Mardi 12 décembre 2006
Michèle Alliot-Marie a prévenu mardi qu'elle ne participerait pas au deuxième forum de l'UMP, vendredi à Lyon, s'il devait être "aussi ennuyeux" que le premier."Franchement, j'ai autre chose à faire si ça doit être aussi ennuyeux" que le premier forum, samedi dernier à Paris, a lancé la ministre de la Défense lors d'une rencontre organisée par le mouvement patronal ETHIC (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance).

 

"Pour moi, le débat, ce n'est pas une série de discours successifs", a-t-elle souligné, rappelant ses propositions pour que le forum de Lyon soit "plus intéressant et plus enrichissant", à savoir "que l'on définisse bien les thèmes et que chacun réponde aux même questions".

 

L'ancienne présidente du RPR, qui maintient toujours le suspense sur sa candidature à l'élection présidentielle, a indiqué qu'une réunion sur l'organisation de ce deuxième forum se tiendra mercredi.

 

"Si demain, il apparaît que l'on va dans ma direction ou si l'on veut refaire ce qui a été fait la dernière fois, je participerai ou je ne participerai pas", a-t-elle averti tout en disant "espérer" y assister.

 

Interrogée sur son éventuelle candidature, la ministre de la Défense a réaffirmé sa volonté de s'en tenir à son calendrier. "On ne me fera pas avancer ma déclaration de candidature", a-t-elle averti, rappelant qu'elle entendait s'assurer d'abord d'une "adéquation suffisante des Français" avec ses convictions.

 

"Il faut y être prêt et je m'y suis préparée depuis trois ans", a-t-elle cependant fait valoir, et se trouve "dans le même état d'esprit" que lorsqu'elle s'était préparée pour Matignon.

 

"On ne fait pas et on ne peut pas faire la politique de la France contre une partie des Français", a-t-elle par ailleurs opposé à la "rupture tranquille" de Nicolas Sarkozy. Une candidature à la présidence, a-t-elle dit, "n'est pas une rupture, c'est un accomplissement".

 

Mardi matin, Jean-Pierre Raffarin, chargé d'organiser les trois forums UMP, a promis d'"arranger les choses" et de "tout faire" pour que Michèle Alliot-Marie, participe au forum de Lyon. "En politique, les chaises vides ne sont pas fertiles", a estimé l'ancien ministre.
par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 12 décembre 2006

A la mi-2007, le taux de chômage se repliera à 8,2 %, anticipe l'Insee dans sa dernière note de conjoncture. Dès le début de l'année prochaine, Dominique de Villepin afficherait un résultat statistique meilleur que celui obtenu par Lionel Jospin au printemps 2001.

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C'est une tache de couleur qui se remarque dans le tableau terne et sans relief de l'économie française que dessine l'Insee : dans six mois, le taux de chômage devrait être revenu à son niveau de mars 1983. Dans la « Note de conjoncture » de fin d'année qu'il publie aujourd'hui, l'Institut national de la statistique et des études économiques prévoit, en dépit des deux pauses intervenues récemment (août et octobre), une poursuite régulière de la décrue du nombre de demandeurs d'emploi. Au rythme de presque 0,1 point par mois, le taux de chômage passerait de 8,8 % de la population active fin octobre à 8,6 % en fin d'année, puis à 8,2 % à la fin du premier semestre 2007. Au terme du deuxième mandat de Jacques Chirac, le chômage reviendrait, ainsi, au niveau qui était le sien au début du premier septennat de François Mitterrand, lorsque Pierre Mauroy était à Matignon.

Population active ralentie

Cela souligne, bien sûr, l'ampleur du redressement qui s'opère mais cela relativise, a contrario, les performances de tous les gouvernements qui se sont succédé entre-temps. Près de 1 chômeur sur 5 (18 %) - les quelque 383.300 demandeurs d'emploi âgés de moins de 25 ans - n'a encore jamais connu, ou si peu, un taux de chômage aussi faible en France. La nouvelle prévision de l'Insee montre qu'un seuil est bien en passe d'être enfoncé.

