Mardi 24 janvier 2006

 Dans une circulaire sur la préparation du budget 2007, le Premier ministre Dominique de Villepin demande à ses ministres de se fixer des objectifs "ambitieux" en matière de réduction des dépenses pour engager le désendettement de la France dès l'an prochain.

Dans ce document de quatre pages signé le 19 janvier et obtenu par Reuters auprès d'une source gouvernementale, il rappelle qu'il a fixé pour objectifs le retour des comptes publics à l'équilibre et de la dette à 60% du PIB, au lieu de 66% aujourd'hui, à l'horizon 2010.

"Ces objectifs engagent l'Etat dès aujourd'hui", écrit-il. "Après une année de stabilisation en 2006, la part de la dette (publique) dans le PIB doit commencer à refluer en 2007."

Il rappelle qu'il a demandé aux ministres de l'Economie et du Budget, Thierry Breton et Jean-François Copé, de préparer la loi de finances 2007 sur la base d'une évolution des dépenses inférieure de un point à l'inflation.

Dominique de Villepin précise à ses ministres qu'il les réunira "dans les prochaines semaines" pour leur présenter la stratégie du gouvernement en matière de finances publiques.

"Une démultiplication de nos efforts en matière de modernisation et de productivité est nécessaire pour tenir le cap du redressement de nos finances publiques", ajoute-t-il. "Je vous invite donc à viser des objectifs ambitieux en ce domaine."

Il demande à ses ministres de lui transmettre "avant le 10 février" des propositions chiffrées de redéploiement des effectifs de fonctionnaires et de non remplacement des départs à la retraite, ainsi que leurs plans de recrutement pour 2006.

"Afin d'anticiper et de préparer ces évolutions, je vous demande, dès 2006, de limiter très strictement vos recrutements externes", souligne le chef du gouvernement, qui souhaite aussi que la mobilité des fonctionnaires et "facilitée".

"ANALYSE APPROFONDIE"

Les économies réalisées en 2007 grâce à cet "effort d'adaptation" serviront notamment à améliorer le pouvoir d'achat des fonctionnaires et à "dynamiser" leurs carrières, écrit-il.

C'est sur la base de cette première étape que Jean-François Copé organisera avec chaque membre du gouvernement en février des "réunions d'économies structurelles".

Celles-ci permettront d'examiner les projets de réforme des politiques publiques "et les conséquences à en tirer sur le format (des) administrations et le montant des crédits".

Cette phase se terminera par un "cycle de réunions" à Matignon, à la suite desquelles le Premier ministre adressera aux membres du gouvernement une "feuille de route sur les réformes à expertiser plus avant".

Entre février et avril, les services des différents ministres rencontreront ceux de Bercy pour instruire leurs projets de budget.

"L'ensemble de vos moyens financiers et humains fera l'objet d'une analyse approfondie", prévient Dominique de Villepin. 

Il souhaite également un "renforcement de la collégialité" de la procédure budgétaire pour "favoriser l'émergence de réformes structurelles".

"Nos progrès devront s'appuyer en particulier sur le programme d'audits" des ministères lancé par Jean-François Copé, ajoute-t-il. Ce programme devra permettre, d'ici l'été, "un réexamen des principales procédures de l'Etat et du fonctionnement de ses grands services".

Le Premier ministre adressera fin mai aux ministres les lettres arrêtant leurs plafonds de crédits et d'effectifs par mission, ainsi que les principales réformes à mettre en oeuvre.

Il rappelle qu'il prendra en juin, devant le Parlement, un "engagement national de désendettement".

source: www.liberation.fr

par rezeid publié dans : Budget 2007
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Mardi 24 janvier 2006

L'Etat va débloquer dix millions d'euros de crédits supplémentaires en 2006 pour le lancement du Plan Seniors qui aura lieu en février prochain, comme l'a annoncé officiellement hier Gérard Larcher ministre délégué à l'Emploi, devant les partenaires sociaux.

M. Larcher a donc présenté hier à un groupe de travail réuni pour la seconde fois, une trentaine de mesures issues de l'avant projet de ce programme qui couvrira la période 2006-2010.
L'objectif principal étant d'encourager les seniors à continuer à travailler après 60 ans, avec notamment la création d'un contrat à durée déterminée de 18 mois renouvelable une fois pour les plus de 57 ans et l'élargissement de la possibilité du cumul emploi-retraite.
En effet, d'ici 2010, selon les objectifs européens fixés par le Conseil de Stockholm, 50% des 55-64 ans devront être en activité… Alors qu'ils n'étaient que 37% en 2004. Si le gouvernement veut atteindre cet objectif, il va donc falloir que son plan fonctionne et qu'il gagne en moyenne deux points par an...
Ce nouveau plan se mettra donc en place en juin prochain avec dans un premier temps, une campagne de sensibilisation d'au moins deux ans visant à « faire évoluer les mentalités » du public et des employeurs. L'Etat lui consacrera cinq millions d'euros, soit la moitié des dix millions affectés au plan « dès 2006 ».
Sur les cinq millions restant, trois millions serviront à renforcer la politique contractuelle en direction des seniors et deux millions seront consacrés au doublement de la dotation des crédits du Fonds d'amélioration des conditions de travail (FACT). Ce fonds sera réorienté vers la gestion des âges dès 2006 et ses moyens d'intervention seront « substantiellement développés ».

