Lundi 27 février 2006

CPE, chikungunya, grippe aviaire... sa candidature pour 2007 en prend un coup.


A ce stade, autant reconnaître que ça va mal. «La période est difficile», concède un proche du Premier ministre qui ajoute, rompant avec la langue de bois des dernières semaines : «Et ça risque de durer.» La lune de miel entre Dominique de Villepin et les Français s'est brutalement interrompue. Depuis plus de quinze jours, le chef du gouvernement enregistre sondages négatifs sur cotes de popularité en berne. Son action est désormais rejetée par plus d'un Français sur deux, rendant pour le moins problématique un projet de candidature à la présidentielle de 2007. C'est le contrat première embauche (CPE) qui a tout déclenché. Rejetée par l'opinion, cette mesure pour l'emploi des jeunes lui a aliéné les soutiens qu'il avait acquis chez les 18-25 ans et chez les sympathisants du centre gauche. «Plus l'échéance présidentielle approche, moins ces derniers reviendront vers lui», analyse François Miquet-Marty, de l'institut LH2.

Gauche réveillée. Dominique de Villepin paie cher sa méthode de gouvernement. Soucieux d'être toujours en première ligne, quitte à froisser ses ministres en mal d'existence, il se retrouve au coeur de la tempête quand les nuages arrivent. Sur le CPE, il n'a pas voulu écouter ceux qui, comme son ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo, l'avaient alerté sur le danger d'une telle mesure en termes de popularité. Tout à sa volonté de faire preuve d'autorité, il a commis une erreur supplémentaire en usant de l'article 49-3 de la Constitution qui permet de faire passer un texte sans vote à l'Assemblée nationale. Résultat : il est apparu brutal et a réveillé une gauche en sommeil depuis plusieurs mois.

Outre le CPE, Villepin se retrouve à gérer des crises sanitaires sans précédent, comme la grippe aviaire et le chikungunya à la Réunion. La lenteur de la réaction du gouvernement face à cette dernière épidémie a posé le débat de l'imprévoyance gouvernementale. Autant de dossiers pourris qui se sont ajoutés à la virevolte gouvernementale sur le porte-avions Clemenceau, ancien fleuron de l'armée française devenu poubelle ambulante dont aucun Etat ne veut s'encombrer. Le meurtre d'Ilan Halimi, enlevé, séquestré et torturé a, enfin, plongé la France dans un malaise profond. «Le climat est dur, explique-t-on à Matignon. Les violences sont partout et tout se télescope. Il y a des défis à relever pour lever les inquiétudes et cela concerne tous les pays européens.» Face aux complications sanitaires, économiques, sociétales, le Premier ministre veut apparaître comme un homme qui ne baisse pas les bras. Son entourage explique qu'il a décidé de lancer le CPE pour apporter une solution au problème du chômage, le souci numéro 1 des Français, tout en sachant très bien que cela créerait des incompréhensions : «Le CPE change la donne sur le marché du travail, rebat les cartes, on ne fait pas ça sans en payer le prix.» Villepin prêt à sacrifier sa popularité pour le bien de la France, en quelque sorte. «Il avait de bons sondages en janvier, il aurait pu se contenter de se montrer, d'être grand et beau, de sourire et d'attendre que ça se passe. Il a préféré agir», résume un de ses amis.

Au Salon. En se rendant à la Réunion hier et en y annonçant des aides financières, le Premier ministre a tenté de désamorcer la polémique sur le chikungunya (lire page 14). D'autres échéances l'attendent dans les jours qui viennent. Demain, il doit se rendre au Salon de l'agriculture pour calmer les angoisses des éleveurs et des consommateurs de volailles, puis il tiendra sa conférence de presse mensuelle mercredi ou jeudi. La semaine prochaine servira de test pour mesurer la mobilisation anti-CPE avec la journée du 7 mars. Mais, même en cas de faible affluence aux manifestations, l'exécutif sait qu'il doit s'attendre à une impopularité durable. Le cabinet de Villepin estime qu'avant l'été aucune amélioration n'est à prévoir en termes de sondages. Selon ses proches, il ne reprendra la main que lorsque les Français pourront constater les résultats de ses choix économiques. Alors que les problèmes s'amoncellent et que certains de ses ministres ont été récemment contestés, comme Michèle Alliot-Marie (Défense), Renaud Donnedieu de Vabres (Culture) ou Xavier Bertrand (Santé), Matignon jure ne pas penser à un remaniement : «Le Premier ministre n'est pas dans une logique de bouc émissaire.»