Même s'il est parti de moins haut, Dominique de Villepin affichera, dès le début de 2007, un résultat statistique meilleur, sur le front du chômage, que celui obtenu par Lionel Jospin au printemps 2001 (8,6 %). La barre des 2 millions de demandeurs d'emploi pourrait être cassée aux alentours des échéances présidentielle et législatives. Cependant, ce ne serait pas seulement à mettre au crédit de la politique de l'emploi du Premier ministre. La baisse du chômage sera grandement facilitée par le ralentissement de la population active, laquelle n'augmenterait plus que de 13.000 unités en 2007 (29.000 en 2006).

Croissance 2006 à 2,1 %

L'emploi fera le reste. Malgré le trou d'air du troisième trimestre, l'institut table sur 243.000 créations totales pour 2006 (dont 138.000 dans le secteur marchand), puis 115.000 au premier semestre 2007 (dont 73.000 dans le secteur marchand). La nouveauté de l'année prochaine serait l'absence de contribution des emplois aidés.

Ce scénario est en partie dépendant de celui retenu sur l'activité économique. Après la mauvaise surprise de la croissance zéro du troisième trimestre (au lieu de 0,6 % prévu), qui avait fait au gouvernement l'effet d'une douche froide, l'institut public de la statistique s'efforce de convaincre qu'une correction partielle est à venir. Il prévoit désormais 0,9 % de croissance au quatrième trimestre de cette année, ce qui rattraperait la moitié de la croissance perdue au troisième et porterait la croissance 2006 à 2,1 %. « La correction porte notamment sur l'industrie manufacturière », explique Eric Dubois. Le chiffre d'octobre ne confirme pas vraiment le rebond attendu (lire ci-dessous), mais novembre et décembre seront meilleurs pour l'industrie française, assure l'Insee.

Consommation dynamique

En revanche, début 2007, ce sont le commerce et les services marchands qui sont censés prendre le relais, soutenus par une consommation des ménages toujours dynamique (+ 0,7 % par trimestre jusqu'à la mi-2007), en dépit de ses récents à-coups. Outre la désinflation, les baisses d'impôt contribueraient, souligne pour la première fois l'Insee, à soutenir le pouvoir d'achat des ménages (+ 1,3 % au premier semestre). L'institut de la statistique prévoit dès lors 0,5 % de croissance à chacun des deux prochains trimestres, ce qui donnerait 1,8 % d'acquis à mi-2007.

par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 12 décembre 2006

Le premier ministre assure vouloir s’en tenir aux « problèmes concrets des Français ».

 
CE SERA sans lui. Dominique de Villepin n’a pas envie de s’afficher avec Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy. Tant pis pour Jean- Pierre Raffarin, grand coordonnateur des forums UMP, qui a essayé en vain de convaincre son successeur à Matignon d’y participer. Après avoir longtemps hésité, le chef du gouvernement a donc tranché. Manifestement peu emballé par la tournure du premier forum, il n’ira pas à Lyon vendredi. Quant à celui de Bordeaux, programmé le 21 décembre, il coïncide avec son audition chez les juges chargés d’enquêter sur l’affaire Clearstream.
 
« Je pense que ce n’est pas ma place », a-t-il annoncé hier matin sur France Inter. « Qu’il y ait des débats pour la présidentielle, c’est une chose, que le chef du gouvernement soit les deux mains dans l’huile pour faire mieux marcher le moteur, ça me paraît normal », s’est-il justifié.
 
En clair : Dominique de Villepin « accepte » les règles de sa famille politique (« un seul candidat UMP au premier tour ») mais préfère se tenir à l’écart de forums où il n’a rien à gagner. Il ne veut pas que sa participation soit interprétée comme un ralliement en bonne et due forme à la candidature de Nicolas Sarkozy.
 
Le premier ministre préfère, pour l’instant, s’en tenir à son action à la tête du gouvernement. Hier matin, il a passé l’essentiel de son intervention sur France Inter à présenter les objectifs de la conférence sur l’emploi et les revenus, qui réunira jeudi à Matignon gouvernement, patronat et syndicats. Une conférence qui doit, selon lui, « déboucher sur des mesures con- crètes ». Une manière pour lui de peser sur 2007 et de jouer sa partition sans être candidat.
 
