Mercredi 10 janvier 2007

par rezeid publié dans : "RJVR"Rassemblement des jeunes pour la Vème Républ
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Mardi 9 janvier 2007

Fidèle de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche juge le courant libéral en déshérence à l'UMP. " Perdre ne serait-ce que 3% des voix, c'est aller à la défaite " , estime-t-il, critiquant le discours de Nicolas Sarkozy. Il organise jeudi à Paris un colloque sur la " Modernité des pères fondateurs de la science économique ".

 Après les voeux présidentiels, l'investiture de Nicolas Sarkozy par l'UMP n'ouvre-t-elle pas une nouvelle ère ?

Non. Le 14 janvier n'est pas en soi un évènement. Pour avoir une véritable intronisation, il eut fallu une compétition ; comme il n'y a pas eu compétition, il n'y a pas intronisation. La phase de la campagne ne s'ouvrira que le jour où le chef de l'Etat et le premier ministre, qui ont toute légitimité à être candidat indépendamment du vote de l'UMP, auront annoncé leurs intentions. La conception selon laquelle un candidat doit recevoir l'investiture du parti n'est pas la tradition à droite. Le parti est là pour soutenir le gouvernement, pas l'inverse. Ce qui compte, c'est la capacité à l'emporter. Aujourd'hui, les électeurs estiment que Nicolas Sarkozy est le mieux placé pour gagner. S'il le reste, il sera notre candidat.

 Assisterez-vous au congrès de l'UMP ?

Je ne sais pas encore. C'est une période de voeux dans nos circonscriptions et je suis très pris dans le Morbihan.

 Vous organisez jeudi un colloque sur la " modernité des pères fondateurs de la science économique ". Pensez-vous qu'il y a un manque à l'UMP ?

Ma réponse est oui. Les idées libérales ne sont pas suffisamment portées dans le débat électoral, notamment par l'UMP. Or on ne gagnera la présidentielle que si les Français qui se reconnaissent dans une modernité libérale se sentent représentés par la future majorité. Le libéralisme, ce ne sont pas les délocalisations et les stocks options. C'est d'abord la reconnaissance du caractère fructueux de la liberté des échanges. Si les échanges étaient destructeurs, nous n'aurions pas connu, depuis deux siècles, une telle création de richesses. Le libéralisme, c'est aussi une théorie politique : l'affirmation de l'Etat de droit. Un empiètement de l'exécutif sur le judiciaire est, par exemple, une entorse à des principes d'essence libérale.

 Peut-on réellement gagner avec un tel discours ? Alain Madelin n'a pas dépassé 3,9% des voix en 2002...

Je n'ignore rien des inquiétudes de l'opinion publique. Mais écarter le libéralisme sous prétexte que le mot fait peur en France et que ce courant n'a jamais trouvé une grande approbation populaire serait à la fois une erreur politique et une aberration. Une erreur parce qu'on ne peut pas réduire l'audience des idées libérales au score d'Alain Madelin et parce que perdre ne serait-ce que 3% des voix, c'est aller à la défaite. Une aberration parce que nous serions en totale incohérence avec le monde tel qu'il est. Je ne vois d'ailleurs aucune contradiction entre politique sociale et politique libérale. Il peut y avoir une approche libérale des questions sociales, consistant à introduire des segments de compétition pour accroître l'efficacité.

 Cela manque-t-il dans le projet de Nicolas Sarkozy ?

Il y a dans ce projet de bonnes choses, en particulier la revalorisation du travail. Mais il y en a de moins bonnes. Je suis en désaccord avec ce qu'il propose en matière institutionnelle. Lorsqu'il prône une forme de protectionnisme européen et critique l'indépendance de la BCE, ses positions ne me paraissent pas non plus très libérales. Et puis il y a, dans le projet, un grand manque : la baisse des prélèvements obligatoires, dont le niveau est une anomalie qui pèse sur la croissance comme sur le pouvoir d'achat. Cela passe par des efforts en matière de réforme de l'Etat, d'harmonisation territoriale, d'organisation de notre sécurité sociale.

 Vous reconnaissez-vous toujours dans l'UMP d'aujourd'hui ?

