Jeudi 31 août 2006

Le ministre délégué à l'Emploi explique en quoi la baisse du chômage est durable et structurelle.

 

LE FIGARO. - La baisse de juillet porte à 260 000 le nombre de chômeurs de moins en un an, et permet de passer sous la barre des 9 %. A quoi attribuez-vous ces bons résultats, très supérieurs à la création d'emplois sur la même période ?
Gérard LARCHER. - Nous sommes sur une tendance de créations d'emplois de 150 000 par an. C'est donc d'abord le secteur marchand qui crée l'emploi même si on a encore du mal à le quantifier exactement. La reprise de la croissance économique a un effet indéniable sur la création d'emplois. Il y a en second lieu un effet du CNE que tout le monde commence à reconnaître. C'est dans les très petites entreprises que se crée la dynamique. Nous en sommes à 584 000 CNE depuis août 2005, dont au moins 10 % sont des postes qui n'auraient pas été créés sans cela, sans doute davantage, entre 60 000 et 80 000 emplois selon moi. La troisième raison de la baisse, c'est le renforcement de l'accompagnement des chômeurs et l'amélioration du service public de l'emploi. Depuis le début de l'année, l'Anpe a collecté 1,7 million d'offres, c'est 4 % de plus que sur la période équivalente de 2005 et cela équivaut à 70 000 emplois. N'oubliez pas non plus que, en rapprochant de manière plus efficace offre et demande d'emploi, on réduit la durée du chômage : une semaine de moins pour pourvoir chaque poste, cela correspond à 60 000 personnes de plus dans l'emploi. Le quatrième élément important, c'est le développement de l'alternance, en hausse de 19,7 % sur les sept premiers mois par rapport à la période équivalente de 2005 : près de 11 % sur les contrats d'apprentissage et de 36 % sur les contrats de professionnalisation. C'est un très bon indicateur des intentions d'embauches des entreprises. Enfin, il y a aussi le dynamisme de la création d'entreprises : nous en sommes à 230 000 sur douze mois, on était à 180 000 il y a trois ans, et un tiers sont le fait de chômeurs, c'est-à-dire 13 % de plus sur un an.
 

Vous faites aussi davantage de traitement social que l'an dernier et vous êtes servi par le déclin démographique ?
Nous sommes à 280 000 contrats dans le secteur non marchand, 40 000 de plus que l'an dernier, mais nous sommes encore très loin des 500 000 atteints dans les années Jospin. Quant à la population active, malgré les départs anticipés en retraite, elle continue d'augmenter, même si c'est moins rapidement qu'avant.
 

Depuis vingt ans, le chômage n'est repassé sous les 9 % qu'à deux périodes, en 1991 et 2000-2001. En quoi la baisse actuelle vous paraît plus structurelle et durable ?
Nous étions en 1991 et 2001 dans des périodes de très forte croissance. Malgré le bon résultat du deuxième trimestre, nous ne sommes pas encore à ces niveaux. Cela veut bien dire que quelque chose a changé sur le marché du travail et dans les relations du travail. C'est ce qu'il faut accentuer. Cela suppose que nous puissions approfondir la réflexion sur les mesures qui touchent au droit du travail, qu'il s'agisse du contrat de travail, du smic, de l'insertion des jeunes ou de la formation professionnelle. Et cela naturellement en concertation avec les partenaires sociaux. C'est l'enjeu des réunions que je conduis actuellement avec Jean-Louis Borloo sur la réforme du dialogue social. Si nous parvenons à créer un lieu central de dialogue social sur les questions de travail et d'emploi, nous progresserons. Ensuite, il faudra gérer la place de chacun : gouvernement, Parlement, partenaires sociaux. Je suis convaincu que l'on peut inventer un système qui ne minore personne.
 

Avant les présidentielles ?
C'est mon souhait. Nous verrons bien, lors de la réunion de la négociation collective où nous ferons le bilan de nos entretiens bilatéraux, jusqu'où les partenaires sociaux sont prêts à aller.
 
par rezeid publié dans : Gouvernement
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Jeudi 31 août 2006

Conforté par de bons chiffres du chômage, le premier ministre a détaillé la phase 3 de son plan pour l'emploi. Il a confirmé la suppression des charges sur le Smic pour les petites entreprises et un suivi personnalisé pour les jeunes chômeurs des banlieues sensibles.

