Mercredi 15 novembre 2006
Justice, écologie, politique industrielle et étrangère... A six mois des élections, Dominique de Villepin se veut à nouveau présent sur tous les fronts et ne manque pas une occasion de marquer sa différence avec Nicolas Sarkozy.Alors que la semaine s'annonçait dominée par la primaire au PS et l'adoption par l'UMP de son programme législatif, le Premier ministre a multiplié ces derniers jours les interventions sur des thèmes au coeur de la précampagne.

 

Assouplissement du permis à points, mesures fiscales pour l'environnement... Il a aussi profité mardi d'une visite chez Airbus pour s'exprimer longuement sur "l'avenir industriel de la France".

 

Il est ensuite intervenu, mercredi à Lille, sur l'un de ses thèmes de prédilection, dans un discours sur "la France et le nouvel ordre mondial".

 

Certes, M. de Villepin n'a officiellement aucune ambition présidentielle et se présente à l'envi comme un chef du gouvernement qui veut juste "gouverner jusqu'au dernier jour".

 

Reste que, quand il évoque une croissance annuelle de 3% à l'horizon 2012, il se projette résolument dans un avenir où il entend jouer tout son rôle: "voilà la direction que doit prendre notre pays pour les cinq prochaines années", précisément la durée du quinquennat, a-t-il lâché mardi.

 

Et il ne se prive jamais de prendre ses distances avec les propositions de M. Sarkozy, sur les "peines plancher" prônées par le ministre de l'Intérieur ou encore les mesures du projet UMP pour protéger la France des effets pervers de la mondialisation.

 

"Les Français n'ont pas besoin d'une thérapie de choc" mais de "continuité dans les efforts", a-t-il mis en garde mardi le chantre de la "rupture", se posant lui-même en défenseur du "modèle" français "d'équilibre entre l'économique et le social".

 

Ces interventions pourraient relancer les supputations sur les intentions réelles du Premier ministre. D'autant que le ministre François Goulard (Recherche), villepiniste affiché, a souhaité mercredi qu'il y ait d'autres personnalités que M. Sarkozy, à droite, qui se préparent "à être candidates" en 2007.

 

"La manière dont est organisée la désignation du candidat" UMP "fait que, s'il y a d'autres candidatures, elles seront extérieures" au parti, a-t-il même lâché.

 

Un scénario que ne veut pas envisager le sénateur sarkozyste Roger Karoucthi. "Chacun a le droit d'avoir ses ambitions mais tout doit se faire à l'intérieur de la famille sinon on prend le risque d'avoir un 21 avril à l'envers. Déroger à cette règle d'or serait une faute politique", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

Mais, outre que M. de Villepin est loin d'en avoir fini avec l'affaire Clearstream, "sa popularité encore très faible rend sa candidature peu crédible", a affirmé à l'AFP l'analyste François Miquet-Marty.

 

Selon lui, "il sur-intervient pour maintenir sa propre existence politique dans la campagne" et prendre date "en cas d'effondrement de M. Sarkozy".
par rezeid publié dans : Divers
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Mercredi 15 novembre 2006
Justice, écologie, politique industrielle et étrangère... A six mois des élections, Dominique de Villepin se veut à nouveau présent sur tous les fronts et ne manque pas une occasion de marquer sa différence avec Nicolas Sarkozy.Alors que la semaine s'annonçait dominée par la primaire au PS et l'adoption par l'UMP de son programme législatif, le Premier ministre a multiplié ces derniers jours les interventions sur des thèmes au coeur de la précampagne.

 

Assouplissement du permis à points, mesures fiscales pour l'environnement... Il a aussi profité mardi d'une visite chez Airbus pour s'exprimer longuement sur "l'avenir industriel de la France".

 

Il est ensuite intervenu, mercredi à Lille, sur l'un de ses thèmes de prédilection, dans un discours sur "la France et le nouvel ordre mondial".

 

Certes, M. de Villepin n'a officiellement aucune ambition présidentielle et se présente à l'envi comme un chef du gouvernement qui veut juste "gouverner jusqu'au dernier jour".

 

Reste que, quand il évoque une croissance annuelle de 3% à l'horizon 2012, il se projette résolument dans un avenir où il entend jouer tout son rôle: "voilà la direction que doit prendre notre pays pour les cinq prochaines années", précisément la durée du quinquennat, a-t-il lâché mardi.

