Dimanche 30 avril 2006

Soutien au Premier Ministre Dominique de Villepin,

Face à une campagne d'attaques, à des manipulations, des instrumentalisations et de la démagogie le Premier Ministre doit réagir au plus vite. Tous ceux qui cherchent à affaiblir le Premier Ministre y ont intérêt en première ligne les apôtres d'une hypothétique rupture: les sarkozystes. Ils ont considérablement minés l'action du Président depuis 2002 et celle du Premier ministre Dominique de Villepin. Villepin est victime d'une manipulation de son ministre: le traître de toujours Sarkozy. Nous soutenons le Premier Ministre qui a fait le choix courageux du combat, du mouvement, de l'action.

S'il décide de partir nous partirons avec lui vers un nouveau mouvement politique, un mouvement à son image celui de la modernité, de l'action du gaullisme.

Vive Villepin, nous te soutiendrons toujours

par rezeid publié dans : Divers
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Samedi 29 avril 2006

Désireux de tourner la page du CPE, le premier ministre explique comment il veut relancer son action.

 
Dominique de Villepin : ''Nous ne sommes pas dans une période d'attentisme. Ce n'est pas mon état d'esprit, ni celui du gouvernement, ni celui du président de la République.''  LE FIGARO. – Trois semaines après la crise du CPE, estimez-vous avoir commis des erreurs dans la gestion de ce dossier ?
 
Dominique de VILLEPIN. – La crise du CPE n'a été une victoire pour personne. J'avais la conviction que le CPE créerait des milliers d'emplois pour les jeunes les plus en difficulté. J'ai voulu aller vite. Aujourd'hui, je tire les leçons des événements : il faut bien sûr plus de concertation et s'appuyer sur un diagnostic mieux partagé. Les parlementaires se sont beaucoup mobilisés sur le terrain. Mais peut-être aurait-il fallu davantage d'explication sur le projet de loi lui-même. C'est une autre leçon.
 
Désormais, nous avons tous les éléments pour repartir. Et je sors de cette crise avec l'envie de faire mieux. Finalement, j'en sors mieux armé pour faire de l'année 2006 une année utile, avec mon gouvernement, avec l'ensemble des membres de la majorité.
 
Le CPE a-t-il nuit à vos relations avec le président de la république ?
 
J'ai toujours eu des relations très proches avec Jacques Chirac. Notre relation a été très étroite tout au long de la crise, elle n'a pas changé depuis.
 
On a dit que vous aviez envisagé de démissionner...
 
C'est totalement faux.
 
Votre cote de popularité oscille autour de 25%. C'est peu pour gouverner...
 
Je ne suis pas surpris par ce chiffre. Quand on mène une action difficile, on en voit toujours la trace dans les sondages. C'est un grand classique de la vie politique. Mais la vraie légitimité d'un homme politique, c'est la force de son action, les résultats qu'il produit. Après la crise, il faut aller de l'avant.
 
Envisagez-vous pour cela de remanier votre gouvernement ?
 
Je n'en vois pas la nécessité. Dans la difficulté, on cherche toujours des boucs émissaires, mais c'est rarement une bonne solution. Ce qui compte, c'est la détermination, l'énergie, la constance de l'équipe gouvernementale : elles sont là. C'est aussi la capacité à apporter des réponses aux attentes des Français. Une équipe qui a traversé des épreuves en sort plus forte, plus expérimentée et plus soudée.
 
Justement, comment comptez-vous relancer votre action ?
 
Je le redis, 2006 sera une année utile. Tout n'a pas changé parce que la France a connu une crise sociale. Et le monde ne doit pas s'arrêter de tourner parce que nous sommes à un an de l'élection présidentielle. La France doit rester compétitive en Europe. Je m'y suis engagé, avec ma majorité. Mon ambition, c'est de réduire le chômage. Mon exigence, c'est de dynamiser notre croissance.
 
Je vais, dès la semaine prochaine, lancer un certain nombre de réflexions avec la majorité. Je veux me pencher sur l'université, qui est apparue comme un lieu d'espoir, mais aussi comme un lieu de déception. Il faut tendre vers une professionnalisation des filières, rénover les bâtiments, améliorer la vie étudiante ou le système de bourses, créer un vrai service public de l'orientation. Nous trouverons pour cela les moyens nécessaires.
 
Vous deviez mener à bien une troisième étape pour l'emploi en juin, et ouvrir le chantier du contrat de travail unique. Etes-vous en mesure de présenter votre plan ?
 
En la matière, les choses vont mieux : près de 200 000 chômeurs en moins ces derniers mois. Nous avons inversé la tendance. En mars, la France a enregistré la plus forte baisse du chômage depuis cinq ans. Près d'un demi-million de contrats nouvelles embauches ont été signés, ce qui veut dire entre 40 000 et 80 000 créations nettes par an selon l'INSEE. J'entends certains réclamer l'abrogation du CNE, avant même d'avoir eu les résultats du bilan que nous tirerons en 2008. Je veux croire que le bon sens l'emportera. Je suis prêt à mettre en place un dispositif d'évaluation régulière dès maintenant avec les partenaires sociaux.
 