Pour encourager le maintien des seniors dans l'emploi, le plan prévoit notamment une « meilleure gestion des ressources humaines tout au long de la vie » et espère favoriser la formation professionnelle. Il envisage également de consacrer 20.000 CIE (Contrats initiative emploi) aux seniors sur les 50.000 prévus en 2006.
Il encourage aussi la création d'entreprise, sachant qu'en 2004, 7.000 demandeurs d'emploi de plus de 50 ans ont créé leur entreprise. L'ANPE devrait aussi ouvrir un service spécifique aux seniors sans pour autant ouvrir « un guichet spécifique » pour eux, a prévenu le ministre.
D'autre part, comme l'a annoncé le Premier ministre dans sa conférence de presse de lundi dernier, différentes mesures devraient encourager les seniors à poursuivre le travail après la retraite avec notamment une élargissement des possibilités du cumul emploi-retraite et un renforcement du caractère incitatif du dispositif de surcote des pensions.
Enfin, le ministre a confirmé la suppression progressive d'ici 2010, de la contribution Delalande. Cette taxe, payée par les entreprises qui licencient un salarié de plus de 50 ans, est considérée comme « un frein à l'embauche » des seniors . « En fait peu la payent, car il y a un grand nombre de cas d'exonération » indique le ministre qui ajoute que « le principe est malheureusement dans les têtes et dissuade certains employeurs d'embaucher des seniors ». Ainsi, toujours selon M. Larcher, « à l'avenir, aucune nouvelle embauche ne sera passible de la contribution, en cas de rupture du contrat ».

Le plan Seniors sera officiellement lancé à la mi-février après une troisième et ultime réunion qui est prévue pour le 1er février, a annoncé M. Larcher. De plus, une Conférence nationale sur les seniors, présidée par le Premier ministre, devrait avoir lieu fin février.

source: www.senioractu.com

par rezeid publié dans : dominiquedevillepin
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Mardi 24 janvier 2006
L'"inverse de la précarité" selon J-F Copé

Invité sur Europe-1, le porte-parole du gouvernement a défendu le CPE, réaffirmant la détermination du gouvernement sur ce sujet.

  Jean-François Copé (Sipa)
Jean-François Copé (Sipa)
 
L e porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a invité mardi 24 janvier "les jeunes à prendre leur calculette" pour constater que le contrat première embauche proposé par le gouvernement est "l'inverse de la précarité".
Alors que les confédérations syndicales et les mouvements lycéens et étudiants doivent se réunir ce mardi pour discuter d'une mobilisation contre le CPE, Jean-François Copé a affirmé sur Europe 1 "la détermination totale" du gouvernement à mener à bien cette réforme.
"Il faut inviter les jeunes à prendre leur calculette et à voir la réalité d'aujourd'hui par rapport à ce qu'on propose".

Un contrat de travail "en aucun cas en dessous du droit commun"

"Dominique de Villepin propose des stages validés qui soient obligatoirement rémunérés, un contrat première embauche dans lequel il est prévu, au-delà de la période probatoire de deux ans, un CDI, rémunéré comme n'importe quel contrat de travail, en aucun cas en dessous du droit commun", a-t-il fait valoir.
Il a récusé l'idée que le CPE serait source de "précarité".

"La précarité, a affirmé le ministre du Budget, c'est celui qui est au chômage ou au RMI - et il n'y a pas d'accès au RMI pour les moins de 26 ans -, c'est d'être dans un CDD".
"C'est cela la précarité et c'est l'inverse que nous proposons", a-t-il dit.
Destiné aux jeunes de moins de 26 ans, ce contrat à durée indéterminée a pour caractéristique de pouvoir être résilié les deux premières années sans justification par l'employeur.

source: www.nouvelobs.fr

 

 

par rezeid publié dans : Contrat première embauche
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Mardi 24 janvier 2006

SOLIDARITÉ Lors de la première conférence nationale de la vie associative, le premier ministre a proposé aux associations «un nouveau contrat».

AU LENDEMAIN des émeutes en banlieue de novembre dernier, le gouvernement a accordé plus d'attention à un monde associatif qui, de son côté, demandait quelque réconfort. Nombre d'associations oeuvrent dans les quartiers difficiles, pour maintenir un minimum de lien social et la promotion du sport et des loisirs. Saluant «un monde d'une vitalité exceptionnelle», avec un million d'associations actives en France et 190 créées chaque jour, Dominique de Villepin a ainsi fait part de la volonté de l'État de «soutenir la vie associative, qui est au coeur de notre pacte républicain».

