Vendredi 23 mars 2007

Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.



Voici un poste que tous les hommes politiques, que tous les chefs d'Etat ont rêvé d'occuper : Président de la République… des lettres. Etre un écrivain reconnu qui poursuit, prolonge, transcende au fil de sa plume le grand roman national. La France est une question de style ! De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand en ont rêvé, versifiant, romançant ou s'essayant aux genres plus sérieux de l'essai justement ou de la biographie. Ce rêve, Dominique de Villepin va le réaliser, maintenant qu'il est rendu à sa liberté. Puisque le destin ne veut pas de lui comme Président de la République, puisque le monde entier ne saurait lui suffire, même s'il est prêt à se dévouer pour ramener demain la paix en Irak et repenser avec Bill Clinton l'avenir des relations internationales, puisque aussi le combat politique français est devenu par trop médiocre, le Premier ministre en sursis travaille dès aujourd'hui à son boulot de dans deux mois : écrivain, mieux encore, Président de la République des lettres, République qui est à notre monde politique ce que l'Olympe est à la terre.

Ecrivain, il l'était déjà ; il l'a toujours été. Sur sa biographie, cette profession figure toujours avant celle de diplomate ou de politique. Ce prolifique plumitif s'enorgueillit d'avoir publié des recueils de poésie ainsi qu'un essai historique sur Napoléon et des ouvrages de réflexion pour l'action. Alors, le Salon du livre était son salon. Chirac a l'agriculture, Villepin la culture.

Il fallait le voir hier, porte de Versailles, souriant, épanoui, enjoué, saluant les éditeurs et les écrivains qu'il connaissait tous. L'auteur était chez lui et comme en campagne, n'oubliant pas de féliciter la star de l'édition comme le plus obscur artisan, les louant tous pour « leur courage, leur liberté, leur indépendance ».

On était loin du Premier ministre crispé, du hussard sur le moi, hier désarçonné par les manifestations de jeunes contre le CPE, puis par l'implacable cynisme politicien de Nicolas Sarkozy. Le lettré Villepin était comme un poisson-chat dans l'eau vive des courants littéraires. Il frétillait et se jouait de tous les pièges, saisissant lui-même « un guide pour réussir ses changements professionnels », emplissant des sacs à dos entiers d'ouvrages prometteurs comme « le secret de l'Epouvanteur », « l'Eternité de l'Instant », « Dieu n'a pas réponse à tout » ou même des guides de l'Inde qu'il connaît pourtant par cœur.

Villepin a bien sûr fait semblant de ne pas voir des livres aussi triviaux que les innombrables biographies de Sarkozy ou ces best-sellers qu'il déteste, tel La tragédie du Président de Franz Olivier Giesbert. Il préférait feuilleter avec vénération les ouvrages d'art, ou rêver devant des romans. Il s'engageait même à donner un coup de main au sens littéral du terme à la littérature romantique puisqu'elle ne marchait pas très bien paraît-il. Et l'on apprenait, mais on le savait déjà un peu, qu'il écrivait et écrivait encore, qu'il écrivait toujours !

Même en Conseil des ministres, on le voit raturer, gratter, affronter ce qui constitue ses véritables épreuves, les manuscrits qu'il publiera. Le chef du gouvernement en a plusieurs sur le feu, notamment des recueils de poésie, une suite historique aux Cent jours, Napoléon à Sainte-Hélène que son éditeur Perrin attend avec impatience, car cet auteur-là, dans ce genre-ci, vend beaucoup. Mais l'écrivain politique devrait aussi accoucher d'un essai dans le droit fil des précédents (le Requin et la mouette, le Cri de la gargouille). J'ai proposé à ce napoléonien, né trop tard dans un monde trop vieux, ce titre pour son prochain ouvrage : « La gargouille meurt mais ne se rend pas ». Villepin a souri, mais il m'a dit préférer nettement quelque chose de plus sobre, enfin manière de parler : « Je pense plutôt à quelque chose comme Le Phénix ».