 

Et il ne se prive jamais de prendre ses distances avec les propositions de M. Sarkozy, sur les "peines plancher" prônées par le ministre de l'Intérieur ou encore les mesures du projet UMP pour protéger la France des effets pervers de la mondialisation.

 

"Les Français n'ont pas besoin d'une thérapie de choc" mais de "continuité dans les efforts", a-t-il mis en garde mardi le chantre de la "rupture", se posant lui-même en défenseur du "modèle" français "d'équilibre entre l'économique et le social".

 

Ces interventions pourraient relancer les supputations sur les intentions réelles du Premier ministre. D'autant que le ministre François Goulard (Recherche), villepiniste affiché, a souhaité mercredi qu'il y ait d'autres personnalités que M. Sarkozy, à droite, qui se préparent "à être candidates" en 2007.

 

"La manière dont est organisée la désignation du candidat" UMP "fait que, s'il y a d'autres candidatures, elles seront extérieures" au parti, a-t-il même lâché.

 

Un scénario que ne veut pas envisager le sénateur sarkozyste Roger Karoucthi. "Chacun a le droit d'avoir ses ambitions mais tout doit se faire à l'intérieur de la famille sinon on prend le risque d'avoir un 21 avril à l'envers. Déroger à cette règle d'or serait une faute politique", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

Mais, outre que M. de Villepin est loin d'en avoir fini avec l'affaire Clearstream, "sa popularité encore très faible rend sa candidature peu crédible", a affirmé à l'AFP l'analyste François Miquet-Marty.

 

Selon lui, "il sur-intervient pour maintenir sa propre existence politique dans la campagne" et prendre date "en cas d'effondrement de M. Sarkozy".
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Mardi 14 novembre 2006

Vendredi, la ministre de la Défense, entendue en qualité de témoin, a passé plus de onze heures dans le bureau des juges d'instruction Henri Pons et Jean-Marie d'Huy en charge de l'affaire Clearstream. L'audition-fleuve de Michèle Alliot-Marie, ponctuée de quelques pauses, a donné lieu à un procès-verbal de... quarante pages dactylographiées dans lequel la ministre de la Défense s'est longuement expliquée en fournissant sa vérité sur l'affaire. En exclusivité, en voici les principaux extraits d'où il ressort que la ministre dédouane Jacques Chirac et estime « normal » que Dominique de Villepin ait procédé aux vérifications des listings Clearstream

Quel était le lien de cette affaire des listings Clearstream avec l'affaire japonaise relative à un compte qui aurait été ouvert par le président de la République dans les livres de la banque japonaise Tokyo Sowa Bank ? questionnent les juges.

- Je n'ai jamais donné d'instructions au général Rondot sur ce point et je n'ai aucune idée du lien qui pourrait exister entre l'affaire des listings Clearstream et cette « affaire japonaise ».

- Une réunion s'est tenue dans le bureau de M. de Villepin, à laquelle participaient outre M. de Villepin lui-même, M. Jean-Louis Gergorin et le général Rondot. Au cours de cette réunion, des listings de comptes Clearstream attribués à certaines personnes ont été présentés à M. de Villepin, lequel a donné pour instruction au général Rondot d'en vérifier la validité, demandent les juges.

- J'ai été informée de la tenue de cette réunion par mon directeur de cabinet qui tenait l'information du général Rondot vers la fin du mois de janvier 2004. Mon directeur de cabinet m'a simplement dit que cette réunion avait porté sur l'affaire des fichiers de comptes, et je ne me souviens même pas s'il a prononcé le nom de Clearstream. Je pense que le général Rondot avait demandé à M. Marland de me parler de cette réunion. Cela signifiait qu'un autre ministère s'intéressait aussi à ce dossier des fichiers de comptes sur lequel j'avais demandé au général Rondot de procéder à des vérifications concernant mes deux collaborateurs. M. Marland ne m'a pas fait part du contenu précis de cette réunion.

- Quelles sont vos observations au vu de la teneur de cette réunion telle que rapportée par le général Rondot lors de son audition en qualité de témoin ?, poursuivent les juges.

