Lundi 3 juillet 2006

"A mon avis Villepin n'a pas renoncé à l'élection présidentielle, restons donc mobilisés"

Dominique de Villepin, interrogé sur le changement de son directeur de cabinet, a remarqué lundi que les "numéros deux" dans une organisation peuvent "devenir les numéros un".
"Les numéro deux ont parfois vocation à devenir les numéro un quand ils sont bons", a observé le Premier ministre lors d'un point presse à l'issue de la conférence annuelle de la famille. D'aucuns pourront y voir une allusion à l'élection présidentielle.
Dominique de Villepin était interrogé sur les conséquences du départ de Pierre Mongin, son directeur de cabinet depuis un an, nommé dimanche à la présidence de la RATP dans le cadre du jeu de chaises musicales consécutif à la démission de Noël Forgeard de la co-présidence d'EADS.
M. Mongin sera remplacé par Bruno Le Maire. Ce dernier était déjà le conseiller le plus proche de Dominique de Villepin au ministère des Affaires étrangères et à l'Intérieur, et depuis un an à Matignon. A 37 ans, ce normalien et énarque devient le plus jeune directeur de cabinet du Premier ministre sous la Ve République.
Dominique de Villepin a dit voir partir "avec beaucoup de regret" M. Mongin, qui a fait "un travail remarquable pendant une année qui n'a pas été facile".
"C'est un homme à la fois d'une très grande loyauté, et en même temps d'une très grande expérience et d'une très grande efficacité", a estimé le Premier ministre. Mais "je le remplace par quelqu'un qui est non moins brillant", a ajouté l'hôte de Matignon.
Bruno Le Maire sera remplacé par Michel Cadot, a précisé Matignon. Ce préfet sorti de l'Ecole nationale d'administration (ENA) dans la même promotion que Dominique de Villepin était le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau depuis décembre 2004.

par rezeid publié dans : Divers
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Lundi 3 juillet 2006

A l’occasion de la Conférence de la famille réunie à Matignon lundi, le premier ministre lance un prêt à taux zéro d'un montant maximal de 5.000 euros, destiné aux jeunes actifs de 18 à 25 ans, mais aussi un congé de soutien familial pour les personnes devant s’occuper d’un proche.

 
Dominique de Villepin a annoncé une série de mesures destinées à aider les jeunes entrant dans la vie active et les personnes interrompant leur activité professionnelle pour s'occuper d'un parent dépendant. Les jeunes de 18-25 ans, en situation défavorisée qui commencent à travailler ou sont demandeurs d'emploi, pourront donc bénéficier de prêts à taux zéro, garantis par le Fonds de cohésion sociale. Ce prêt «avenir jeunes», d'un montant maximal de 5.000 euros, sera remboursable sur une durée maximale de 5 ans.
 
Le prêt «avenir jeunes» vise à soutenir une dépense liée à l'entrée dans la vie active, par exemple l'achat d'une voiture, l'acquisition d'équipements personnels ou professionnels. La garantie ouvrira par ailleurs droit à un Locapass (caution, garantie des impayés et des travaux de 24 mois) pour aider le jeune à trouver un logement. Le gouvernement évalue à 25% de l'ensemble des 18-25 ans actifs le pourcentage de jeunes potentiellement concernés par ce prêt.
 
Congé de soutien familial
 
 
Le premier ministre a également annoncé la création d'un «congé de soutien familial» de trois mois, pour les personnes interrompant leur activité professionnelle pour s'occuper d'un parent dépendant. Ce congé, qui doit entrer en vigueur début 2007, sera renouvelable dans la limite d'un an et ne pourra pas être refusé par l'employeur. Aucune rémunération n'est prévue, mais le salarié en « congé de soutien familial » continuera à acquérir des droits à la retraite via l'assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF), qui garantit déjà notamment la continuité des droits à la retraite des parents d'enfants handicapés.
 
Le salarié, qui devra respecter auprès de son employeur un préavis de deux mois (sauf urgence) et avoir une ancienneté d'au moins un an, aura la garantie de retrouver son emploi ou un emploi équivalent dans son entreprise au terme du congé. Coût estimé de cette mesure : 10,5 millions d'euros pour une année pleine.
 