Plus de subventions

Après un an de préparation, s'est tenue hier à Paris la première conférence nationale de la vie associative. Trois groupes de travail avaient formulé quatre-vingts propositions. Le premier ministre n'en a retenu que vingt-cinq. Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative s'est engagé à ce qu'elles soient mises en oeuvre d'ici à mi-2008. Après deux années (2004 et 2005) où les associations ont vu leurs subventions amputées et donc leur action freinée, voire asphyxiée, Dominique de Villepin a promis que, déjà cette année, la moitié des subventions publiques sera versée dès le premier trimestre à toute association ayant souscrit une convention pluriannuelle d'objectifs. Dans ce même cadre, sera garanti un financement allant jusqu'à 75% des engagements prévisionnels pour toute la durée de la convention dont la durée pourrait être allongée à quatre ans. L'accès des associations aux prêts bancaires devrait aussi être facilité. De telles mesures visent à diminuer la fragilité financière des associations qui pourront bientôt effectuer leurs demandes de subvention par Internet, au lieu d'accumuler les formulaires compliqués. Sur le Web, seront aussi mis en ligne prochainement un annuaire national des associations et un répertoire des bénévoles qui devrait permettre de mobiliser les personnes idoines pour une cause spécifique, par exemple lors d'une catastrophe humanitaire.

Encourager le bénévolat

Chantre d'un «nouveau partenariat» entre l'État et les associations, le premier ministre souhaite que celles-ci soient mieux représentées dans les conseils économiques et sociaux, au niveau national, régional et européen. Par une circulaire datée d'hier, il a d'autre part demandé à tous les ministères de consulter le milieu associatif, lors de la préparation de textes législatifs ou réglementaires. Enfin, diverses autres décisions gouvernementales vont encourager le bénévolat qui mobilise déjà 13 millions de Français : titre-repas, assurance du bénévole, valorisation du bénévolat étudiant...

Pour Jacques Henrard, nouveau président de la Conférence permanente des coordinations associatives, les engagements du premier ministre sont «une première pierre satisfaisante ; mais nous serons vigilants sur leur concrétisation».

Source: www.lefigaro.fr

par rezeid publié dans : dominiquedevillepin
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Dimanche 22 janvier 2006

Ce qu'a vraiment promis Villepin

Depuis sa mise en place, le gouvernement Villepin a multiplié les annonces. Se posant en défenseur du « modèle social français », le premier ministre n’en a pas moins repris beaucoup de mesures libérales inspirées par Nicolas Sarkozy. « La Croix » dresse un état d’avancement des réformes en cours.
Jacques Chirac et Dominique de Villepin veulent tous les deux faire de 2006 une « année utile ». L’un espère ainsi marquer de son empreinte la fin de son second mandat. Le second compte sur son bilan pour préparer sa candidature à l’élection présidentielle et se poser en principal rival de Nicolas Sarkozy. Résultat : ce début d’année aura été marqué par une surenchère d’annonces et de promesses. Avec des conférences de presse mensuelles (la septième est annoncée pour jeudi 26 janvier) et le lancement de la troisième étape de sa bataille pour l’emploi, le premier ministre continue sa marche en avant selon une technique de communication désormais bien rodée qui rend difficile une vision d’ensemble de son action. Pour aider les lecteurs à y voir clair, La Croix récapitule les réformes annoncées par le gouvernement de Dominique de Villepin depuis son arrivée à Matignon le 31 mai 2005.

Emploi : de nouveaux contrats pour inciter les entreprises à embaucher

Lever les «freins à l’embauche». Dès son discours de politique générale, le 8 juin, le premier ministre annonçait des mesures incitatives pour les entreprises. Et, notamment, la création d’un nouveau contrat de travail assoupli, avec une période d’essai de deux ans : le «contrat nouvelles embauches» (CNE). Celui-ci est entré en application dans les entreprises de moins de 20 salariés le 1er août. Fin décembre, 280 000 CNE ont été signés.

La semaine dernière, c’est un «contrat première embauche» (CPE) qui a été lancé pour les moins de 26 ans, dans les sociétés de plus de 20 salariés. Celui-ci sera inscrit dans la loi sur l’égalité des chances soumise en février au Parlement. Pour faciliter le recrutement, un «chèque emploi très petites entreprises» (moins de 10 salariés), qui a valeur de contrat de travail et de bulletin de salaire, a été mis en place. Plus de 11 000 entreprises ont adhéré au dispositif entre septembre et fin décembre.

Le 8 juin toujours, Dominique de Villepin a annoncé des exonérations de cotisations pour les entreprises qui embauchent leur dixième salarié. Il s’agit de compenser le surcoût – estimé à 5 000 – lié au franchissement de ce seuil, et ce jusqu’à la 20e embauche. La mesure est aujourd’hui applicable. Enfin, Dominique de Villepin a annoncé la semaine dernière une exonération de charges patronales pendant trois ans pour les entreprises qui embaucheront en CDI, d’ici à la fin 2006, un jeune de moins de 26 ans au chômage depuis plus de six mois.