En attendant une possible embellie au printemps, le chef du gouvernement a l'intention de ne pas changer de tactique : agir encore et toujours. «Dans la vie, il faut être capable de faire son travail sans états d'âme», a-t-il lâché vendredi à Lyon. Ainsi est-il à nouveau apparu au premier plan lors de la fusion GDF-Suez (lire Evénement pages 8 et 9). A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, il considère que la mauvaise passe qu'il subit reste «conjoncturelle». Un avis qui n'est pas partagé par tous les observateurs. Pour François Miquet-Marty, au-delà de l'interruption brutale de sa dynamique de popularité, Dominique de Villepin a vu son identité se brouiller : «Il s'était installé sur un positionnement plus social que Sarkozy, aujourd'hui le doute s'inscrit : avec le CPE, les gens se demandent s'il n'est pas libéral.» Selon le sondeur, ce qui se joue actuellement «n'est pas un phénomène secondaire, c'est un véritable handicap dans la perspective présidentielle. Pour pouvoir être crédible, il doit obligatoirement voir sa popularité repasser la barre des 50 %». Un but qu'il n'a que quelques mois pour atteindre.

source: www.liberation.fr

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Lundi 27 février 2006

Dominique de Villepin s'affiche sur tous les fronts pour tenter de convaincre les Français que son gouvernement reste, dans l'action, imperméable au gros temps traversé dans les sondages.

A quelques minutes de son départ pour l'île de la Réunion, où il doit annoncer un renforcement des moyens de protection et de lutte contre le virus du chikungunya, le Premier ministre a annoncé à Matignon un projet de fusion entre GDF et le groupe de services aux collectivités Suez.

Il s'agissait de barrer la route à l'électricien italien Enel, qui envisageait de lancer une OPA sur Suez.

Avocat depuis juillet du "patriotisme économique", Dominique de Villepin a souligné que "l'indépendance énergétique de notre pays est un enjeu stratégique pour la France".

Le Premier ministre a pris le risque de susciter une nouvelle tempête sociale, la CGT Gaz de France prédisant d'ores et déjà "des conséquences sociales dramatiques" après le rapprochement Suez-GDF et promettant d'organiser une riposte.

Alors qu'il célébrera dans quelques jours son neuvième mois accompli à Matignon, Dominique de Villepin est actuellement victime d'un trou d'air dans les sondages, dû à la bataille du contrat première embauche (CPE), un CDI destiné aux moins de 26 ans mais assorti d'une période d'essai de deux ans.

Une nouvelle journée nationale d'action est prévue le 7 mars, à l'appel des partis de gauche, des syndicats et des organisations lycéennes et étudiantes, qui dénoncent la voie ouverte vers une précarisation du marché du travail.

Mais Dominique de Villepin ne semble pas résigné à se laisser enfermer dans un conflit qui a pris ces dernières semaines l'allure d'un affrontement classique droite-gauche.

"Le gouvernement agit, prend des décisions, va de l'avant. On n'a pas les yeux rivés sur les sondages, on n'est pas tétanisés", souligne un proche du Premier ministre.

"SANS ÉTATS D'ÂME"

C'est même tout le contraire.

"Quand vous avez une situation difficile, vous avez une inquiétude, les gens veulent toucher du doigt des résultats. Ces résultats, ils estiment qu'ils ne sont pas suffisants et ils ont raison. C'est pour cela que nous voulons les amplifier", a dit le chef du gouvernement jeudi sur Canal Plus.

Vendredi, à Lyon, Dominique de Villepin a affirmé faire son travail "sans états d'âme".

"Il faut avoir une idée claire de là où on veut aller", a-t-il ajouté, jugeant même que sa méforme dans les sondages n'avait "rien à voir avec l'action qui est engagée".

Critiqué pour avoir agi à la hussarde dans le dossier du CPE, Dominique de Villepin a décidé de se lancer à corps perdu dans les dossiers chauds du moment.

Le chef du gouvernement est attendu dimanche matin à la Réunion, où l'épidémie de chikungunya qui sévit depuis mars 2005 a touché 157.000 personnes et où la polémique enfle sur le retard pris dans la réponse médicale.

Dominique de Villepin a souligné vendredi que le gouvernement ne ménageait "pas sa peine" face à "un virus tropical inconnu", dont les évolutions "ont surpris et dépassé l'ensemble des pronostics" des experts.

La semaine dernière, le Premier ministre est monté en première ligne contre la grippe aviaire : visite d'une exploitation dans l'Ain, premier département français touché par le H5N1, mercredi, et participation, vendredi, à un exercice régional de simulation d'une pandémie à Lyon.