« Validation des acquis de l'Expérience »
 
Les «aidants familiaux» pourront en plus bénéficier d'une reconnaissance des acquis de leur expérience. Ceux qui souhaitent devenir des professionnels dans le domaine médico-social pourront faire reconnaître leurs connaissances «selon des modalités proches de celles de la Validation des acquis de l'Expérience (VAE)». Après évaluation, l’aidant familial pourra «être dispensé d'une partie des unités de formation d'un cursus», nécessaires pour obtenir certains diplômes.
 
«Mandat de protection future»
 
Le plan du gouvernement prévoit aussi la création d'un «compte épargne services» en faveur des retraités engagés dans le bénévolat : des collectivités territoriales pourront verser des chèques emploi-service (Cesu) préfinancés sur ces comptes, ouverts dans des banques en faveur des retraités qui auront rendu des services à la collectivité. Ils pourront en retour les utiliser pour rémunérer des «petits services à la personne».
 
Le «mandat de protection future» permettra également à toute personne de donner mandat à un tiers pour «la représenter le jour où elle ne pourra plus pourvoir seule à ses propres intérêts».
 
« Financements incertains »
 
Pour Lucette Guibert, de l’Union des familles laïques de France, la création du congé de soutien familial est un «recul». «Les aidants familiaux, ce sont les femmes, et si elles ont besoin de souffler un peu, c'est parce qu'il n'y a pas de structures adaptées qui prennent en charge la dépendance, la vieillesse, tout ce qui normalement est du rôle de l'Etat», a-t-elle expliqué.
 
