Vendredi 30 juin 2006

Depuis un an, j'ai mis l'égalité des chances au coeur de l'action de mon gouvernement. Je crois dans ce principe. C'est lui qui me guide dans mes choix politiques. L'égalité des chances est un héritage vivant de notre histoire républicaine. Rappelez-vous l'article 6 de la Déclaration des
droits de l'homme : «Tous les citoyens [...] sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.» Je vois aussi dans l'égalité des chances un idéal moderne, qui répond aux
aspirations les plus profondes des Françaises et des Français. Car nos concitoyens réclament davantage de justice et de solidarité, mais ils veulent aussi davantage de liberté, davantage de réussite individuelle, davantage de choix pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Ils aspirent à
un destin collectif, mais ils veulent aussi que chacun soit récompensé selon ses mérites. C'est pour cela que l'égalité poussée jusqu'à l'égalitarisme est selon moi une erreur : il ne valorise personne, il ne reconnaît pas les efforts de chacun, il propose des solutions uniques pour des hommes et des femmes qui ont souvent des aspirations et des besoins différents.

Je ne me fais pas une conception étroite de l'égalité des chances : si elle se joue en premier lieu à l'école, il faut la défendre à tous les âges, tout au long de la vie. Oui, il est indispensable de repérer très tôt les difficultés des élèves, de leur apporter des solutions personnalisées pour qu'ils maîtrisent la lecture et l'écriture et qu'ils ne se laissent pas
distancer dès l'âge de 6 ou 7 ans. Oui, il est nécessaire d'inventer de nouvelles solutions pour traiter les problèmes psychologiques, familiaux ou de santé que peuvent rencontrer certains élèves : c'est tout le sens des équipes de réussite éducative que nous avons mises en place ou des examens de santé que nous avons prévus lors de la sixième et douzième année.
Oui, nous devons nous assurer que tous nos enfants ont bien acquis les connaissances fondamentales pour qu'ils aient les atouts nécessaires dans un monde où ils devront souvent s'adapter et changer de travail. Mais c'est à toutes les étapes de la vie que nous devons rappeler les exigences de l'égalité des chances : avoir accès à une formation nouvelle à 30, 40 ou 50 ans, pouvoir valoriser les acquis de l'expérience autant qu'un diplôme, pouvoir rebondir après un accident de la vie comme une maladie, un surendettement ou le chômage, voilà ce pour quoi le gouvernement se bat.
Car l'égalité des chances doit valoir pour tous : pour les hommes comme pour les femmes, qui doivent concilier vie familiale et vie professionnelle dans des conditions souvent difficiles. Pour les personnes âgées comme pour les jeunes, dont l'entrée dans la vie professionnelle ressemble encore à un parcours du combattant : c'est pour cela que je veux améliorer
l'orientation pour tous nos élèves et tous nos étudiants, grâce au service public de
l'orientation demandé par le président de la République. C'est pour cela aussi que nous allons faciliter la vie étudiante en renforçant les bourses et en poursuivant notre effort en faveur du logement étudiant. L'université doit être toujours davantage un moteur de l'ascension sociale. Egalité des chances aussi pour les handicapés, qui ont droit à des études, des loisirs,
un travail dans les mêmes conditions que tous les autres citoyens. Cela veut dire une vraie compensation. Cela veut dire un soutien attentif et réel, qui crée de nouveaux possibles et change nos regards.
Nous devons aussi conforter et moderniser nos services publics en maintenant une solidarité financière active entre tous les Français : car c'est le meilleur moyen de remettre de l'égalité entre les territoires. Il n'est pas acceptable que des populations soient isolées et reléguées dans des lieux mal desservis et mal équipés, en particulier dans les zones rurales.
J'ai donc signé la semaine dernière la charte des services publics en milieu rural, qui marque l'engagement de l'Etat à assurer des services publics de qualité sur l'ensemble du territoire. Nous avons aussi mis en place 176 pôles de compétitivité d'excellence rurale, pour valoriser les atouts de nos régions et rassembler nos forces. Il n'est pas acceptable non plus que
certains de nos concitoyens vivent dans des quartiers où le taux de chômage est trois fois supérieur à la moyenne nationale, où la délinquance et la violence sont des réalités quotidiennes, où les espoirs se heurtent aux barrières de l'indifférence et des discriminations. Face à cette réalité, je veux rappeler que notre majorité a adopté en mars dernier la loi sur
l'égalité des chances, qui est une grande loi de la République : en créant de nouvelles zones franches urbaines, en mettant en place un apprentissage junior, en regroupant les moyens de l'égalité des chances dans une agence, elle ouvre de nouvelles perspectives.

