Jeudi 11 mai 2006
En pleine affaire Clearstream, le Premier ministre Dominique de Villepin s'est offert mercredi une parenthèse à Londres où des jeunes Français travaillant dans la capitale britannique lui ont parlé embauche et flexibilité.Jeunes sans formation fuyant le chômage en France, banquiers bardés de diplômes, leurs profils étaient divers, mais la douzaine de jeunes Français réunis à l'Institut français lui ont servi le même discours : l'Angleterre donne sa chance à tous, quelles que soient leur formation ou leur couleur de peau et permet à ceux qui ont de l'ambition et de l'énergie de grimper l'échelle sociale rapidement.

 

"Monter une entreprise ici était facile, même si je n'avais ni capital, ni expérience", explique Nina Amaddeo, 26 ans, dont l'entreprise de bijoux qu'elle a créé il y a six ans compte 26 salariés.

 

Romain Audrerie, diplômé de l'Institut d'études politiques, ne trouvait pas de travail en France : "Je suis fils de paysan limousin. J'ai fait des études, mais après c'est le vide en France, si on n'a pas de relations, de réseau".

 

Venu en Angleterre, il a cherché du travail dans le domaine qui le passionne, le vin. Sans avoir fait d'études dans le domaine, il est aujourd'hui chef sommelier au Sofitel.

 

Beaucoup ont trouvé du travail en quelques semaines, parfois sans rapport avec leurs diplômes. "Vous avancez étape par étape. Vous saisissez une première opportunité, puis le choix s'élargit", remarque Dominique de Villepin, qui rappelle que 300.000 Français vivent en Angleterre.

 

La moyenne d'âge de ces jeunes Français est de 29 ans et ils restent en moyenne six ans, certains retournant en France après une expérience.

 

"Je suis d'origine étrangère. En France j'aurais moins de chance de trouver du travail. C'est malheureux, mais je me sens plus chez moi ici, qu'en France, alors que j'y suis née", explique Sonia Gaïed.

 

Comme beaucoup, elle a été invitée à cette rencontre informelle avec M. de Villepin par le service emploi du consulat de France, qui aide les jeunes Français à trouver un travail.

 

Jambes croisées, verre d'eau gazeuse à la main, le Premier ministre souriant converse de façon détendue, pose des question, écoute attentivement les parcours des jeunes, qui jamais ne lui parleront des sujets qui fâchent : l'affaire Clearstream ou son avenir politique.

 

Leur incompréhension face aux manifestations contre le CPE n'a pu que lui mettre du baume au coeur. Ils se disent "attristés", "choqués" par le rejet du CPE, "une occasion manquée", "un premier pas dans le bonne direction".

 

"J'ai été extrêmement choqué d'entendre des étudiants crier des slogans des années 50 ou 60. La seule façon de s'exprimer en France, c'est la colère, ici c'est le travail", explique Romain Audrerie.

 

"L'exemple du CPE m'a rebutée, m'a donné moins envie de revenir en France, où les gens sont trop attachés à leurs privilèges", confie Deborah Desmots, qui après 7 ans d'études n'a pas trouvé d'emploi en France et travaille comme serveuse à Londres.

 

Tous reconnaissent que la vie à Londres est dure. "C'est un sacrifice que l'on fait en venant ici : la vie est très chère, on doit partager des appartements avec des colocataires, les transports fonctionnent mal", explique Pénélope Chapelain-Midy.

 

"Que diriez-vous à un petit frère ou une petite soeur?", demande Dominique de Villepin pour conclure: tous en choeur de répondre: "Fonce!" Alors lui d'ajouter : "mais surtout revenez, on vous attend en France!"
par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 11 mai 2006
Atteint par l'affaire Clearstream, Jacques Chirac est pour la première fois sorti mercredi de sa réserve pour tenter d'enrayer un scandale qui menace la fin de son mandat.Dénonçant en termes vifs "la dictature de la rumeur, la dictature de la calomnie", le chef de l'Etat a voulu "rappeler tout le monde à l'ordre", qu'il s'agisse de la classe politique, droite et gauche confondues, des médias ou de la justice, a-t-on affirmé dans son entourage.