J'avais dit, en arrivant à Matignon, que tout n'avait pas été tenté contre le chômage. Nous sommes dans le groupe des mauvais élèves européens. En France, nous avons un taux de chômage qui oscille autour de 12% lorsque cela va mal, et de 9% lorsque cela va mieux : il faut sortir de cette fourchette et aller vers le plein emploi. Pour cela, il faut faire des choix. Il faut dire la vérité aux Français : soit on ne change rien, et le chômage restera à un niveau élevé. Soit on donne plus de souplesse aux entreprises et plus de sécurité aux salariés : alors chacun retrouvera plus facilement un emploi. La solution est-elle le contrat unique ? Ce n'est pas écrit. Jusque-là, nous avons fait le choix de contrats différenciés afin, justement, d'apporter de la souplesse et de faire du sur-mesure. Il y a les CDI, le CNE, les CDD, l'intérim, bientôt les CDD seniors. Un contrat unique ne serait sans doute pas à même de répondre à toutes ces situations. Nous verrons ce que donnera la concertation avec les partenaires sociaux.
 
Le gouvernement a-t-il les moyens de limiter les conséquences de la hausse du prix de l'essence pour les automobilistes ?
 
Cela pose évidemment un problème énorme, notamment pour les ménages les plus modestes. Nous devons donc agir avec un souci de justice. À partir d'un prix du baril à 60 dollars – sachant qu'il est aujourd'hui à 75 dollars – je voudrais poser le principe que tout ce que l'Etat gagnera en plus puisse être reversé aux consommateurs.
 
Sous quelle forme ?
 
Nous verrons prochainement les modalités. Les distributeurs devront faire un effort de transparence et de maîtrise des prix. Quant à nous, nous continuerons à faire un effort pour les professions les plus exposées : marins-pêcheurs, ambulanciers, agriculteurs... Il est par ailleurs important que les Français soutiennent les énergies alternatives non polluantes plutôt que consommer toujours plus de pétrole. De ce point de vue, la solution de la TIPP flottante est un choix du passé et non de l'avenir.
 
Avez-vous renoncé à interdire le tabac dans les lieux publics ?
 
J'entends dire, ici où là, que le gouvernement a la tentation de différer des décisions, sous prétexte qu'elles seraient difficiles à prendre. C'est faux. La loi sur Gaz de France sera bien adoptée dans les délais prévus, pour la bonne exécution d'une opération qui consolide la position énergétique de la France et de l'Europe. Et nous prendrons le plus rapidement possible, après concertation, les décisions qui s'imposent pour le tabac. Une grande consultation va être menée. Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale, envisage de constituer une mission parlementaire sur le tabac. Ensuite, nous assumerons nos responsabilités. Nous ne sommes pas dans une période d'attentisme. Ce n'est pas mon état d'esprit, ni celui du gouvernement, ni celui du président de la République
 
Le projet de loi sur l'immigration fait l'objet de nombreuses critiques notamment des Eglises chrétiennes. Que leur répondez-vous ?
 
J'ai déjà reçu l'archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois, mardi. Je verrai aujourd'hui le cardinal Ricard, le président de la conférence des évêques de France. Mon souci est d'apporter des réponses qui prennent en compte toutes les inquiétudes. L'intégration en France suppose un contrôle réel des flux migratoires. Il y a un préalable important : la lutte sans relâche contre l'immigration irrégulière. Car l'immigration irrégulière conduit toujours à des épreuves, à des drames humains et interdit une bonne intégration. Notre objectif avec Nicolas Sarkozy est d'accueillir dans des conditions satisfaisantes les étrangers en situation régulière sur notre territoire. Des règles doivent être respectées si l'on veut que les abus cessent. Nous avons constaté par exemple une nette augmentation des mariages blancs et des mariages mixtes à l'étranger. Nous devons prendre en compte cette réalité. C'est notre responsabilité. Notre droit ne peut pas être contourné en toute impunité.
 
Les évêques s'inquiètent de la restriction des conditions du regroupement familial...
 
Que nous soyons tous d'accord sur le principe du regroupement familial, c'est une chose. Que nous constations qu'il y a un certain nombre de regroupements qui se font dans des conditions totalement abusives et qui débouchent sur des situations de polygamie inacceptables en est une autre. Que nous voulions limiter ces cas me paraît tout à fait légitime. Nous le ferons avec discernement.
 
Approuvez-vous les propos de Nicolas Sarkozy invitant les «étrangers qui n'aiment pas la France» à la quitter ?
 
