Mardi 22 août 2006

Une étude menée par le Financial Times révèle que les salariés européens sont favorables à plus de flexibilité dans leur temps de travail.

 
A LA QUESTION : « Un gouvernement est-il habilité à limiter le nombre d'heures travaillées par un employé ? », les Allemands et, plus inattendu, les Français sont plus de la moitié à répondre « non ». Voilà de quoi faire taire, temporairement du moins, quelques-uns de nos voisins européens qui, depuis l'avènement des 35 heures, n'en finissent pas de se moquer de « ces Français fainéants »...
 
Selon un sondage réalisé par le Financial Times auprès de cinq pays européens (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie et Espagne) publié hier, il ressort qu'une nette majorité des Européens souhaiteraient pouvoir travailler autant et aussi longtemps qu'ils le souhaitent. Ainsi, 62 % des salariés allemands et 52 % des français sont opposés à ce que l'État contrôle le nombre d'heures passées au travail. Mieux : trois quarts des Français se disent prêts à faire des « heures sup » pour gagner... plus. Les Espagnols sont l'exception qui confirme la règle puisque 72 % d'entre eux sont favorables à ce que l'État décide de leur temps de travail.
 
Inquiétudes sur la retraiteFait plus étonnant, ils sont moins de 40 % en France, contre largement plus dans les autres pays européens, à s'inquiéter du fait que leur employeur change, voire réduise le montant de leur retraite d'ici à leur départ. En dépit de la réduction du temps de travail, le taux de chômage en France et en Allemagne ces dernières années s'est établi à plus du double de celui de la Grande-Bretagne, oscillant autour de 5 %. On se souvient d'ailleurs que, voilà un an, lorsque le président Chirac avait déclaré que, selon lui, le modèle britannique n'était « ni à envier ni à copier » les Britanniques, piqués au vif, avaient rétorqué que les Français, au regard de leurs piètres performances, feraient mieux, au contraire, « de suivre leur exemple ». Des Britanniques qui, à 72 %, souhaiteraient pouvoir travailler au-delà de l'âge de la retraite, contre 67 % d'Italiens et 56 % d'Allemands.
 
Discutable ou pas, ce sondage apporte en tout cas de l'eau au moulin de ceux qui, plus nombreux, prônent plus de flexibilité.
par rezeid publié dans : Sondages
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Mardi 22 août 2006

Plutôt que des mesures révolutionnaires, le gouvernement travaille à des mesures ciblées sur l'emploi, les PME et le pouvoir d'achat.

 
C'EST LA RENTRÉE dans les cabinets ministériels. L'occasion, pour chacun, de peaufiner les dernières propositions économiques qui seront soumises aux arbitrages du premier ministre, Dominique de Villepin, dans les prochains jours. Rien n'est encore décidé en détail. Mais les grandes lignes sont déjà arrêtées. « On ne change pas une politique qui commence à faire ses preuves, en matière de croissance et d'emploi », résume-t-on de Bercy à Matignon. L'insee devrait confirmer ce matin que la croissance française du deuxième trimestre s'est exactement établie aux alentour de 1,15%, grâce notamment à une reprise de l'investissement et du commerce extrieur.
 
Les mesures fiscales du budget 2007 seront fixées en début de semaine prochaine. « Elles respecteront les engagements pris par le premier ministre lors de la Conférence nationale sur les finances publiques de janvier », assure-t-on à Matignon. Fin juillet, le ministre délégué au Budget Jean-François Copé avait indiqué que le coût total des nouvelles mesures fiscales inscrites dans le budget 2007 serait de 300 à 400 millions. Actuellement, Bercy plancherait sur un scénario central de 500 millions. De quoi financer la suppression totale des droits de succession à la charge du contribuable poussée par le ministre du Budget mais qui ne suscite pas un grand enthousiasme à Matignon.
 
En matière d'emploi, il ne faut pas s'attendre non plus à un « big bang ». Pour Matignon, « la philosophie est de continuer à traiter le problème tel qu'il se présente : chaque chômeur est dans une situation particulière, il faut lui apporter une réponse adaptée ».
 