Mais, dans ce domaine, rien n'est jamais donné. L'égalité des chances est un combat de tous les jours, qui suppose de l'indignation et de l'imagination. Indignation devant les discriminations dont certains de nos compatriotes sont victimes dans leur vie quotidienne : je compte sur la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) pour
les combattre avec la plus grande fermeté, je compte sur la prise de conscience de chacun. Imagination pour donner un souffle nouveau à notre aspiration collective à plus d'égalité, plus de fraternité, plus d'engagement, plus de liberté. N'hésitons pas à ouvrir des chemins pour permettre à chacun de réaliser ses rêves : pourquoi, par exemple, ne pas développer des
filières d'excellence professionnelle dans les domaines comme les logiciels informatiques de jeu et d'animation, le numérique, le génie mécanique, le tourisme, la gastronomie et l'hôtellerie ? Pourquoi ne pas réfléchir à une forme plus généralisée du service civil volontaire que nous venons de mettre en place ? Arrêtons de croire que tout est joué à 18 ans, arrêtons de ne penser que diplômes et statuts, laissons éclater la diversité et le dynamisme français. L'égalité des chances est aussi une révolution des esprits.

Dominique de Villepin

par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 29 juin 2006

"La baisse du chômage se confirme dans le pays depuis 14 mois, Villepin a lancé la "bataille pour l'emploi" en arrivant au pouvoir c'est un grand succès car sa politique marche. Villepin incarne le renouveau et cela dérange, une politique moderne conduite avec succès. Il faut arrêter ce pessimisme ambiant, "cette déclinologie", la France est un grand pays, qui compte dans le monde nous sommes la 5ème puissance mondiale ce n'est pas rien. Il faut être optimiste et avançons ensemble avec Villepin vers la modernisation et l'adaptation de notre modèle, de notre pacte Républicain. Villepin a besoin de nous, il faut le soutenir car sa politique et sa gestion du pays est exemplaire. Soyons avec lui, car aujourd'hui on veut le tuer politiquement et on ne veut pas son succès même dans sa propre famille politique. Mobilisons-nous car aujourd'hui le pays est en marche et nous avançons. Le bilan de Villepin est à faire en 2007, nous le soutiendrons jusqu'à et pendant l'élection présidentielle."  Vive Villepin, Vive la République.                                                                                                                                    

La baisse du chômage s'accélère en France. Le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 2,16% en mai, soit 48.900 chômeurs de moins, ramenant le taux de chômage à 9,1% de la population active, selon les chiffres communiqués jeudi soir par le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo.

