Jeudi 19 avril 2007

22 avril : pas de résultats avant 20h

Respectons les électeurs, respectons la loi de la République !

par rezeid publié dans : Divers
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Mercredi 18 avril 2007

Le premier ministre, qui est absent de la campagne, s’efface progressivement de la scène politique et médiatique. Récit de ses derniers mois à Matignon

Derniers jours rue de Varenne. Les tilleuls, les chênes et le vieux robinier des jardins de Matignon renaissent. Mais l’activité gouvernementale est en berne, réduite à son strict minimum. La semaine dernière, l’agenda officiel du premier ministre n’affichait que deux lignes : le 90e anniversaire de la bataille de Vimy, le 9 avril ; le conseil des ministres, le 11. Et cette semaine, plus rien.

Chaque mercredi, les conseillers du premier ministre continuent de se réunir dans la salle du conseil, pour la réunion du cabinet. Une salle toujours bondée, désormais à moitié vide : le tiers des conseillers a déjà fait ses cartons et quitté Matignon. Le premier d’entre eux, le jeune directeur de cabinet, Bruno Le Maire, investi par l’UMP dans une circonscription de l’Eure, a lui-même la tête ailleurs. Quant aux ministres, ils font campagne pour Nicolas Sarkozy, enchaînant les réunions publiques et les œillades au candidat.

Dominique de Villepin, lui, se fait discret, se tenant délibérément à l’écart de la campagne. « Il est serein, détaché, souriant, commente un proche. C’est incroyable… » Le premier ministre, qui a toujours dit qu’il servirait les Français « jusqu’au dernier jour » à Matignon, travaille. Au dossier des otages français. À celui de la menace terroriste. Début avril, il a géré la grève des dockers marseillais, et reçoit ces jours-ci des chefs d’État étrangers. « C’est un homme de devoir, indique-t-on à Matignon. Il assume ses responsabilités jusqu’au bout. »

Période de "découragement" après l'investiture de Sarkozy

Jusqu’au bout mais le cœur n’y est plus. « Il n’y est plus depuis le 14 janvier », précise un proche. Depuis le congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Depuis la démonstration de force du président de l’UMP, qui a signifié ce jour-là qu’il avait bel et bien gagné la guerre contre la « chiraquie ».

« En entrant dans la salle, Villepin a pris conscience physiquement que la page était tournée », commente le député villepiniste, Georges Tron, qui l’accompagnait. S’ensuit une période de « découragement, voire de déprime », selon plusieurs familiers de Matignon. Un « trou d’air », définit un proche. Les conférences de presse du premier ministre sont boudées par la presse. Il cesse ses déplacements du vendredi, qui étaient devenus un rituel. « Personne ne voulait plus le recevoir, analyse une source gouvernementale. Seuls les élus de gauche l’invitaient pour signer des contrats de projet État-région. »

Le 12 février, à Matignon, Dominique de Villepin décore Pierre Lefranc, ancien résistant et collaborateur du général de Gaulle. Un cercle de vieux gaullistes assiste à la cérémonie. Pierre Lefranc rend hommage au « courage et au talent » de Villepin. Il lui dit sa fierté de l’avoir entendu « si bien parler au nom de la France », le 14 février 2003, devant les Nations unies. Il lui dit aussi son regret de ne pas le voir aller « plus loin dès maintenant », de le voir s’effacer de la scène politique.

Et il ajoute : « En politique, on ne peut rien accomplir tout seul… sauf le 18 juin. » « Une phrase qui sonnait comme une cruelle leçon, se souvient l’un des invités. Villepin a toujours été seul, il n’était pas de la famille UMP. À part une petite dizaine de députés, il n’y avait personne autour de lui. Cette cérémonie, empreinte de nostalgie, signifiait aussi que le gaullisme politique est mort, bel et bien. »

Refus de briguer une circonscription

Le mois de février traîne en longueur. Des fidèles, à l’instar du député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, incitent le premier ministre à récupérer la circonscription laissée vacante par Jean-Louis Debré, nommé au Conseil constitutionnel. Villepin s’y refuse.