 

Alors que l'affaire a pour toile de fond la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin pour 2007, M. Chirac a voulu calmer les ardeurs en rappelant qu'il restait un an avant l'élection présidentielle et qu'elle devra donner lieu à "un vrai débat, le moment venu".

 

Il a aussi réaffirmé faire "toute confiance au gouvernement de Dominique de Villepin", une nouvelle marque publique de soutien à son Premier ministre que la rumeur met toujours sur un siège éjectable.

 

Plusieurs noms de successeurs sont ainsi régulièrement cités dans la presse en dépit des démentis répétés de l'Elysée et de Matignon.

 

Pressé depuis plusieurs jours de sortir de son silence sur cette affaire qui éclabousse le sommet de l'Etat - l'Elysée n'avait jusqu'à présent publié que de brefs communiqués -, Jacques Chirac est d'abord intervenu devant tous les membres du gouvernement réunis autour de la table du Conseil des ministres. Avant de refaire sa déclaration devant une caméra à l'adresse des Français.

 

Cette déclaration solennelle intervient au lendemain de nouveaux articles de presse évoquant l'existence d'un compte de M. Chirac au Japon avec un montant de 300 millions de francs - une affaire qui avait fait surface en 2002. Le président avait "catégoriquement démenti" dès mardi soir l'existence de ce compte.

 

Face au feuilleton Clearstream, M. Chirac - qui fut poursuivi tout au long de ses onze ans à l'Elysée par d'anciennes affaires (HLM de la ville de Paris, billets d'avion etc.) - a voulu "rappeler un certain nombre de principes", et d'abord que "la République, ce n'est pas la dictature de la rumeur, la dictature de la calomnie".

 

"La démocratie, ce n'est pas l'irrespect et l'exploitation jusqu'à l'outrage de procédures judiciaires en cours, au risque de faire le lit des extrémismes et de désespérer les Français de la politique", a-t-il ajouté en référence aux "fuites" qui alimentent quotidiennement la presse.

 

Après le fiasco du référendum européen, les émeutes dans les banlieues et la crise du CPE, l'affaire Clearstream risque surtout de "plomber" définitivement "l'année utile" voulue par Jacques Chirac pour la fin de son mandat.

 

Il a ainsi demandé à ses ministres - dont plusieurs s'entre-déchirent publiquement - de se consacrer entièrement à leur tâche, "avec énergie, sans calcul" au service des Français.

 

Il n'est pas certain que cette intervention, que certains jugeront trop tardive, permettra de freiner l'emballement politico-médiatique. Pour le politologue Dominique Reynié, la mise en cause de M. Chirac manifeste "une montée en régime, en intensité" de l'affaire qui "risque de déboucher sur une crise majeure", dans un contexte de pré-campagne électorale.

 

Cinq députés socialistes ont ainsi demandé pour la première fois le départ du président, seul moyen selon eux de surmonter la "crise sociale et politique" du pays.
par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 9 mai 2006

"Le Premier ministre tient à apporter les précisions suivantes sur l’affaire des frégates de Taïwan et sur l’affaire Clearstream.

Il y a deux temps.

Le premier temps, c’est l’affaire des frégates de Taïwan : Dans mes attributions de ministre des Affaires étrangères et dans le cadre des orientations fixées par le Président de la République sur l’affaire des frégates de Taïwan, j’ai demandé le 9 janvier 2004 au général RONDOT de tenter de vérifier la crédibilité des rumeurs relatives à l’existence de réseaux mafieux internationaux et d’intermédiaires pouvant nuire à notre sécurité nationale ou à nos intérêts.