Son livre de chevet ? Les « Mémoires d’un fou»
 
Si une partie de son entourage et de ses amis décrivent une « certaine résignation » chez le premier ministre, l’intéressé n’a pas donné hier l’impression d’avoir complètement abandonné toute ambition présidentielle. « S’il est candidat, il est président », rêve encore le député UMP de l’Hérault Jean-Pierre Grand, un des derniers villepinistes à l’Assemblée nationale.
 
Le premier ministre, lui, continue de jouer avec les nerfs de Sarkozy. Hier, il a minimisé les sondages favorables au candidat UMP et à celle du PS, Ségolène Royal. « On ressasse. On peut toujours s’amuser avec des statistiques. Cela n’a pas de sens aujourd’hui. Il vaut mieux parler des problèmes concrets des Français », a-t-il estimé, refusant une nouvelle fois de répondre sur son éventuelle candidature à l’Élysée.
 
Dominique de Villepin a, en revanche, été très disert sur ses lectures. Et vachard avec son rival Nicolas Sarkozy. Son livre de chevet actuel ? Mémoires d’un fou, oeuvre de jeunesse de Gustave Flaubert. Sa lecture récente la plus drôle ? La bande dessinée La Face karchée de Sarkozy, une enquête satirique consacrée au président de l’UMP et au ministre de l’Intérieur, classée parmi lesmeilleures ventes des librairies. Une BD détestée Place Beauvau. « C’est très drôle », a-t-il confié dans un grand éclat de rire.
par rezeid publié dans : Divers
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Samedi 9 décembre 2006
Son audition comme simple témoin dans l'affaire Clearstream redonne espoir à Dominique de Villepin. Tout reste possible pour lui. Car il ne démord pas de la piètre opinion qu'il a de Nicolas Sarkozy.

«Tout ça pour ça ! » A Matignon, on se réjouit bien sûr que Dominique de Villepin soit entendu comme simple témoin par les juges chargés d'instruire l'obscure affaire Clearstream, mais on ne peut cacher de l'amertume à constater que cette bombe qui menaçait d'emporter le Premier ministre risque - à moins de nouveaux rebondissements - de faire pschitt ! trop tard pour qu'il puisse reprendre pied sur le terrain présidentiel qu'il n'a pas abandonné.

Jamais Dominique de Villepin n'a abdiqué depuis que Nicolas Sarkozy le soupçonne, au mieux, d'une bien mauvaise manière pour ne pas l'avoir averti que son nom figurait sur les fameux listings Clearstream, au pis, d'avoir été parfaitement au courant de l'élaboration d'un faux document qui pouvait le discréditer. Le ministre de l'Intérieur en a appelé à la justice pour laver son honneur bafoué, tandis qu'à Matignon et à l'Elysée on tentait de banaliser une « histoire de corne-culs » à hauts risques politiques, mais dont on excluait la dimension judiciaire. Parole contre parole.

Alors que Nicolas Sarkozy avait la conviction qu'il était la victime d'un complot, dans la pure tradition des chiraquiens, dont, disait-il, le jeu favori était de le « déstabiliser », Dominique de Villepin criait à la calomnie. Déjà au printemps. « Hasard ou malchance, susurrait-on alors dans l'entourage du Premier ministre, cette affaire s'enflamme très vite après le CPE. » Dominique de Villepin a toujours pensé que le président de l'UMP l'avait laissé s'enferrer dans l'aventure du CPE - dans laquelle, par parenthèse, il avait d'abord voulu le marginaliser -, qu'il l'avait même soigneusement « planté », tandis que Jacques Chirac, in extremis, parait au plus pressé. La vraie rupture politique date de là. A ce moment-là, le président décidait de remettre « les institutions dans le bon ordre », selon le mot de Jean-Pierre Raffarin : le président assume ses responsabilités jusqu'à la dernière seconde de son mandat ; le Premier ministre est le chef du gouvernement. Chacun à sa place. Mais, avec Nicolas Sarkozy, la rupture politique se muait en haine partagée, pour tous ceux qui les observaient par-delà la courtoisie requise dans les cénacles interministériels. Dominique de Villepin, déjà mort après le CPE, serait donc achevé par Clearstream. « La vérité, c'est que ce montage est faux et qu'on est pris dans une campagne de calomnies qui n'arrêtera pas. Les juges décideront », fulminait-on à Matignon. De semaine en semaine, on répétait que « rien n'accusait Villepin », que le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur s'en étaient expliqués « trente-six fois ». Chaque fois que d'un mot l'affaire était évoquée - encore le 1er septembre 2006 par François Fillon dans les colonnes du Figaro -, Villepin éclatait de rage. « Si cette affaire redémarre, c'est que certains le veulent », insinuait-on, allant jusqu'à dire au fil des jours que le Premier ministre était « la première victime de Clearstream » : « Il serait donc la victime de l'assassinat qu'il aurait lui-même ourdi contre Nicolas Sarkozy. On rêve ! » s'enflammait-on Place Beauvau.