M. Borloo a attribué ce résultat, le troisième meilleur de ces 25 dernières années après ceux de février-mars 2000, aux effets de son plan de cohésion sociale et au développement des services à la personne.
Fin mai 2006, le ministère recensait 2.213.100 demandeurs d'emploi en catégorie 1. Depuis que la tendance s'est inversée en février 2005, 261.000 demandeurs d'emploi ont retrouvé du travail, soit une baisse de 11% en 15 mois.
Selon l'habitude désormais prise, le gouvernement n'a pas manqué de se réjouir de ces bons chiffres, sur lesquels il compte, avec les victoires de l'équipe de France en Allemagne, pour redonner le moral aux Français dans la perspective des élections de 2007.
Dominique de Villepin avait annoncé «une bonne nouvelle» sur le front de l'emploi dès mercredi lors de sa conférence de presse mensuelle. Le Premier ministre avait attribué ce résultat aux efforts du gouvernement, et évoqué l'objectif d'un retour au plein emploi.
»On est rentré sur un cercle vertueux de l'emploi», s'est félicité jeudi le ministre de l'Emploi, parlant d'une «tendance lourde».
Comme le mois dernier, Jean-Louis Borloo a expliqué la baisse par les effets de son plan de cohésion sociale, entré en vigueur l'an dernier. Sans le plan, «on aurait continué à avoir entre 15.000 et 20.000 chômeurs de plus par mois», a estimé le ministre de l'Emploi.
La baisse du chômage continue de s'expliquer largement par le succès des contrats aidés réservés aux personnes les plus éloignées de l'emploi. Le gouvernement dénombrait ainsi 55.000 contrats d'avenir et 166.000 contrats d'accompagnement vers l'emploi fin mai. Les emplois en alternance continuent de progresser, avec 380.000 jeunes en apprentissage fin mai contre 361.000 il y a un an.
La réforme du service public de l'emploi, avec la mise en place du suivi mensuel personnalisé des chômeurs, a également réduit de «50% le temps de retour à l'emploi», selon M. Borloo.
Mais la création d'emplois marchand apporte aussi sa contribution (48.300 emplois créés au premier trimestre, selon l'Unedic). Le ministre de l'Emploi a insisté sur l'impact sur l'emploi de la reprise de la construction de logements, avec 424.400 mises en chantier sur les 12 derniers mois.
Le plan pour les services à la personne lancé en février commence à produire ses fruits. Le nombre de structures agréées est ainsi passé de 5.500 en 2005 à 9.700.
Ces résultats ont de quoi rendre encore plus confiant Jean-Louis Borloo. Le ministre de l'Emploi, qui prévoyait de repasser sous les 9% à la fin de l'année, pense maintenant franchir cette barre «aux alentours de l'été ou à la rentrée». Et il annonce déjà une accélération de la baisse du chômage en 2007, grâce à la montée en puissance de son plan de services à la personne.
Ces chiffres risquent toutefois de ne pas convaincre la gauche, qui explique la baisse observée depuis un an par les radiations de demandeurs d'emplois et la démographie.
M. Borloo continue d'assurer que ces deux facteurs n'ont aucun effet sur le chômage. Les départs en retraite des générations du baby-boom ne commenceront à jouer légèrement qu'en octobre-novembre, et «aucune étude ne démontre que la baisse de la démographie créée de l'emploi».
Quant aux radiations administratives, «elles n'ont pas augmenté», a affirmé le ministre de l'Emploi. «Il y a un moment où ceux qui mentent vont finir par avoir un problème avec la population», a conclu Jean-Louis Borloo.
par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 29 juin 2006

"Villepin a lancé la bataille pour l'emploi il y a 13 mois, les résultats sont au rendez-vous. La politique économique de Dominique de Villepin est un grand succès. Elle est ambitieuse, moderne, novatrice et donne des  résultats. Il faut le juger sur les résultats et non sur des querelles de personne et des histoires fausses pour le destabiliser. Villepin tient la route en maintenant le cap......" Nous te soutenons tout simplement.........

Le chômage devrait enregistrer une baisse "historique" en mai, selon Jean-Louis Borloo, après plus d'un an de recul continu et 210.000 demandeurs d'emploi en moins, le premier ministre tablant sur un taux de chômage sous la barre des 9% dans les prochains mois.

Le ministre de l'Emploi, lors d'un point presse consacré jeudi matin au site internet particulieremploi.fr, a assuré que les chiffres du chômage pour le mois de mai, qui seront connus vendredi, étaient "historiques".

L'Insee rendra public vendredi matin le nombre de demandeurs d'emploi en mai, mais le gouvernement n'a pas attendu pour annoncer la "bonne nouvelle" de la poursuite de la baisse entamée en avril 2005.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a assuré à  la presse mercredi que le nombre de chômeurs allait passer sous la barre des 9% "dans les prochains mois", alors que l'Insee table sur ce taux fin 2006, et a promis "une bonne nouvelle" en ce qui concerne le mois de mai.