A quatorze mois de l'élection présidentielle, rien n'est joué dans la compétition qui se joue à droite entre Dominique de Villepin et le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, pour la succession de Jacques Chirac.

Pour le politologue Dominique Reynié, interrogé vendredi dans France Soir, l'usure du Premier ministre "serait encore plus forte si la gauche était plus pugnace, plus claire sur ce qu'elle dit et fait".

"Si elle le devenait à l'approche de la présidentielle, ce serait plus dur pour le Premier ministre. Mais des affaires plus consensuelles comme le décès d'Ilan Halimi ou la grippe aviaire, si elle est bien gérée, pourraient l'aider à enrayer sa chute", ajoute-t-il.

source: www.liberation.fr

par rezeid publié dans : Divers
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Lundi 27 février 2006

 Vers un mariage entre Gaz de France et Suez. Dominique de Villepin a annoncé samedi que les deux entreprises françaises allaient fusionner pour "créer un des tout premiers groupes mondiaux de l'énergie".
L'opération, destinée à contrer la menace d'OPA hostile de l'Italien Enel sur Suez, pourrait déboucher sur une privatisation de GDF.
Depuis plusieurs mois, les grandes manoeuvres sont lancées sur le marché européen de l'énergie. Elles se sont accélérées cette semaine.
Le groupe allemand E.ON a lancé une OPA sur l'Espagnol Endesa, déjà convoité par son compatriote Gas natural. Et Enel a fait part publiquement de son intérêt pour Suez.
Les autorités françaises se sont aussitôt mobilisées, au nom du "patriotisme économique" cher à Dominique de Villepin, contre cette menace d'OPA sur Suez, cinquième groupe européen dans le secteur de l'énergie, via sa filiale Electrabel.
Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a annoncé jeudi que Jacques Chirac et Dominique de Villepin l'avaient appelé pour s'inquiéter des projets d'Enel. M. Berlusconi avait exigé une "neutralité" du gouvernement français. Ce coup de fil orageux a été confirmé samedi par le gouvernement français.
Parallèlement, des rumeurs de rapprochement entre GDF et Suez, qui discutaient depuis plusieurs mois d'un projet industriel, ont commencé à circuler. Les événements se sont précipités samedi, avec l'annonce par Dominique de Villepin lui-même du début d'un processus conduisant à une fusion entre les deux entreprises.
"Compte tenu de l'importance stratégique de l'énergie, la fusion de Gaz de France et Suez semble aujourd'hui la voie la plus appropriée", a déclaré le Premier ministre français en présence des présidents des deux groupes, Gérard Mestrallet (Suez) et Jean-François Cirelli (GDF), et du ministre de l'Economie Thierry Breton.
Dominique de Villepin a expliqué que le gouvernement était "favorable" à ce projet "qui donnerait à la France un deuxième grand acteur énergétique à côté d'EDF et renforcerait la vocation industrielle mondiale de notre pays". Suez et GDF occuperaient ensemble le premier rang mondial sur le gaz naturel liquéfié.
L'annonce de cette opération a provoqué dès samedi de vivres réactions syndicales. La CGT s'est déclarée "hostile" à une fusion des deux entreprises, qui "ne peut aboutir qu'à diluer la propriété publique".
Car ce projet de fusion pourrait déboucher sur une privatisation de GDF, actuellement détenu autour de 80% par l'Etat. L'opération va en tout état de cause nécessiter le vote d'une nouvelle loi. La loi du 9 août 2004, qui a permis à EDF et GDF d'ouvrir leur capital, limite en effet à 30% la part du privé dans les deux entreprises publiques.
Le Parlement "sera saisi dans des délais rapprochés des modifications législatives nécessaires", a annoncé Dominique de Villepin. "L'Etat aura au moins la minorité de blocage (33,3%)", selon Bercy.
Le gouvernement s'est bien gardé de préciser samedi quelle serait la part du capital détenue par l'Etat à l'issue de la fusion. "Il s'agira d'une entreprise à capitaux mixtes. L'Etat va être présent directement dans la gestion de l'entreprise", a-t-on précisé de source gouvernementale. "La loi en toute transparence fixera la règle du jeu."
Paris justifie cette présence maintenue de l'Etat par le "caractère stratégique sans équivalent" de ce secteur, et la nécessité d'assurer l'approvisionnement énergétique dans le contexte de l'après-pétrole.
Le Premier ministre a souhaité que ce projet s'appuie sur une "concertation approfondie" avec les partenaires sociaux. Cette concertation "portera en particulier sur les modalités de contrôle de l'Etat, en vue de garantir la pérennité du service public et la sécurité de l'approvisionnement énergétique de la France". Thierry Breton entamera lundi ces discussion.
Les présidents de Suez et de GDF se sont refusés à toute déclaration en attendant les réunions de leurs conseils d'administration, prévues samedi soir. Ils devraient tenir une conférence de presse commune lundi, selon une source proche du dossier.

source: www.nouvelobs.com

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Lundi 27 février 2006

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION - Dominique de Villepin a annoncé dimanche matin, dès son arrivée à la Réunion, le déblocage de 76 millions d'aides supplémentaires pour surmonter la crise du chikungunya.