 
«Collégialité», tel est le message qu’a voulu faire passer Dominique de Villepin jeudi matin. Pour la première fois, le premier ministre, qui a donné depuis Troyes sa conférence de presse mensuelle, était entouré de plusieurs de ses ministres : Nicolas Sarkozy (intérieur) s'est exprimé sur la délinquance, Thierry Breton (économie et finances) sur le projet de fusion Gdf/Suez, Philippe Douste-Blazy (affaires étrangères) et Michèle Alliot-Marie (défense) sur le Liban, et bien sûr Jean-Louis Borloo sur l'emploi. Tous étaient arrivés le matin même dans la ville de François Baroin à bord du même autocar, symbole de l’unité du gouvernement.
 
«Dialogue social», «justice économique», «dividende du travail», Dominique de Villepin a placé cette 14e conférence de presse sous le signe de la «concertation et du dialogue», après un début d’année difficile, marqué par la crise du CPE et les remous de l’affaire Clearstream. Matignon est décidé à poursuivre les réformes, aidé en cela par les bons chiffres du chômage : comme l’a rappelé Thierry Breton, «ce sont 250.000 emplois qui ont été créés, dont plus de 200.000 dans le secteur privé». Un succès, a confirmé Jean-Louis Borloo, qui est le résultat d’un «investissement massif ».
 
Objectif : désendettement
 
Dès le début de son intervention, Dominique de Villepin l’a affirmé : «l’immobilisme serait une erreur et une faute». Tablant sur une croissance durable, supérieure à 2%, le premier ministre a confirmé qu’il comptait affecter les recettes fiscales supplémentaires, actuellement évalué à 3 milliards d'euros pour 2006, au désendettement.
 
Les mesures nouvelles seront financées, a expliqué Thierry Breton, par les «marges de manœuvre» dégagées notamment par la réforme de l’Etat. Cet effort de rigueur se poursuivra, et le gouvernement table sur un déficit budgétaire «inférieur à 2,5% l’année prochaine». Dans l’immédiat, la «prochaine frontière» que s’est fixé le premier ministre sera de «passer sous le cap de 2 millions de chômeurs», soit 8% de la population active.
 
Mesures ciblées en direction des jeunes, des plus de 50 ans et des quartiers sensibles
 
Pour y parvenir, le gouvernement compte mettre en place des mesures «ciblées» : le parcours d’accompagnement recrutement, qui permettra aux 220.000 jeunes actuellement en Contrat d’insertion vers la vie social (CIVIS) de bénéficier d’un plan de formation en pré-embauche «à un poste identifié», en accord avec l’entreprise.
 
Jean-Louis Borloo a également évoqué un objectif de placement pour les jeunes diplômés issus des quartiers sensibles, qui seront « coachés » personnellement. Autre mesure ciblée en direction des banlieues, les dispositifs d'aides aux chômeurs créateurs d'entreprises seront élargis à tous les «créateurs en zone urbaine sensible».
 
Concernant les plus de 50 ans, le gouvernement annonce un objectif de 50.000 « programmes d’accès à la vie active », qui doivent accompagner les personnes vers l’emploi. Une «prime de cohésion sociale» sera versée aux entreprises qui embauchent un chômeur de longue durée de plus de 50 ans.
 
Le gouvernement a également confirmé les mesures annoncées ces derniers jours, comme la mise en place d’un chèque transport «dès le 1er janvier 2007» ou la suppression des charges au niveau du SMIC pour les entreprises de moins de 20 salariés à partir de cette même date.
 
Fermeté sur Suez/GDF et les sans-papiers, volonté de limiter le «vote populiste » aux élections
 
Dominique de Villepin a affiché sa confiance sur le dossier de la fusion entre Suez et GDF, estimant que «l'ensemble de la majorité est unie, soucieuse d'avancer» et voulant «croire que l'intérêt général prévaudra sur un sujet aussi important», alors que l’opposition a déposé plus de 110.000 amendements.
 
Concernant le dossier des enfants sans-papiers scolarisés en France, le premier ministre a réaffirmé : «il n'y aura pas de régularisation massive». Il faut «faire respecter la loi telle qu'elle existe», et c’est pourquoi les autorités «répondront au cas par cas» aux demandes de régularisation.
 