- J'étais vraisemblablement visée à travers sa personne. Ça me paraît être un méli-mélo qui est pour moi incompréhensible. La seule réaction que j'ai, est relative à la mention « P. OL » qui concerne je pense Patrick Ollier. J'ai eu connaissance de cette mention dans un journal il y a quelques mois et je pense que vous savez comment j'ai réagi à la télévision. Je ne comprends pas ce que signifient ces notes. La vie politique n'est jamais très facile et il ne faut jamais avoir peur de prendre des coups quand on accède à un certain niveau. Je ne supporte pas qu'on s'en prenne à ma famille ou mes proches pour essayer de m'atteindre, donc j'étais très en colère (...) Je ne sais pas ce qui s'est passé au cours de cette réunion du 9 janvier 2004. Je ne sais pas si les notes du général Rondot correspondent à ce qui s'est passé, en tout cas je n'avalise pas ce qui est décrit dans ses notes. C'est complètement farfelu et d'autre part j'ai réagi publiquement à la publication dans la presse des notes du général Rondot se rapportant à mon conjoint M. Ollier.

Je pense que j'étais vraisemblablement visée à travers sa personne. Je pense qu'au ministère de la Défense, on ne se fait pas que des amis et notamment dans le milieu industriel. Le but pouvait être soit industriel soit politique. Il y a des moments où on peut gêner, d'autant que j'avais remis un peu d'ordre dans le ministère et j'avais appelé certains industriels à faire des efforts de rigueur, à la fois sur des tarifications et sur les délais de livraison. La réussite dont on me créditait dans ce ministère pouvait aussi gêner certains compte tenu des perspectives politiques qui de ce fait m'étaient ouvertes à cette époque.

- Avez-vous informé M. Sarkozy de ces faits et dans l'affirmative, à quelle date ? lui demande les les juges.

- Non, je n'ai pas informé Nicolas Sarkozy. Il le savait puisque son nom était dans la presse. D'autre part, j'ai appris qu'il y avait une enquête de la DST qui était compétente pour ce genre de choses et je n'avais donc aucune raison d'intervenir dans un dossier pour lequel je n'avais pas de compétence ni d'éléments particuliers.

« Sérieux doutes »

Je n'ai pas informé Nicolas Sarkozy de l'enquête diligentée par le général Rondot puisqu'à l'époque je n'ai pas fait immédiatement le rapprochement entre les informations publiées par Le Point et les faits sur lesquels le général Rondot avait enquêté. J'en ai informé Dominique de Villepin dans le courant du mois de juillet 2004. Puisque je savais que la DST était saisie, il m'a paru normal de le lui dire, en marge d'une réunion qui ne traitait pas de ce sujet. De toute façon, la DST devait être informée puisque le général Rondot travaillait régulièrement en liaison avec elle. J'ai dit à M. de Villepin que nous avions au ministère de la Défense une affaire un peu semblable à celle qui avait été évoquée par l'hebdomadaire Le Point et sur laquelle investiguait la DST. Je lui ai indiqué que sous réserve des dernières vérifications auxquelles je faisais procéder, nous avions de sérieux doutes sur le sérieux des allégations. Je n'ai pas précisé que ces vérifications avaient été faites par le général Rondot.

- Au regard de l'objet et de la teneur de cette réunion du 9 janvier 2004, tels que rapportés dans le compte rendu précité dressé par le général Rondot, et alors que celui-ci effectuait déjà des vérifications sur ces listings sur instructions de votre directeur de cabinet, le traitement et le suivi de ce dossier Clearstream relevait-il selon vous, du domaine d'attribution du ministre des Affaires Etrangères ?

- Dans son volet international, il relevait du ministre des Affaires Etrangères.

(... ) Il arrive qu'il y ait des dossiers traités directement par les ministres et non par les services du ministère, notamment pour des dossiers extrêmement sensibles. Tel était sans doute le cas de ce dossier des listings de comptes.

Lorsqu'il estime que la continuité de l'Etat ne saurait en être affectée ni celle du ministère, il peut arriver qu'un ministre garde par devers lui un dossier sans en parler à son successeur. C'est exceptionnel mais pas aberrant. Dans ce cas, le dossier est considéré comme clos ou peut continuer à être traité par le même ministre nommé à de nouvelles fonctions qui lui permettent d'en continuer le traitement. Tel a sans doute été le cas de Dominique de Villepin lorsqu'il est passé du ministère des Affaires Etrangères au ministère de l'Intérieur.

