Lundi 12 mars 2007

Dominique de Villepin se rendra jeudi et vendredi à New York et Boston, où il présentera un plan de paix pour le Proche et le Moyen-Orient dans un discours à l'université d'Harvard, a annoncé Matignon lundi.

Le Premier ministre français entend "expliquer aux Américains qu'il est urgent de sortir de la crise actuelle au Proche et au Moyen-Orient", selon son entourage. Il fixera dans son discours une feuille de route précise et originale, expliquait-on de même source.

Dominique de Villepin s'était prononcé pour un retrait des forces américaines d'Irak d'ici un an dans un entretien publié le 7 février dernier par le "Financial Times". Cette proposition reçoit de plus en plus d'écho aux Etats-Unis, observe-t-on à Paris. La majorité démocrate à la chambre des représentants veut d'ailleurs adopter une loi imposant un retrait des troupes américaines d'ici la fin août 2008, voire la fin 2007.

Invité du professeur Stanley Hoffmann, un ami personnel selon son entourage, le Premier ministre français prononcera en anglais cette conférence sur le thème "France et Etats-Unis: comment faire face à un ordre mondial en mutation?". Il répondra ensuite aux questions des étudiants.

La veille, Dominique de Villepin s'entretiendra à New York avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Il fera le point sur le déploiement des forces françaises de maintien de la paix, notamment en Côte d'Ivoire, au Liban et en Afghanistan. Il aura également des entretiens avec l'ancien président Bill Clinton et le prix Nobel d'économie Amartya Sen.

L'ancien ministre des Affaires étrangères s'était révélé au monde le 14 février 2003 par son discours retentissant contre la guerre en Irak au Conseil de sécurité des Nations unies, qui en avait fait l'une des bêtes noires des Etats-Unis.

Ce voyage aux Etats-Unis intervient à deux mois de son départ de Matignon, et alors que l'on s'interroge sur l'avenir personnel du Premier ministre. Il a déclaré lundi matin sur Europe-1, en annonçant son soutien au candidat de l'UMP à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy, vouloir servir la France "autrement et ailleurs".

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Dimanche 11 mars 2007

Aujourd'hui c'est avec tristesse qu'une page de l'histoire française se tourne, cette page c'est notre Président, le Président de tous les français: Jacques CHIRAC.

Jacques CHIRAC, lors de son allocution radiotélévisé a été très émouvant en posant véritablement les enjeux de la France de demain. Le Président a été tout simplement brillant, égale à lui même. Il a encore une fois posé le débat avec courage et lucidité. Il a rappelé sa ferme volonté de se battre contre l'extrémisme, défendant la cohésion, la diversité, l'égalité. En se posant en garant de la liberté et des valeurs Républicaines.

pour voir le discours connectez-vous sur : www.elysée.fr

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Vendredi 9 mars 2007

Le premier ministre continue de ronger son frein et d'enrager de ne pas être un des acteurs de cette présidentielle.

 
Le premier ministre commencerait-il à trouver le temps long à Matignon ? Recevant, hier à l'occasion de la journée des femmes, les conseillères de son cabinet et leurs assistantes, Dominique de Villepin a laissé percer son vague à l'âme. Il a avoué que « Matignon est une maison difficile, exigeante ». Manifestement, la période où il répétait à qui voulait l'entendre qu'il était « heureux » à Matignon est derrière lui.
 
Dans l'attente de l'intervention de Jacques Chirac, le premier ministre continue de se tenir soigneusement à l'écart de la campagne de Nicolas Sarkozy. Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France à paraître aujourd'hui, il fait un nouveau pas vers le candidat UMP. Sans prononcer explicitement le mot de « soutien ». Mais il assure qu'il n'est pas « homme à se retirer sur son Aventin » et qu'il exprimera ses « con­victions le jour venu ».
 
Bref, Villepin continue de ronger son frein et d'enrager de ne pas être un des acteurs de cette présidentielle.
 
Cela ne l'empêche pas d'évoquer la campagne, avec ses partisans. Mardi soir, une quinzaine de parlementaires se sont retrouvés à Matignon. L'occasion de commenter la percée de Bayrou. La plupart des villepinistes se sont accordés - un brin admiratifs, un brin désemparés - pour dire que le candidat est « en train de créer une dynamique qui plaît à une partie de nos électeurs ». Ils ont également traité le cas Le Pen et la décision de Nicolas Sarkozy de l'aider à réunir les parrainages : « Ce mélange des genres est dangereux », ont regretté certains villepinistes.
 