En démocratie il y a des droits, mais il y a aussi des devoirs. Etre exigeant avec ceux qui viennent vivre sur notre pays me semble naturel. Mais soyons aussi soucieux de donner toute sa place à chacun. Il faut être très attentif à la façon dont nous disons les choses, dans le respect de la personne humaine.
 
Le projet de loi, examiné à partir de mardi à l'Assemblée est-il amendable ?
 
Bien sûr. Nous sommes ouverts à l'enrichissement du texte, dans le respect de l'équilibre qui a été trouvé entre les exigences d'humanité et de fermeté.
 
En matière de délinquance, les violences faites aux personnes sont en hausse. Que comptez-vous faire ?
 
Avec le ministre de l'Intérieur, nous sommes déterminés à faire face à cette recrudescence. La question d'une modification de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs est posée. D'autres sujets nécessitent d'avancer avec prudence. Je pense à la détection du comportement des enfants violents dès le plus jeune âge, qui relève selon moi davantage de la sphère médicale et éducative. Ce plan de prévention de la délinquance pourrait déboucher sur un projet de texte de loi, qui viendra après celui sur l'immigration.
 
S'appuyant sur une note de la DST, Philippe de Villiers dénonce dans son livre, Les Mosquées de Roissy, la présence de militants islamistes dans le personnel de l'aéroport. Que pensez-vous de ces accusations ?
 
Il est dommage que le débat commence par cette polémique inutile. Lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, je n'ai pas cessé de me préoccuper du risque de filière islamiste. C'est pour cela que j'ai créé les pôles de lutte contre l'islamisme radical, que j'ai doté les renseignements généraux de moyens spécifiques et que j'ai accru les contrôles. C'est vrai, il y a des risques. La clé dans ce domaine, c'est l'anticipation et l'action. Et c'est bien notre règle.
 
 

par rezeid publié dans : dominiquedevillepin
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Samedi 29 avril 2006
"Je n'en vois pas la nécessité", a affirmé Dominique de Villepin, interrogé dans "Le Figaro" de samedi au sujet d'un éventuel remaniement de son gouvernement.
"Dans la difficulté, on cherche toujours des boucs émissaires, mais c'est rarement une bonne solution", ajoute le Premier ministre au sujet du conflit autour du contrat première embauche. "Ce qui compte c'est la détermination, l'énergie, la constance de l'équipe gouvernementale: elles sont là". Et "une équipe qui a traversé des épreuves en sort plus forte, plus expérimentée et plus soudée", estime-t-il.
"Désormais, nous avons tous les éléments pour repartir", affirme le chef du gouvernement. Il dit "sortir de cette crise avec l'envie de faire mieux".
"Finalement, j'en sors mieux armé pour faire de l'année 2006 une année utile, avec mon gouvernement, avec l'ensemble des membres de la majorité", avance-t-il même. "Après la crise, il faut aller de l'avant".
Et Dominique de Villepin de minimiser sa chute dans les sondages: "Quand on mène une action difficile, on en voit toujours la trace dans les sondages. C'est un grand classique de la vie politique. Mais la vraie légitimité d'un homme politique, c'est la force de son action, les résultats qu'il produit".
"C'est totalement faux", répond-il quand on lui demande s'il a envisagé de démissionner pendant la crise du CPE.
"Je le redis: 2006 sera une année utile", martèle-t-il. "Tout n'a pas changé parce que la France a connu une crise sociale. Et le monde ne doit pas s'arrêter de tourner parce que nous sommes à un an de l'élection présidentielle".
Dominique de Villepin veut en particulier "croire que le bon sens l'emportera" concernant le contrat nouvelle embauche (CNE), dont "certains réclame(nt) l'abrogation (...) avant même d'avoir eu les résultats du bilan que nous tirerons en 2008". Le Premier ministre se dit "prêt à mettre en place un dispositif d'évaluation régulière dès maintenant avec les partenaires sociaux".
"Dans la perspective de 2007, une question centrale est posée: vers quelle France voulons-nous aller? Aujourd'hui, on a l'impression qu'il y a deux options: tout changer ou au contraire ne rien changer", analyse le chef du gouvernement, qui réaffirme ne pas avoir "d'ambition présidentielle".
"De toute façon, il est trop tôt pour parler de la présidentielle", ajoute-t-il. "L'essentiel est de tout faire pour que la droite gagne. Parce qu'elle se situe du côté du mouvement, contre l'immobilisme". Et "pour cela, nous devons démontrer d'abord que notre action produit des résultats".
par rezeid publié dans : dominiquedevillepin
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Samedi 29 avril 2006
Pour répondre à l'offensive de Villiers et de Le Pen, le président du RPR a choisi sa stratégie : prendre leur sillage