Enfin, si Dominique de Villepin ne semble pas afficher d’ambitions présidentielles, il souhaite «que le débat démocratique joue à plein et que chacun puisse se déterminer sur une vision de l'avenir, sur une certaine idée de la France, sur une certaine idée de la justice dans notre société», pour éviter «le vote de rejet», et donc un nouveau 21 avril.
par rezeid publié dans : Politique extérieur
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Jeudi 31 août 2006

Le premier ministre, qui se réjouit de la nouvelle baisse du chômage en juillet, tient aujourd'hui sa conférence de presse mensuelle à Troyes, où il réunit aussi son gouvernement.

 
LA MISE en scène promet d'être soignée et les bonnes nouvelles au rendez-vous. C'est donc à Troyes (Aube) que Dominique de Villepin a décidé de valoriser, ce matin, ses «bons résultats». Tous les membres du gouvernement ont rendez-vous dans ce fief chiraquien dirigé par l'un des leurs – François Baroin, ministre de l'Outre-Mer – pour leur séminaire de rentrée. Le premier ministre a prévu ensuite de tenir sa conférence de presse mensuelle qui devrait prendre un relief particulier puisqu'il ne se sera pas le seul à monopoliser la parole. Les cinq ministres les plus importants du gouvernement (Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Philippe Douste-Blazy, Jean-Louis Borloo et Thierry Breton) seront invités à détailler leur feuille de route. Une manière pour le chef du gouvernement d'apporter sa contribution au climat «d'apaisement et de rassemblement» qui prévaut au seuil de l'ultime rentrée du quinquennat.
 
A deux jours de l'université d'été de l'UMP qui marquera la rentrée politique de Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin entend conserver – au moins en appa rence – son rang de chef de la majorité. Le tout dans un timing soigneusement négocié et accepté par les deux parties.
 
A Troyes, Dominique de Villepin compte surtout faire la démonstration que «sa» politique commence à produire des résultats. Et il aura une occasion toute trouvée avec la livraison des dernières statistiques du chômage : - 26 700 demandeurs d'emploi en juillet et un taux global inférieur pour la première fois et depuis longtemps à 9%. «Plus personne ne conteste nos bons résultats. Y compris les sceptiques de la majorité», jubile-t-on à Matignon. Le premier ministre va profiter de l'occasion pour défendre le «fantastique succès» du CNE, qui a permis de créer de l'emploi dans le secteur marchand. Mais c'est à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, que reviendra le soin de dévoiler les axes de la «troisième phase du plan emploi».
 
Bonne gouvernance
 
Dès hier à l'Elysée, lors d'un Conseil restreint consacré à ce sujet, Jacques Chirac en a fixé les orientations : favoriser l'embauche dans les petites entreprises, créer des mesures ciblées pour les jeunes sans qualification, effort pour les chômeurs de longue durée. Échaudé par le flop du CPE, le gouvernement a renoncé à amplifier l'assouplissement du droit du travail. Pas question de donner suite à la demande du Medef qui réclame une extension du CNE aux entreprises de moins de 50 salariés (contre 20 actuellement).
 
Après les annonces sur le pouvoir d'achat (augmentation de la prime pour l'emploi, création de l'allocation universitaire et lancement du chèque-transport), Dominique de Villepin entend enfin s'octroyer un brevet de bonne gouvernance. A Troyes, l'accent sera mis sur la «baisse du déficit budgétaire en 2007» par rapport à celui de 2006.
 
Et la présidentielle dans tout ça ? Le premier ministre, qui veut gouverner «jusqu'au dernier jour», est intarissable sur le sujet. Dans un entretien à L'Express, il fustige les sondages «pas capables d'apporter en ce moment des réponses claires» et dresse le portrait-robot (un autoportrait ?) du futur élu : «On ne s'improvise pas président, cela se prépare, on prend des coups, on réfléchit, on fait mieux, on éprouve la solitude de la décision et de l'impopularité».
 