Le 21 février, jour de la dernière séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée, il fait ses adieux aux députés. Le premier ministre évoque les « épreuves » traversées. C’est au CPE qu’il pense. Mais aussi à la bronca menée contre lui par les parlementaires de son camp. Aux cris de « Villepin démission ». « Tous ici nous sommes différents, commence Dominique de Villepin. Différents par nos origines, nos sensibilités, nos engagements. Cette diversité doit rester pour la nation tout entière une force, elle ne doit pas se perdre en affrontements stériles. »

Mais les députés n’écoutent plus, l’esprit ailleurs, tourné vers la bataille électorale à venir et le candidat de leur camp. « Ces adieux ont fait flop, souligne une source gouvernementale. Jusqu’au bout, Villepin et les élus seront restés sur un malaise, une incompréhension. »

"Ce en quoi je crois par-dessus tout, c’est à la dignité"

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le dernier cercle des villepinistes continue de se réunir à Matignon chaque mardi, pour analyser la situation politique. Certains ont vu dans la percée de François Bayrou la preuve qu’une demande d’offre alternative à Nicolas Sarkozy existait bien à droite. D’autres parlent de gâchis. « Sur le terrain, beaucoup regrettent que Villepin ne soit pas candidat », avance Jean-Pierre Grand.

Mais les mots n’y font rien, la page est tournée. Pour Villepin aussi, qui reste désormais des heures enfermé dans son bureau, à dicter son prochain livre. « La phase de déprime s’est achevée début mars, raconte un fidèle. Villepin a fait son deuil, après un gros travail sur lui-même. Il n’est pas du genre à s’apitoyer. Il a pris de la hauteur et atteint un détachement total. »

Le 11 mars, Jacques Chirac annonce qu’il ne se représente pas. Dès le lendemain, sur Europe 1, Dominique de Villepin apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, sans attendre que le chef de l’État fasse part de ses préférences électorales. Un proche lui demande pourquoi. « On peut toujours se donner de bonnes raisons de reculer, lui répond Villepin. C’est se compliquer la vie. Ce en quoi je crois par-dessus tout, c’est à la dignité. Je ne veux pas qu’on dise que le premier ministre a manqué de dignité. »

Pas d’appétence pour le "jeu partisan".

Avait-il le choix ? Quand l’un de ses ministres fidèles, François Goulard, annonce son ralliement à François Bayrou, Villepin s’enflamme, songe à le renvoyer du gouvernement. « Il était furieux que l’un de ses ministres prenne une liberté qu’il n’avait pas les moyens de s’octroyer », analyse un député. C’est, en revanche, avec des larmes dans les yeux qu’il reçoit une dernière fois le ministre démissionnaire Azouz Begag, lui aussi rallié à Bayrou, le 5 avril dernier.

Dans trois semaines, Dominique de Villepin quittera Matignon, il sera seul. Début avril, lors de sa dernière conférence de presse, il a redit sa fierté des résultats obtenus. Mais reconnu qu’il n’avait pas le goût de la « politique en tant que telle », pas d’appétence pour le « jeu partisan ». « Le service de la France est ma seule vocation », ajoutait-il.

« C’est l’un des drames de Villepin, explique un fidèle, déçu. Il aime recevoir mais pas demander. » Un autre proche : « Villepin ne s’est jamais placé dans un esprit de conquête. C’est un homme de circonstances. Il se distingue en situation de crise. » « Vous voyez-vous comme un possible recours ? », lui demandait une journaliste le 2 avril. « Les étagères sont pleines de recours qui prennent la poussière », a répondu le premier ministre.

source les echos

par rezeid publié dans : Divers
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Lundi 16 avril 2007
Dominique de Villepin, dont le bail à Matignon s'achève dans moins d'un mois, apparaît totalement absent du devant de la scène politique et médiatique pendant la campagne présidentielle.S'il martèle depuis des mois vouloir gouverner "jusqu'au dernier jour", le Premier ministre le fait, ces derniers temps, pour le moins discrètement.