Sarkozy : La pêche en eaux brunes
Ce n'est plus la rupture mais un déjà-vu. Nicolas Sarkozy a fait régresser la droite de vingt-trois ans, en accueillant samedi dernier les nouveaux adhérents de son UMP : «Nous en avons plus qu'assez de devoir en permanence avoir le sentiment de s'excuser d'être Français, a lancé le ministre de l'Intérieur. D'ailleurs, si certains se sentent gênés d'être en France, je le dis avec un sourire mais aussi avec fermeté, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas, parce que nous, notre pays, nous l'aimons!»
Nous, les bons Français, contre les autres. «Certains». Mais qui faut-il chasser de la patrie ? Les émeutiers de novembre ? Les supporteurs qui sifflaient « la Marseillaise » en 2001 lors de France-Algérie ? Les rappeurs qui vomissent la «FranSSe» ? Les casseurs des manifs étudiantes ? Des prêcheurs islamistes ? Ou Bouteflika, ce président algérien qui se fait soigner dans un pays qu'il traite de « génocidaire » ? La phrase de Sarkozy est d'autant plus gênante qu'elle est imprécise. Et, sous sa fausse banalité, elle renvoie à une période révolue, quand la droite républicaine n'était pas au clair avec l'extrème-droite.
«La France, aimez-la ou quittez-la.» C'était, en 1983, le slogan du MIL, le Mouvement indépendant des Libertés, l'aile dure du chiraquisme. Le RPR faisait alors rimer insécurité et immigration, et validait l'alliance avec le Front national aux municipales de Dreux. Nicolas était petit, mais déjà militant. La droite se voulait libérale et reaganienne. D'ailleurs, la petite phrase venait d'outre-Atlantique : «America, love it or leave it.» On affiche ça sur un sticker à l'arrière de son truck ! Les mots ont une histoire. Après le MIL, le Front national s'approprie le slogan en 1984. Puis Philippe de Villiers, nouveau croisé anti-islamique, en 2005, sur le mode tutoyant : «La France, tu l'aimes ou tu la quittes!» Et maintenant Sarkozy.

La suite est un emballement médiaticopolitique, où la gauche se délecte de voir son ennemi s'oublier. La thématique « sarko-facho » trouve un nouvel argument, après le « Kärcher » ou la « racaille ». L'an prochain, on dira au peuple qu'un président ne parle pas comme le populo. Et à ce jeu, les socialistes pourront compter sur les chiraquiens, tel Jean-Louis Debré, qui s'est ostensiblement pincé le nez. «Quand le ministre de l'Intérieur Debré faisait expulser les sans-papiers de Saint-Bernard, il était moins sucré et délicat envers les étrangers», ironise le député sarkozyste Yves Jégo. Ambiance à droite. Rien que du classique, dira-t-on. Mais la pugnacité de Jégo révèle aussi la nervosité du camp Sarkozy. Le chef subit trop d'attaques. Et, surtout, sa stratégie n'est plus claire, même pour ses amis.
Quand on leur demande d'expliquer la sortie du leader, les sarkozystes se contredisent piteusement. Version numéro un : «C'est une sortie délibérée, pour se marquer à droite après la crise du CPE, affirme un ancien ministre. On se fait engueuler pour avoir cédé aux manifestations. Donc, on parle à la droite, et on va continuer.» Version numéro deux, à l'opposé : «Nicolas est fatigué, il n'avait rien prévu,et a lâché cette phrase sans réfléchir, regrette un député. Mais il doit faire attention à se tenir.» Version numéro trois, la banalisation : «Sarkozy a déjà dit des choses comparables sans provoquer de scandale, dit Jégo. La gauche n'a rien à proposer, alors, elle diabolise. Maisil y a une synthèse Sarkozy. Vote des étrangers, suppression de la double peine. Mais également fermeté sur les principes républicains.»