- A votre connaissance, pour quelles raisons M. de Villepin, alors ministre des Affaires Etrangères, s'est-il ainsi saisi de ce dossier des listings Clearstream qui avait commencé a être traité au sein du ministère de la Défense ?

- Sans doute à cause du problème des frégates de Taiwan dont on reparlait à l'époque. Ce qui était prétendu c'est que les comptes visés dans les listings auraient été approvisionnés par des commissions liées au marché des frégates de Taiwan.

Dans le ministère de la Défense ne pouvaient être traitées que les investigations concernant mes deux collaborateurs, telles étaient mes instructions conformément aux compétences du ministère. Je ne sais pas dans quelles conditions M. de Villepin a été saisi de ce dossier.

« Raffarin pas informé »

- Avez-vous informé M. Raffarin, Premier ministre, de la mission que vous aviez confiée au général Rondot et des résultats de ses investigations ?

- Non.

- Entendu sur ce point, M. Raffarin a déclaré n'avoir été informé par vous-même ni de cette mission ni du résultat des investigations du général Rondot.

Pour quelles raisons n'avez-vous pas informé le Premier ministre de cette affaire ?

- Parce qu'il s'agissait encore une fois de rumeurs, je faisais vérifier le fondement. Il est évident que s'il était apparu qu'il y avait un fond de vérité, j'aurais saisi le Premier ministre ainsi que les autres ministères que j'ai précédemment évoqués. J'indique lorsque je rencontre le Premier ministre, j'évoque avec lui les dossiers les plus importants.

- Selon vous, pour quelle raison M. de Villepin est-il ainsi intervenu pour que M. Lahoud soit remis en liberté ?

- Je ne sais pas s'il est intervenu, et si c'était le cas, je ne sais pas pourquoi il serait intervenu.

- Que pensez-vous du fait qu'un ministre des Affaires étrangères, en l'espèce M. de Villepin, donne pour instruction au Conseiller pour le Renseignement et les Opérations Spéciales du ministre de la Défense, Officier général directement rattaché à celui-ci, d'intervenir pour qu'une personne place en garde à vue dans le cadre d'une procédure judiciaire soit remise en liberté ?

- Même réponse qu'à la question précédente. J'ajoute simplement que je suis très attachée à la séparation des pouvoirs.

« La première fois que j'ai entendu parler de noms de politiques »

« La première fois où j'ai entendu parler de noms de politiques, c'était au mois de juillet 2004, pratiquement au moment où la presse a sorti des noms. Je n'ai pas d'explication sur le fait que jusqu'à cette date-là je n'ai pas été informée de la présence du nom de personnalités politiques sur ces listings (... ) J'ai demandé au général Rondot de vérifier, avant toute chose, que les informations qui lui avaient été données avaient un minimum de vraisemblance, étaient fiables. Il s'agissait de creuser sur les personnels de la Défense qui étaient l'objet de mes préoccupations. Telle est l'instruction que je lui ai donnée. Le général Rondot a cherché à vérifier que le ou les listings qui lui ont été donnés et dont il m'a parlé à un moment donné, sans pouvoir être précis, fin 2003 début 2004, étaient authentiques et comme il y avait des personnes dont certaines étaient connues de lui, il a voulu savoir si ces personnes appartenant ou ayant appartenu au ministère de la Défense étaient susceptibles d'être impliquées dans cette affaire. Le général Rondot en a parlé à Philippe Marland, lui a proposé ou lui a dit qu'il avait commencé les vérifications. Ensuite Philippe Marland m'en a parlé et je lui ai confirmé que des vérifications étaient nécessaires et devaient être strictement limitées à mes deux collaborateurs.

Je vous précise que j'ignorais que figurait sur ces listings le nom de personnes relevant de services du renseignement et notamment de la DST. Cela ne me paraît pas anormal que l'on ne m'ait pas informée à ce stade de la présence d'autres noms que ceux qui me concernaient exclusivement

par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 14 novembre 2006
Michèle Alliot-Marie a pris la défense de Dominique de Villepin lors de son interrogatoire comme témoin chez les juges d'instruction chargés de l'affaire Clearstream vendredi dernier, rapporte mardi L'Est Républicain.