Concrètement, cela signifie renforcer les dispositifs existants, en particulier ceux destinés à la réinsertion des jeunes en difficulté ou des habitants des zones urbaines sensibles (ZUS). En s'appuyant toujours plus sur les contrats aidés.
 
Autre axe de mesures en faveur de l'emploi : le renforcement des aides à la création d'entreprise par les chômeurs. Tous les ministères concernés s'accordent à vouloir améliorer, voire simplifier, les dispositifs existants. Ces plans participent plus largement de la volonté du gouvernement de développer le tissu des PME. Le ministre des PME, Renaud Dutreil, devrait occuper le terrain. Le projet de loi de finances définira notamment une sorte de « bouclier fiscal » pour les entreprises en forte croissance posant les principes d'un gel de l'IS et d'un étalement dans le temps du versement des charges sociales pour les PME répondant à des critères précis : avoir enregistré au cours des dernières années une hausse significative de la masse salariale, entre 15 et 20 %.
 
Dernier volet de la politique économique : le soutien au pouvoir d'achat. Il s'agira d'un thème majeur de la campagne électorale. En particulier, « le gouvernement réfléchit à la manière d'aider ceux qui utilisent les transports pour se rendre sur leur lieu de travail », annonçait le ministre de l'Économie Thierry Breton dans nos colonnes le 17 août. Le gouvernement envisagerait la mise en place d'un « chèque transport ». Objectif : compenser la hausse du prix des carburants à la charge des salariés. Un projet toutefois difficile à mettre en place techniquement. Le gouvernement pourrait aussi opter pour une seule mesure visible : un nouvel effort sur la prime pour l'emploi. Ce scénario coûteux divise les ministres.
par rezeid publié dans : Gouvernement
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Lundi 21 août 2006
L’exercice est risqué pour qui s’essaie à imaginer ce qui pourrait bien se passer dans maintenant dix mois tout juste.
Rappelez vous 2002. Qui aurait pensé, il y a déjà quatre ans, que le second tour de la Présidentielle d’alors serait celui d’un vote obligé mais unanime, sans illusion mais sans hésitation, résigné mais de devoir ? Et, finalement, plus aisé à assumer qu’on avait pu prévoir...
Qu’en sera-t-il pour 2007 ?
Échaudés par la précédente expérience, les analystes attendent et finissent par se décider... à ne rien prédire. C’est que le marc (la mare, comme on dit chez nous) du café pré-présidentiel est particulièrement opaque bien que certains petits indices ne manquent pas d’amener les uns et surtout les autres à s’interroger.
Lorsque, par exemple, Dominique de Villepin, au détour d’un propos, laisse échapper qu’il n’a "pas de velléités électorales" et que, dans le ton de l’annonce d’une baisse du taux de chômage, il se félicite quelques jours plus tard dans une conférence de presse, de "l’unité au sein de son gouvernement" qui permet de "garder le rythme de l’action et d’aborder sereinement les élections de l’année prochaine", n’est-ce pas là une façon de souligner qu’il est bel et bien le patron d’une machine qui, selon lui, tourne rond ? D’une machine qui tourne, ce qui permet à Nicolas Sarkozy - voir la presse dite “people” - d’avoir le temps de montrer à la France entière qu’entre Cécilia et lui, il n’y a plus de place désormais pour le moindre nuage. Entre un Nicolas qui file, la France entière en est témoin, le parfait amour dans une touchante lune de miel et un Dominique qui dirige sobrement et efficacement une équipe unie, n’est-il pas tentant de s’imaginer que l’électorat UMP sera amené à corriger bientôt, très bientôt même, les schémas qui transparaissaient il y a peu encore des officines des sondages ? Et donc à inverser la tendance ?
D’autant que - “Paris Match” de la semaine dernière ne se prive pas de le rappeler - Nicolas Sarkozy a tenu à bien marquer "une rupture avec la tradition gaulliste" en s’alignant sur les USA quand "il condamne fermement le Hezbollah et accorde à Israël le droit et le devoir de se défendre même dans des dimensions disproportionnées". Et “Match” d’enfoncer le clou : "Les Israéliens, écrit Valérie Trierweiller, ne s’y sont pas trompés. Benjamin Netanyahou a téléphoné à Sarko pour l’en remercier"... Personne n’oublie que telle n’a pas été, n’est pas et ne sera sans doute jamais la position de Jacques Chirac dont notre ami Bruno Guigue, sur RFO Réunion, se félicitait lundi soir de l’attitude. Une attitude ferme que bien des gens, en France et ailleurs, jugent de bon sens et digne d’un Chef d’État. Sarkozy n’a-t-il pas dit la petite phrase qui va peser sur son sort dès la rentrée et le tirer vers le bas dans les sondages ? Et qui donc apparaîtrait alors comme le meilleur guide de la majorité sortante, et cela avec la bénédiction de Jacques Chirac qui va pouvoir sereinement se dire qu’il a pu finalement pleinement remplir son ultime mission de gaulliste de souche face au Ministre de l’Iintérieur ? Le président de l’UMP - "candidat quoiqu’il arrive" - est-il homme à se laisser ainsi doubler par quelqu’un qui n’a jamais eu de mandat électif ? Comme n’en avait jamais eu non plus, en son temps, un certain Georges Pompidou...
par rezeid publié dans : Présidentielles2007
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Dimanche 20 août 2006