A l'UMP, les amis de Nicolas Sarkozy restent méfiants. «La rentrée se présente sous de bons auspices. Villepin semble animé de bonnes intentions. Espérons qu'il le soit le plus longtemps possible», avertit Eric Woerth, trésorier du parti. En attendant, l'ambiance au gouvernement semble à la détente. Ministre des PME, Renaud Dutreil est libéré : «C'est formidable. On peut à la fois bien travailler avec Villepin et soutenir Sarkozy. Sans risquer le moindre reproche.»
par rezeid publié dans : Conférences de presse
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Jeudi 31 août 2006

Jusqu'au bout, le Premier ministre veut agir. Pour sa rentrée, il doit gérer quelques dossiers immédiats: pouvoir d'achat, projet de privatisation de GDF, emploi. Mais, à huit mois de la bataille élyséenne, un autre sujet lui tient à cœur: sur la fonction de président de la République, il est intarissable...

C'est un superbe cas de résilience, cette capacité des matériaux à absorber les chocs et des psychismes à réagir après un échec. Ecrasé dans l'étau du premier semestre, entre la mâchoire du CPE et celle de l'affaire Clearstream, Dominique de Villepin poursuit l'année comme si de rien n'était. Rien, ou presque. Mais, s'il confesse avoir commis des erreurs, le Premier ministre affirme avoir puisé dans l'épreuve une force nouvelle, suffisante pour aller au bout de son mandat à Matignon, «dans l'action jusqu'au dernier jour». Il escompte même protéger le premier quinquennat de l'histoire de la République de cette rouille qui corrode toutes les fins de mandat: une couche de dépenses électorales sur une couche d'immobilisme.

Pourtant, au rayon cadeaux, la hotte de septembre s'est bien remplie: la seule prime pour l'emploi passera à 940 euros au 1er janvier pour un smicard, au lieu des 809 prévus, coûtant 500 millions d'euros supplémentaires. Villepin redore son blason avec de l'argent. Côté action, il va, en fait, préparer celle du prochain chef de l'Etat. En effet, la conférence sur les revenus et l'emploi, prévue au tournant de 2007, sera un labour pratique pour les semailles des présidentiables. Et s'il l'organise, c'est qu'il se compte encore parmi leurs rangs, dévoré d'un intact appétit politique.

Dominique de Villepin est persuadé que la fonction présidentielle n'a pas changé de nature, qui fera la part belle à l'expérience au moment du vote, mais que le mandat présidentiel a changé de structure, qui impose de ne pas gaspiller une miette de temps, des cent jours initiaux à l'ultime compte à rebours. Aux dernières semaines du quinquennat, le chef du gouvernement, jadis spectateur effacé ou compétiteur malheureux de la course à l'Elysée, en devient ainsi un acteur majeur. Villepin rêve d'inaugurer le scénario. Car cet homme qui répète n'avoir jamais eu d'ambition présidentielle s'est toujours gardé d'exprimer au futur cette réserve. Injurié par le passé, il n'injurie pas l'avenir.

L'une de vos premières décisions en cette rentrée a été de prendre des mesures de relance du pouvoir d'achat, qualifiées d' «Apéricube» par François Hollande. Comment être crédible sur ce sujet?
Mon devoir, c'est d'apporter des réponses aux préoccupations des Français sans compromettre ni le retour de la croissance ni l'amélioration de l'emploi. J'ai donc choisi des mesures concrètes et ciblées. D'abord pour les étudiants boursiers qui quittent pour la première fois le domicile familial. A partir du 1er novembre, ils seront 80 000 à bénéficier d'une aide de 300 euros pour s'installer. Les salariés, pour leur part, auront droit à une aide pour faire face aux dépenses de transport entre le domicile et le travail, à partir du 1er janvier 2007, sous forme d'un chèque transport. Ce chèque transport sera mis à la disposition des entreprises qui le souhaiteront, avec une exonération sociale et fiscale de l'Etat. Ceux qui utilisent les transports publics seront remboursés de la moitié du coût de leur abonnement transport, comme c'est déjà le cas en Ile-de-France. En moyenne, cela représente, pour chaque salarié, une aide de l'ordre de 200 euros par an. Pour ceux qui prennent leur véhicule personnel, le chèque sera de 100 euros par an. Nous souhaitons, par cette différenciation, encourager les transports collectifs. Enfin, la prime pour l'emploi (PPE) sera portée de 540 euros en 2005 à 940 en 2007 pour les personnes qui touchent le Smic: cela représente un vrai treizième mois. Ce n'est pas une mesure anecdotique. C'est un effort massif en faveur du travail et des salariés les plus modestes.