Cette affaire, qui n'a pas livré tous ses secrets, a en tout cas servi de révélateur à l'irrémédiable rivalité qui s'est sédimentée entre les deux hommes. Il y a les points sur lesquels les deux camps s'accordent. Tous deux fous absolus de politique, ils sont les deux grands fauves du moment, dans leur génération à l'UMP, « largement au-dessus du lot », comme dit un proche du président. S'il fallait hasarder une comparaison, on songerait aux jeunes Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, si complémentaires qu'ils ne pouvaient que devenir ennemis. Ici et là, on admet qu'ils vivent une relation totalement schizophrénique qui ménage en tout cas la vie du gouvernement. Une relation sans tension, sans acrimonie apparentes. Il leur arriverait même de rire ensemble. Mais tout cela est parfaitement artificiel...

C'est sur l'appréciation de leurs motivations que les deux équipes se contredisent. Les amis du Premier ministre sont certains que Nicolas Sarkozy n'a peur que de lui, justement parce qu'il en a testé la résistance, voire la nuisance. Ceux du ministre de l'Intérieur affirment que, bien au contraire, Sarkozy ne craint pas ce novice de la politique incompris des élus qu'il ne cherche pas à comprendre. Ce n'est pas un affrontement avec lui qu'il redoute, mais sa perversité qui le conduirait à scruter « la face noire des êtres ». Cette « dinguerie » qui n'inquiète pas seulement Nicolas Sarkozy - en leur temps, elle a su émouvoir Bernadette Chirac ou Antoine Rufenacht pendant la campagne de 2002 - et que Dominique de Villepin, devant ses visiteurs, balaie : « Je ne lis jamais les rapports de police. Ils sont trop mal écrits ! »

Dominique de Villepin n'a pas cédé un pouce. Jamais. « Ce qui compte, c'est de survivre », remarquait, en mai, un de ses conseillers. Dominique de Villepin a survécu. Il a connu les moments où le téléphone ne sonne plus, où les amis s'éparpillent, mais il pourra confirmer, bravache, qu'il donnerait tous les dîners avec les patrons du Cac 40 pour celui qu'il a partagé avec Anselm Kiefer en marge de la récente inauguration d'une exposition du peintre à Paris. Il a survécu parce qu'il est persuadé que les choses changent très vite et qu'une campagne présidentielle se joue dans les dernières semaines. « Il est habité », disent ses détracteurs qui le voient dans son donjon de Matignon d'où il se remet imperturbablement en scène, courant de ville en ville à la rencontre des Français. « Il était au zénith en janvier ; en quatre mois, il a vacillé. Cela apprend à être zen », commente-t-on dans son entourage.