Le gouvernement met actuellement la dernière main au projet de budget 2007, avec l'élaboration du volet fiscal qui devrait faire la part belle aux ménages les plus aisés et aux entreprises, à  quelques mois de la présidentielle.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, doit rendre prochainement ses arbitrages sur la partie recettes du projet de loi de finances, qui doit être présenté en conseil des ministres dans la deuxième quinzaine de septembre.

Parmi les pistes envisagées, la principale innovation pourrait porter sur la fiscalité des successions, thème cher au président de l'UMP Nicolas Sarkozy.

Selon Le Figaro de vendredi, le ministère des Finances envisage une suppression totale des droits de succession à  la charge du conjoint survivant, une mesure évaluée par ses services à  "150 millions d'euros la première année puis 400 millions par an".

Une telle disposition --qui profiterait surtout aux plus aisés puisque de nombreux conjoints sont déjà  exonérés de droits de succession via les abattements actuels-- constituerait "un message d'apaisement aux Français assujettis à  l'ISF" (impôt de solidarité sur la fortune), dont le nombre va encore grimper cette année, souligne Le Figaro.

Elle permettrait aussi au gouvernement de ne pas aborder de front le casse-tête de l'ISF, impôt hautement sensible et donc délicat à  réformer à  la veille d'une élection présidentielle.

Au delà  de cette mesure, le suspense s'annonce limité. Au vu du rebond de la croissance et de recettes fiscales plus replètes qu'attendu, le gouvernement a retrouvé une petite marge de manoeuvre. Mais celle-ci est déjà  bien entamée par la réforme fiscale votée l'an dernier, qui s'appliquera en 2007.

Refonte du barême de l'impôt sur le revenu, plafonnement de l'imposition des personnes physiques à  60% de leurs revenus (le fameux "bouclier fiscal"), réforme de la taxe professionnelle et revalorisation de la prime pour l'emploi (PPE): au total, "quelque 6 milliards d'euros de baisse d'impôts sont déjà  prévus" l'an prochain, a rappelé lundi le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé.

Des modifications plutôt favorables aux hauts revenus même si la hausse de la PPE (500 millions d'euros) concerne les ménages modestes. D'autant que le plafonnement des niches fiscales, censé contrebalancer la création du "bouclier fiscal" mais retoqué par le Conseil constitutionnel, ne devrait pas être réintroduit cette année.

Appelant à  la "prudence" sur les droits de succession, le président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, préconise un effort supplémentaire de 500 millions d'euros sur la PPE.

"Les allègements fiscaux supplémentaires resteront limités", a toutefois averti M. Copé, sans avancer de chiffre. Le rapporteur général du Budget à  l'Assemblée, Gilles Carrez (UMP), avait estimé début août que les nouvelles mesures fiscales du budget 2007 porteraient "sur 300 à  400 millions d'euros" maximum.

Parmi ces dispositions, M. Copé a évoqué notamment lundi "des mesures ciblées en faveur des PME à  forte croissance, d'autres en faveur du secteur de l'hôtellerie-restauration", confirmant des annonces faites ces derniers mois.