Le Phénix : voilà, c'est tout un programme politique. Le phénix Villepin compte bien renaître de ses cendres. Certainement pas en participant à des meetings avec Nicolas Sarkozy, encore moins en allant se faire élire dans quelque circonscription électorale de basse province, en dépit de ce que souhaitaient nombre de ses proches. Non, cet aventurier scriptural veut aller jusqu'au bout de son parcours singulier, et assumer ce qui lui paraît essentiel pour un homme politique, sa part de solitude que l'écriture lui permet d'approfondir et de sublimer. Ainsi Villepin pourra-t-il dépasser cette tragédie intime et publique dont personne n'a l'air de se rendre compte : la France d'aujourd'hui ne veut pas de lui ! Dans l'indifférence, elle tourne la page de son vivant ! Là est le drame, son drame, dans toute son infinie cruauté.
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Samedi 17 mars 2007
A son ami Stanley Hoffmann, qui l'avait invité, vendredi 16 mars, à l'université Harvard, Dominique de Villepin est apparu apaisé. "Beaucoup plus détendu, dit le professeur : il a l'air tourné vers l'avenir." Il y a quatre ans, presque jour pour jour, Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères, mettait en garde l'administration Bush, à la tribune de l'ONU, sur les risques d'une intervention militaire en Irak. Son retour sur les lieux du divorce avait l'air d'une manière de narguer les Américains.

 


Dans son intervention devant les étudiants de Harvard, le premier ministre français a montré que la page était tournée. Il a dit le bien qu'il pense du "modèle" américain. "La vraie force des Etats-Unis, ce n'est pas leur armée. C'est leur capacité à incarner le progrès et la modernité, la maîtrise des technologies de pointe, l'attractivité de leur territoire et de leur culture aux yeux du reste du monde", a-t-il dit.

Pour ses adieux de premier ministre français aux Etats-Unis, M. de Villepin a fait le tour de ses amis et des gens qu'il apprécie : Stanley Hoffmann, Joseph Nye, l'inventeur du concept de "soft power", Charlie Rose, le présentateur le plus francophile de la télévision américaine. Et Bill Clinton, ce qui a suscité des interrogations sur les projets du futur ex-premier ministre. A-t-il l'intention de s'expatrier ?, lui a-t-on demandé. "I am too french", a-t-il répondu. ( la première réponse à notre question, Villepin restera en France?)

A Harvard, M. de Villepin a pu mesurer qu'il reste apprécié par l'élite américaine. Les trois étages du Forum étaient combles. "Comme pour l'Iranien Khatami", a évalué un étudiant. Plus que sur l'Irak, il a été interrogé sur la "discrimination" qui frappe les jeunes des banlieues françaises, et la sélection par les grandes écoles. Il a été vivement applaudi lorsqu'il a incité les étudiants à avoir l'esprit d'aventure. "Je dis à mon fils : "Engage-toi dans la Légion étrangère, fais du parachutisme..." Ma génération est allée au Népal, en Inde, avec quelques sous en poche." Son fils Arthur, qui l'accompagnait aux Etats-Unis, était plutôt occupé à essayer de se mettre à la place de son "héros" de père. A l'ONU, il a pu s'asseoir dans la salle du Conseil de sécurité, là où son père avait prononcé son discours du 14 février 2003 : "N'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre il faut bâtir la paix."

M. de Villepin a refusé de s'engager trop avant dans une conversation sur les élections françaises. "Et si (François) Bayrou gagne, que se passe-t-il pour l'Assemblée nationale, a demandé un étudiant. "Et s'il ne gagne pas, qui va gagner ?", a-t-il poursuivi. Le premier ministre a indiqué qu'il n'entendait pas commenter la situation intérieure française, étant à l'étranger, tout en citant le mot du dramaturge Harold Pinter : "Beaucoup, en Irak, meurent dans un pays étranger."

Interrogé après son discours sur les "responsabilités" qu'il souhaite voir prendre à l'Europe dans la crise irakienne, M. de Villepin a une nouvelle fois posé comme préalable le retrait des forces américaines en 2008. Il a également plaidé pour qu'un véritable rôle soit reconnu à l'Iran au Moyen-Orient. Il a souhaité aussi que l'aide de l'Europe aux Palestiniens soit "rétablie pleinement".