L'incertitude et la prudence illustrent la période. Sarkozy, point de mire depuis quatre ans, se trouve pris en tenaille : la gauche revient et l'extrême-droite revit ! Sarkozy est inquiété, voire décroché, dans les sondages par Ségolène Royal. Et, face à Villiers et au Front national, le ministre de l'Intérieur n'incarne plus une droite assumée, qui romprait, enfin, avec les molles ambiguïtés du chiraquisme.
C'est une des clés de la droitisation du discours : Sarkozy n'est pas seul. Ils sont deux autres à danser autour d'une patrie fatiguée et d'un peuple excédé. Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, désormais inséparables médiatiquement, sont engagés dans un double combat: contre Sarkozy, ce «bluffeur» qu'ils exècrent. Et entre eux, pour la conduite du camp nationaliste.
Villiers a l'enthousiasme des nouveaux convertis. Il s'exalte d'avoir «rompu avec le système» dont il pense, depuis le référendum européen, qu'il est à bout de souffle. Il a du culot. Quelque chose d'américain dans le style - quel paradoxe pour ce fier nationaliste -, une manière d'être le député qui porte les sujets brûlants sur la place publique. Villiers prétend déchirer le rideau des convenances et briser les mensonges du pouvoir. Son livre, « les Mosquées de Roissy », qui prétend révéler à la France une menace islamiste qui aurait subverti jusqu'à l'aéroport Charles-de-Gaulle, est typique de sa méthode : une extrapolation outrancière d'éléments réels, sur fond d'inquiétude que l'on flatte et exacerbe à la fois. Méfiez-vous des hôtesses beurettes en uniforme Air France, elles portent le tchador à la maison, explique-t-il à ses lecteurs en prétendant lutter contre le terrorisme ! Il construit une argumentation en poupées gigognes : musulmans, islamistes, terroristes, tous liés dans une chaîne de la peur. Indigne, mais efficace. «Jamais nous n'avons été ausi sollicités par les médias, se réjouit Guillaume Peltier, secrétaire général du Mouvement pour la France, parti du Vendéen. Nous démontrons que nous avons raison quand nous dénonçons la menace islamiste. Et nous prouvons que Sarkozy, qui promettait la sécurité, ne fait rien face aux dangers.»
Peltier est l'homme heureux derrière Villiers. Ses airs de jouvenceau médiatique, persuadé de toucher le vrai peuple entre les shows de Ruquier et d'Ardisson, masquent un stratège implacable. Formé au Front national, pressenti en 1998 pour prendre la tête des jeunes lepénistes, Peltier a quitté Le Pen persuadé que celui-ci ne voudrait jamais prendre le pouvoir. C'est lui qui construit le nouveau Villiers. «La question de l'islam sera aux années 2000 ce qu'a été l'immigration aux années 1980, dit-il. Une question-clé, indispensable. Tous les partis populistes d'Europe du Nord, aux Pays-Bas, en Scandinavie, se sont construits autour de ce sujet. Celui qui s'emparera de ce thème construira une droite populiste capable, enfin, de gagner.»
Le reste est affaire de patience. Peltier recrute des déçus du lepénisme pour construire le parti. Jacques Bompard, maire d'Orange, qui apporte le Vaucluse dans l'escarcelle. Marie-Christine Bignon, maire de Chaufailles en Bourgogne. Damien Barriller, ancien bras droit de Mégret, dans les Bouches-du-Rhône. Peltier n'est pas trop regardant sur le passé des impétrants. Il a refusé le catholique traditionaliste Bernard Antony, mais a acccepté, avec Bompard, le porte-parole du maire d'Orange, André-Yves Beck, ancien de l'ultra-droite et du mouvement Troisième Voie. «Je suis républicain, et notre charte se réclame de la Résistance,se défend Peltier. Et nous ne tomberons jamais dans l'antisémitisme.» Il guette les flottements de la maison d'en face, sollicite ceux que l'immobilisme de Le Pen excède...

En face, le menhir et les siens traitent officiellement par le mépris Villiers l'usurpateur et le petit Peltier. «Tout ce qu'ils disent nous profite en définitive», affirme Marine Le Pen. Mais les frontistes prennent soin de conforter les hésitants, et qualifient le vicomte de diviseur du camp national. Petite tactique pour gros enjeux. Conquête des parrainages pour 2007. Et, surtout, l'après-présidentielle. «Le Pen aura ses signatures, et sera devant nous à la présidentielle, dit Peltier. Mais nous serons installés dans le paysage. En se présentant, Le Pen fait perdre cinq ans à sa fille et à son mouvement.»
L'argument est vicieux, mais efficace. Car Marine Le Pen, dans cette comédie, est la grande perdante. Amaigrie comme pour partir en campagne, publiant un livre entre autobiographie et manifeste politique (« A contre-flots », Grancher), elle est prête pour un combat qu'elle ne mènera pas. «Villiers est irresponsable, tant il dresse les gens les uns contre les autres, dit-elle.Il découvre qu'il y a des problèmes, quand nous en parlons depuis des années. Il n'y a qu'une réponse posssible, une fermeté absolue sur les principes républicains.»
L'héritière poursuit sa modernisation - dans un mouvement opposé à la radicalisation de Villiers. Mais elle sait déjà qu'elle devra s'effacer devant son père, quand celui-ci s'avancera. Alors, elle regardera le vieil homme, mener, après quatre ans de quasi-silence, son dernier combat. Elle tremblera de voir Villiers réussir à la dépouiller avant terme. Elle ne partagera, avec l'ennemi, qu'une seule détestation : celle de Sarkozy, sur lequel convergeront, finalement, tous les coups. Sarkozy et cette droite que les extrêmes n'en finiront jamais de menacer, mépriser, et terroriser, depuis bientôt trente ans
«Sarkozy, c'est Chirac en pire, dit déjà Peltier. Jamais nous ne ferons voter pour l'homme du vote des immigrés.» En face, l'UMP se divise, entre une piétaille en mal de fermeté, qui poussera Sarkozy au raidissement et à l'entente avec les extrêmes - comme jadis les pasquaïens... Et les moralistes qui demanderont la rupture : «Ce qu'il dit sur l'islam qui serait incompatible avec la République met Villiers hors du jeu républicain, affirme Jégo. Il faudrait rompre avec lui et son mouvement, nationalement et localement.» Les cauchemars sont éternels.

par rezeid publié dans : Sarkozy//Villepin
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Samedi 29 avril 2006

Nicolas Sarkozy veut relancer une immigration de travail « choisie » tout en restreignant les droits des autres immigrants.