Selon le procès-verbal de cette audition dont le quotidien publie de larges extraits, la ministre de la Défense a dit qu'il était dans les attributions de Dominique de Villepin, alors à la tête du ministère des Affaires étrangères, d'ordonner une enquête parallèle le 9 janvier 2004 sur les listings de comptes bancaires semblant compromettre des centaines de personnalités.

"Dans son volet international, (le dossier) relevait du ministre des Affaires Etrangères. Il arrive qu'il y ait des dossiers traités directement par les ministres et non par les services du ministère, notamment pour des dossiers extrêmement sensibles", a-t-elle dit, selon ce compte rendu.

Michèle Alliot-Marie a jugé "exceptionnel mais pas aberrant" que Dominique de Villepin n'en ait pas parlé à son successeur au Quai d'Orsay, Michel Barnier. Le Premier ministre doit être entendu prochainement par les juges.

Michèle Alliot-Marie a, par ailleurs, dit tout ignorer d'une éventuelle intervention de Dominique de Villepin en 2004 pour faire libérer de garde à vue Imad Lahoud, auteur présumé des faux listings selon l'accusation, alors mis en cause dans une autre affaire.

Elle assure aussi n'avoir jamais entendu parler d'une destruction de documents de la DST démontrant que des listings étaient des faux, geste imputé à Dominique de Villepin par un témoignage reçu dans le dossier.

A aucun moment, reconnaît-elle, le Premier ministre d'alors, Jean-Pierre Raffarin, n'a été informé de ce dossier, car il ne s'agissait que de vérifier des "rumeurs".

Elle-même aurait été mise à l'écart, puisqu'elle n'aurait été informée de la réunion du 9 janvier 2004 que "vers la fin janvier". Ella a appris ensuite que le nom de son compagnon, Patrick Ollier, député UMP, était cité lors de cette réunion comme une des personnes compromises.

"Je pense que j'étais vraisemblablement visée à travers sa personne", dit-elle, reprenant une explication qu'elle a fournie dans plusieurs interviews à la presse ces dernières semaines.

La ministre de la Défense dit encore n'avoir "jamais évoqué" l'affaire avec le président Jacques Chirac.

Quant au supposé compte bancaire crédité de 300 millions de francs au Japon et détenu par Jacques Chirac, dont fait état un document des services secrets saisis pendant l'enquête, elle dit tout en ignorer. "Je n'ai aucune idée du lien qui pourrait exister entre l'affaire des listings Clearstream et cette affaire japonaise", dit-elle.

Elle admet, enfin, n'avoir jamais informé Nicolas Sarkozy du fait que son nom était cité dans l'affaire : "Il le savait puisque son nom était dans la presse". Elle dit avoir ignoré au départ que des hommes politiques figuraient sur les listings. "La première fois où j'ai entendu parler de noms de politiques, c'était au mois de juillet 2004".

par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 14 novembre 2006

Villepin : « Je serai vigilant »

Vous rencontrez les sous-traitants aéronautiques à Toulouse. Quelles mesures le gouvernement est-il en mesure de prendre pour les accompagner dans le changement de leur relation avec Airbus ?

 

La filière aéronautique est une filière d'excellence en France et nous ferons tout pour qu'elle continue à créer de l'emploi et de l'activité économique. Chacun doit en bénéficier. Airbus évidemment, mais aussi tous les sous-traitants aéronautiques. Je viens à Toulouse avec des propositions concrètes pour aider les sous-traitants : avances remboursables pour toutes les PME de la filière aéronautique à hauteur de 80 millions d'euros pour 2007 et 2008, signature d'une charte de confiance avec tous les sous-traitants qui abordera notamment la question des délais de paiement.

Demanderez-vous des assurances à Airbus en matière d'emploi pour les mois à venir ?

L'emploi est la priorité absolue du gouvernement. Airbus, les sous-traitants, mais aussi toute la région toulousaine doivent savoir où nous allons. Je serai particulièrement vigilant sur ce point.

Défendrez-vous l'installation de la prochaine chaîne d'assemblage de l'A350 à Toulouse ?

L'A350 est un programme stratégique pour Airbus. Je souhaite qu'il soit lancé rapidement. Ce sera le complément naturel du programme grand porteur A380. Nous avons à disposition une chaîne d'assemblage, celle de l'A330-A340. Il me paraît naturel que cette chaîne soit utilisée pour l'A350. Le gouvernement défendra fortement cette option.