Comme promis en mai par M. de Villepin, les petites et moyennes entreprises dont la masse salariale affiche une forte progression devraient bénéficier d'un gel de l'impôt sur les sociétés et d'un report du paiement des cotisations sociales sur les nouvelles embauches, pour encourager leur expansion.

par rezeid publié dans : Budget 2007
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Dimanche 20 août 2006
Une croissance plus élevée que prévue, un taux de chômage qui continue à diminuer: le ciel économique se dégage pour le gouvernement alors qu'il s'apprête à faire sa rentrée. De bonnes nouvelles sur lesquelles le Premier ministre Dominique de Villepin ne devrait pas manquer de capitaliser.

Les membres du gouvernement ont rendez-vous jeudi matin à l'Elysée pour le conseil des ministres de rentrée. Nombre d'entre eux ont été chargés de plancher sur de nouvelles mesures pour l'emploi, histoire de faire oublier l'échec cuisant du Contrat première embauche (CPE).

Le président Jacques Chirac avait en effet demandé le 31 juillet "que de nouvelles mesures efficaces pour doper les créations d'emploi soient étudiées au cours de l'été", un nouveau conseil restreint consacré à l'emploi étant programmé "avant la rentrée pour arrêter les décisions nécessaires".

Alors que le taux de chômage a atteint 9% en juin, soit un peu moins de 2,2 millions de chômeurs, Dominique de Villepin s'est fixé pour objectif de "passer en dessous de la barre des 2 millions" début 2007, soit justement au moment où l'UMP désignera son candidat à la présidentielle.

Officiellement, les deux calendriers n'ont rien à voir: Dominique de Villepin devrait continuer dans les prochains mois à faire profil bas face au président de l'UMP Nicolas Sarkozy, en espérant que de bons résultats économiques lui redonnent une marge de manoeuvre politique.

Et pour l'heure, c'est plutôt bien parti. "Tous les feux sont au vert", exultait lundi dernier le ministre de l'Economie Thierry Breton, alors que l'INSEE venait de rendre publics les chiffres de la croissance au premier semestre 2006, meilleurs que prévus (+1,8 à 1,9%). "D'après nos calculs, la croissance française sera plutôt dans le haut de la fourchette, c'est-à-dire 2,5%" fin 2006, a-t-il affirmé. "2007 se présente donc bien, voire très bien".

Ce regain inattendu de croissance a créé un surplus de recettes fiscales qui pourrait atteindre trois milliards d'euros. Le gouvernement a exclu de distribuer cette "cagnotte", bien que la tentation soit grande en année préélectorale.

Car Dominique de Villepin s'est engagé à faire de la lutte contre les déficits et la dette un objectif prioritaire du projet de loi de finances pour 2007, que le gouvernement doit boucler dans les prochaines semaines avant de le soumettre aux parlementaires à l'automne.

"Les cagnottes n'existent pas lorsqu'on est en déficit", a donc prévenu Thierry Breton. Les surplus seront donc "affectés au désendettement". L'objectif est de ramener la dette à 64,2% du PIB en 2007, contre 64,6% en 2006. Le budget 2007 verra par ailleurs les dépenses de l'Etat progresser de seulement 0,8%, soit un point de moins que l'inflation prévue, afin de ramener le déficit public à 2,5% du PIB en 2007, contre 2,8% en 2006.

Pour cela, les effectifs de la Fonction publique diminueront de 15.032 postes en équivalent temps plein, l'Education nationale étant le plus gros contributeur avec 8.701 postes supprimés.

Parallèlement, le gouvernement devrait s'attaquer fin août à la réforme du dialogue social que Dominique de Villepin a appelé de ses voeux malgré un certain scepticisme des syndicats.

Le Premier ministre a par ailleurs fait savoir qu'il entendait "apporter une réponse concrète à l'augmentation des prix de l'essence qui pèse lourdement sur le budget des ménages" et "aider les étudiants et leurs parents". Le 14 juillet, Jacques Chirac avait confirmé la mise en oeuvre "le plus rapidement possible" d'une allocation de rentrée pour les étudiants.