« Il s’agit de passer d’une immigration subie à une immigration choisie. » Nicolas Sarkozy ne lésine pas sur les formules grandiloquentes pour présenter le projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration, qui sera examiné du 2 au 5 mai par les députés. L’an dernier, 164 000 titres de séjour ont été délivrés à des étrangers, dont plus de la moitié pour des motifs familiaux, contre 7 % à peine pour des raisons professionnelles, le reste étant attribué pour l’essentiel à des étudiants (25 %) et à des réfugiés (7 %). Le ministre de l’Intérieur veut inverser la tendance en restreignant les droits des immigrants non économiques, notamment ceux qui arrivent pour motifs familiaux, tout en ouvrant davantage les portes à ceux qui répondent aux besoins du marché du travail. Un projet qui risque d’exacerber les tensions sociales sans même atteindre ses objectifs en matière d’immigration économique.

Conjoints étrangers s’abstenir
Le projet de loi supprime tout d’abord la disposition qui permettait jusqu’ici de régulariser les étrangers en situation irrégulière présents en France depuis plus de dix ans. Cette mesure, inspirée de la prescription qui existe pour la plupart des délits, ne concernait pourtant que… 2 500 personnes par an. De plus, « afin de lutter contre les mariages de complaisance », seuls les conjoints de Français disposant à leur arrivée d’un visa de long séjour – très difficile à obtenir – pourront bénéficier d’une carte de séjour d’un an. Alors qu’il leur suffisait jusque-là de justifier d’une entrée régulière (visa de tourisme, par exemple). S’ils n’ont pas ce visa de long séjour, ils devront donc retourner dans leur pays pour en demander un. « Il est clair que beaucoup y resteront bloqués », commente le collectif Uni(e)s contre l’immigration jetable, qui rassemble plus de 300 organisations.
Parce que « l’intégration des migrants est insuffisante », le projet de loi étend également l’obligation de signer un « contrat d’accueil et d’intégration » à tout primo-arrivant. Celui-ci recevra une formation civique et linguistique. Plus contestable : un étranger demandant une carte de résident de dix ans devra désormais satisfaire à une « condition d’intégration », fondée entre autres sur une connaissance suffisante de la langue française. L’intégration risque donc de servir de prétexte à « une mesure de police », analyse le collectif. Comme dans de nombreux autres pays de l’Union européenne, qui « (mal)utilisent ce concept pour en faire un outil de leur politique restrictive », constate le chercheur espagnol Sergio Carrera, du Center for European Policy Studies (1).
Nicolas Sarkozy souhaitait même imposer cette « condition d’intégration » aux candidats au regroupement familial. Le Conseil d’Etat a refusé. D’autres dispositions renforcent cependant les exigences imposées aux étrangers souhaitant faire venir leur famille quand bien même cette procédure ne bénéficie qu’à 25 000 personnes par an, enfants compris. « Votre projet de loi contient toute une série de mesures qui, additionnées, organisent une remise en cause concrète du droit au regroupement familial », souligne, dans une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, le chercheur Patrick Weil. Il prédit d’ailleurs que plusieurs dispositions, qui outrepassent la Convention européenne des droits de l’homme et la jurisprudence de l’Union européenne, vont créer de nouveau une situation où des milliers de personnes ne seront ni régularisables ni expulsables.