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Samedi 17 mars 2007
Thursday, March 15: AN HOUR WITH DOMINIQUE DE VILLEPIN
DOMINIQUE DE VILLEPIN Prime Minister of France
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Vendredi 16 mars 2007
 Dominique de Villepin, qui soigne sa stature internationale aux Etats-Unis, a plaidé vendredi à Harvard pour l'émergence d'une "véritable gouvernance mondiale", passant notamment selon lui par "un partenariat d'égal à égal" entre les Etats-Unis et l'Europe.Le Premier ministre français, qui a rencontré jeudi à New York le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et l'ex-président américain Bill Clinton, reconverti dans l'aide au développement, était invité à prendre la parole en anglais dans cette prestigieuse université proche de Boston (nord-est), sur le thème "Les Etats-Unis et l'Europe face à un ordre mondial en mutation".

 

Il a ainsi estimé que le règlement collectif des crises au Moyen Orient constituait "une urgence absolue dont dépend l'équilibre mondial". Ces différentes crises -Irak, Iran, Liban, conflit israélo-palestinien- "ont leur logique propre mais elle sont liées". "Nous devons donc les traiter séparément" mais "simultanément".

 

Sur l'Irak, M. de Villepin a ainsi réaffirmé que si la situation est "trop dégradée pour espérer une issue immédiate", il fallait opter au plus vite pour un "calendrier" de retrait des troupes étrangères, qui devrait intervenir, selon lui, "d'ici un an".

 

"C'est la condition pour que les Irakiens sentent que leur avenir est entre leurs mains et s'engagent sur la voie d'un retour à la souveraineté nationale", a-t-il dit.

 

Fixer un calendrier, telle est également à ses yeux une issue possible au conflit israélo-palestinien. M. de Villepin a plaidé pour "un horizon fixe pour la création de l'Etat palestinien", avec une date qui "doit être assez rapprochée".

 

Pour renforcer le multilatéralisme, il s'est aussi déclaré favorable à la création, à terme, d'une "véritable armée" des Nations unies.

 

Celui qui a porté, en 2003 à la tribune de l'ONU, le "non" de la France à l'intervention militaire américaine contre Bagdad, n'a pas manqué d'adresser quelques messages destinés tout spécialement à la Maison Blanche, invitée à "mieux prendre en compte la réalité du monde".

 

"Aucun pays ne peut aujourd'hui imposer seul un nouvel ordre mondial", a-t-il dit, en réclamant la création d'une d'une "véritable gouvernance mondiale".

 

Si les Etats-Unis reste "la première puissance" mondiale, M. de Villepin a affirmé que "la guerre en Irak a brisé l'image de l'Amérique" et "détérioré celle de l'Occident tout entier".

 

Pour autant, à ses yeux, "l'Europe est le seul allié global" de Washington. "Ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous divise. Nous partageons les valeurs fondamentales: la démocratie, les droits de l'Homme, une même conception de la place de l'individu dans la société (...) A nous de construire un partenariat d'égal à égal", a-t-il dit.

 

Conscient d'être devenu il y a quatre ans la bête noire des conservateurs américains, M. de Villepin a lancé: "à titre personnel, je veux vous dire, moi qui ai habité aux Etats-Unis, moi qui aime votre pays, que l'Amérique reste un rêve pour beaucoup de peuples dans le monde".

 

Après cette visite de deux jours aux Etats-Unis, où il ne sera pas passé par Washington, M. de Villepin devait regagner Paris samedi.
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Vendredi 16 mars 2007
Dominique de Villepin a profité d'un passage jeudi soir sur une chaîne de télévision américaine pour confier qu'il n'avait jamais rêvé être président en 2007 et qu'il accepterait bien, après Matignon, "toute mission" dans le règlement des crises internationales par exemple.Invité de l'émission "The Charlie Rose Show", le Premier ministre, en visite aux Etats-Unis, s'est exprimé longuement en anglais sur les questions de politique étrangère avant d'être interrogé sur la situation en France.