Autre dossier délicat sur lequel le gouvernement va devoir très vite se pencher: le projet de fusion entre GDF et Suez, alors que le projet de loi sur la privatisation de Gaz de France doit être examiné par les parlementaires en session extraordinaire à partir du 7 septembre. Après la fronde inédite des députés UMP en juin, le président du parti majoritaire Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi son "accord" à ce projet de fusion, ce qui devrait remettre le projet de loi sur les bons rails.

par rezeid publié dans : Divers
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Dimanche 20 août 2006
 A huit mois de l'élection présidentielle, Jacques Chirac a choisi de réinvestir le devant de la scène politique. "Passer ses vacances en France, aller rendre hommage, jeudi 17 août, avant Sarkozy, aux trois pompiers de Puget-Ville morts au service, convoquer un conseil restreint sur l'emploi à l'Elysée à la rentrée : ça ressemble à un come-back", relève l'un de ses visiteurs réguliers. "Il y a trois ou quatre mois, le président semblait résigné, désormais il n'exclut plus rien", poursuit-il.

 

Politique étrangère, emploi, vie quotidienne des Français : le chef de l'Etat est déterminé à occuper tous les fronts. L'été a permis au président de mettre en scène son retour. Finies les vacances à l'étranger comme au Canada en 2004 : le président a retrouvé cette année le fort de Brégançon (Var). Il a même accepté que des photographes le saisissent en train de travailler dans son bureau "délocalisé", d'où il suivait la guerre du Liban (Paris-Match du 17 au 23 août).

La crise au Proche-Orient lui a une nouvelle fois permis de retrouver ses marques sur la scène internationale et de contribuer à la résolution de la crise, même si le premier contingent de 200 hommes envoyés par la France apparaît, pour le moment, en deçà de ses engagements. Mais le président veut aussi réinvestir la scène nationale. Dès son intervention du 14 juillet, il avait prévenu : "Je ne suis pas à l'heure du bilan, je suis à l'heure de l'action." Même son premier ministre sera obligé d'en rabattre à la rentrée : la lutte contre le chômage, dont Dominique de Villepin a fait son principal cheval de bataille, sera désormais menée de l'Elysée. Un conseil restreint sur ce thème y est prévu fin août ou début septembre, après celui qui s'y est déjà tenu le 31 juillet. Au terme de son second mandat, M. Chirac veut placer le succès de la lutte contre le chômage en tête de son bilan.

PART ACTIVE DANS LA CAMPAGNE

La suite du programme gouvernemental a aussi été dictée par le président : l'allégement des charges sur les bas salaires et le dialogue social figurent sur la feuille de route qu'il a donnée au gouvernement. "Ce que je veux, c'est que, dorénavant, il ne soit plus possible de toucher au code du travail sans avoir préalablement eu une concertation", avait-il prévenu mi-juillet, en guise d'avertissement à son premier ministre, après l'échec du contrat première embauche (CPE).

Bref, le président est toujours là. Pour longtemps ? "Je ne me situe pas dans un temps limité", avait-il lancé lors de son intervention du 14 juillet. Alors Chirac candidat en 2007 ? "Sarkozy-Villepin, c'est de l'histoire ancienne, place à Sarkozy-Chirac", pronostique un des visiteurs réguliers du président.

Sans préjuger d'une candidature qui apparaissait ces derniers mois hautement invraisemblable, ses proches sont persuadés que les chiraquiens joueront une part active dans la campagne. A commencer par Dominique de Villepin. "Les querelles de personnes, non. Le débat d'idées, en revanche, oui. Comme chef de la majorité, je veux être le premier artisan du rassemblement de notre famille", a affirmé le premier ministre dans Le Journal du dimanche, le 13 août. "Pour gagner la présidentielle, le candidat de la droite devra incarner le rassemblement des Français et répondre aux grandes questions que se posent les Français : la place de la France dans l'Europe, le rôle de l'Etat, le statut du travail", décrypte un chiraquien. "Et surtout ne pas être un chef de clan", ajoute-t-il, avant de confier : "De toute façon, Chirac ne croit pas à une victoire de Sarkozy."

par rezeid publié dans : Divers
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Samedi 19 août 2006
Comme l’an dernier à la même date, Dominique de Villepin, le Premier ministre, s’est rendu au village des sports de Mantes-la-Jolie. Il a aussi visité le dispositif “ Réussite éducative pendant les vacances ” à l’Agora. Lundi, à midi, avec quatre ministres à ses côtés, il a tenu sa 13e conférence de presse mensuelle en direct du stade nautique.