Mardi à  l'Assemblée nationale, M. Borloo avait promis quant à  lui un taux de "8,9% dans les mois qui viennent".

Selon le gouvernement, la politique de l'emploi a porté ses fruits, le premier ministre citant les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, les contrats nouvelles embauches, les services à  la personne, les contrats aidés, la refonte du service public de l'emploi.

Après un an d'embellie, le taux de chômage était revenu en avril à  son niveau le plus bas depuis quatre ans, à  9,3% de la population active. Le nombre de chômeurs avait reculé de 26.300 personnes, après une baisse en mars de près de 31.000, la plus élevée depuis janvier 2001.

Comme les mois précédents, la baisse du chômage devrait susciter la méfiance dans les rangs de la gauche politique et de certains syndicats.

Certains attribuent la tendance des derniers mois au durcissement du contrôle des chômeurs, d'autres l'expliquent par l'évolution démographique, le Parti socialiste estimant qu'il y a "quatre ans de perdus dans la bataille contre le chômage", dont le taux était de 9% en 2002.

Le nombre de chômeurs indemnisés en baisse de 1,5%

Le nombre de chômeurs indemnisés par l'Unedic a baissé de 1,5% entre le 31 avril et le 31 mai 2006, et de 8,7% sur un an, par rapport à mai 2005, pour s'établir à 2.320.000, selon un communiqué diffusé jeudi par l'assurance-chômage.

La direction de l'Unedic rappelle que ce chiffre n'a "rien à voir avec le taux de chômage global diffusé chaque mois par le gouvernement, basé sur le nombre de chômeurs inscrit à l'ANPE, pas sur le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés".

Le chiffre mensuel du chômage doit être diffusé vendredi matin par le gouvernement.

Toutes allocations confondues (chômage, formation, préretraite), le nombre d'allocataires Unedic a diminué de 1,3% sur un mois et de 8,2% sur un an. L'Unedic indemnisait ainsi fin mai dernier 2.503.000 allocataires, contre 2.725.100 en mai 2005

par rezeid publié dans : Emploi
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Jeudi 29 juin 2006

"Pour la liberté d'expression: on conteste la dictature dans les médias de sarko et sa bande"

La rédaction de Paris Match a décidé de se mettre en grève jeudi, un mouvement quasi sans précédent au sein de cet hebdomadaire, pour protester contre l'éviction "politique" de son patron Alain Genestar, due selon les journalistes à une couverture sur Cécilia Sarkozy qui aurait déplu.Sur 122 votants, 65 se sont prononcés mercredi pour une journée de grève jeudi avec assemblée générale, 46 pour d’autres moyens d’action et 11 ne se sont pas prononcés, a indiqué la rédaction dans un communiqué.

 

Ce mouvement ne remet toutefois pas en cause la sortie jeudi de l'hebdomadaire, dont le bouclage s'est terminé mardi.

 

Cette grève sera sans précédent dans l'histoire de l'hebdomadaire fondé en 1949 et détenu par le groupe Lagardère, à l'exception d'un débrayage survenu pendant les événements de mai 68.

 

En l'absence du directeur de la rédaction, la direction de la rédaction de Paris Match sera assurée, par interim, par Olivier Royant, directeur général adjoint de l'hebdomadaire, a indiqué de son côté Hachette Filipacchi Médias (HFM, filiale du groupe Lagardère).

 

Alain Genestar, patron de la rédaction de l'hebdomadaire depuis 1999, était en conflit avec le groupe, qui lui avait demandé de quitter ses fonctions. HFM lui avait proposé en échange un poste de directeur des rédactions du groupe, que M. Genestar a refusé.

 

La rumeur de sa mise à l'écart courait depuis la rentrée 2005, après la couverture du numéro du 25 août consacrée à Cecilia, épouse du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

 

Cette une montrait Mme Sarkozy avec un homme présenté comme son compagnon, ce qui, selon Le Canard Enchaîné, aurait fortement mécontenté Nicolas Sarkozy, par ailleurs ami proche d'Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère.