Nouvelle carte de séjour
Le projet de loi ferme donc un peu plus la porte aux « mauvais » étrangers – ceux qui viennent pour des raisons familiales et que la France « subirait » –, mais il l’entrouvre pour les « bons » – ceux qui ont une capacité de travail utile et qu’elle choisirait. De ce fait, ce projet de loi marque une rupture. Pas tant par sa vision utilitariste de l’immigration, une constante, que parce qu’il annonce une reprise de l’immigration de main-d’œuvre, officiellement suspendue depuis 1974. Le gouvernement définira ainsi chaque année des « objectifs quantitatifs », indiquant, « à titre prévisionnel », le nombre de visas et de titres de séjour qui seront délivrés, aux fins d’emploi, d’étude et pour motifs familiaux.
Avec deux priorités. Primo : attirer en France de forts « potentiels ». Le texte crée une nouvelle carte de séjour « compétences et talents » pour les étrangers susceptibles de participer « au développement économique ou au rayonnement » de la France. Une mesure gadget, mais à forte valeur d’affichage. Les étudiants étrangers candidats à l’immigration feront l’objet de plus d’attention. Ceux qui auront obtenu en France au moins un Master pourront se voir attribuer une autorisation de séjour de six mois, non renouvelable, le temps de chercher un emploi. Une avancée pour ces jeunes étrangers, qui avaient jusqu’à présent beaucoup de mal à obtenir un titre de séjour une fois leurs études terminées. Mais certaines associations dénoncent déjà le pillage des cerveaux du Sud. De plus, vu le court laps de temps accordé, la mesure profitera uniquement aux diplômés les plus recherchés.
Deuxième priorité : ouvrir à l’immigration « les métiers dans lesquels il y a de telles tensions que le recours à une main-d’œuvre étrangère n’aura pas d’incidence négative sur le chômage en France », dixit Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Emploi. Le gouvernement va donc établir « des listes évolutives » de métiers – « la mécanique, la maintenance industrielle, le froid, l’hôtellerie-restauration, les travaux publics, les infirmières et les sages-femmes » – et de zones géographiques, « caractérisés par des difficultés de recrutement ». Les employeurs de ces secteurs pourront faire appel à des étrangers sans avoir à apporter la preuve à la Direction départementale de l’emploi qu’ils n’ont pas été en mesure d’embaucher localement, comme c’est le cas actuellement. Il n’était toutefois pas nécessaire d’adopter une nouvelle loi pour cela, de simples instructions ministérielles auraient suffi à assouplir, au cas par cas, ce régime d’autorisation préalable. Ce qui avait d’ailleurs été fait, par exemple, de 1998 à début 2004 pour faciliter le recrutement d’informaticiens étrangers.
Mais le principal problème est ailleurs, tant pour les « forts potentiels » que pour les autres : « il ne faut pas croire qu’il suffit d’ouvrir ses portes pour que viennent les candidats désirés (…), souligne Jean-Christophe Dumont, économiste à la division des migrations internationales de l’OCDE (2). [La France] a encore davantage besoin d’attirer que de sélectionner. »

Motivations électoralistes
Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’empressement de Nicolas Sarkozy à légiférer en la matière – il en est à sa deuxième loi en moins de trois ans –, la France n’est pas du tout, aujourd’hui, un pays d’immigration massive. Elle est même devenue l’Etat européen où la croissance démographique dépend le moins de l’arrivée d’étrangers.
A un an de l’échéance présidentielle, les motivations du ministre de l’Intérieur sont avant tout électoralistes. Son discours peut séduire une partie de l’opinion, mais il stigmatise une fois de plus une frange de la population, étrangère ou française, fruit de cette immigration « subie ». Or, celle-ci vit souvent dans des conditions difficiles et est déjà victime de discriminations sur le marché du travail. Un tel projet n’a aucune chance de favoriser son intégration dans la société française. Et partant de développer la cohésion sociale dont le pays aurait tant besoin.

(1) A Comparison of Integration Programmes in the EU, Trends and Weaknesses, par Sergio Carrera, CEPS, Challenge papers mars 2006, accessible sur www.libertysecurity.org/IMG/pdf/A_Com parison_of_Integration_Programmes_in_the _EU_Trends_and_Weaknesses.pdf
(2) Le Monde du 21 mars 2006.

par rezeid publié dans : Immigration
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Jeudi 27 avril 2006