La décision des juges de l'entendre comme témoin dans l'affaire Clearstream n'est évidemment pas anodine. Il n'est pas si fréquent qu'un Premier ministre doive se rendre à la convocation des juges !... Seul Lionel Jospin, avant lui, avait rencontré les magistrats - qui s'étaient déplacés chez lui pour l'entendre dans l'affaire Destrade (concernant le financement du PS), le 20 novembre 2001. Une longue audition comme celles qu'ont déjà subies Jean-Pierre Raffarin et Michèle Alliot-Marie laissera forcément des traces. Mais, dans cette implication minimale - après que certains ont évoqué l'éventualité d'une mise en examen du Premier ministre - qui risque de s'avérer plus morale que pénale, Dominique de Villepin voit la justification d'« aller jusqu'au bout » de son action à la tête du gouvernement. Avec une détermination relevée par tous ses adversaires, il entend démontrer depuis des semaines qu'il occupera tout son espace et que le candidat « aujourd'hui le mieux placé » devra compter avec lui. Il voulait « mettre de l'épaisseur dans la soupe » proposée par le président de l'UMP, assuré que l'alignement de tous sur un message unique ne le fera pas gagner. De la critique de la suppression de la carte scolaire ou des droits de succession, des leçons de politique étrangère dispensés autant à Nicolas Sarkozy qu'à Ségolène Royal, de la mise en évidence même des limites du bilan du ministre de l'Intérieur en matière de sécurité, il veut contraindre le candidat de l'UMP à l'écouter ou au moins prendre les Français à témoin qu'à force de « vouloir toujours avoir raison » il avait tort. Dominique de Villepin n'a pas changé d'avis : il pense toujours que Nicolas Sarkozy n'a pas la dimension d'un homme d'Etat - « Les cotes de popularité c'est une chose, c'est autre chose de savoir qui est le mieux placé pour remplir la fonction présidentielle », confiait-il encore au Tchad le 1er décembre - et qu'il ne comprend pas l'alchimie des campagnes présidentielles telles qu'il les a méditées aux côtés de Jacques Chirac en 1995 et en 2002. Il a fait le pari que le choix qui s'imposait prématurément aux Français d'un duel Sarkozy-Royal était trop rétréci et qu'il allait les lasser. Il a dit et répété que les mois qui passent effacent ceux qui les ont précédés et que la dynamique de la course était plus importante que tout le reste.

Il fallait donc être prêt au cas où... puisqu'il considère que lui seul peut échapper, avec le président de la République auquel son calendrier est institutionnellement lié, à la procédure interne du choix du candidat de l'UMP. « Calmer le jeu, pourquoi calmer le jeu ? » maugréait-il encore l'autre semaine alors qu'on lui disait que le temps était venu de la pacification dans la majorité. Ses irréductibles partisans comme François Goulard considèrent encore que Dominique de Villepin pourrait être un recours si les circonstances le permettent. Les circonstances ? La chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages et un regain de l'opinion pour le Premier ministre. « Le temps presse », ironise-ton du côté de la Place Beauvau, où l'on constate que l'annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy et sa résistance face au déploiement de Ségolène Royal aimantent l'UMP autour de lui et isolent au contraire Dominique de Villepin, cantonné dans le rôle exclusif de Premier ministre. D'ailleurs, celui-ci a concédé que « chacun était à sa tâche, à sa place ». Une forme de résignation que la diminution de la tempête Clearstream ne peut suffire à conjurer, il le sait. C'est sans doute l'un de ses plus fidèles soutiens, le député de la Drôme Hervé Mariton, qui résume le mieux sa marge de manoeuvre aujourd'hui : « Ce n'est pas parce qu'il ne faut rien exclure qu'il faut tout détruire. »

par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 7 décembre 2006
L'IGS (police des polices) a établi que la police avait bien poursuivi les deux adolescents qui sont morts électrocutés dans un transformateur, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), et fait preuve de "légèreté", a indiqué jeudi un avocat des familles, confirmant une information du Monde.Le rapport de la police des polices a été remis récemment au juge d'instruction en charge de l'enquête sur la mort de Bouna Traoré et Zyed Benna, qui avait déclenché des émeutes dans cette ville puis dans toute la France, indique Le Monde dans son édition datée de vendredi.

 

Selon l'un des avocats des familles de victimes, Me Jean-Pierre Mignard, le rapport de l'IGS souligne notamment qu'il y a bien eu une course-poursuite ayant conduit les jeunes à s'abriter dans le transformateur EDF.

 

Il note par ailleurs que certains policiers, tout en sachant que ces jeunes s'étaient introduits dans le transformateur, n'ont rien fait pour les protéger. "L'urgence aurait voulu que fussent appelés les services d'EDF", estime notamment le rapport, cité par Le Monde, tout en soulignant qu'une intervention de ces services n'aurait pas nécessairement prévenu la mort des deux jeunes.

 

Selon Jean-Pierre Mignard, l'IGS évoque ainsi des comportements d'une "légèreté et d'une distraction surprenantes" de certains policiers. Mercredi, les avocats des familles ont déposé une nouvelle plainte, pour "mise en danger délibérée de la vie d'autrui", notamment sur le fondement de ce rapport.