Suite aux récents déboires, l'État exercera-t-il un contrôle d'EADS plus rigoureux via son représentant au conseil d'administration du groupe d'aéronautique et de défense ?

Je me fais une idée exigeante du rôle de l'État actionnaire. Il est là pour défendre une vision stratégique de long terme, qui est garante de l'emploi et du dynamisme économique de l'entreprise. Je peux vous assurer que l'État jouera pleinement son rôle.

Vous intervenez sur l'écologie, la politique industrielle et les questions internationales la semaine où le PS vote pour désigner son candidat et où l'UMP adopte son programme législatif. Vous aussi vous partez en campagne électorale ?

Ce sont des questions dont le gouvernement se préoccupe depuis des mois parce que ce sont les questions que se posent les Français. Oui, les questions internationales font partie des enjeux majeurs de la prochaine campagne électorale. Quelle place pour la France dans la mondialisation ? Comment mieux protéger les Français face aux nouvelles menaces comme le terrorisme ou la prolifération nucléaire ? Comment éviter la propagation des crises au Moyen-Orient ou en Afrique ? Je crois que le monde d'aujourd'hui a avant tout besoin de règles communes et d'égalité. Oui, l'écologie est aussi un enjeu majeur. Au cours des derniers mois, la France a franchi des étapes décisives en faveur du développement durable : nouvelle taxe écologique, livret de développement durable, renforcement du principe pollueur-payeur. Autant de mesures que nous avons renforcées hier lors du comité interministériel du développement durable. Oui, je crois à une industrie forte et innovante dans notre pays. L'industrie française, ce sont des milliers d'emplois, c'est un facteur d'innovation majeur, c'est une part de notre identité. Qui pourrait imaginer la France sans Airbus, sans Renault, sans Saint-Gobain ? L'État doit jouer tout son rôle pour défendre notre industrie.

Vous déclarez souvent que la cristallisation d'une candidature présidentielle s'opère un mois avant le scrutin. Cela signifie-t-il pour vous que la désignation du candidat UMP le 14 janvier est vide de sens ?

Nous avons adopté ensemble un calendrier, je ne vois pas de raison d'en changer.

Franchement, une fois que le candidat UMP sera désigné le 14 janvier, y aura-t-il une place ou un espace pour un éventuel candidat issu de cette famille politique ?

L'UMP apportera son soutien à un candidat le 14 janvier. Le Président de la République se prononcera dans le courant du premier trimestre 2007. Ne précipitons pas les choses. L'essentiel pour notre famille politique est de se trouver rassemblée et dans la meilleure position possible au moment du scrutin. Le gouvernement y travaille chaque jour en apportant de bons résultats.

L'apparente bonne santé du Front national dans les sondages ne prouve-t-elle pas que le gouvernement a échoué sur le plan social et en matière de sécurité depuis 2002 ?

Cela prouve surtout qu'il ne faut pas relâcher nos efforts et poursuivre l'action gouvernementale jusqu'au dernier jour. Les Français ont besoin de résultats. Ils ont besoin de vrais changements dans leur vie quotidienne. Les décisions que nous venons de prendre sur la fiscalité écologique, sur le permis à point, sur la prévention de la délinquance vont dans ce sens.

Recueilli par Gil Bousquet et Jean-Pierre Bédéï


Un Premier ministre sur tous les fronts

Premier ministre ? Un « boulot de chien », comme le notait l'un de ses prédécesseurs. Mais, en même temps, un formidable levier de pouvoir et une visibilité sans pareille dans l'action. Dominique de Villepin le sait, qui ne manque pas une occasion d'occuper le terrain, de montrer qu'il gouverne (lui…) sur tous les fronts, histoire de capitaliser au cas où il se déciderait à tester le fameux aphorisme gaulliste sur la présidentielle : « La rencontre d'un homme et d'un peuple ».