La France connaît une première année de baisse du chômage avec 2.288.300 demandeurs d'emploi à la fin mars 2006, soit 199.500 de moins qu'en mars 2005, selon les chiffres CVS diffusés par le ministère du Travail.
Le taux de chômage est ramené à 9,5% de la population active.
En mars 2005, le taux de chômage était de 10,2% et la France comptait 2.487.800 demandeurs d'emploi.
Les chiffres du chômage sont en baisse continue depuis douze mois, à l'exception d'une légère augmentation de 0,27% en janvier.
"Le marché de l'emploi va mieux. L'objectif reste (de parvenir à) un taux de chômage de 8,9% à la fin de l'année" 2006, a réaffirmé le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo, qui compte notamment sur la création d'emplois dans les secteurs du bâtiment et des services à la personne.
Une fois "cassé" le seuil psychologique des 9%, "on sera dans le cercle vertueux", estiment ses services, en ajoutant que "le score français, structurellement, doit être un taux de chômage entre 7% et 6,5%".
En mars, le nombre des chômeurs a diminué de 1,3%, soit 30.900 demandeurs d'emploi de moins qu'en février. Sur un an, il baisse de 7,5% (-8,3% pour les hommes et -6,5% pour les femmes).
La décrue profite à toutes les catégories de chômeurs et plus particulièrement aux moins de 25 ans (-1,7%), premiers bénéficiaires de la montée en puissance du plan Borloo de cohésion sociale, promulgué le 18 janvier 2005.
Le taux de chômage des jeunes s'établit à 22,1%, contre 23,1% à la fin mars 2005.
Moins de trois semaines après le retrait du contrat première embauche (CPE), dont le Premier ministre Dominique de Villepin voulait faire une pièce maîtresse contre le chômage des jeunes, le nombre des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans affiche un sixième mois de recul d'affilée.
PREMIERS RÉSULTATS DU CNE EN JUIN
"Le chômage des jeunes est celui qui baisse le plus", s'est félicité Jean-Louis Borloo.
Le plan de cohésion sociale renforce notamment la formation en alternance.
Selon les chiffres du ministère, les entrées en apprentissage ont progressé de 6,3% au premier trimestre 2006 par rapport à 2005. Fin mars, on comptait 382.000 apprentis contre 366.000 un an plus tôt.
Quant au contrat de professionnalisation, il s'est désormais totalement substitué aux anciens contrats de qualification et le ministère en recense 28.984 conclus depuis le début de l'année 2006 au bénéfice de jeunes de moins de 26 ans.
Le recul du chômage depuis un an s'explique aussi par les contrats aidés également renforcés par le plan Borloo pour lutter contre le chômage de longue durée et favoriser la réinsertion des personnes les plus éloignées de l'emploi.
En mars, dans le secteur non marchand, 188.507 personnes se trouvaient ainsi en contrat d'avenir ou en contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE).
Par ailleurs, Jean-Louis Borloo relève un "effet évident" sur l'emploi imputable au contrat nouvelles embauches (CNE), dont plus de 400.000 auraient été conclus depuis septembre dernier dans les entreprises de moins de 20 salariés.
Les résultats d'une étude sur l'impact du CNE sur la création d'emplois devraient être connus dans six semaines environ, a précisé le ministre.
L'étude vient d'être confiée à l'Institut national de la statistique (Insee) et à la Direction des études économiques du ministère de l'Emploi (Dares).
Toutes les organisations syndicales sont hostiles au CNE, qui a servi de modèle au contrat première embauche, retiré par le gouvernement le 10 avril sous la pression de la rue.

par rezeid publié dans : Emploi
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Jeudi 27 avril 2006

Le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 1,3% en France en mars et le taux de chômage est ramené à 9,5% de la population active, selon les chiffres du ministère du Travail.

 Le chômage des jeunes baisse de 1,7 % au mois de mars.
 
Fin mars, le nombre des demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE s’établit à 2.288.300, soit un recul de 30.900 chômeurs par rapport à février.
 
 
Les chiffres du chômage sont ainsi en baisse depuis douze mois en France, à l'exception d'une légère augmentation de 0,27% en janvier. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un maintien à 9,6% du taux de chômage.
 
 
Le nombre des jeunes demandeurs d'emploi décroît de 1,7% en mars. Le taux de chômage des moins de 25 ans présents sur le marché du travail s'établit à 22,1%, contre 8,7% pour les actifs âgés de 25 à 49 ans et 6,5% pour les actifs de 50 ans et plus.
 
 
A la fin mars 2005, avant l'amorce de la décrue statistique du chômage en France, le taux de chômage des jeunes s'établissait à 23,1%. Il était monté à 23,5% à la fin mai.
 
Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi baisse de 7,5% (-8,3% pour les hommes et -6,5% pour les femmes).
 
 
Légère baisse du chômage de longue durée
 
 
En mars, le nombre de chômeurs de longue durée, inscrits depuis au moins un an à l'ANPE, diminue de 0,4%. Parmi eux, le nombre de chômeurs inscrits depuis un à deux ans baisse de 0,6% et le nombre de ceux inscrits depuis deux à trois ans baisse de 0,3%.
 
 
Le nombre des inscriptions à l'ANPE enregistrées au cours des trois derniers mois augmente de 2,6% par rapport aux trois mois précédents. Les entrées faisant suite à une fin de mission d'intérim augmentent de 5,5% tandis que celles consécutives à une fin de contrat à durée déterminée baissent de 1,1%.
 
 
Les entrées liées à un licenciement économique diminuent de 3,2% alors que celles faisant suite à un licenciement pour un motif autre qu'économique s'accroissent de 3,3%.
 
Le nombre des premières entrées décroît de 1,1%. Les sorties de l'ANPE au cours des trois derniers mois diminuent de 1,2% par rapport aux trois mois précédents. Les sorties pour reprise d'emploi déclarée sont en baisse de 1,9%, tout comme les sorties pour entrée en stage (-9,0%).
 
 
Les demandeurs d'emploi de catégorie 1 sont ceux recherchant un emploi à temps plein et à durée indéterminée n'ayant pas exercé plus de 78 heures d'activité dans le mois.
 

par rezeid publié dans : Divers
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