 

Jusque-là, le juge Olivier Géron était uniquement saisis de faits de "non assistance à personne en danger", une qualification pénale moins grave.
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Jeudi 7 décembre 2006
Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur François Goulard a lancé une nouvelle charge contre son collègue de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qu'il a accusé de diviser son camp.

"La rupture, par définition, ce n'est pas tranquille", a-t-il déclaré sur LCI en faisant allusion à la "rupture tranquille" que le président de l'UMP entend incarner lors de l'élection présidentielle de 2007.

"C'est un peu comme la cassure sans heurt ou le choc mou", a-t-il ajouté. "Il faut savoir parler clair ; parler clair c'est assumer ce qui a été fait (...) Je pense qu'il commet une erreur parce qu'il divise, en réalité, notre camp."

Après le ministre de l'Education Gilles de Robien, il a reproché à Nicolas Sarkozy de ne pas reconnaître le travail accompli par l'actuel gouvernement, notamment dans son domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.

"J'ai observé que Nicolas Sarkozy, en conseil des ministres, était parfois distrait. Cela l'a empêché de voir ce que nous avons fait dans ce domaine-là, comme dans d'autres d'ailleurs, depuis deux ans", a-t-il dit. "Les propositions qu'il fait ne sont pas du tout adéquates pour un pays comme le nôtre."

A deux jours du premier des trois forums interrégionaux organisés par l'UMP pour permettre l'expression d'un débat internet, il a jugé ce débat "assez limité" et joué d'avance, même si la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie décide d'être candidate à l'investiture du parti.

"L'issue ne fait aucune espèce de doute (...) Le candidat de l'UMP est prédéterminé", a-t-il dit à propos de Nicolas Sarkozy, dont il a jugé le début de campagne "plutôt manqué".

François Goulard a enfin jugé possible pour le président Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin de se présenter à la présidentielle hors de l'UMP, "si les circonstances les amènent à considérer que leur candidature est utile, est légitime".

par rezeid publié dans : Divers
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Lundi 4 décembre 2006
Si le choix par l'UMP de Sarkozy comme candidat pour 2007 «ne fait aucun doute» , il serait «légitime» que Chirac ou Villepin se présentent directement «devant les Français», a affirmé hier le villepiniste François Goulard, ministre de la Recherche.
Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur François Goulard s'est demandé dimanche s'il fallait dater "l'entrée en campagne" de Nicolas Sarkozy à "il y a quelques jours" alors que "tout se passe suivant un scénario qui était écrit".
"On sait depuis longtemps que Nicolas Sarkozy sera candidat à l'élection présidentielle. Tout se passe suivant un scénario qui était écrit et nous savons jusqu'au 14 janvier prochain ce qui va se dérouler", a expliqué François Goulard invité du Forum de "Radio J".
Selon lui, "il n'y a pas vraiment de suspense". "La séquence qui s'ouvre maintenant est un non-événement et nous sommes déjà le 15 janvier".
"J'aurais préféré qu'il y ait un débat plus large, beaucoup moins de concentration sur un seul candidat, un programme écrit d'avance. Bref une façon de faire qui n'est pas de nature à rassembler pour le moment venu", a confié le ministre délégué.
François Goulard a rappelé que Nicolas Sarkozy "s'est beaucoup exprimé sur à peu près tous les sujets, d'ailleurs à gauche ça a été la même chose (...) Est-ce que la candidature de Ségolène Royal signifie une rupture avec les vieilles adhérences marxistes du Parti socialiste", s'est interrogé le ministre. "On n'en sait rien parce que le sujet n'a pas été abordé."
Alors que le ministre de l'Intérieur prône la "rupture tranquille", François Goulard estime que "rupture est un mot sans doute inadapté. D'une part, ça à tendance à dire que ce qui a été fait depuis cinq ans ne vaut pas grand chose puisqu'il faut rompre avec le passé qui est encore un présent".
"Et d'autre part, il y a une sorte d'inquiétude latente dans l'expression de rupture. On dit 'rupture tranquille', je ne comprends pas ce que ça veut dire"', a ajouté le ministre villepiniste.
"Est ce que l'on va tout changer? La réponse est non. Personne n'a jamais tout changé et je vais dire heureusement", a conclu sur le sujet François Goulard.
par rezeid publié dans : Divers
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Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

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