 

Le numéro du 25 août 2005 s'était vendu à quelque 900.000 exemplaires, contre des ventes moyennes de 634.369 exemplaires par numéro en 2005 (source OJD).

 

Pour la direction de HFM, "la principale raison" de la mise à l'écart d'Alain Genestar est une "déstabilisation de la rédaction", due notamment à un "différend déontologique" entre M. Genestar et le groupe.

 

Mais la rédaction de Paris Match estime, elle, que le renvoi d'Alain Genestar est directement lié à cette une. Lundi, elle s'était dite "scandalisée par l'obligation faite" à Alain Genestar de quitter son poste de directeur de la rédaction de Paris Match "à la suite de la couverture du 25 août 2005 montrant Cécilia Sarkozy et son compagnon".

 

Le numéro du Paris Match du 22 juin contenait à nouveau des photos de Cécilia Sarkozy, cette fois-ci avec son mari et leurs enfants, en week-end à Londres. La couverture était consacrée à Raymond Devos.

 

De son côté, l'hebdomadaire VSD, un des concurrents de Paris-Match, publie en couverture, dans son numéro sorti le 28 juin, une photo du couple Sarkozy prise, selon le magazine, lors d'un "week-end amoureux à Venise".
par rezeid publié dans : Divers
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Mercredi 28 juin 2006
Le Premier ministre n'a aucune "ambition présidentielle". Il annonce de nouveaux bons chiffres pour le chômage, et parle de "solides garanties" pour Suez-GDF.

D ominique de Villepin a assuré mercredi 28 juin ne pas avoir "d'ambition présidentielle", lors de sa douzième conférence de presse mensuelle. "J'assumerai ma tâche jusqu'au dernier jour", a-t-il ajouté.
"Je l'ai dit depuis le premier jour en arrivant ici à Matignon, je n'ai pas d'ambition présidentielle", a déclaré le Premier ministre.
"C'est la volonté qui est la mienne et c'est l'engagement que j'ai pris auprès des Français de me consacrer entièrement à ma tâche gouvernementale. C'est le moins qu'on puisse faire quand on a une charge aussi lourde", a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs déclaré qu'il accepte l'idée qu'un de ses ministres soit candidat à la présidentielle, "si cela peut être pour notre majorité l'atout maître et gagnant", en réponse à une question sur Nicolas Sarkozy.
Interrogé sur une éventuelle candidature de Jacques Chirac en 2007, Dominique de Villepin a estimé qu'"il appartient au président de la République d'exprimer son choix au moment et selon les modalités qui sont les siennes", et qu'il ne peut "que respecter ce choix".

"Intensifier" le dialogue


Le Premier ministre s'est également engagé à "intensifier" le dialogue avec sa majorité UMP, comme le lui a demandé lundi soir Jacques Chirac face à la multiplication des gestes de défiance au sein du groupe UMP vis-à-vis du Premier ministre.
Pour gagner en 2007, "il nous faut beaucoup de rassemblement, beaucoup de travail, beaucoup de concertation. C'est ce qui est à l'ordre du jour, c'est ce que je m'efforcerai d'intensifier au cours des prochaines semaines, des prochains jours" et "bien sûr au fil des prochains mois", a-t-il déclaré.
Relativisant la grogne au sein de ses troupes, le Premier ministre a souligné que le fait "qu'il y ait débat au sein d'une majorité c'est non seulement normal, mais c'est souhaitable". "Cela permet d'arriver à un équilibre en ce qui concerne les projets de texte, un équilibre meilleur. Ce débat est toujours enrichissant".