 

"Non", a-t-il ainsi répondu au présentateur qui lui demandait s'il aurait voulu être le candidat de l'UMP pour la présidentielle à la place de son ancien rival Nicolas Sarkozy, auquel il s'est finalement rallié lundi après que le président Jacques Chirac a officialisé sa non-candidature à un nouveau mandat.

 

A la question: "vous ne pouvez pas me regarder dans les yeux et dire que vous ne vouliez pas devenir président ?", il a rétorqué: "si". "Quand le président m'a demandé de devenir Premier ministre" en mai 2005, "je savais qu'il y a une règle non écrite" en politique: "quand vous devenez Premier ministre (...) vous n'êtes pas en position d'être candidat à la présidentielle. Je le savais".

 

"Si vous voulez briguer" l'Elysée, "n'allez pas à Matignon", a-t-il ajouté.

 

"J'ai voulu prouver qu'un gouvernement pouvait se sacrifier pour servir les Français durant cette période très difficile. Et c'est pour moi une réussite de voir que quelqu'un de mon parti, de mon gouvernement (NDLR M. Sarkozy), est en position de remporter l'élection grâce au bon travail que nous avons fait", a affirmé M. de Villepin, en jurant n'éprouver aucune amertume.

 

Se définissant comme un Premier ministre qui a gouverné "sans calcul" ni "plan de carrière", il a dit: "bien sûr, si j'étais un homme politique qui réfléchit à ce qui va se passer à l'étape suivante, j'aurais beaucoup de maux de tête aujourd'hui et je serais dans une situation très difficile. Mais ce n'est pas le cas".

 

Interrogé sur la percée de François Bayrou dans les sondages, il a estimé que "tous les scénarios sont possibles aujourd'hui" sur les deux candidats qui s'affronteront au second tour.

 

Invité à dire s'il jugeait probable la qualification du candidat UDF au détriment de Ségolène Royal, il a dit: "c'est trop tôt dans la campagne (pour le dire) (...) Mais rien ne doit être exclu et je pense qu'il est très important d'être capable d'expliquer aux Français quels sont les différents scénarios".

 

M. de Villepin, qui a adopté ces derniers temps la devise "ailleurs et autrement" pour évoquer son avenir et qui ne semble toujours pas vouloir briguer de mandat électif, a également dit être prêt à accepter "toute mission importante" qui serait conforme "à ses valeurs".

 

"J'ai toujours été un homme de combat, de mission, d'action (...) Toute mission importante, toute bonne mission, toute action qui pourrait être vraiment conforme à mes valeurs, je crois que cela m'intéressait", a-t-il ajouté en précisant que "bien sûr", il allait se remettre à écrire des livres et de la poésie.

 

Devant quelques journalistes, il a aussi confié qu'il avait "des idées assez claires" sur ce qu'il comptait faire après la présidentielle et qu'il ne pensait pas "être voué à prendre de longues vacances".

 

"S'il y a des crises" dans le monde "et qu'on peut aider à y faire face", pourquoi pas dans le cadre de l'ONU, "je serai naturellement toujours prêt", a ajouté M. de Villepin car il a été "formé à la gestion de crise".
par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 15 mars 2007

A six semaines de son départ de Matignon, c'est sa jeunesse qui lui revient en mémoire. "J'avais 20 ans, j'attendais, avec angoisse, mes résultats à Sciences Po. Mon père m'a dit : "Arrête de tourner en rond, de ressasser les mêmes questions. Va prendre l'air !" Il m'a payé un billet d'avion pour l'Asie, en pleine déroute de l'armée américaine. Je suis parti à Hongkong, au Laos, en Birmanie...", confie Dominique de Villepin au Monde.

Au lendemain de son ralliement à Nicolas Sarkozy, le premier ministre prend une nouvelle fois le large. Mercredi 14 mars, il s'envole vers les Etats-Unis. A New York, pour discuter avec le secrétaire général de l'ONU des affaires du monde. A Boston, pour discuter avec les étudiants d'Harvard de la nécessité d'une réconciliation entre une Amérique arrogante et hégémonique et une Europe lâche et politiquement indigente. Bref, le premier ministre donne le change : "Il faut aller de l'avant, avancer !"