Lors de ses vœux télévisés, le 31 décembre 2005, Jacques Chirac a par ailleurs indiqué que le gouvernement engagerait une réforme des cotisations patronales fondée sur la valeur ajoutée des entreprises. Aucun calendrier n’a été fixé.

Chômage : accélérer le retour à l’emploi

Pour encourager la reprise d’une activité, le versement d’une prime exceptionnelle de retour à l’emploi de 1 000 € destinée aux personnes au chômage depuis plus d’un an, et bénéficiant de minima sociaux, a été décidé par le premier ministre le 8 juin 2005. Les premiers versements pourraient avoir lieu ce mois-ci. Par ailleurs, une loi actuellement en discussion va autoriser le cumul d’un salaire et d’un minimum social, sous certaines conditions.

Plusieurs dispositifs visent le public jeune. Ainsi, il a été décidé de faire bénéficier les moins de 26 ans qui s’orientent vers les secteurs connaissant des difficultés de recrutement d’un crédit d’impôt de 1 000 €. Comme Dominique de Villepin l’avait demandé dès son arrivée au gouvernement, l’ANPE a reçu les 57 000 jeunes au chômage depuis plus d’un an. À l’issue de ces entretiens, 60 % ont été orientés vers un emploi, une formation ou un accompagnement personnalisé.

De son côté, après la crise des banlieues, Jacques Chirac a demandé la création d’un service civil pour ceux qui sortent du système scolaire sans qualification. D’ici à 2007, 50 000 jeunes devraient être concernés par ce dispositif qui leur offre une formation. Côté fonction publique, un contrat de formation en alternance permet aux moins de 26 ans non bacheliers d’être titularisés au bout de deux ans au maximum, sans passer par un concours.

Parmi les mesures d’urgence, Dominique de Villepin a annoncé le doublement des contrats d’accompagnement vers l’emploi (CAE), destinés à la réinsertion des personnes dans le secteur non marchand. 250 000 contrats devraient être signés en 2006.Impôts : le plafonnement succède aux baisses

En matière de fiscalité, Dominique de Villepin a décidé le 1er septembre de sub stituer aux baisses d’impôts initialement prévues par Jacques Chirac un plafonnement des impôts et une réduction du nombre de tranches. Les impôts sur le revenu, ceux de solidarité sur la fortune, les taxes d’habitation et foncières sur l’habitation principale seront plafonnés en 2007 à 60 % des revenus des contribuables. La diminution du nombre de tranches d’imposition, ramenées de 6 à 4, avec des taux révisés à la baisse, interviendra également en 2007.

Dominique de Villepin avait aussi promis à l’automne 2005 de toiletter l’ISF, en donnant aux salariés détenant des actions de leur entreprise un abattement de 75 % sur leur valeur. La mesure a été adoptée dans le projet de loi de finances pour 2006, ainsi qu’un «coup de pouce» à la prime pour l’emploi.

Budget : la rigueur annoncée pour 2007

Pour la 32e année consécutive, le budget 2006 présenté par le gouvernement Villepin va afficher un déficit : 46,7 milliards d’euros, contre 45,2 milliards pour le budget voté au titre de 2005, et la dette publique va atteindre 66 % du PIB, contre 65,8 % l’an dernier. Aussi, lors de la première conférence nationale des finances publiques organisée le 11 janvier, Dominique de Villepin a fixé pour objectif de ramener la dette à 60 % du PIB fin 2010. Le déficit public passerait de 3 % du PIB à 0 %, un niveau qui n’a plus été atteint depuis le gouvernement Barre, en 1980. Dans cet esprit, Dominique de Villepin a demandé aux collectivités locales de s’engager «dans un pacte de stabilité», avec des dépenses qui devront «progressivement s’aligner sur le rythme de l’inflation». Côté État, le premier ministre promet la rigueur dès 2007, avec l’arrêt des baisses d’impôts et une évolution des dépenses inférieure d’un point à l’inflation.

Privatisations : EDF et GDF mis en Bourse, les autoroutes vendues

Dominique de Villepin annonce son programme de privatisations dans son discours de politique générale, le 8 juin à l’Assemblée nationale. Il confirme l’ouverture du capital de Gaz de France mais se veut plus prudent pour EDF, en expliquant que «le processus d’augmentation du capital se poursuit». Techniquement, les deux sociétés sont prêtes. La surprise concerne «la cession par l’État de ses participations dans les sociétés d’autoroute » pour financer «des grands chantiers d’infrastructure».

Quatre heures après le discours de Dominique de Villepin, Bercy annonce que la réservation des titres GDF, dont 20 % du capital est ouvert, commencera le 23 juin pour une première cotation le 8 juillet. L’opération, qui rapporte 3,8 milliards d’euros, est un succès : trois millions de Français achètent des actions. Le 24 octobre, le premier ministre annonce l’augmentation de capital d’EDF. Le 21 novembre, l’électricien signe la plus grosse introduction en Bourse de la place de Paris, en levant 7 milliards d’euros. EDF a séduit 4,8 millions d’actionnaires individuels.