La diversité des courants est une nécessité. Elle a été trop longtemps absente de nos préoccupations au sein du parti. Si l'UMP n'évolue pas, certains prendront assurément des initiatives. Mais ce n'est pas le moment de le faire, ni le moment de le dire.


 
par rezeid publié dans : Présidentielles2007
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Lundi 8 janvier 2007
Dominique de Villepin a estimé lundi dans une nouvelle incursion dans le débat présidentiel que l'objectif devait être de ramener de "8% à 6%" de la population active le taux de chômage en France dans les prochaines années grâce à la mise en place d'une "vraie flexi-sécurité à la française".

"Nous serons passés en deux ans de plus de 10% à 8% de taux de chômage. L'objectif, désormais, c'est de passer de 8% à 6%", a déclaré le Premier ministre lors de la remise du rapport annuel du Centre d'analyse stratégique (CAS, ex-Commissariat au plan). Il n'a pas fixé de date pour atteindre cet objectif.

Dominique de Villepin s'est félicité des résultats obtenus depuis juin 2005 dans la lutte contre le chômage, priorité absolue de son action. "Selon les estimations de l'INSEE, nous serons en juin prochain au niveau le plus bas atteint par la France depuis 25 ans", a-t-il rappelé.

Le chef du gouvernement a cependant remarqué que "le chômage ne baissera pas sans une politique de l'emploi active". "Ce n'est pas parce que la population active diminuera que le chômage disparaîtra", a-t-il prédit.

"Dans la lutte contre le chômage, notre pays ne peut se permettre ni pause, ni retour en arrière", a averti le Premier ministre. "Nous devons au contraire dans les prochaines années maintenir des politiques de l'emploi énergiques et inventer de nouveaux instruments".

Dominique de Villepin a notamment évoqué la fusion ANPE-Unedic, évoquée jeudi dernier par Jacques Chirac lors de ses voeux, et la "remise à plat" du système d'allocations-chômage.

"Nous devons aussi réfléchir tous ensemble avec les syndicats, avec les entreprises, avec les économistes, à la mise en place d'une vraie flexi-sécurité à la française", a poursuivi le chef du gouvernement. Ce système, inventé au Danemark, consiste à combiner la flexibilité pour les entreprises et la sécurité pour les salariés face aux mutations du travail.

Dans ce cadre, Dominique de Villepin a retenu "deux propositions intéressantes" dans le rapport du CAS. Il a repris à son compte l'idée d'offrir une année de formation gratuite pour les moins qualifiés dans les dix ans qui suivent leur entrée sur le marché du travail.

"Pour que cette mesure soit efficace, elle devrait s'accompagner d'une réforme en profondeur de notre système de formation continue", a souligné le Premier ministre, ajoutant qu'il s'exprimera "dans les prochaines semaines" sur le sujet.

Reprenant une autre piste évoquée par le rapport du CAS, Dominique de Villepin a prôné "un engagement total en faveur des jeunes qui souhaitent acquérir une qualification ou un diplôme de bon niveau et qui ne disposent pas des ressources suffisantes". Il a évoqué la possibilité d'un "système de prêts avantageux" pour les étudiants boursiers. Il a demandé au CAS de lui remettre des propositions chiffrées sur ce sujet "d'ici le 15 février".

Le Premier ministre a précisé qu'il reviendrait sur ces questions et sur "trois grands défis au coeur de la France de demain" le 16 janvier à l'occasion de ses voeux à la presse: la famille, les inégalités et la compétitivité des entreprises. AP

par rezeid publié dans : Présidentielles2007
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Lundi 8 janvier 2007
Objectif 6% de taux chômage : Dominique de Villepin s'est projeté lundi dans l'avenir, à l'instar de Jacques Chirac, pour prôner "une politique de l'emploi active" sans "pause, ni retour en arrière" au cours des dix prochaines années.

"Nous serons passés en deux ans de plus de 10% à 8% de taux de chômage. L'objectif, désormais, c'est de passer de 8% à 6%", a dit le Premier ministre lors de la remise du rapport annuel du Centre d'analyse stratégique, l'ex-commissariat au Plan.