Du chômage aux Bleus

Dominique de Villepin a par ailleurs fait le parallèle entre la qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial et la baisse du chômage.
"Je veux bien sûr saluer l'équipe de France pour la victoire fantastique qu'elle nous a offerte hier soir", a déclaré le Premier ministre, après le succès des Bleus sur l'Espagne 3-1.
"Et dans la bataille pour l'emploi, nous espérons une autre bonne nouvelle dans les prochains jours", a-t-il ajouté, laissant entendre que les chiffres du mois de mai, attendus vendredi, confirmeront la baisse observée depuis un an.
Cette baisse "est le fruit des efforts du gouvernement, en particulier de Jean-Louis Borloo", a estimé le Premier ministre, qui s'exprimait au côté du ministre de l'Emploi. Deux jours après l'intervention de Jacques Chirac, qui lui a renouvelé sa confiance, le Premier ministre a confirmé que sa "priorité jusqu'au dernier jour restera l'emploi".
Il a estimé que la France sera sortie du chômage de masse, quand le taux de demandeurs d'emplois se situera "autour de 7%" de la population active.

Suez-GDF : "solides garanties"

Sur le dossier Suez-GDF, Dominique de Villepin a défendu les "solides garanties" du projet de fusion, approuvé le même jour en conseil des ministres.
"Avec ce nouvel ensemble, nous renforcerons l'indépendance énergétique du pays, nous aurons un leader dans le domaine du gaz, tout en garantissant des tarifs régulés pour tous les Français, tout en préservant le statut des personnels et l'organisation commune de la distribution EDF-GDF en tant que service de proximité", a expliqué le Premier ministre.
"C'est donc avec de solides garanties, après un travail d'explication sur le terrain, et avec une concertation étroite avec les parlementaires, que ce projet sera débattu à la rentrée", a-t-il ajouté.
Dans le dossier EADS, Dominique de Villepin a mis en avant des difficultés de gestion qu'il "faut surmonter", ajoutant que "chacun, à sa place, doit prendre ses responsabilités". "Il y a actuellement une réflexion en cours" et "des décisions qui seront prises prochainement, qui partent de la situation que nous connaissons au sein d'EADS" avec deux actionnaires industriels, Lagardère et Daimler, et l'Etat français, a-t-il expliqué.

Orientation à l'université

Le Premier ministre a également promis que chaque université serait dotée d'un service de l'orientation dans le courant de l'année 2006-2007, comme l'avait souhaité lundi soir le président Jacques Chirac.
"Dans le courant de l'année 2006-2007, chaque université se verra proposer un service de l'orientation, des stages et de l'emploi, qui travaillera en étroite liaison avec les lycées, les entreprises et les administrations", a-t-il annoncé.
De plus, le Premier ministre a souhaité que les nouveaux bacheliers de 2006 puissent avoir accès, lorsqu'ils préparent leur licence, à une formation en langue étrangère, en informatique et à une préparation à la recherche d'emploi. Cela leur permettra d'être "mieux armés dans leur recherche d'emploi", a-t-il dit.

249 collèges "ambition-réussite"

Afin de prendre en charge les "élèves perturbateurs", Dominique de Villepin a aussi confirmé que 249 collèges connaissant notamment des problèmes de délinquance seront classés dans un programme "ambition réussite" à la rentrée prochaine, comme l'avait déjà annoncé Gilles de Robien (Education).
Ces 249 collèges bénéficieront de 1.000 "enseignants expérimentés" et de 3.000 assistants pédagogiques, a annoncé le Premier ministre. Il a souhaité que chacun de ces collèges ait "au moins" une infirmière: 300 postes supplémentaires seront donc ouverts dès 2006.
Il faut "concentrer les moyens sur les établissements qui en ont le plus besoin", a justifié Dominique de Villepin.
Par ailleurs, 200 classes relais seront ouvertes à la rentrée prochaine pour éloigner les "élèves perturbateurs", a-t-il dit.

Concertation sur l'interdiction du tabac

Enfin, le Premier ministre a réaffirmé sa volonté de décider "avant la fin de l'année" d'une éventuelle interdiction du tabac dans tous les lieux publics.
Mais il a insisté sur l'importance de la "concertation" qu'a engagée le ministre de la Santé Xavier Bertrand car, a-t-il dit, "nous voulons prendre en compte les préoccupations de ceux qui sont directement engagés, les restaurateurs, les débits de tabac...".

par rezeid publié dans : Conférences de presse
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Mercredi 28 juin 2006

Lors de sa douzième conférence de presse à Matignon ce matin, le Premier ministre a déclaré s'attendre à une bonne nouvelle sur l'emploi dans les prochains jours. Il a également réaffirmé son absence d'ambitions présidentielles.