 

Alors qu'il avait multiplié les déplacements en province pendant ses 18 premiers mois à Matignon, sa dernière visite sur le terrain remonte au 8 décembre.

 

Depuis son ultime conférence de presse mensuelle, il y a 15 jours, M. de Villepin n'est apparu dans les médias que pour sa participation, le 9 avril, aux commémorations de la bataille de Vimy, dans le Pas-de-Calais, présidées par la reine d'Angleterre Elizabeth II.

 

Et cette semaine, le service de presse de Matignon n'a pas publié l'agenda de ses activités officielles.

 

Malgré cette ambiance de fin de règne, son entourage assure qu'il poursuit normalement ses activités de chef du gouvernement. Lundi midi, il a ainsi reçu le Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté, et dans l'après-midi, il devait rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak.

 

Si l'on est loin, dans les sondages, du record d'impopularité connu au lendemain de son échec sur le CPE, M. de Villepin ne bénéficie pas d'un regain de sympathie de la part des Français à la veille de son départ de Matignon.

 

Dans le baromètre Ifop publié dimanche dans le JDD, il voit la part de satisfaits reculer de deux points, à 38%, et celle des mécontents progresser d'un point, à 59%. "Le villepinisme est dissous dans la campagne présidentielle", analyse Jean-Luc Parodi, directeur de recherche au Centre d'études de la vie politique française.

 

De fait, M. de Villepin, qui a longtemps rêvé pouvoir concourir pour l'Elysée, même s'il a toujours affirmé officiellement ne nourrir aucune ambition présidentielle, ne participe pas du tout à la campagne.

 

Pourtant, le 12 mars, en annonçant son ralliement au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, le Premier ministre avait affirmé qu'il serait "à ses côtés". "Nous avons été ensemble au gouvernement, nous serons ensemble dans cette bataille", avait-il lancé.

 

Depuis, les deux hommes ne sont guère apparus ensemble, hormis sur le perron de Matignon, le 26 mars, lors de la démission de l'ancien ministre de l'Intérieur.

 

Pas de déplacements ni de meetings communs pour l'instant. Le 2 avril, lorsqu'il avait renouvelé sa confiance à M. Sarkozy -timidement et en lui lançant quelques piques-, M. de Villepin avait pourtant assuré que "la chose est prévue".

 

Mais, à six jours du premier tour, "rien n'est arrêté", indiquait lundi l'entourage du Premier ministre.

 

Selon un élu sarkozyste, le candidat UMP ne serait pas très pressé, lui non plus, de partager une estrade avec son ancien rival.

 

Quant à l'après-Matignon, M. de Villepin reste assez discret sur ses intentions. Tout juste a-t-il confié qu'il désirait se remettre à "enseigner", même s'il n'entend pas en faire son "activité principale".

 

Dans sa dernière édition, L'Express affirme que Barry Diller, magnat américain des médias et d'internet, a proposé au Premier ministre de "le rejoindre à la tête de la fondation qu'il va créer dès cet été autour des valeurs de paix et de justice".
par rezeid publié dans : Divers
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Dimanche 15 avril 2007
 "Merci Mr Axelrad, pour votre lucidité, votre courage, votre prise de position juste! Le candidat de l'UMP dépasse les limites c'est un acte calculé de son équipe de campagne j'en suis persuadé. Depuis le début de la campagne l'UMP version Sarkozy, il fleurte avec l'extrême droite et nous ne pouvons l'accépter dans notre modèle, dans notre République. Je crois qu'il est tant de le dire et de se mettre en mouvement, Mr Sarkozy on ne peut plus te suivre, et chancun doit revoir la la déclaration de Jacque CHIRAC." Rezeid

L’interview accordée au Figaro par un conseiller écouté du candidat de l’UMP à la Présidence de la République montre qu’un courant existe, au sein de la droite parlementaire, qui est prêt à franchir la ligne jaune pour être assuré de vaincre au deuxième tour d’une élection qui s’annonce disputée. Il faut faire savoir dès maintenant qu’au cas où, par malheur, ce courant ferait prévaloir son point de vue et réussirait à mettre en oeuvre ce projet de proportionnelle pour la représentation nationale, il rencontrera, au sein de l’UMP, au sein de la droite et du centre comme au sein du pays tout entier, non seulement une opposition farouche mais, très vite, une résistance totale au déshonneur.


