les Français sont dans le match Sarko-Ségo. »
par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 14 décembre 2006

Dominique de Villepin va présenter un nouveau dispositif, la garantie des risques locatifs, qui fonctionnera comme une assurance pour les bailleurs.

 
À QUATRE MOIS de l'élection présidentielle, le gouvernement franchit un pas supplémentaire pour favoriser l'accès au logement. Un sujet qui fait partie, plus que jamais, des préoccupations existentielles des Français. Le premier ministre, qui réunit aujourd'hui une Conférence de l'emploi et des revenus, avait promis des « mesures d'application immédiate ». À l'issue de ce rendez-vous très attendu, il devrait annoncer la création d'un nouveau dispositif, la garantie des risques locatifs (GRL). En clair, les pouvoirs publics se porteront caution, auprès des bailleurs, pour les locataires en difficulté. Un dispositif qui se veut « gagnant-gagnant », selon le cabinet de Jean-Louis Borloo. Car il améliorera l'accès au logement des locataires tout en permettant aux propriétaires de louer en toute confiance.
 

La GRL, qui fonctionne comme une assurance que souscriront les propriétaires, permettra l'accès ou le maintien dans leur logement de plusieurs millions de personnes souvent victimes de discrimination en raison de leurs revenus. Parmi les publics visés, les personnes travaillant à temps partiel (4,7 millions), les titulaires de CDD ou CNE (1,6 million), les intérimaires (2,2 millions), les chômeurs (2,2 millions), les étudiants, etc. Autant de personnes qui peinent à présenter les garanties suffisantes aux bailleurs, deux ou trois mois de loyers en général. Ce mécanisme, qui évitera aussi que des garanties supplémentaires leur soient réclamées, viendra remplacer à terme le dispositif existant baptisé Loca-pass. Il ira même au-delà de sa durée légale - trois ans - d'intervention.

 

«1% logement»

 

Concrètement, à tout moment pendant la durée du bail, la GRL pourra indemniser les propriétaires en cas d'impayés. Ce dispositif, moitié moins cher qu'une assurance traditionnelle, pourra prendre en charge au maximum vingt-quatre mois d'impayés. Pendant cette période, un diagnostic de la situation du locataire sera établi afin de permettre, dans les cas les plus sérieux, la mise en place d'un accompagnement social, explique Jean-Luc Berho, vice-président de l'Union d'économie sociale du logement (UESL), qui fédère les partenaires sociaux. Un moyen aussi de limiter le nombre de contentieux suite à des impayés.

 

Comme le Loca-pass, le paiement de la GRL sera en partie financé par le « 1 % logement ». Un terme qui désigne la cotisation prise sur la masse salariale des entreprises privées. Soit une enveloppe globale de 3,5 milliards d'euros, dont une partie seulement ira à la GRL. Ce dispositif risque-t-il de déresponsabiliser les locataires, notamment les jeunes ? Des impayés massifs peuvent-ils mettre à mal ce système ? « Avec le Loca-pass, le taux de casse s'était stabilisé à 2 % depuis un an, répond Jean-Luc Berho. Ce qui compte, c'est permettre de franchir la première marche d'accès au logement. » Avec la GRL, le gouvernement espère contribuer à la mise en location de nouveaux logements. Car de nombreux propriétaires, par crainte des impayés, se montrent encore réticents à louer leur bien immobilier.

par rezeid publié dans : Divers
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Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

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