Dominique de Villepin n'a pas fixé de calendrier.

Le taux de chômage s'est établi à 8,7% de la population active en novembre 2006, son niveau le plus bas depuis juillet 2001.

"Partant de ces résultats, nous devons être très lucides sur l'évolution de l'emploi en France au cours des dix prochaines années", a souligné Dominique de Villepin, dont le mandat s'achève dans moins de quatre mois.

"Le chômage ne baissera pas sans une politique de l'emploi active. (...) Notre pays ne peut se permettre ni pause, ni retour en arrière", a-t-il lancé, comme une invite aux futurs tenants de l'exécutif.

Le Premier ministre a rejeté les "logiques malthusiennes" et souhaité de "nouveaux instruments".

"L'évolution de la démographie n'entraînera pas mécaniquement une baisse du chômage. Ce n'est pas parce que la population active diminuera que le chômage disparaîtra", a-t-il jugé.

"FLEXI-SECURITE A LA FRANÇAISE"

Au nombre des nouvelles pistes, Dominique de Villepin a défendu le projet controversé de fusion entre l'ANPE et l'Unedic avancé par Jacques Chirac.

"Il faut y aller étape par étape, avec le souci de prendre en compte les réserves, les susceptibilités, les inquiétudes, voire les peurs de chacun. Il faut voir comment l'ensemble s'articule et, bien sûr, le faire directement en relation avec les intéressés eux-mêmes", a-t-il précisé.

Il a de nouveau plaidé pour une "flexi-sécurité à la française" et une "remise à plat" du système d'allocations-chômage.

Relevant le risque d'un marché du travail à deux vitesses en en France, le rapport du Centre d'analyse stratégique, intitulé "La société française : entre convergences et nouveaux clivages", propose l'institution d'une année de formation gratuite pour les moins qualifiés.

"Dans les dix ans qui suivent l'entrée sur le marché du travail, une année de formation complète devrait être offerte à tous ceux qui n'auraient pas atteint un certain niveau d'études ou de qualification", a dit Dominique de Villepin.

Le rapport préconise en outre un dispositif financier en faveur des jeunes sans ressources suffisantes qui souhaitent acquérir une qualification ou un diplôme de bon niveau.

"Poursuivre la réforme des bourses est une piste. Elle pourrait s'accompagner de la mise en place d'un système de prêts avantageux", a avancé le Premier ministre, qui a demandé au Centre d'analyse stratégique des propositions d'ici le 15 février.

par rezeid publié dans : Emploi
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Dimanche 7 janvier 2007

Le gouvernement espère trouver "dans les prochaines heures" une "solution" pour tous les SDF installés sous des tentes à Paris et en province.

 
« Jean-Louis Borloo s'est couché à trois heures du matin. Nous allons, je le pense dans les prochaines heures, trouver une solution pour chacun » des sans-abri qui campent sous des tentes à Paris et en province, a déclaré dimanche le premier ministre Dominique de Villepin sur Canal+. 
 
Le gouvernement « va apporter des réponses ponctuelles en liaison avec les collectivités ». « Il y en a qui veulent avoir une chambre seule, je veux bien. Chacun doit y mettre un peu du sien, y compris les associations », a cependant insisté M. de Villepin, ajoutant qu’« il vaut mieux loger dans une chambre à deux ou à trois que loger au bord d'un canal ».
 
« Faisons en sorte d'améliorer la situation au fil des années et c'est le travail que nous allons faire d'ici 2008 » pour mettre en place progressivement le droit opposable au logement, annoncé mercredi, a ajouté le chef du gouvernement.
 
Attaque de la gauche
 
La gauche « n'a rien fait en matière de logement », a également déploré le Premier ministre. « 40.000 logements sociaux étaient construits par an » quand Mme Royal était au gouvernement. « Aujourd'hui, nous faisons le double », a-t-il affirmé. Il a reconnu que « ce n'est pas encore suffisant » pour faire face aux besoins, estimés à 120.000 logements sociaux par an.
 