Sous des dehors habiles, cette interview est un clin d’œil aux cadres du Front National. Personne ne peut s’y tromper. Soyons clairs. S’adresser à un électorat se sentant abandonné dans sa souffrance et qui, de ce fait, se tourne vers un démagogue populiste, pour faire revenir cet électorat vers un vote en faveur d’un candidat démocrate, se comprend et doit même être approuvé. Mais, introduire dans le corps législatif des élus sur liste, à l’idéologie extrémiste et xénophobe, est d’une autre nature. Nous ne voulons pas que dans le Parlement de la France des voix de haine, des voix racistes, les voix de l’abaissement de la France, se fassent entendre. Dans toute l’histoire de la Vé République seul un ancien pétainiste ayant reçu la francisque s’y est livré, avec la volonté manifeste de troubler le jeu démocratique. Nous en payons encore le prix aujourd’hui. Au moment où notre pays doit affronter des défis énormes, au moment où il faut emporter la conviction de nos concitoyens pour mettre en œuvre les réformes indispensables à la modernisation de l’Hexagone, la proportionnelle, même partielle, pour les élections législatives serait un mauvais coup porté à la nation française. Car la proportionnelle est telle une drogue, on en prend un peu, puis il y a accoutumance et l’on en redemande toujours plus. Ce serait introduire par la bande le retour au régime des partis, aux débats idéologiques sans fin et stériles. Ce serait, par conséquent, le retour assuré à l’impuissance érigée en système de gouvernement. La proportionnelle peut sembler une idée noble, apparemment équitable. Elle est assurément dangereuse.


Il faut rendre hommage au Président Chirac d’avoir clairement tiré le signal d’alarme dans sa dernière allocution sur ce danger, danger auquel il a toujours su faire face sans faiblesse aucune.


Monsieur le Président de l’UMP, Monsieur le candidat, vous qui avez été ignominieusement attaqué sur vos origines par les tenants de cet extrémisme, vous qui avez médité et écrit sur un enfant de la nation que ces mêmes forces ont autrefois mené à la mort, vous ne pouvez approuver une telle dérive. Faites le savoir. Vite.

 

Herbert AXELRAD ( secrétaire général de Réforme et modernité)


par rezeid publié dans : Sarkozy//Villepin
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Vendredi 13 avril 2007
Une enquête des Renseignements généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude.

 

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen (Reuters)

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen (Reuters)

La Direction Centrale des Renseignements Généraux est en possession d’une enquête confidentielle sur l’état de l’opinion qui annonce l’élimination de Ségolène Royal au 1 er tour. Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l’opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français. Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour.
 
Déflagration
Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d’une dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à nourrir la réflexion du ministre de l’Intérieur. Ce sondage "Mercure", donnant Nicolas Sarkozy en tête, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier, pourrait annoncer un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et le leader du Front National.

Cette information, que la place Beauvau ne peut révéler, pourrait provoquer une déflagration politique. Certains informateurs précisent que l’annonce d’une défaite possible de la candidate socialiste au premier tout pourrait réveiller les indécis et les encourager à retourner vers un vote en sa faveur dès le premier tour. "Certains candidats, Sarkozy, ou Bayrou, n’ont aucun intérêt à divulguer les résultats de ce sondage, souligne un fonctionnaire des RG. La révélation de cette info pourrait faire remonter Madame Royal…" S.R.