Villepin, lui, réserve ses commentaires pour plus tard. Après la déclaration du chef de l'État, il a prévu d'effectuer un voyage aux États-Unis, du 15 au 17 mars, où il fera escale à New York et Boston.
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Jeudi 8 mars 2007
Le fantôme de Balladur

Cette histoire, Nicolas Sarkozy la connaît mieux que personne. Elle lui a valu après l'élection de Jacques Chirac à la présidentielle de 1995 une courte mais sévère traversée du désert pour traîtrise. Le candidat de l'UMP a analysé comme une leçon pour lui-même l'échec d'Edouard Balladur, lui qui, au début du mois de janvier 1995, claironnait, pour décourager Jacques Chirac de se présenter, que le Premier ministre de l'époque, crédité de 30 % dans les sondages, pourrait l'emporter dès le premier tour. Dans l'entourage d'Edouard Balladur, la confiance dans les sondages était totale, les ralliements s'étaient multipliés, les socialistes étaient en plein désarroi et Jacques Chirac, solitaire, dans les cordes. Edouard Balladur pouvait rêver d'occuper tout l'espace politique. Le 22 février 1995, coup de tonnerre ! Selon le baromètre Ipsos- Le Point, les courbes se croisent. Jacques Chirac et Lionel Jospin font jeu égal avec le Premier ministre avec 22 % des intentions de vote. Edouard Balladur restera jusqu'au bout de la campagne accroché à ce socle de 20 %. Nicolas Sarkozy a médité l'inexpérience politique de l'équipe à laquelle il appartenait, le manque de voracité de son chef quand Jacques Chirac, pied à pied, se construisait de dixième de point en dixième de point une nouvelle image. Il sait surtout qu'on n'est jamais trop prudent dans les pronostics. Et pourtant, à la Réunion le 16 février, tandis que Ségolène Royal semblait vaciller, Nicolas Sarkozy s'est laissé aller à confier : « Cette élection, je commence à pas trop mal la sentir. » Branle-bas de combat parmi ses proches. Les Français détestent les favoris : le candidat ne bavardera pas avec les journalistes dans l'avion du retour.

source: le point

Aujourd'hui le dernier sondage tombe, les courbes se croisent:

Bayrou, Sarkozy et Royal font jeu égal:

Sondage CSA: Bayrou progresse de sept points et talonne Royal et Sarkozy

Le candidat UDF François Bayrou est crédité de 24% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle en progression de 7 points et talonne Ségolène Royal (25) et Nicolas Sarkozy (26), selon un sondage CSA pour le Parisien Aujourd'hui en France et i-Télé à paraître jeudi.M. Bayrou était crédité dans un précédent sondage CSA réalisé le 1er mars de 17% d'intentions de vote au premier tour contre 29% à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

par rezeid publié dans : Divers
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Mercredi 7 mars 2007
A quelques semaines de son départ de Matignon, Dominique de Villepin s'est livré, mardi 6 mars, à un exercice délicat : avancer un certain nombre de propositions concrètes pour remettre durablement l'économie française sur le chemin d'une croissance de 3 %, alors que la hausse du produit intérieur brut (PIB) a été de 1,2 % en 2005, de 2 % en 2006, et devrait rester du même ordre en 2007.

 


Le premier ministre a réuni dans la matinée une conférence nationale sur la croissance au ministère de l'économie et des finances, en présence de plusieurs ministres, du patronat et des syndicats, de chefs d'entreprise et des membres de la Commission économique de la nation. Ce rendez-vous, moins attendu que les deux précédents, sur l'emploi et le pouvoir d'achat et sur les finances publiques, est censé, selon Matignon, "aider à fixer collectivement un cap en matière de croissance"

"Si nous voulons franchir de nouvelles étapes, nous avons besoin de choix poursuivis sur le long terme, pendant dix ans, pendant quinze ans. Une croissance de 3 %, un taux de chômage de 6 % et une dette publique ramenée à 55 % du PIB à l'horizon 2012, ce sont des objectifs qui doivent être aujourd'hui partagés par tous", a assuré M. de Villepin, comme s'il laissait une feuille de route à son successeur.

Le chef du gouvernement a exprimé sa conviction que la France peut passer de 2 % à 3 % de croissance sans remettre en cause son modèle social ni se sentir obligée de ressembler aux Anglo-saxons. Pour développer le volume d'emplois, notoirement insuffisant, et soutenir l'innovation, M. de Villepin a avancé plusieurs mesures d'une facture classique, comme la fusion de l'ANPE et l'Unedic (également défendue par Nicolas Sarkozy), une meilleure indemnisation des jeunes au chômage, un système de formation plus adapté aux personnes peu ou pas qualifiées.

Plus novatrice, en revanche, est la demande qu'il a formulée à l'Insee de "mettre à la disposition de tous les Français 2 ou 3 indicateurs qui ne soient pas seulement des indicateurs de croissance mais également des indicateurs de progrès durable" tenant compte des composantes sociales de l'activité économique.

L'idée d'un "Small Business Act" à la française, réservant une part des marchés publics aux PME, fait aussi son chemin. A charge pour le prochain gouvernement de la défendre au niveau européen et à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Lundi, Matignon insistait sur la convergence de vues entre le premier ministre et le prix Nobel d'économie américain Edmund Phelps. Ce dernier a ouvert la conférence sur la croissance, en compagnie de l'économiste en chef de l'OCDE, Jean-Philippe Cotis. Et en faisant valoir que la faiblesse de la croissance française n'est pas due à notre modèle social, mais à la place insuffisante faite, dans notre pays, aux nouveaux entrants : les jeunes et les entreprises innovantes.

par rezeid publié dans : Croissance
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