Pendant ce temps, le gouvernement poursuit la procédure de privatisation des autoroutes, réalisée de gré à gré. Le 14 décembre, la Sanef est vendue à l’espagnol Abertis, ASF à Vinci et APRR à Eiffage et à l’australien Macquarie. L’opération devrait rapporter près de 15 milliards d’euros.

Énergie : préparer l’après-pétrole

Jacques Chirac l’a rappelé lors de ses vœux : La France va devoir «se passer progressivement de pétrole». Concrètement, le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures pour inciter aux économies d’énergie, notamment en matière d’habitat et de transport. Ainsi, en 2006, l’achat d’équipements fondés sur les énergies renouvelables, comme le chauffe-eau solaire, sera pris en charge pour moitié par l’État. L’achat de voitures peu polluantes sera encouragé par un crédit d’impôt plus élevé : celui-ci a, de fait, été porté depuis le début 2006 à 2000 € (contre 1 525 € auparavant). Et un programme de recherche et développement pour la voiture propre d’un montant de 100 millions d’euros devra permettre de proposer d’ici à cinq ans une voiture familiale consommant moins de 3,5 litres aux 100 km.

Par ailleurs, lors de son premier discours de politique agricole le 13 septembre à Rennes, le premier ministre a annoncé que l’objectif européen de 5,75 % de biocarburants d’ici à 2010 devrait être atteint par la France dès 2008. Enfin, le chef de l’État a donné son feu vert à la conception d’un prototype de réacteur nucléaire de 4e génération destiné à entrer en service en 2020.

Pour faire face au renchérissement du prix du pétrole, le premier ministre a annoncé le 1er septembre des mesures d’aide immédiates : une aide à la cuve de 75 € pour les ménages les plus modestes qui se chauffent au fioul ; et un «ticket transport» permettant de déduire de ses impôts les kilomètres parcourus pour l’usage professionnel d’un véhicule. Cette dernière mesure n’est toujours pas entrée en vigueur.

Logement : faciliter l’accession à la propriété

Annoncées le 1er septembre dernier, plusieurs mesures prises par le gouvernement visent à faciliter l’accès à la propriété : adapter les règles d’urbanisme pour faciliter la construction, étendre le prêt à taux zéro, donner la priorité aux personnes locataires de HLM depuis plusieurs années. Elles ont été intégrées au projet de loi «Engagement national pour le logement». Celui-ci, déjà voté par le Sénat, est actuellement en cours d’examen à l’Assemblée. Par ailleurs, la revalorisation de l’APL de 1,8 % est effective depuis septembre.

Immigration et sécurité : renforcer la législation

Le 29 novembre, le gouvernement a dévoilé une batterie de mesures pour lutter contre l’immigration irrégulière et les détournements de procédure, à l’occasion d’un comité interministériel de contrôle de l’immigration. Ce projet de loi, qui doit être présenté en conseil des ministres vers la mi-février, durcit notamment les conditions du droit de séjour, du regroupement familial, de la régularisation des sans-papiers. Il entend aussi lutter contre les «mariages de complaisance».

Par ailleurs, le Parlement a adopté le 21 décembre une loi destinée à renforcer l’arsenal antiterroriste. Le texte, qui répondait à une volonté du premier ministre affichée le 25 juillet dans la foulée des attentats de Londres, prévoit un accès simplifié aux fichiers d’identité, le renforcement de la vidéo surveillance, l’allongement des peines dans les affaires de terrorisme (20 ans au lieu de 10 pour association de malfaiteurs), le contrôle des déplacements, l’accès à certains fichiers électroniques des cybercafés. Vendredi, à l’issue du premier comité interministériel de prévention de la délinquance, Dominique de Villepin a déclaré que des mesures seraient débattues «à l’occasion de plusieurs textes de loi», sans en préciser la nature.

Éducation : favoriser l’égalité des chances

Après les émeutes du mois de novembre dans les banlieues, le premier ministre a fait, le 1er décembre, plusieurs annonces. D’abord, une réforme de la politique des zones d’éducation prioritaire (ZEP), avec une concentration des moyens sur les établissements les plus difficiles. Le ministre de l’éducation, Gilles de Robien, a annoncé le 13 décembre la mise en place, dès la prochaine rentrée scolaire, d’une aide renforcée pour 200 à 250 «collèges de réussite éducative», dont la liste est actuellement en cours d’élaboration.

Si cette réforme était attendue, la surprise vient de l’annonce de l’ouverture d’une voie d’apprentissage à 14 ans. Un dispositif «apprentis juniors» est ainsi prévu dans le projet de loi sur l’égalité des chances. Ce texte inclura également le contrat parental d’éducation, qui doit permettre aux maires de suspendre le versement des allocations familiales en cas d’absentéisme des élèves.