Cet entretien auquel participait Jean-Louis GERGORIN a été l’occasion d’aborder plusieurs questions internationales, en particulier les filières du crime organisé, sur lesquelles le général RONDOT dans sa mission de coordonnateur du renseignement pouvait avoir des éclairages.

J’ai naturellement demandé au général RONDOT de procéder avec prudence et confidentiellement, en veillant à éviter toute instrumentalisation ou manipulation politique : car des noms de personnalités avaient été cités par la presse.

Il ne s’agissait en aucun de s’intéresser à des personnes, mais bien à des réseaux et à des intermédiaires. Nous n’avons jamais parlé de Nicolas SARKOZY comme possible bénéficiaire de compte bancaire à l’étranger : je suis formel sur ce point.

J’ai explicitement demandé au général RONDOT d’éviter de provoquer toute forme de rivalité entre les services susceptible de créer une fixation entre le ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur. Il était essentiel d’éviter toute tension ou rivalité entre différents services de l’Etat comme nous en avions connues dans le passé.

J’ai agi dans le cadre fixé par le Président de la République, visant à moraliser les grands marchés internationaux et à nous prémunir contre toute manipulation ou déstabilisation de nos intérêts économiques. En aucun cas, je veux le dire avec la plus grande force, sur des personnalités particulières.

Ensuite, tout au long de l’année 2004 et de l’année 2005, j’ai eu dans le cadre de mes fonctions des contacts réguliers avec le général RONDOT sur divers dossiers concernant notre sécurité nationale, la situation du Moyen Orient et nos différents otages en Iraq ou ailleurs.

Le deuxième temps, c’est l’affaire des dénonciations calomnieuses de Clearstream :

L’affaire prend en effet une tournure nouvelle au printemps 2004 avec la mention de personnalités politiques, d’industriels et de responsables des services de renseignement dans une liste de titulaires de comptes.

Comme ministre de l’Intérieur, j’ai été amené à demander des vérifications à la DST.

La DST a conclu à l’absence d’éléments concrets et probants sur les auteurs de cette manipulation.

J’ai demandé au directeur de la DST de communiquer aux autorités judiciaires les conclusions qui m’avaient été remises.

Pour conclure, je ferai quelques observations personnelles : Ma première préoccupation c’est que la justice fasse droit à toutes les personnes injustement citées dans cette affaire et qui se sentent légitimement blessées : je l’ai dit hier à Nicolas SARKOZY.

Comme Premier ministre, je suis profondément choqué par certains amalgames et par la mise en cause de l’Etat et de ses services.

Je ne doute pas que toute la lumière sera faite par la justice sur cette affaire."

par rezeid publié dans : dominiquedevillepin
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Mardi 9 mai 2006
Dans la Ve République, le premier ministre est censé protéger le président de la République. Est-ce toujours le cas après la crise du CPE et l'affaire Clearstream ?

 

Le premier ministre, nommé par le président de la République, conduit la politique souhaitée par le chef de l'Etat. Je constate que Dominique de Villepin exécute la feuille de route voulue par Jacques Chirac : lutter contre le chômage et favoriser la croissance. Et en ce domaine, les résultats sont là. Donc, le premier ministre, aujourd'hui, assume pleinement cette fonction.

Les périodes électorales ont toujours été caractérisées par un climat alourdi par ce qu'on appelle les affaires. C'est le rôle du premier ministre que d'affronter la tempête politique. Rappelez-vous ce que disait de Gaulle dans Le Fil de l'épée. Il y a deux catégories de chef : ceux qui face à un avis de tempête se planquent, se cachent, se réfugient dans la médiocrité ou dans l'agitation; et ceux qui font face avec force, dignité et fidélité. Je trouve que le premier ministre fait preuve de force, de dignité et de courage.

Existe-t-il à votre connaissance un pacte entre M. Chirac et M. Sarkozy et, si oui, sur quoi repose-t-il ?

Un pacte pour quoi ? Le président de la République est attaché à la cohésion du gouvernement et à son unité. Je ne le vois pas, par conséquent, passer quelque pacte que ce soit avec un quelconque de ses ministres.