"L'Etat assumera toutes ses responsabilités", a déclaré le Premier ministre. "Aujourd'hui la Réunion est frappée, et c'est toute la France avec vous qui est dans l'épreuve".

Dominique de Villepin a détaillé les montants engagés par son gouvernement pour lutter contre l'épidémie et ses conséquences économiques.

Ainsi, 60 millions seront dégagés pour soutenir l'économie et les entreprises, neuf millions seront consacrés à l'effort de recherche sur le virus et sept millions financeront des mesures nouvelles pour le traitement sanitaire de la maladie et sa prévention, en complément des 15 millions déjà mobilisés.

Pour mieux lutter contre la maladie, "300.000 doses de produit répulsif ou de protection contre les moustiques arriveront sur l'île à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 5 mars afin d'être distribuées aux personnes les plus fragiles", a précisé le Premier ministre.

A la date du 19 février, 157.000 personnes avaient déjà été atteintes par le virus, qui provoque de fortes fièvres et des douleurs articulaires. Au total, 77 décès - dont ceux de deux enfants auparavant en bonne santé - peuvent lui être imputés, directement ou indirectement.

De maladie bénigne, le chikungunya est passé au statut de maladie potentiellement mortelle, même si sa létalité concerne surtout des personnes très âgées et déjà affaiblies par d'autres pathologies. En l'absence de vaccin et de traitement spécifique, le seul moyen de se prémunir est d'éviter les piqûres de moustiques.

Dominique de Villepin est accompagné de Xavier Bertrand, ministre de la Santé, et François Baroin, ministre de l'Outre-mer, sur l'île depuis cinq jours.

Il visitera dans la journée deux établissements de santé et un chantier de démoustication.

source: www.liberation.fr

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Vendredi 24 février 2006
FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
 
«Ma petit personne ne compte pas»
 
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
 
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
 
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
 
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.
 
 

La dernière enquête d'opinion donne le premier ministre en recul de onze points.

 
Selon Villepin, «on ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses». /Le Figaro.<BR/>
 
«FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
 
«Ma petit personne ne compte pas»
 
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
 
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
 
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
 
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.
 
 

La dernière enquête d'opinion donne le premier ministre en recul de onze points.

Selon Villepin, «on ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses». /Le Figaro.<BR/>  
«FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
«Ma petit personne ne compte pas»
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole
 au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.
 
 

La dernière enquête d'opinion donne le premier ministre en recul de onze points.

 
Selon Villepin, «on ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses». /Le Figaro.<BR/>
 
«FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
 
«Ma petit personne ne compte pas»
 
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
 
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
 
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
 
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.
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Vendredi 24 février 2006
Vous avez eu des mots très durs", déclare à la tribune du conseil régional de la Réunion, mercredi 22 février, François Baroin. Le ministre de l'outre-mer accuse le coup. La veille, à l'Assemblée nationale, le député socialiste Jean-Marie Le Guen avait vivement reproché au gouvernement d'avoir "sous-estimé la gravité de l'épidémie" et "de la maladie" transmise par le virus du chikungunya. "Le Guen a totalement dérapé", commente M. Baroin devant les élus réunionnais, tout en leur annonçant la visite, dimanche 26 et lundi 27 février, du premier ministre, Dominique de Villepin, et du ministre de la santé et des solidarités, Xavier Bertrand.

 

Dans l'Hémicycle, le ressentiment des élus réunionnais s'est exprimé à son tour. Jocelyne Lauret, vice-présidente de l'assemblée régionale et présidente du comité du tourisme de la Réunion, vient d'avouer sans ambages son "sentiment que les poulets sont plus importants à protéger que les Réunionnais". François Baroin fulmine : "Je n'accepte pas cette comparaison." Le président du conseil régional, Paul Vergès (PCR, Parti communiste réunionnais) se réjouit, non sans malice, d'accueillir aujourd'hui une "série de ministres dans tous les secteurs", mais déplore "dix mois perdus" dans la lutte contre l'épidémie, qui touche 115 000 Réunionnais.