Pour favoriser la réussite scolaire, Dominique de Villepin a demandé une clarification des méthodes d’apprentissage de la lecture qui s’est traduite par la publication en janvier d’une circulaire prohibant la «méthode globale». En revanche, la création d’un grand service public de l’orientation pour l’enseignement supérieur reste pour l’instant à l’état de projet.

Justice : une réforme aux contours incertains

Les réformes de la justice annoncées après le drame de l’affaire d’Outreau, concernant la procédure pénale ou la responsabilité des magistrats, sont suspendues aux propositions de la commission d’enquête parlementaire sur Outreau, dont le rapport doit être remis en juin. Le président de la République a pris des initiatives de son côté. Lors de ses vœux à la presse début janvier, Jaques Chirac a ainsi promis une réforme du Conseil supérieur de la magistrature «dans les prochaines semaines». Son contenu et son calendrier restent encore flous.

Dossier réalisé par le service France

***

La cote de popularité des premiers ministres

Une étude des différents sondages effectués depuis la nomination de Dominique de Villepin au poste de premier ministre montre que sa cote de confiance est variable mais atypique.

Depuis juin 2005, la cote de confiance de Dominique de Villepin n’a jamais dépassé les 50 %, selon le baromètre mensuel TNS-Sofres/Figaro-Magazine, comme ce qu’avaient connu dans leurs débuts Raymond Barre et Édith Cresson. Par ailleurs, cette confiance a connu au fil des mois une évolution en dents de scie : 39 % des Français faisaient en effet confiance au premier ministre en juillet 2005, 48 % en août, 42 % en septembre, 44 % en octobre, 39 % en novembre, 45 % en décembre et 43 % en janvier 2006. Il est difficile de dire si ces variations sont liées aux mesures sociales que le chef du gouvernement a annoncées à intervalles réguliers. Mais cette évolution reste atypique car, si elle part d’un niveau très moyen, elle finit globalement par progresser.

Jean-Pierre Raffarin (premier ministre de 2002 à 2005) a connu, au début, une cote de confiance appréciable : 60 % d’avis positifs en juin 2002, 58 % en juillet, 64 % en août, 55 % en septembre, 56 % en octobre et novembre, 53 % en décembre. Mais sa cote de confiance était très basse avant son départ de Matignon : 22 % d’opinions favorables en mai 2005.

Lionel Jospin (1997-2005) a bénéficié d’emblée d’une confiance importante : 63 % en juin 1997, 66 % en juillet, 62 % en août et septembre, 58 % en octobre, 57 % en novembre, 59 % en décembre. Il est ensuite parvenu à limiter l’érosion à 40 %, en mai 2002.

Alain Juppé (1995-1997) a connu d’abord un état de grâce à 65 % en juin 1995, avant de chuter à 28 % en mai 1997.

En matière de popularité, le baromètre TNS-Sofres de janvier 2006 a pour la première fois placé en tête des personnalités de droite Dominique de Villepin (46 %), devant Nicolas Sarkozy qui rétrograde à la deuxième place (45 %).

source : http://www.la-croix.com

par rezeid publié dans : dominiquedevillepin
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Dimanche 22 janvier 2006

"Contrat première embauche" 

Dominique de Villepin a annoncé lundi 16 janvier la création, pour les jeunes de moins de 26 ans, d'un "contrat première embauche" (CPE) dans les entreprises de plus de 20 salariés, assorti d'une période d'essai de deux ans, comme le contrat nouvelle embauche pour les très petites entreprises, mais aussi de "garanties".
"J'ai voulu créer une voie d'accès directe au contrat à durée indéterminée: le contrat première embauche", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse à Matignon où il a présenté la "deuxième étape" de son plan pour l'emploi, ciblé sur le chômage des jeunes.

Mise en place du "CNE jeunes"

"Le jeune sera naturellement rémunéré comme n'importe quel autre salarié", a-t-il insisté comme pour désamorcer par avance tout rapprochement avec le "contrat d'insertion professionnelle" (CIP) présenté en 1994 par le gouvernement Balladur. Rebaptisé "Smic jeunes" par l'opposition et les manifestants, il avait dû être abandonné.
Ce contrat spécifique pour les jeunes, considéré comme un contrat à durée indéterminée, ouvrira droit à une indemnisation chômage prise en charge par l'Etat.
S'il est licencié après quatre mois passés dans l'entreprise, le titulaire d'un CPE touchera, en plus de l'indemnité de rupture, une allocation forfaitaire de 460 euros par mois pendant deux mois. Il s'agit, selon Dominique de Villepin, d'une "avancée sociale majeure", "juste retour du risque supporté par les jeunes dans un contexte économique nouveau".
La "période de consolidation" de 24 mois dans l'entreprise qui l'embauche sous CPE pourra être réduite en prenant en compte les stages, les CDD ou autres formations en alternance éventuellement effectuées par le jeune dans cette entreprise.