Alors, le Premier ministre est omniprésent. Dans le symbolique à Colombey (photo), avec Chirac et Debré pour recevoir l'onction gaulliste (Sarko était à Saint-Etienne…). Dans l'économique aujourd'hui à Toulouse, avec la visite à Airbus. Dans le politique quand il s'oppose à son ministre de l'Intérieur sur les « peines planchers ». Dans l'écologie, évidemment, où il déroule sur la piste verte désormais obligatoire pour tous les candidats à la présidentielle. Hier, lors d'un Conseil interministériel pour le développement durable, le Premier ministre a notamment annoncé la hausse de 10 % de la taxe sur les pollutions industrielles et les déchets, une réflexion sur le péage voiture dans les grandes villes et… la hausse de 10 % de la taxe sur les nuisances sonores aériennes, affectée à l'insonorisation des logements des riverains d'aéroports. En visite dans l'agglo de Toulouse, avec les polémiques récurrentes liées au trafic de Blagnac, voilà qui permet de jouer sur les deux tableaux.

De là à affirmer que le Premier ministre a appris l'art du compromis, c'est beaucoup s'avancer, relèvent ceux qui n'oublient pas (beaucoup de sarkozystes, ces temps-ci) que « Néron », comme le surnomme affectueusement Bernadette Chirac, est l'inspirateur de la dissolution de 1997, calamiteuse pour la droite. Les élus n'ont pas davantage oublié qu'il les qualifie volontiers de noms d'oiseaux, sans aucun rapport avec sa nouvelle passion écologique. D'autres jugent que ses « ailes de géant », encombrantes, l'empêchent de marcher au pas de la vie quotidienne des Français. Sans compter ceux qui, dans le premier cercle des amis de Nicolas, attendent que les développements de la ténébreuse affaire Clearstream plombent sérieusement la candidature Villepin. Autant d'obstacles qui restent à lever avant la fameuse et éventuelle « rencontre », chère au Panthéon gaulliste…

Daniel Hourquebie


80 M€ réservés aux PME

Le déplacement du Premier ministre ne passera pas inaperçu aujourd'hui. Personne ne sera oublié: industriels, élus, salariés d'Airbus… les rencontres vont s'enchaîner à un rythme soutenu. En visitant Mecahers à 14h, une PME de Launaguet (31) fournisseur de rang un d'Airbus, Dominique de Villepin entend délivrer un message de soutien au tissu industriel régional qui bénéficiera de la signature d'une « charte de confiance». Près de 80 M€ d'appuis financiers lui seront réservés en 2007 et 2008. Une annonce qu'il fera lors d'une table ronde avec un panel de sous-traitants demain après-midi. Cette proposition du Premier ministre vise à rassurer les PME de la région qui s'inquiètent de leur capacité à accompagner Airbus dans sa réorganisation de sa chaîne de fournisseurs. À 15 h 30, Dominique de Villepin se pliera à la traditionnelle visite des chaînes d'assemblage de l'A320 avant de rencontrer à huis clos les principaux élus des collectivités qui avaient joué groupés pour le lancement de l'A380. Une journée marathon qui se clôturera ce soir par un discours sur l'avenir industriel de la France au centre de congrès Diagora-Labège.

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Mardi 14 novembre 2006

"VILLEPIN SE DOIT DE PROPOSER UNE ALTERNATIVE AU PROJET UMP, NOUS CROYON EN VILLEPIN ET NOUS AVONS CONFIANCE EN LUI" La France en Grand la France VILLEPINISTE

Voici les principales mesures du texte de l'UMP.

 
→ EMPLOI. Contrat de travail unique à droits progressifs ; exoné­ration de charges sur les heures supplémentaires ou les RTT transformées en heures travaillées ; création d'une assurance-salaire et de retour à l'emploi ; participation élargie aux entreprises de moins de 50 salariés ; moralisation des retraites chapeaux et des golden parachutes ; choix de l'âge du départ à la retraite ; création d'un statut de prémajorité permettant aux 16-18 ans de créer ou de diriger une entreprise ; caution de l'État pour les crédits souscrits par les étudiants, les chercheurs et les artisans.
 

→ SOCIAL. Création d'un service minimum garanti ; abolition du monopole de la représentation syndicale ; suspension des seuils sociaux et fiscaux dans les entreprises ; création d'un droit opposable pour la garde d'enfants et l'accès des handicapés aux services publics ; allocation garde d'enfants ; création d'une branche vieillesse et dépendance de la Sécurité sociale ; création d'un congé de solidarité rémunéré pour l'accompagnement d'une personne âgée en fin de vie ; allongement du congé de maternité pour les deux premiers enfants ; revalorisation des retraites en fonction du temps consacré à l'éducation des enfants ; meilleur remboursement des soins dentaires et optiques ; mise en place du crédit hypothécaire pour favoriser l'accès à la priorité ; activité obligatoire en contrepartie d'un minimum social ; loi d'amnistie civile pour les familles « honnêtes mais surendettées ».