Soutenu lundi soir par Jacques Chirac, qui lui a réaffirmé sa confiance lors d'une interview sur France 2, Dominique de Villepin a tenu ce matin à Matignon sa douzième conférence de presse. Affaibli tour à tour par le CPE, l'affaire Clearstream et aujourd'hui la fusion Gaz de France-Suez, à laquelle s'oppose sa propre majorité, Dominique de Villepin a souhaité donner une image empreinte d'optimisme et d'entrain. Le Premier ministre a commencé par saluer la victoire de l'équipe de France hier soir face à l'Espagne. "Je veux bien sûr saluer l'équipe de France pour la victoire fantastique qu'elle nous a offerte hier soir", a-t-il déclaré d'emblée.
Enchaînant immédiatement sur la question de l'emploi, cheval de bataille de son gouvernement, il a indiqué espérer une "bonne nouvelle dans les prochains jours", assurant que le nombre de chômeurs allait passer sous la barre des 9% en France "dans les prochains mois". Les regards sont donc désormais tournés vers les chiffres du chômage de mai qui doivent être rendus publics vendredi. Après plusieurs mois d'embellie, le taux de chômage est revenu en avril à son niveau le plus bas depuis quatre ans, à 9,3% de la population active. Une évolution que nombre d'économistes attribuent surtout à l'évolution démographique et à l'emploi "aidé", les embauches dans le secteur privé restant très faibles.

Les efforts du gouvernement en ce sens - contrats d'apprentissage et de professionnalisation, contrats nouvelles embauches, services à la personne, contrats aidés, refonte du service public de l'emploi, emplois dans les services - vont se poursuivre, a déclaré Dominique de Villepin, se disant "conscient du chemin qui reste à parcourir".

"Je l'ai dit depuis le premier jour en arrivant ici à Matignon, je n'ai pas d'ambition présidentielle", a également déclaré le Premier ministre. "C'est la volonté qui est la mienne et c'est l'engagement que j'ai pris auprès des Français de me consacrer entièrement à ma tâche gouvernementale. C'est le moins qu'on puisse faire quand on a une charge aussi lourde", a-t-il ajouté.

Sur l'épineux sujet de la fusion GDF-Suez, Dominique de Villepin a réitéré sa confiance dans le projet. "C'est avec de solides garanties, après un travail d'explication sur le terrain et avec une concertation étroite avec les parlementaires que ce projet sera débattu à la rentrée", a indiqué le Premier ministre. Le conseil des ministres a approuvé ce matin le projet de loi permettant la fusion GDF/Suez, projet que Jacques Chirac a qualifié "d'intérêt national", à la fois pour renforcer l'indépendance énergétique de notre pays et pour le préparer à l'après-pétrole.

Interrogé par la presse sur les "patrons voyous" et leurs stock options, faisant allusion à Noël Forgeard et Antoine Zacharias, Dominique de Villepin, a indiqué qu'il lui paraissait "on ne peut plus normal que les abus soient condamnés". "Qu'il y ait une rémunération du risque, dans l'économie moderne c'est la moindre des choses, mais qu'il y ait aussi au coeur cette exigence de justice, que les abus soient condamnés, cela me paraît on ne peut plus normal", a-t-il dit.

Dominique de Villepin a par ailleurs affirmé qu'il fallait conjuguer "humanité et fermeté" face aux demandes massives de régularisation de familles sans papiers ayant des enfants scolarisés et il a exclu une "régularisation massive". "Je comprends l'émotion qui peut s'exprimer autour d'enfants scolarisés (sans-papiers, NDLR). La France est un état de droit et un état qui a toujours défendu des valeur de respect, il y a des règles (...) il faut prendre en compte deux impératifs d'humanité et de fermeté indispensables", a ajouté le Premier ministre.