Exonération totale de charges

Dominique de Villepin a également annoncé que les entreprises embauchant en CDI, à partir de ce lundi et d'ici à la fin de l'année 2006, des jeunes de moins de 26 ans au chômage depuis plus de six mois bénéficieraient d'une exonération totale de charges patronales pendant trois ans.
"J'ai décidé d'étendre le bénéfice des mesures prévues dans le contrat jeunes en entreprise, aujourd'hui
réservées aux jeunes sans qualification, aux 240.000 jeunes qui, à la date où je parle, sont au chômage depuis plus de six mois", a déclaré le Premier ministre.
"Tous ceux qui seront embauchés en contrat à durée indéterminée avant la fin de l'année, quelle que soit la nature du contrat à durée indéterminée, seront totalement exonérés de charges patronales pour trois ans", a-t-il ajouté.

1% des jeunes en alternance

Par ailleurs, le Premier ministre s'est fixé comme objectif de parvenir à 1% de jeunes en formation en alternance dans les entreprises de plus de 250 salariés au 1er janvier 2007, la taxe d'apprentissage étant modulée en fonction du respect de ce pourcentage.
"Nous avons décidé de fixer un objectif quantifié de jeunes en alternance dans les entreprises de plus de 250 salariés: 1% de leurs effectifs au 1er janvier 2007, 2% au 1er janvier 2008 et 3% au 1er janvier 2009", a déclaré le Premier ministre.
"La taxe d'apprentissage sera modulée en fonction du respect de cet objectif", a-t-il ajouté.
Dominique de Villepin a par ailleurs réaffirmé l'objectif du gouvernement de parvenir à 500.000 apprentis en 2009 et 200.000 contrats de professionnalisation par an à partir de 2007.
"L'un des problèmes français, c'est l'insuffisante adéquation entre la formation des élèves ou des étudiants et la préparation d'un métier", a-t-il dit.

Les stages

Concernant les stagiaires, Dominique de Villepin a annoncé la préparation d'un "code de bonne conduite, demandant à ce que tous les stages de plus de trois mois donneent lieu à une "indemnité obligatoire".
"Une franchise de cotisation sociale à hauteur de 360 euros d'indemnité mensuelle par stagiaire permettra à l'entreprise de mieux rémunérer ses stagiaires", a déclaré le Premier ministre.
"Je sais qu'il existe des abus et que beaucoup de jeunes effectuent des stages longs sans être rémunérés: je veux mettre fin à cette dérive". Le stage doit retrouver son caractère pédagogique et favoriser réellement l'insertion des jeunes actifs", a-t-il plaidé.
Dominique de Villepin a par ailleurs annoncé que les stages de plus de trois mois seraient désormais pris en compte dans le cursus universitaire et l'ancienneté professionnelle.
S'agissant du cursus, il a invité les universités à "ouvrir sans délai les travaux pour que ces dispositions puissent être opérationnelles à la rentrée prochaine".
Quant à la prise en compte dans l'ancienneté, le chef du gouvernement souhaite que les partenaires sociaux "ouvrent rapidement des négociations de branche sur ce sujet".

Le travail après la retraite

Le Premier ministre a par ailleurs l'intention de relever la surcote, sans apporter de chiffrage, pour les salariés qui travaillent au-delà de l'âge de la retraite.
"Tous ceux qui travaillent au-delà de l'âge de la retraite ont une majoration de pension: je propose que
la surcote soit augmentée. Je demanderai au Conseil d'orientation des retraites un avis en urgence sur ce sujet", a déclaré Dominique de Villepin.
Depuis le 1er janvier 2004, dans le cadre de la réforme des retraites, les salariés ayant cotisé au-delà de l'âge légal de la retraite et bénéficiant de 40 annuités ont droit à une pension surcotée.
Cette surcote est actuellement de 3% par année de travail supplémentaire cotisée (0,75% par trimestre).
Par ailleurs, il a annoncé l'élargissement des possibilités pour un senior à bas salaire de cumuler emploi et retraite, en relevant le plafond actuel qui correspond au dernier salaire d'activité.
"Cette limite est évidemment défavorable pour les salariés modestes: je propose donc que le cumul soit autorisé plus largement, jusqu'à un niveau acceptable. Cela veut dire davantage d'opportunités, davantage de pouvoir d'achat", a-t-il argué.
Toujours en direction des seniors, Dominique de Villepin souhaite favoriser la retraite progressive en permettant de travailler à mi-temps à partir de 60 ans tout en commençant déjà à toucher une partie de sa retraite, au prorata.