C'est que la colère gronde depuis longtemps au conseil régional, et notamment du côté des élus du PCR, les premiers à avoir sonné l'alarme. Le 19 octobre 2005, devant la commission des affaires sociales, la sénatrice Gélita Hoarau avait ainsi interpellé François Baroin sur la gravité de l'épidémie, lui demandant d'organiser "une vaste campagne de désinfection et de destruction des moustiques porteurs".

Le 10 novembre, l'élue communiste récidivait, informant les sénateurs de "la réalité actuelle d'une véritable catastrophe sanitaire", et réclamant "des moyens exceptionnels de l'Etat". "Il faut s'attendre à ce que le chikungunya devienne endémique, et, à la veille du retour de la saison cyclonique, l'explosion de l'épidémie prenne une tournure de fatalité", expliquait-elle, avant de demander, le 19 décembre, par lettre au président du Sénat, l'envoi d'une mission parlementaire à la Réunion.

De son côté, le président de l'assemblée régionale ne se prive pas de rappeler que les services sanitaires de l'Etat ont manqué de vigilance, et appliquent à la Réunion des schémas métropolitains. "On semble avoir oublié que, à la Réunion, 120 000 personnes sont illettrées, rappelle M. Vergès, et qu'elles sont donc incapables de lire affiches et prospectus. 330 000 sont pauvres et ne peuvent se procurer les produits répulsifs", pour se protéger des moustiques, vecteurs de la maladie.

Et, sur place, on ne manque pas d'ironiser sur une note datée du 3 mai 2005, dans laquelle l'Institut de veille sanitaire (INVS) écrivait que "l'importation de chikungunya (depuis les Comores où une épidémie sévissait depuis cinq mois) ne (constituait) pas un phénomène inquiétant en termes de santé publique", ajoutant que l'éventualité d'une transmission secondaire était "très improbable en France métropolitaine."

Deux mois après l'explosion de la maladie à la Réunion et 77 morts plus tard, c'est le chef du gouvernement, agacé par la manière dont le ministère de la santé a géré la crise, qui se rend lui-même au chevet d'une île malade, et confie la direction d'une cellule de lutte contre l'épidémie à Antoine Flahaut, professeur de santé publique et responsable des réseaux Sentinelles de surveillance de la grippe. "Le départ précipité" du premier ministre "me donne raison", a commenté mercredi M. Le Guen.

Il intervient "bien tard", a renchéri le Parti socialiste. "On est face à une maladie émergente qui prend une ampleur particulière. Le gouvernement se soucie de la Réunion comme des autres départements", a répondu Matignon dans la soirée.

François Baroin a, quant à lui, expliqué qu'il était "chargé par le premier ministre de coordonner les besoins" et que cette crise "durable" serait gérée en grand, sur le mode d'une "catastrophe naturelle". "Vous dites qu'il faut multiplier par deux les réponses à vos besoins. Mais s'il faut les multiplier par dix, on les multipliera par dix", a promis le ministre, laissant à Dominique de Villepin la calculette et la gestion de la cagnotte.

par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 23 février 2006
Vif échange à l'Assemblée nationale hier sur la question du porte-avions « Clemenceau ». Interpellé par le PS, Dominique de Villepin l'a invité à ne pas « donner de leçon » et l'a accusé de n'avoir rien fait entre 1997 et 2002 sur son démantèlement. « Je voudrais vous inviter à la sérénité, mais surtout à la justice. Il n'y a pas de solution simple. Personne, je dis bien personne, ne peut donner de leçon en la matière », a déclaré le Premier ministre : « Il est facile, tels les carabiniers, d'arriver après la bataille avec le verbe haut. » « La plupart des pays coulent leurs bateaux en fin de vie, c'est l'honneur de la France de rechercher d'autres solutions », a-t-il poursuivi. Tout en affirmant n'avoir « aucun goût pour aucune forme de cruauté », le chef du gouvernement a affirmé que la question du démantèlement du porte-avions « s'est posée en 1997 » et que « l'ex-«Clemenceau» est resté en rade de Toulon jusqu'en 2002 ». « A partir de cette date, le gouvernement » de Jean-Pierre Raffarin « a recherché des solutions équilibrées et innovantes ». « Nous avons multiplié les efforts pour mettre au point un partenariat avec un chantier indien. A aucun moment, nous n'avons dégagé notre responsabilité », a-t-il martelé.
par rezeid publié dans : Divers
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