Mais vous allez vous heurter au reproche inverse, celui de distribuer les cadeaux préélectoraux!
Absolument pas: nous finançons toute ces mesures grâce à des économies fondées sur les audits de Jean-François Copé et aux marges de manœuvre nouvelles que nous avons dégagées pour 2007. La PPE est une mesure de justice sociale qui répond aux difficultés des ménages les plus modestes. Plus largement, qui peut contester qu'il y a aujourd'hui dans notre pays une vraie interrogation sur le niveau des revenus? La concentration des salaires autour du Smic, l'aspiration à une progression plus rapide des revenus moyens, l'usage non contrôlé des stock-options, l'incidence du niveau du salaire minimum sur l'emploi, tout cela mérite une réflexion approfondie. Le Cerc [Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale], présidé par Jacques Delors, me remettra un rapport actualisé sur ce sujet en novembre. Sur cette base, je souhaite réunir d'ici à la fin de l'année une conférence sur l'emploi et les revenus: elle devra en priorité établir un diagnostic partagé.

Sur l'emploi, quelles mesures prévoyez- vous?
Pour accentuer la baisse du chômage, nous voulons, avec Jean-Louis Borloo, favoriser le développement des services à la personne, secteur potentiellement très créateur de postes. Et faire un effort spécifique pour ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi, en particulier les chômeurs de longue durée de plus de 50 ans et les jeunes non qualifiés. Ainsi, dans les zones urbaines sensibles (ZUS), nous avons décidé de mettre en place des groupes solidarité-emploi qui rassembleront les compétences du service public de l'emploi, des élus locaux, pour aller à la rencontre de ces jeunes et leur trouver un emploi. Ces groupes auront une feuille de route et une obligation de résultats: 9% de taux de chômage en moyenne en France, le double dans les ZUS, le quadruple pour les jeunes de ces quartiers, ce n'est pas acceptable!

Liban
«Esprit de responsabilité»

Kofi Annan a indiqué que l'Italie succéderait, en février, à la France à la tête de la Finul, au Liban. Jacques Chirac a dit la disposition de Paris à continuer d'assumer le commandement de la force. Demandez-vous au secrétaire général de l'ONU de reconsidérer sa position? 
C'était le schéma prévu, il n'y a pas de raison, a priori, de le modifier. Dans cette crise, le président de la République a eu sans cesse le souci de joindre la parole aux actes. Grâce à lui, la France s'est imposée comme un acteur de paix au Proche-Orient. Certains jugements sur notre pays ont été hâtifs: nous avons toujours agi dans un esprit de responsabilité, soucieux que notre participation militaire à la Finul soit la plus efficace possible et avec toutes les garanties nécessaires.

En quoi la Finul, parallèlement à l'armée libanaise, contribuera-t-elle au désarmement du Hezbollah?
Ce sera la responsabilité de l'armée libanaise. La Finul peut accompagner ce travail, mais elle n'a pas à se substituer à elle.

Après cette guerre, comment reconsidérer les autres problèmes de la région, à commencer par la menace iranienne?
Qu'il s'agisse du conflit israélo-palestinien, de la Syrie, de l'Iran ou de l'Irak, la communauté internationale doit maintenant reprendre l'initiative. Partout au Moyen-Orient, la logique de notre diplomatie est d'apporter des

Réaliserez-vous une nouvelle baisse des charges sociales au niveau du Smic?
Conformément au cap fixé par le président de la République, nous voulons aller vers la suppression de toute charge au niveau du Smic pour les entreprises de moins de 20 salariés. C'est un moyen supplémentaire, après le CNE, après les baisses de charges qui ont déjà été engagées, de favoriser les embauches dans les petites entreprises, où les gisements d'emploi sont les plus importants.

A combien estimez-vous le montant de la cagnotte fiscale pour 2006? Qu'allez-vous en faire?
L'Etat français est dans la situation de la personne qui a 1 000 ou 2 000 euros de découvert sur son compte bancaire et qui tout à coup reçoit un revenu exceptionnel de 100 euros. On lui dit: qu'allez-vous en faire? Cette personne va bien entendu à la banque réduire son découvert! Le surplus fiscal pour 2006 - environ 3 milliards d'euros - sera donc affecté au désendettement, tout simplement parce que c'est un principe de bonne gestion.