Ces dernières semaines, certains proches le décrivaient comme déprimé. "Je ne me retrouve pas dans ces portraits établis à partir de moments difficiles." En fait, raconte un député proche de lui, "jusqu'au discours d'investiture de Nicolas Sarkozy, le 14 janvier, Dominique croyait qu'avec le départ de Chirac, il y avait une place pour lui dans la course présidentielle". "Mais le recentrage de Nicolas Sarkozy, son discours sur la France, son hommage à la politique étrangère de Jacques Chirac ont rendu sa candidature inutile et vouée à l'échec", ajoute-t-il.

Le premier ministre a alors traversé une phase de déprime. Ses collègues du gouvernement l'ont observé au cours de plusieurs conseils des ministres : ostensiblement penché sur les épreuves d'un livre qu'il envisage de publier - sur sa vision du monde -, M. de Villepin relisait, biffait, raturait, indifférent à la séance en cours.

"Une fois, Jacques Chirac lui a même fait passer un message lui demandant s'il souhaitait intervenir. Sans lever les yeux, M. de Villepin a fait "non" de la tête", raconte un ministre.

Ses intimes s'en sont inquiétés. "On a essayé de le remonter, on ne l'a pas lâché, parce qu'on avait vu que, physiquement, il n'allait pas très bien", décrypte le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand.

"VENDRE DES NOUGATS"

Ce n'est qu'il y a trois semaines que le premier ministre a semblé reprendre le dessus. "Il a tourné la page", affirme un proche. "Et il est capable d'arrêter la politique pour de bon", s'alarme le député de la Drôme Hervé Mariton. Le ministre du budget, Jean-François Copé, n'est pas loin de penser la même chose : "Ce n'est pas sûr qu'il refasse de la politique."

Du coup, certains députés villepinistes se sentent abandonnés. "Un peu, oui, confie le député de l'Essonne Georges Tron. On s'était retrouvé dans ses convictions." "Sa voix ne peut pas s'éteindre... Il ne peut pas nous abandonner. On n'en a pas beaucoup des comme ça...", renchérit M. Grand.

Un poste dans une fondation, une grande entreprise, une association ? "Je ne le vois pas en train de vendre des avions ou des nougats", essaie de se convaincre M. Grand.

Pour le moment, M. de Villepin garde le secret. "Une mission, un combat ! J'aime ce qui est nouveau, inconnu. La culture ? l'art ? La paix ? La justice ? Le développement...", énumère le premier ministre. M. Tron lui a demandé de mettre les points sur les i : "On lui a dit : "ou tu vois encore les choses à long terme et, alors, ça se prépare. Ou c'est la fin, et tu nous le dis aussi !"" Mais, regrette-t-il, "il ne nous a jamais répondu !".

M. de Villepin s'étonne de ces propos rapportés : "J'aime me battre", prévient-il. "J'ai été ministre des affaires étrangères, ministre de l'intérieur, premier ministre, et j'irai vers ce qui sera le plus fort encore pour servir mon pays...", lâche-t-il. Et il poursuit dans son élan : "J'entends les gens qui me disent qu'il faut se préparer, qu'il y a des étapes à franchir, qu'il faut être député... ce n'est pas ça qui m'intéresse", tranche-t-il. "Le suffrage universel, quand même, ce n'est pas honteux !", lui a répondu le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, l'un des ministres qui l'ont entouré.

"A 42 ans, après avoir été directeur de cabinet d'Alain Juppé, j'étais séduit et tenté par le mandat de député. Mais, Jacques Chirac, en m'appelant à ses côtés à l'Elysée, en a décidé autrement", confie M. de Villepin. Aujourd'hui, résume-t-il, "je n'ai pas vocation à m'arrêter d'avoir un parcours singulier"...

Le premier ministre marque une pause, réfléchit, pour admettre : "Ce n'est pas facile en politique d'arriver à choisir rapidement la bonne direction, la bonne façon de parvenir à ses objectifs..."

Alors où sera Dominique de Villepin en juin 2007 ? "Villepin est instinctif. C'est son instinct qui lui dira quelle carte jouer en fonction des résultats de la présidentielle", affirme un proche.