Source: le nouvelobs

par rezeid publié dans : Divers
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Vendredi 6 avril 2007
La "cause directe" de la démission d'Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, n'est pas liée à son soutien à François Bayrou mais à la publication d'un livre à charge contre Nicolas Sarkozy, affirme Le Parisien.

Les bonnes feuilles de cet ouvrage, intitulé "Un mouton noir dans la baignoire" à paraître le 11 avril doivent être publiées par l'hebdomadaire Marianne qui paraît samedi.

Dans son livre, indique Le Parisien, Azouz Begag, qui était souvent en désaccord avec Nicolas Sarkozy, raconte notamment comment l'ex-ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a un jour menacé de lui "casser la gueule".

"Le livre a rendu furieux le duo Villepin-Chirac", écrit Le Parisien.

Dès l'annonce de la démission d'Azouz Begag jeudi après-midi par Matignon, il n'était plus possible de consulter la biographie de l'ex-ministre délégué sur le site en ligne du gouvernement.

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Vendredi 6 avril 2007

Le Premier ministre a défendu le bilan de son gouvernement en matière d'emploi et de finances publiques. Il a aussi donné ses perspectives sur les grands enjeux des mois à venir  

A vingt jours du premier tour de la présidentielle et alors que Nicolas Sarkozy a présenté son projet ce matin, Dominique de Villepin a tenu, à Matignon, sa vingtième et dernière conférence de presse mensuelle. Lors de ce rendez-vous, fixé par le Premier ministre à son arrivée au pouvoir, en juin 2005, le chef de gouvernement a tenté de dresser un bilan et donner quelques perspectives sur les grands enjeux des mois à venir. Tour d'horizon

EMPLOI

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Les statistiques sur le nombre de demandeurs d'emploi sont "les chiffres de l'Insee, confirmés par l'OCDE", a déclaré Dominique de Villepin en réponse à la polémique sur la réalité de l'ampleur de la baisse du chômage. "Au lieu de polémiquer sur les chiffres, essayons plutôt de faire baisser davantage le chômage et de créer davantage d'emplois de qualité dans notre pays", a-t-il souligné. L'office statistique européen Eurostat a révisé le taux de chômage moyen sur l'ensemble de l'année 2006 en France à 9,4% contre 9% selon l'estimation précédente. Pour février, Eurostat évalue à 8,8% le taux de chômage, contre 8,4% annoncé par l'Insee jeudi. Ces dernières statistiques sont contestées par plusieurs candidats.

FINANCES PUBLIQUES

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Dominique de Villepin a indiqué miser sur "un chiffre de 2,3%" de déficit public pour 2007, ce qui rapprochera la France "des pays les plus vertueux en Europe". "Notre endettement public a lui aussi reculé rapidement. Il pourra passer cette année sous les 63% du PIB", a-t-il également affirmé. (En savoir plus)

SUEZ-GAZ DE FRANCE

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Interrogé sur la fusion entre Suez et Gaz de France toujours en "stand-by", le Premier ministre Dominique de Villepin a rappelé l'intérêt pour la France d'une "grande entreprise du domaine de l'énergie". Mais l'hôte de Matignon a bien vite donné la parole au ministre de l'Economie et des Finances. Thierry Breton s'est donc employé à rassurer sur l'ouverture totale des marchés de l'électricité et du gaz à la concurrence, pour laquelle les décrets d'application seront pris à temps, c'est-à-dire avant le 1er juillet. En revanche, il n'a pas précisé si le décret qui autorisait la privatisation de Gaz de France serait signé au cours des semaines à venir. Il semble que la parution de ce texte, délicate en période électorale, soit toujours bloquée par Matignon.