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi la nomination d'un "médiateur national" chargé d'harmoniser la régularisation, sous conditions, de certains parents sans papiers d'enfants scolarisés tandis que de nombreux demandeurs se pressent aux guichets des préfectures depuis le début de la semaine en espérant un titre de séjour. Les familles sans-papiers ayant des enfants scolarisés en France bénéficient d'un sursis jusqu'au 30 juin, date de la fin des cours avant les vacances d'été. De nombreux parrainages ont été lancés pour les protéger. 
 
par rezeid publié dans : Conférences de presse
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Mercredi 28 juin 2006
Le Premier ministre Dominique de Villepin devrait mettre l'accent sur l'égalité des chances et les efforts menés pour rassembler la communauté nationale, lors de sa conférence de presse mensuelle qui débute mercredi matin à 11H30.L'égalité des chances est le temps fort de cette semaine, avec en particulier vendredi la Conférence nationale de l'égalité des chances, à la Cité des sciences de la Villette, a-t-on expliqué de source informée à Matignon. Par ailleurs, un rapport d'étape dans le débat Université-Emploi est attendu prochainement.

 

Le Premier ministre avait lancé fin avril ce débat national Université-Emploi, qui réunit le monde du travail et de l'université autour des thèmes de l'insertion professionnelle, de la professionnalisation des études et de l'apprentissage.

 

Ce rendez-vous avec la presse sera ainsi l'occasion d'expliquer la politique suivie dans ce domaine au sens large, c'est-à-dire en abordant également les questions de l'école, de l'orientation des jeunes, selon le principe cher au Premier ministre de "ne laisser personne au bord de la route", a-t-on précisé.

 

M. Chirac a annoncé lundi qu'il avait demandé au Premier ministre "la création avant la fin de l'année d'un service public de l'orientation" des jeunes.

 

Remis en selle par Jacques Chirac, qui lui a réitéré sa confiance lors d'une interview à France 2, Dominique de Villepin affrontera aussi les questions des journalistes sur les épreuves qu'il traverse depuis plusieurs semaines, de l'affaire Clearstream au projet controversé de fusion Gdf-Suez, et l'hostilité qu'affiche une partie des députés UMP à son égard.

 

Cette conférence de presse est la 12ème depuis l'arrivée à Matignon de Dominique de Villepin, il y a un peu plus d'un an.

Projet de fusion EDF/SUEZ:

Le projet de loi sur la fusion GDF/Suez sera présenté à l'Assemblée nationale à partir du "12 septembre" et pourrait nécessiter l'utilisation du 49-3, a déclaré mercredi Patrick Ollier.

"Je souhaite que la première semaine de septembre soit réservée à la commission pour débattre et voter le texte pour qu'il vienne en séance le 12 septembre, pas avant", a-t-il précisé sur LCI. "Mais seul le gouvernement peut décider des dates".

Le président de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale a précisé que le rapporteur qui sera désigné "cet après-midi" serait "Jean-Claude Lenoir député (UMP) de l'Orne, un spécialiste des problèmes de l'énergie".

"Je souhaite que nous allions vite, et que nous soyons prêts au débat début septembre: pour cela il faut travailler pendant l'été", a-t-il expliqué. "Je vais proposer à la commission que le rapporteur désigné travaille pendant tout le mois de juillet".

Avec 40.000 amendements socialistes, Patrick Ollier a prévenu que "cela risque d'obliger le gouvernement à utiliser le 49-3". "Ce serait une erreur qu'on l'utilise mais si on nous contraint à le faire, je pense que les Français sont assez raisonnables et intelligents pour comprendre qu'il n'y a pas d'autres solutions".

Quant à l'hostilité de la majorité au projet, le député UMP des Hauts-de-Seine a prévenu qu'"il faudra qu'elle se retrouve unie pour voter le texte: elle le sera". "Tout ce temps permettra à ceux qui ont de bonnes idées de les étudier".

par rezeid publié dans : Conférences de presse
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