Dominique de Villepin a par ailleurs jugé que la proposition d'acquisition-réquisition faite jeudi par Ségolène Royal était « une sottise ».
par rezeid publié dans : Divers
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Dimanche 7 janvier 2007
Dominique de Villepin a annoncé dimanche sur Canal+ qu'il ne participerait pas au vote interne à l'UMP pour le congrès du 14 janvier qui devrait introniser Nicolas Sarkozy, le président Jacques Chirac n'ayant pas encore annoncé s'il se représenterait ou pas."Je serai présent pour le déjeuner" au congrès UMP au palais des Sports à Paris, car "c'est un moment de rassemblement pour notre famille politique", a déclaré le Premier ministre.

 

"Donc je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le président de la République ne s'étant pas prononcé, comme chef du gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote", a-t-il dit.

 

M. Chirac a indiqué qu'il se prononcerait sur une éventuelle candidature au cours du "premier trimestre".

 

Interrogé une nouvelle fois sur sa propre candidature éventuelle à la présidentielle, M. de Villepin n'a pas directement répondu, répétant qu'il était "à (sa) place et à (sa) tâche de Premier ministre".

 

"Je veux y être fidèle", a-t-il dit en estimant qu'il avait "beaucoup de travail au service des Français".
par rezeid publié dans : Divers
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Vendredi 5 janvier 2007

Fidèle au président de la République, Jean-Louis Debré refuse de voter pour Nicolas Sarkozy lors du scrutin interne de l'UMP. Le président de l'Assemblée national attend, pour se prononcer, de connaître le ou les candidats définitif(s) de la droite et le top départ de Jacques Chirac.

Le très chiraquien Jean-Louis Debré a déclaré ce vendredi sur RTL qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy lors du scrutin interne de l'UMP pour le "soutien" du candidat du parti à l'élection présidentielle. Le président de l'Assemblée nationale tient à "savoir, avant de [se] prononcer définitivement, qui seront les candidats représentant la droite et le centre".

Le député de l'Eure a évoqué les hypothétiques candidatures de Michèle Alliot-Marie, pour laquelle il a "beaucoup de sympathie", Dominique de Villepin et Jean-Louis Borloo. En fidèle de toujours de Jacques Chirac, il n'a également pas exclu une nouvelle candidature du président de la République.

Jean-Louis Debré sera tout de même présent au congrès de l'UMP du 14 janvier prochain, qui verra la désignation du candidat désigné par les adhérents. Dans l'état actuel des choses, Nicolas Sarkozy, étant l'unique candidat, est assuré d'être adoubé, la seule inconnue de ce scrutin qui se tient par Internet et dans les bureaux de l'UMP, du 1er au 14 janvier, sera donc le pourcentage du vote blanc chez les militants. Une chose est sûre, l'un d'eux ne sera pas celui de Jean-Louis Debré. L'élu a, lui, choisi... l'abstention comme mode d'expression.

Le coup d'envoi de la campagne, selon Jean-Louis Debré, devrait être donné par Jacques Chirac, le "chef de [sa] famille politique". Le responsable chiraquien prendra donc position lorsque son chef lui aura donné son consentement. Une bénédiction qu'une grande majorité de la droite, Nicolas Sarkozy en tête, n'a pas attendue.

Plusieurs voix s'élèvent donc, à commencer par celle du président de l'Assemblée nationale, pour s'insurger contre "le mélange des genres" de Nicolas Sarkozy. Voyage ministériel, tournée électorale, les déplacements du ministre de l'Intérieur font débat, à l'image de son voyage en Corse de ce jour. Beaucoup demandent ainsi son départ du gouvernement. Jean-Louis Debré estime même que celui-ci aurait dû intervenir "depuis longtemps".

En fait de départ, il y en a un qui semble se préparer, celui de Jean-Louis Debré lui-même. Il se murmure en effet dans les couloirs de la République que Jacques Chirac verrait bien son protégé quitter son perchoir parlementaire pour prendre la tête du Conseil constitutionnel. Considérant l'opposition farouche de l'élu de l'Eure à Nicolas Sarkozy, se mettre à l'abri du côté du Palais Royal apparaît comme une sage décision.
par rezeid publié dans : Divers
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