→ ÉCONOMIE.  Limitation de la dette publique à 60 % du produit intérieur brut (PIB) en cinq ans ; limitation (non chiffrée) du nombre de fonctionnaires ; rééquilibrage des régimes spéciaux de retraite au regard de la pénibilité des autres métiers ; suppression des droits de donation et de succession pour les petits et moyens patrimoines ; taxes sur les biens importés de pays ne respectant pas les normes environnementale.

→ ÉDUCATION ET FORMATION. Suppression de la carte scolaire ; autonomie des établissements, assortie d'une évaluation consultable par le public ; liberté d'installation pour les établissements privés ; liberté pédagogique des enseignants ; réduction de moitié du nombre d'élèves par classe dans les « zones difficiles » ; intégration sur dossier de 5 % des meilleurs élèves de ces zones dans des classes préparatoires ; création d'un compte-épargne formation individuel rechargeable au cours de la vie professionnelle ; création d'un service civique de six mois ; création d'un contrat d'autonomie donnant droit à un prêt à taux zéro pour les moins de 25 ans qui veulent poursuivre leurs études.

→ IMMIGRATION ET INTÉGRATION. Fixation d'un plafond annuel d'immigration ; traité multilatéral de l'immigration ; instauration de quotas pour les étudiants étrangers ; déduction d'impôts sur les investissements des immigrés dans leur pays d'origine ; généralisation du CV anonyme ; réservation des marchés publics aux entreprises dotées du label « diversité ».

→ INSTITUTIONS. Mandats présidentiels limités à deux ; droit d'adresse directe du chef de l'État au parlement ; gouvernement limité à 15 ministres coordonnés par le premier ministre, avec deux nouveaux portefeuilles majeurs : immigration-intégration et développement durable (intégrant l'équipement, les transports et l'énergie) ; création de deux « conseils stratégiques » auprès du premier ministre (affaires étrangères et défense, et développement durable) ; obligation de démissionner pour les fonctionnaires élus à des postes de responsabilité ; création d'un « référendum abrogatif » permettant à 10 % du corps électoral de demander la suppression d'une loi ; élargissement de la saisine du Conseil constitutionnel aux citoyens.

→ SOCIÉTÉ. Contrat d'union civil signé en mairie ouvrant pour les homosexuels les mêmes droits que le mariage, à l'exception de l'adoption ; parité dans le choix des responsables des entreprises publiques.

L'intégralité du projet UMP: http://www.lefigaro.fr/medias/pdf/UMPContratLegislature.pdf

 
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Lundi 13 novembre 2006

"Villepin s'inscrit dans la réalité, et non dans la parole avec l'écologie: Villepin Vert"

Le crédit d'impôt renforcé l'an dernier pour encourager les économies d'énergie dans les logements anciens a permis de financer un milliard d'euros de travaux en 2006, a estimé lundi Dominique de Villepin à l'issue du comité interministériel pour le développement durable.
Cette estimation représente un triplement par rapport aux 300 millions d'euros de travaux estimés il y a un an. Le budget 2006 avait porté à 50% ce crédit d'impôts sur l'installation dans les logements d'équipements fonctionnant avec des énergies renouvelables. Le succès de ce crédit d'impôt est tel qu'il devrait se traduire par une dépense d'un milliard d'euros en 2007 pour l'Etat, correspondant aux travaux effectués en 2006, selon Matignon.
Avec le livret de développement durable annoncé le 4 octobre dernier, qui financera "10 milliards d'euros de prêts à des taux attractifs", "des moyens financiers sans précédent" ont été débloqués au service de la rénovation énergétique des bâtiments anciens, a expliqué le Premier ministre.
Le gouvernement veut maintenant sensibiliser les Français aux économies d'énergie dans leur logement. Les moyens affectés aux campagnes de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) vont être augmentés de 75% "pour leur donner un impact comparable aux grandes campagnes sur la santé", selon M. de Villepin.
Le nombre d"'espaces info énergie" va passer de 170 à 300 d'ici 2010 pour permettre à "au moins deux millions de personnes par an" de recevoir des conseils personnalisés.

par rezeid publié dans : Divers
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