PRESIDENTIELLE

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Dominique de Villepin a réaffirmé qu'il se tenait aux côtés de Nicolas Sarkozy, le candidat UMP à la présidentielle étant selon lui le "mieux à même" de réformer la France. Les Français "demandent des choix courageux et modernes. (...) Je suis convaincu que le candidat de notre famille est aujourd'hui le mieux à même de porter ces choix", a dit le Premier ministre lors de son ultime conférence de presse mensuelle, tenue à Matignon. "Je suis à ses côtés", a-t-il ajouté, "pour défendre la vision d'un pays qui poursuit rassemblé dans la voie du changement". Le chef du gouvernement avait officiellement apporté le 12 mars son soutien à Nicolas Sarkozy, longtemps son grand rival.

Dominique de Villepin a par ailleurs affirmé que "rien ne serait pire" pour la France "que de revenir en arrière, comme le propose aujourd'hui le Parti socialiste". "Les Français demandent des choix courageux et modernes, ils veulent renouer avec l'esprit pionnier de la France. Il est temps que notre pays retrouve cette audace qui a impressionné les autres peuples du monde et qui a toujours fait notre force", a déclaré le Premier ministre. Soulignant que l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne "se sont engagés dans la voie de réformes courageuses", il a estimé que la France devait elle aussi "franchir ce pas". "Sachons regarder la réalité en face, il ne sert à rien de refuser de voir la mondialisation. Nous ne dresserons pas des barrières entre le monde et nous: ce n'est pas possible, ce n'est de l'intérêt de personne", a-t-il dit.

VI REPUBLIQUE

Dominique de Villepin s'est opposé à la récente proposition de la candidate socialiste Ségolène Royal de créer une "VIè République". "Les institutions de la Vè République me paraissent répondre parfaitement aux impératifs de la décision publique. Ce n'est pas la République qu'il faut transformer, ce sont les blocages de la société française qu'il faut lever", a-t-il affirmé. "Ne nous plaignons pas des institutions, c'est en général la volonté qui fait défaut plus que les instruments", a-t-il poursuivi. (Notre dossier sur la présidentielle)

MESSAGE AU PROCHAIN GOUVERNEMENT

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Le prochain gouvernement devra apporter aux Français "de l'action et des résultats", a affirmé le Premier ministre Dominique de Villepin. Selon lui, "le rythme de l'action publique a changé" du fait de l'instauration du quinquennat : "Les résultats doivent venir vite, les changements doivent être perceptibles rapidement". "Tout ce qui concerne l'emploi, la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d'achat des Français me paraît prioritaire", a-t-il ajouté. "Ce qui a été entrepris doit être poursuivi", a-t-il poursuivi: "Ne perdons pas de temps à détruire ce qui marche, par idéologie ou par volonté de faire autrement. Soyons capables de garder les outils et les réformes qui ont apporté la preuve de leur efficacité pour nous consacrer à de nouveaux chantiers". Il a encore estimé que le changement de gouvernement ne devait pas "se traduire par une perte de temps pour les Français". Le chef du gouvernement a ainsi rappelé avoir donné pour instruction aux ministres de transmettre à leurs successeurs "tous les éléments nécessaires à une prise de décision efficace et juste".

IMMIGRATION

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Dominique de Villepin a déclaré qu'il n'était "pas tout à fait d'accord" avec Nicolas Sarkozy sur la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, indiquant qu'il préférait la naissance d'une "Agence de l'immigration". "Moi, je dois dire clairement que quand le débat a été posé, je n'étais pas pour ma part favorable à la création d'un ministère en tant que tel et la proposition de Nicolas Sarkozy qui déjà, à cette époque, se prononçait pour un ministère à part entière, eh bien nous n'étions pas de ce point de vue-là tout à fait d'accord", a déclaré le Premier ministre. Le candidat de l'UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, a créé la polémique en se prononçant pour la création d'un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale". "S'il faut aller plus loin, j'aurais tendance à préconiser plutôt une Agence de l'immigration comme cela existe dans d'autres pays, car je crois que le fait de placer techniquement cette question dans un cadre interministériel est une bonne chose" a ajouté Dominique de Villepin, même s'il reste "convaincu" que le ministère de l'Intérieur doit avoir "une vocation de coordination dans ce domaine".

par rezeid publié dans : Divers
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Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

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