Pourrait-il être amené à nommer M. Sarkozy à Matignon ?

Pour quelle raison ? Si la gauche souhaite que le ministre de l'intérieur arrive à Matignon, elle a un but : discréditer les uns après les autres les candidats potentiels de la droite à l'élection présidentielle.

Quand il y aura un nouveau premier ministre, si celui-ci est candidat à la présidence, elle se concentrera contre lui. Je ne vois donc pas d'intérêt au départ de Villepin. Il est vrai qu'à gauche, et peut-être un peu à droite, certains veulent ruiner l'autorité de l'Etat et amoindrir celle du président de la République. Si c'est ça la rupture, alors c'est le retour en arrière. Dans ces périodes-là, j'aimerais qu'il y ait une plus grande solidarité gouvernementale. Il m'a semblé, depuis quelques semaines, que celle-ci était soumise à rude épreuve.

Selon vous, on a voulu forcer la main au président de la République pour accélérer le départ de M. de Villepin ?

A lire certaines dépêches ou certains articles, assurément. Je dénonce ces agissements : on n'impose pas au chef de l'Etat le choix d'un premier ministre. S'il s'agit de changer de République et faire en sorte que le président redevienne celui qui inaugure les chrysanthèmes, alors on comprend mieux certains agissements. Pour moi, celles et ceux qui, par des manipulations, des rumeurs, des coups tordus essaient d'accréditer l'idée qu'ils ont posé des conditions pour aller à Matignon ou qu'ils voudraient y aller à condition que… se mettent hors du cadre institutionnel de notre République.

Etait-il du ressort du ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin, de demander une enquête au général Rondot, qui dépend du ministère de la défense ?

Est-il surprenant que le ministre des affaires étrangères demande à nos services de procéder à certaines vérifications à propos d'informations risquant de porter des coups à notre action diplomatique ? Est-il anormal de confier cette mission au général Rondot, qui est rattaché administrativement au ministère de la défense mais qui est chargé de la coordination du renseignement ? Non, ça rentre dans les fonctions de l'Etat.

Tous les chiraquiens sont-ils sur la même ligne, à savoir garder le premier ministre même si surviennent de nouveaux développements judiciaires ?

A part ceux qui veulent prendre la place [de M. de Villepin], je crois que tout le monde est d'accord pour ne pas créer une crise de régime, là où il n'y a que des difficultés politiques passagères.

Et dans le cas où M. de Villepin devrait partir, quel serait le profil idéal pour finir le quinquennat ?

Je n'imagine pas cette solution.

Y compris pour vous-même ?

Y compris pour moi.

par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 9 mai 2006
De nouvelles informations à paraître mercredi dans Le Canard enchaîné laissent penser que les pseudo-révélations à la justice en 2004 sur la société Clearstream étaient l'oeuvre du vice-président du groupe aéronautique EADS, Jean-Louis Gergorin.

L'hebdomadaire satirique écrit que ce dernier, accompagné de l'avocat Thibault de Montbrial, a rencontré secrètement le 30 avril 2004 le juge Renaud Van Ruymbeke pour lui livrer les pseudo-informations sur les listings informatiques.

Il prétendait que des personnalités du monde entier détenaient des comptes à la société luxembourgeoise Clearstream, crédités de sommes d'origine frauduleuse.

Jean-Louis Gergorin aurait refusé que l'entretien avec le juge Van Ruymbeke soit enregistré en procédure, et que les listings lui soient remis officiellement, en prétextant qu'il craignait pour sa vie.

Quelques jours plus tard, en mai puis en juin 2004, plusieurs courriers anonymes reprenant les pseudo-informations livrées lors de l'entretien et livrant les noms d'hommes politiques français, dont celui de Nicolas Sarkozy, étaient envoyés au juge Van Ruymbeke.