Et c'est aussi la loi de finances pour 2006 qui vous y oblige …
Je me demande qui a bien pu faire cette loi, mais elle est bien faite!

Le Conseil constitutionnel a censuré l'article de la loi de finances qui prévoyait de plafonner le bénéfice des niches fiscales. Par quoi prévoyez-vous de remplacer cette mesure?
Nous avons choisi de concentrer nos efforts sur la hausse de la prime pour l'emploi, qui est une mesure de justice sociale. Par ailleurs, la réforme de l'impôt sur le revenu bénéficiera en priorité aux classes moyennes: par exemple, pour un ménage sans enfants qui touche entre 1 800 et 3 300 euros par mois, l'impôt baissera de plus de 10% l'année prochaine.

En fusionnant GDF avec un groupe privé, Suez, l'Etat ne risque-t-il pas de perdre la maîtrise de sa politique énergétique?
Non, justement pas. Le projet de fusion ouvre la voie à la création d'un champion de taille mondiale dans la distribution du gaz, en position de force pour négocier avec les pays producteurs. C'est essentiel lorsqu'on voit le rapprochement actuel entre deux géants gaziers comme la Russie et l'Algérie. Grâce à ce nouvel ensemble industriel, nous pourrons donner aux Français deux garanties majeures: le maintien de tarifs réglementés et la création d'un tarif social du gaz.

Mais c'est un champion aux pieds de plomb, puisque le contrôle des tarifs l'empêchera de lever des richesses supplémentaires…
Nous aurons en tout cas beaucoup plus d'atouts que nous n'en avons actuellement. Nous pourrons donc nouer des accords de développement, bâtir une politique audacieuse conforme à nos intérêts et à ceux de l'Europe.

Etes-vous sûr du soutien de la majorité?
Un formidable travail de concertation sociale et politique a été fait par Thierry Breton. Notre majorité est aujourd'hui favorable à ce projet. Il y a un débat parlementaire, nous souhaitons le pousser le plus loin possible.

Jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour lutter contre les très nombreux amendements que prépare l'opposition? Jusqu'à l'usage du 49.3?
On en est à 90 000 amendements alors que le Parlement peut en discuter 10 000 en moyenne par an. Est-ce que cela veut dire que les socialistes ont choisi de bloquer le travail parlementaire pour les dix prochaines années? Ce n'est pas sérieux. A la veille d'une élection présidentielle, c'est un choix dangereux. On ne peut pas avoir connu le 21 avril et jouer la politique du pire.

La campagne présidentielle vous paraît-elle partie sur de bonnes bases?
Je dois vous confier ma surprise devant cette ébullition de «pré-pré-campagne»! Il faut revenir aux réalités d'une présidentielle. Première réalité: le rythme politique est modifié par le quinquennat. Cela doit conduire le gouvernement à agir jusqu'au dernier jour. La deuxième réalité, ce sont les avertissements très clairs que les Français nous ont adressés, le 21 avril 2002 ou à l'occasion du référendum de 2005. Mesurons la responsabilité qui est la nôtre. Enfin, notre pays réclame un débat approfondi sur son avenir: nos concitoyens n'ont jamais été aussi attentifs aux propositions, aux projets, aux visions portées par les responsables politiques. Je souhaite un grand débat serein, respectueux et passionnant.

Quel est l'enjeu majeur de cette présidentielle?
L'élection présidentielle n'est pas une élection comme les autres: il faut un engagement profond, ce n'est pas une élection qui doit se faire à la légère, à partir de simples impressions. On choisit la personne qui va incarner la nation et qui sera la clef de voûte de nos institutions. On peut avoir une ambition personnelle, là il s'agit de servir les intérêts de notre pays, c'est une véritable mission qui investit totalement la personne qui en a la charge. La présidentielle, cela suppose aussi de présenter une vision ambitieuse et cohérente. Tout le monde est pour la justice, pour plus de pouvoir d'achat et pour moins de chômage. La question, c'est comment rendre compatibles les solutions préconisées et comment faire en sorte que les choses marchent! Enfin, être président de la République, cela suppose une expérience. On ne s'improvise pas président, cela se prépare, s'apprend, on prend des coups, on réfléchit, on fait mieux, on éprouve la solitude de la décision et l'impopularité. Il faut avoir exercé des activités qui crédibilisent votre capacité. Il faut savoir douter et se remettre en question. Ce sont toutes ces qualités qui ont fait la marque des présidents de la Ve République. Je suis stupéfait de la facilité avec laquelle certains, à gauche, imaginent qu'ils seront capables demain de remplir la fonction. Le rôle international, la capacité d'incarner la nation, de parler aux Français dans des moments où ils s'interrogent sur leur avenir commun, c'est une lourde responsabilité.