La présidentielle "dans un gobelet à dés"

"La présidentielle est compliquée, les législatives seront compliquées", pronostique le premier ministre. A Matignon, on estime que "tout va se jouer entre quatre candidats Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen qui feront entre 17 % et 20% des voix chacun... et personne ne sait qui sortira du gobelet à dés". "La droite a une longueur d'avance dans cette élection, mais la montée de Bayrou illustre ce qu'on a toujours dit : aucune personne à droite ne peut couvrir tout le champ de la droite républicaine", analyse un conseiller du premier ministre. "En 1995, Chirac a gagné grâce à Balladur", illustre-t-il. Jean-Louis Borloo peut-il jouer ce rôle ? "Pour apporter quelque chose, il faut être candidat. Borloo, il n'apporte rien", tranche ce conseiller.

Source : le monde

par rezeid publié dans : Divers
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Mardi 13 mars 2007

Le Premier Ministre représente pour moi, l'idéal Républicain.  Dominique de Villepin n'est pas un homme politique comme les autres. Il représente à mes yeux la Modernité, l'Avenir, l'homme de la situation. C'est un homme politique d'exception. Je tiens à vous dire que je reste Villepiniste, que je défendrai son Bilan, son engagement en tant que Premier Ministre jusqu'au bout. Je souhaite qu'il serve encore la France après son passage à Matignon. Je souhaite donc qu'il continue d'animer la vie polique Française comme depuis 5 ans de manière remarquable. Oui le Premier Ministre a fait preuve de Vision, d'audace, de pragmatisme. Son bilan est remarquable, même si l'heure n'est pas au bilan, Dominique de Villepin a préparé la France pour l'avenir. Je suis donc totalement en phase avec son projet politique, sa vision de la France de demain: une France fraternelle, une France de la diversité, une France de l'égalité, une France à l'avant garde sur le monde, une France moderne, une France belle, une France dynamique, une France courageuse, une France nouvelle, une France visionnaire. Le projet politique de Dominique de Villepin c'est tout simplement la VISION, un projet sur le long terme, loin des pratiques politiciennes, loin de la démagogie.

Je souhaitais sa candidatuire, malheureusement elle n'a pas été possible. Je ne suis pas membre dans un quelconque parti politique: je suis donc LIBRE. Aujourd'hui l'avenir de la France est en danger, le modèle Français dans sa complexité est en danger, la France de toujours est en danger. Je pense qu'il est tant de réagir avec nos convictions. Je ne suis pas pour celui la, ou contre celui la, je milite avec mes convictions avec la ferme volonté qu'il y ait qu'un gagnant: LA FRANCE. Je ne peux me résoudre à faire un autre choix, je reste fidèle à mes engagements, je suis Villepiniste, je le resterai jusqu'au bout. Maintenant je ne peux pas soutenir le candidat de l'UMP, ou les extrêmes. Je reste profondément attaché à une certaine idée de la France, et non engement n'est pas à brader. Je souhaite attendre avant de me prononcer pour un candidat, je reste Républicain avant tout. Aujourd'hui les candidats ne sont pas au niveau pour briguer la magistrature suprême, il nous faudra faire le choix difficile de voter, car le vote est un acte citoyen même si nous n'avons pas de candidat, nous les Villepinistes, il faudra faire un choix et ne pas laisser décider les autres à notre place. Attention je ne veux pas faire le jeu de François Bayrou, il y a des choses qui ne passe pas dans son comportement vis à vis de Dominique de Villepin et de sa politique ( la censure, par exemple) et dans son programme. Je ne veux pas faire également le jeu de Ségolène Royal. Je n'incite encore une fois personne à voter pour ou contre un candidat, mais juste d'avoir conscience que notre candidat c'est l'intêret National et que notre gagnant doit être la Démocratie! Il faudra donc voter le 22 Avril prochain et le 6 Mai 2007.

Mobilisons-nous, faisons viver le débat démocratique! La France de demain nous attend, nous les jeunes !

"Ensemble préparons l'avenir!" A nous de jouer ! Les jeunes avec Villepin et villepinistes avant tout.

Réda

par rezeid publié dans : Sarkozy//Villepin
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