Temps partiel et intérim

Le projet de Dominique de Villepin prévoit également d'autoriser les salariés, "s'ils le souhaitent", à "avoir accès à l'intérim quel que soit leur contrat, à temps partiel ou à temps plein".
"Ils pourront ainsi accroître leurs revenus, enrichir leurs expériences et renforcer leur pouvoir d'achat tout en respectant les plafonds globaux de temps de travail fixés par la loi. C'est aussi un moyen d'augmenter les opportunités d'emploi futur, notamment en cas de réorientation professionnelle
souhaitée", a déclaré le chef du gouvernement

L'Allocation spécifique de solidarité

Lors de sa conférence de presse, Dominique de Villepin a annoncé avoir demander à son ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo de "prévoir une orientation spécifique pour chacun des bénéficiaires" de l'Allocation spécifique de solidarité (ASS).
"470.000 personnes sont aujourd'hui à l'ASS. Ces personnes ne font l'objet d'aucun suivi personnalisé: seuls ceux qui sont inscrits au chômage -la moitié d'entre eux- ont droit à des entretiens réguliers", a déclaré le Premier ministre .
"Je souhaite que nous puissions désormais nous occuper de chacun d'entre eux: dans le prolongement de ce qui a été fait par l'ANPE, je demande à Jean-Louis Borloo de prévoir une orientation spécifique pour chacun des bénéficiaires de l'ASS à la fois sur le plan social et professionnel", a-t-il ajouté.

Le détachement de personnel

Le Premier ministre veut enfin "ouvrir de nouvelles possibilités de détachement de personnel" pour les entreprises.
"Certains salariés manquent de perspectives d'évolution de carrière dans leur entreprise", mais n'osent pas démissionner, devant le risque que représente ce choix, a expliqué Dominique de Villepin.
"Je souhaite donc qu'un salarié (...) puisse désormais s'engager avec l'accord de son employeur, dans une autre entreprise sans changer son contrat de travail initial", a-t-il ajouté.
"Cette mise à disposition se fera toujours sur la base du volontariat du salarié, avec des garanties de salaire et de droits sociaux, et dans le respect des règles de concurrence", selon le Premier ministre.
"Elle permettra au salarié d'avoir accès sans risque à un emploi différent, qui lui ouvrira de nouvelles compétences", a-t-il conclu sur ce point.

Source: www.nouvelobs.fr

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Dimanche 22 janvier 2006

Les principales mesures

Voici les principales mesures annoncées lundi 16 janvier par le Premier ministre Dominique de Villepin lors de la présentation de la deuxième étape de son plan pour l'emploi.

Contrat première embauche.

Ouvert à toutes les entreprises de plus de 20 salariés qui embauchent un jeune de moins de 26 ans, le CPE, contrat à durée indéterminée rémunéré comme n'importe quel travail, sera assorti d'une période de consolidation de l'emploi de deux ans. Durant cette période, le jeune pourra être licencié à tout moment et sans motif par l'entreprise avec un préavis de 15 jours.
Les stages, les contrats à durée déterminée et les formations en alternance effectuées dans l'entreprise seront décomptés de la période de consolidation.
Les CPE donneront droit à une indemnisation du chômage au bout de quatre mois. Cette allocation forfaitaire de 460 euros par mois financée par l'Etat sera versée pendant deux mois. Le droit individuel à la formation (DIF) s'ouvrira dès la fin du premier mois. L'accès au crédit et au logement sera garanti.

Exonération de charges
- extension du contrat jeune en entreprise aux 240.000 jeunes au chômage depuis plus de six mois, quel que soit leur niveau de diplôme
- jusqu'à la fin 2006, toute embauche en CDI, CNE ou CPE d'un jeune au chômage depuis plus de six mois sera exonérée de charges. Le coût, estimé à 50 millions d'euros, sera financé par redéploiement budgétaire

Stages
- instauration d'une indemnité obligatoire pour les stages de plus de trois mois, grâce à une franchise de cotisation sociale de 360 euros par mois
- les stages longs devront désormais être reconnus comme un élément de cursus universitaire
- ouverture de négociations sur la prise en compte des stages dans l'ancienneté professionnelle - élaboration d'une charte des stages pour mettre fin aux abus et définir les bonnes pratiques

Formation en alternance
- les entreprises de plus de 250 salariés devront employer des jeunes en alternance à hauteur de 1% de leurs effectifs au 1er janvier 2007, 2% en 2008 et 3% en 2009
- la taxe d'apprentissage sera modulée en fonction du respect de cet objectif

Emploi des seniors
- les seniors percevant un bas salaire pourront cumuler un emploi et leur retraite
- la surcote, majoration de pension pour les personnes qui travaillent au delà de 60 ans, sera augmentée
- mise en oeuvre de la retraite progressive, dispositif permettant de travailler à temps partiel à partir de 60 ans tout en commençant à toucher une partie de sa retraite

Lutte contre le temps partiel subi
- élargissement de l'intérim aux personnes qui ont déjà un emploi à temps partiel ou à temps plein

Détachement
- possibilité pour un salarié de pouvoir s'engager dans une autre entreprise sans changer son contrat de travail initial

ASS
- instauration d'un accompagnement personnalisé pour les chômeurs en fin de droit titulaires de l'allocation spécifique de solidarité (ASS)

Troisième étape
- ouverture "dès la semaine prochaine" de discussions avec les partenaires sociaux pour préparer la troisième étape du plan Villepin pour l'emploi
- ces discussions porteront sur la réforme du financement de la protection sociale annoncée par Jacques Chirac, la réforme du contrat de travail et les allègements de charges sur les heures supplémentaires.

source: www.nouvelobs.fr

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