« Mantes-la-Jolie est un terrain d’expérimentation remarquable. On y fait des choses avec beaucoup d’énergie. Et ça marche !» Dominique de Villepin, le Premier ministre, était de retour à Mantes lundi dernier. Un an après sa première visite au village des sports, il est revenu accompagné de quatre ministres : Jean-Louis Borloo (emploi, cohésion sociale et logement), Thierry Breton (économie, finances et industries), Azouz Begag (délégué à la promotion de l’égalité des chances) et Catherine Vautrin (déléguée à la cohésion sociale et la parité). Ils ont commencé leur visite par l’Agora, la maison des associations, où les enfants bénéficiant du dispositif de Réussite éducative et leurs parents les attendaient (voir encadré). Soucieux de « vérifier sur le terrain» l’application « des mesures que nous avons prises», Dominique de Villepin a salué « le travail réalisé par les équipes que je viens de rencontrer et qui même pendant les vacances donnent de leur temps pour aider et remettre à niveau les élèves qui rencontrent le plus de difficultés».

Passer sous la barre des deux millions de chômeurs

« L’emploi et l’égalité des chances» étaient le thème principal de la treizième conférence de presse mensuelle du Premier ministre. Il l’a tenue en direct du stade nautique, non sans avoir effectué le tour du village des sports. Il s’est souvenu que, l’an dernier, il avait « failli tomber d’un ponton» et a demandé à Pierre Bédier « si la durée du village des sports avait bien été doublée» comme il l’avait souhaité en juillet 2005. Le député de Mantes et président du conseil général l’a rassuré. Les moyens alloués au village ont été considérablement augmentés. De deux semaines l’an dernier, il est passé à quatre semaines (17 juillet au 11 août). Le nombre d’activités proposées (voir aussi page 13), comme la fréquentation (plus de 300 enfants par jour cette semaine, 280 la semaine dernière), sont en progression.

Installée face au Val-Fourré, de l’autre côté du stade nautique, une tente avait été aménagée pour accueillir la conférence de presse. « Je sais qu’il reste beaucoup de difficultés dans trop de territoires, en particulier dans les quartiers sensibles» a commencé Dominique de Villepin avant d’annoncer une nouvelle baisse du chômage. « En juin, le taux de chômage est passé à 9% (...) La bataille pour l’emploi, c’est l’activation de tous les leviers publics : une politique économique favorable aux entreprises, les allégements de charge, la formation en alternance, les contrats aidés, le service public pour l’emploi, les services à la personne, le Contrat Nouvelles Embauches. C’est aussi défendre les emplois menacés et anticiper les mutations économiques » a-t-il expliqué, annonçant un objectif pour le premier trimestre de 2007 : « Passer sous la barre des deux millions de chômeurs. Pour cela, nous devons prendre de nouvelles mesures en particulier pour les jeunes les moins qualifiés. »

De ses visites à Garges ou à Evreux, Dominique de Villepin a retenu « que le sentiment d’injustice est encore trop fort, les discriminations sont encore trop grandes » dans les quartiers sensibles. Pour rétablir l’égalité des chances, il a rappelé le contenu du « plan de cohésion sociale» et annoncé quelques mesures, comme le renforcement des aides versées aux entreprises pour le recrutement de jeunes habitants en ZUS (Zone urbaine sensible) ou la rémunération obligatoire, dès cet été, des stages de plus de trois mois.

Au premier rang, Pierre Bédier, flanqué du maire de Mantes-la-Jolie, Michel Vialay, a jubilé en entendant Jean-Louis Borloo conclure la conférence de presse : « Je vous invite à aller voir ce qui se passe de l’autre côté du lac. Le Val Fourré vit une mutation extraordinaire, une transformation physique pour sortir de l’idée de ségrégation urbaine.»

par rezeid publié dans : dominiquedevillepin
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Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

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