L'Association vivre et vieillir ensemble en citoyens (Avvec) estime que la Conférence de la famille «ne débouche que sur des propositions vagues aux financements incertains». «Ce qu'attendent les familles, les personnes âgées et les professionnels, c'est plus de structures d'aides, la baisse des prix des établissements et surtout plus de personnels dans les services à domicile et les établissements», conclut l’association.
par rezeid publié dans : Divers
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Dimanche 2 juillet 2006
 EADS annonce le remplacement de Noël Forgeard par Louis Gallois, actuel président de la SNCF, au poste de co-président exécutif et celui de Gustav Humbert par Christian Streiff, un ancien de Saint-Gobain, à la tête d'Airbus.
Après des semaines de consultations entre l'Etat français, Lagardère et DaimlerChrysler, les trois actionnaires de référence d'EADS, les deux hommes ont donc fait les frais de l'annonce, le 13 juin dernier, de nouveaux retards sur l'A380.
Ce délai supplémentaire du très gros porteur de l'avionneur européen, développé par Noël Forgeard lorsqu'il était président d'Airbus entre 1998 et 2005, avait mis en lumière d'importants dysfonctionnements dans les chaînes de commandement d'EADS et d'Airbus.
Au-delà des hommes, EADS a d'ailleurs annoncé qu'Airbus, qui représente 80% des bénéfices du groupe et qui sera bientôt sa filiale à 1OO% une fois que la cession des 20% que détient BAE Systems sera finalisée, serait "étroitement intégrée" au groupe alors que, jusqu'ici, aussi bien Noël Forgeard que Gustav Humbert avaient fait du constructeur une sorte de baronnie au sein d'EADS.
"Le conseil d'administration d'EADS a décidé d'intégrer étroitement la division Airbus à la structure organisationnelle du groupe, après finalisation du rachat des 20% que détient BAE Systems dans le capital d'Airbus", a souligné EADS dans un communiqué.
Plus largement, la structure bicéphale d'EADS - deux co-présidents du conseil de surveillance, deux co-président exécutifs, un Français et un Allemand à chaque fois - est maintenue, mais la prépondérance de la nationalité commence à être battu en brèche avec l'abandon du principe qu'un directeur de division Français se réfère nécessairement à un Allemand et vice-versa.
Il est toutefois à noter que Christian Streiff (un Français) dépendra directement de Thomas Enders, l'autre co-président exécutif (allemand) d'EADS.
DEMISSION DE FORGEARD
Un des enjeux des négociations entre les trois actionnaires a été le sort qui devait être réservé à Noël Forgeard, au centre d'une violente polémique pour avoir exercé, contrairement à Thomas Enders, ses stock-options à la mi-mars, quelques semaines avant que, selon ses propres dires, la direction d'EADS ait eu vent du nouveau retard de l'A380.
Cette annonce, intervenue le 13 juin au soir, avait fait perdre plus de 26% au titre EADS en Bourse sur la seule journée du 14 juin. Ce délai pèsera à hauteur de deux milliards d'euros sur le résultat opérationnel du groupe entre 2007 et 2010.
Auditionné la semaine dernière par les commissions des Finances et des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Noël Forgeard a, si besoin était, convaincu les députés de ses qualités de capitaine d'industrie mais n'a pas réussi à lever leurs doutes sur la totale "honnêteté" de sa démarche lorsqu'il a levé une partie de ses options.
Lors de son passage devant les parlementaires, Noël Forgeard avait toutefois réaffirmé qu'il excluait toute idée de démission. Or, dans le communiqué d'EADS, il est dit que Manfred Bischoff et Arnaud Lagardère, les deux co-présidents du conseil de surveillance du groupe acceptaient la "démission" de Noël Forgeard et celle de Gustav Humbert.
Les membres du directoire d'EADS ont remercié Noël Forgeard et Gustav Humbert pour leurs contributions positives à l'évolution de l'entreprise, en particulier d'Airbus, au cours de ces nombreuses années", a ajouté EADS.
De son côté, Noël Forgeard a assuré dans un bref communiqué avoir "pris la décision de mettre fin à ses fonctions à la tête d'EADS (...) dans le seul intérêt de cette entreprise, pour mettre un terme à une situation qui pouvait compromettre le règlement des difficultés actuelles d'Airbus et le développement d'EADS".
"Je réaffirme solennellement que cette décision n'a rien à voir ni avec les difficultés opérationnelles d'Airbus dont je n'avais plus la responsabilité depuis un an, ni avec la polémique sur l'exercice de mes stocks-options dont je rappelle qu'elles ont été exercées dans le strict respect des règles de déontologie et de droit", a-t-il ajouté.
Maintenant qu'EADS a lancé son processus de réorganisation interne, il va devoir se concentrer sur un sujet tout aussi brûlant, sinon plus: le programme A350 pour lequel il a promis une annonce avant le salon aéronautique de Farnborough, qui ouvre ses portes en Grande-Bretagne le 17 juillet
Le programme A350, qui pourrait être rebaptisé A370, avait été présenté, à côté de l'A380, comme l'autre projet phare de l'avenir d'Airbus mais a depuis a subi un cuisant échec commercial.
par rezeid publié dans : Divers
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Dimanche 2 juillet 2006
 Le Premier ministre Dominique de Villepin a salué samedi soir le "formidable exploit" réalisé par l'équipe de France et adressé ses "voeux de succès pour la demi-finale" de la Coupe du monde de football, après la qualification des Bleus par un but à zéro contre le Brésil.
Au sélectionneur des Bleus Raymond Domenech, le chef du gouvernement écrit que "la magie de cette rencontre, cet exploit considérable attendu depuis huit ans, a effacé nos anciens tourments".
"Présente dans tous les compartiments du match, la génération Zidane a défié et dominé une nouvelle fois le Brésil, champion du Monde en titre, et la France a vibré à l'unisson avec le Waldstadion ce soir dans lémotion retrouvée d'un certain 12 juillet 1998", poursuit M. de Villepin dans un message rendu public par ses services. "Au nom de tous nos compatriotes, je vous adresse mes voeux de succès pour la demi-finale et vous redis toute notre fierté."
par rezeid publié dans : Divers
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Dimanche 2 juillet 2006
Voici un petit jeu du "cherchez la différence". L'un a dit : "Le peuple a perdu confiance. Son désarroi l'incline à la résignation ; il risque de l'inciter à la colère." L'autre a dit : "La France doute. Le sentiment d'appartenance à la nation s'effrite. (...) La société est aspirée par la violence primitive." L'un a dit : "La France souffre d'un mal profond." L'autre a dit : "La France va mal."

 

L'un a dit : "Les pauvres s'appauvrissent, les bas salaires stagnent. Les commerçants, les artisans, les professionnels libéraux, les petits patrons connaissent des difficultés croissantes. De plus en plus de ménages ont du mal à payer leur loyer ou à rembourser leurs emprunts, de plus en plus de petites entreprises, peu ou mal soutenues par les banques, sont contraintes au dépôt de bilan ou aux licenciements." L'autre a dit : "En vingt-cinq ans, le pouvoir d'achat des salaires n'a en moyenne presque pas augmenté. (...) La France qui vit de son travail a subi une chute de son niveau de vie, elle a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, de plus en plus de mal à se loger."

L'un a dit : "Le consensus social se disloque, (...) l'ascenseur social est en panne. (...) La société française se fracture." L'autre a dit : "L'angoisse du déclassement hante la classe moyenne. La fracture sociale s'est transformée en désintégration sociale."