Le magistrat a confirmé au Canard enchaîné l'entretien avec Jean-Louis Gergorin. "Je comprends aujourd'hui à quel point j'ai été instrumentalisé. Fort heureusement, j'ai déjoué le piège qui m'était tendu. Tout cela me met très en colère", a-t-il dit.

Avant son entretien avec le juge Van Ruymbeke, en janvier 2004, Jean-Louis Gergorin avait déjà remis les mêmes listings à Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères. Ce dernier a dit avoir alors commandé une enquête au général Philippe Rondot, expert du renseignement.

Les démarches de Jean-Louis Gergorin intervenaient alors qu'une guerre de succession se déroulait à EADS entre Philippe Camus, son supérieur, et Noël Forgeard.

par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 9 mai 2006
Dans un entretien au Monde, le président de l'Assemblée nationale affirme qu'"on n'impose pas au chef de l'Etat le choix d'un Premier ministre".

  Jean-Louis Debré (Sipa)
Jean-Louis Debré (Sipa)
 
J ean-Louis Debré s'élève contre les "manipulations", "rumeurs" et "coups tordus" des sarkozystes. "On n'impose pas au chef de l'Etat le choix d'un Premier ministre", déclare le président de l'Assemblée nationale à propos des rumeurs sur une éventuelle nomination de Nicolas Sarkozy à Matignon dans un entretien publié mardi 9 mai dans Le Monde.
"Pour moi, celles et ceux qui, par des manipulations, des rumeurs, des coups tordus, essaient d'accréditer l'idée qu'ils ont posé des conditions pour aller à Matignon ou qu'ils voudraient y aller à condition que... se mettent en dehors du cadre institutionnel de notre République", ajoute Jean-Louis Debré.
Ce fidèle de Jacques Chirac "n'imagine pas" que le chef de l'Etat ait l'intention de changer de Premier ministre. Il n'imagine pas davantage être nommé lui-même à Matignon. "Je trouve que le Premier ministre fait preuve de force, de dignité et de courage", dit-il à propos de Dominique de Villepin.

"Solidarité gouvernementale"

Jean-Louis Debré nie l'existence d'un "pacte" entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. "Le président de la République est attaché à la cohésion du gouvernement et à son unité.

Je ne le vois pas par conséquent passer quelque pacte que ce soit avec un quelconque de ses ministres", souligne le président de l'Assemblée nationale.
Ne voyant "pas d'intérêt au départ de Villepin", il appelle à "une plus grande solidarité gouvernementale" face à l'affaire Clearstream. "Il est vrai qu'à gauche, et peut-être un peu à droite, certains veulent ruiner l'autorité de l'Etat et amoindrir celle du président de la République. Si c'est ça la rupture, alors c'est un retour en arrière", accuse Jean-Louis Debré.

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Lundi 8 mai 2006
Le ministre de la Fonction publique Christian Jacob a répété lundi que "la confiance entre le président de la République et le Premier ministre est totale", excluant tout remaniement ministériel.

"Je crois que, dans ce domaine, les choses sont très claires. Le président de la République a dit que le remaniement ministériel n'était pas à l'ordre du jour, il a confirmé sa confiance, pleine et entière, au Premier ministre et à sa majorité. Fin du débat", a-t-il déclaré sur RTL.

Le ministre de la Fonction publique a souligné que Dominique de Villepin "est au travail, on y est tous. Et c'est la seule ligne qui compte".

Christian Jacob a estimé que "le crime profite très largement à la gauche, qui est complètement empêtrée dans ses divisions, cette 'ségalomania', en quelque sorte, sans aucun projet, sans aucune proposition et, ma foi, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt".

Invitée de France Info, la ministre déléguée aux Affaires européennes Catherine Colonna a confirmé que "le gouvernement est au travail, chacun assume ses responsabilités".

Refusant de faire des commentaires sur l'affaire, "contrairement à d'autres", Catherine Colonna a "souhaité que la vérité soit faite, et le plus rapidement possible".

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Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

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