Arrêtons-là le jeu, on aura reconnu dans l'"un" Jacques Chirac, dans son livre La France pour tous, qui lançait sa candidature à l'élection présidentielle de 1995. Et dans l'"autre" Nicolas Sarkozy, candidat pour 2007, dans son discours programme, le 22 juin à Agen. Les deux propos sont mot à mot les mêmes : M. Sarkozy a fait du copier-coller de M. Chirac.

Pour tous ceux qui, alarmés de l'état du pays, attendent beaucoup de la présidentielle de 2007, les nouvelles sont très moyennes. Certes, les personnalités pétillantes des deux favoris promettent un beau match : Sarko-Ségo. Certes, la façon dont Ségolène Royal aplatit les éléphants du PS en sortant de leur discours du mensonge et de l'opposition manichéenne fait très plaisir. Certes, nous ne sommes qu'à l'échauffement, à dix mois de l'échéance. Mais le débat part mal. Mme Royal a sur le dos un parti qui vient de pondre un programme dépensier, inapplicable, dont l'inspiration recule aux années 1970. M. Sarkozy chausse les bottes de M. Chirac, d'avec qui il avait pourtant promis "la rupture".

Le discours prononcé à Agen par le président de l'UMP fait des propositions qui méritent attention : un plan PME, un contrat de travail unique, une sécurité des parcours professionnels, la TVA sociale (encore qu'un récent rapport vient de dire que c'est une fausse-bonne idée), la fin des 35 heures obligatoires... Mais elles ne forment pas un tout cohérent, une vision. On avait déploré la faiblesse d'analyse économique de M. Sarkozy lors de son passage au ministère des finances (notre chronique du 29 novembre 2004). Il n'a visiblement toujours pas trouvé de conseiller à la hauteur. Au contraire.

Son discours d'Agen fait réapparaître une analyse de la situation de la France fausse, sommaire et inquiétante. Fausse, car dire que "depuis vingt-cinq ans le pouvoir d'achat des salaires n'a en moyenne presque pas augmenté" relève d'une erreur. Sa hausse a subi une inflexion à partir de 1978 (voir graphique), mais il a néanmoins augmenté de 15 %. Le pouvoir d'achat du salaire minimum a gagné 24 %. La France a des problèmes sociaux terribles, mais elle ne souffre pas d'une paupérisation de 80 % de la population, comme en est convaincu M. Sarkozy. Le diagnostic est faux.

Or il est idéologiquement faux : il s'agit de démontrer que la masse s'oppose à l'élite, celle des jet-managers des firmes mondialisées. La fracture passe, au fond, entre les patrons et les ouvriers, back to USSR... M. Chirac avait gobé cette analyse social-souverainiste (partagée par l'extrême gauche). M. Sarkozy pas entièrement. Il évite la dénonciation de l'élite, mais se rattrape en tapant sur Mai-68 ("Les soixante-huitards portent une responsabilité considérable dans la panne de l'ascenseur social") et... sur la Banque centrale européenne. Revoilà le bouc émissaire idéal !

Cette analyse est sommaire parce que le problème social français ne relève pas d'un retour nostalgique de la lutte des classes. Les inégalités, devenues plus complexes et moins visibles, appellent des solutions bien plus fines qu'un simpliste "rétablissement de la nation". Cette analyse est sommaire parce que le manque de croissance économique ne vient pas des taux d'intérêt trop élevés de la Banque centrale ou de l'euro fort. Ce sont des "légendes", comme le dénonce justement l'économiste Charles Wyplosz (L'euro-révisionnisme, www.telos-eu.com) construites pour faire porter (à nouveau !) le chapeau à Jean-Claude Trichet : Sarkozy ne fait pas mieux que Chirac. L'atonie française relève plutôt de causes internes : défaut d'investissement, d'innovation et de spécialisation dans les secteurs moteurs. Tandis que le PS nous replonge dans des manuels marxistes, le candidat de l'UMP fait une régression anti-européenne. "Pour la France du travail", propose-t-il. Qu'il commence par l'appliquer à lui-même et par travailler son programme.

"Chirac"

"Sarko"

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Samedi 1 juillet 2006

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Coupe du Monde FIFA 2006 - Photo photo1 - Three supporters of the French team cheer prior the World Cup 2006 group G football match Togo vs France, 23

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Samedi 1 juillet 2006
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Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

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