Considérez-vous que la fonction présidentielle doit évoluer après 2007?
La Constitution a montré qu'elle savait s'adapter aux différentes personnalités qui ont occupé la fonction de président de la République. Les Français ne se sont d'ailleurs jamais trompés dans le choix de leurs présidents. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire aujourd'hui de transformer en profondeur cette fonction. Ce n'est l'intérêt ni de la fonction ni de notre pays. On peut penser que c'est plus facile de présenter un ticket pour remplir à deux ce rôle, je suis convaincu que les Français pensent qu'être président, ce n'est pas être la moitié d'un président. La modernité, ce n'est pas d'avoir un président allégé.

Croyez-vous que la configuration politique actuelle sera celle du printemps?
Nous ne sommes pas dans le temps de la campagne. La spécificité de la fonction présidentielle n'est pas prise en compte aujourd'hui, les sondages ne sont pas capables d'apporter en ce moment de réponse claire, pas plus qu'ils ne l'étaient à cette période en 1994 ou en 2001. La cristallisation du choix pour la présidentielle ne s'opère que dans les dernières semaines: par définition, c'est très difficile d'imaginer tel ou tel responsable dans la fonction présidentielle. Ce n'est donc qu'au bout de la campagne qu'on se demande si tel ou tel candidat sera capable de prendre certaines décisions sur le Liban, la cohésion sociale, les problèmes de sécurité...

Quel sera votre rôle d'ici au printemps 2007?
Mon rôle, c'est d'éviter un nouveau choc comme celui du 21 avril. Pour cela, l'élection doit se dérouler dans des conditions de sérénité retrouvée et de confiance dans nos institutions et dans l'action politique. Avec notre engagement au service des Français et nos résultats économiques et sociaux, nous posons les bases pour que les Français puissent faire ce choix sereinement. Le rôle du gouvernement est d'éclairer les propositions concrètes, d'éviter la surenchère et de ne pas laisser s'ouvrir la boîte de Pandore. Dans le débat, je serai personnellement très vigilant sur trois grands sujets: la justice sociale et l'égalité des chances, qui sont une condition de l'unité nationale; la préparation de l'avenir et l'entrée de la France dans la société de la connaissance; son rôle dans le monde au service de la paix.

Vous voulez gouverner jusqu'au dernier jour. Quelles règles fixez-vous pour tout ministre qui voudrait être candidat?
Des règles de bon sens: un candidat a besoin, quand il se lance, et c'est à la fois juste, moral et efficace, de toute son indépendance pour porter un projet.

L'UMP s'organise-t-elle de manière convaincante pour cette échéance?
Les partis doivent avoir un esprit de responsabilité et un calendrier particuliers. Autant faire les choix dans le moment de la cristallisation pour éviter de choisir quelqu'un qui suscite ensuite le doute, au point de compromettre les chances de telle ou telle famille politique. La nôtre a des atouts. Elle est rassemblée quand d'autres formations cèdent à la tentation de la division. Nous avons un président de l'UMP qui a une popularité forte dans l'opinion. Le gouvernement marque des points: je pense que chacun a compris dans la majorité que nos propositions seront d'autant plus crédibles que nous aurons des résultats. Enfin, et je crois que c'est un élément essentiel, le président de la République incarne l'unité de la nation. Il est aujourd'hui l'une des figures les plus respectées et les plus écoutées dans le monde.

L'affaire Clearstream appartient-elle au passé selon vous?
Dans cette affaire, comme ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur, j'ai à chaque étape assumé mes responsabilités. Certains ont voulu transformer une affaire financière et industrielle en une affaire politique. Elle n'a aucune dimension politique. La vérité des faits finira par l'emporter, je n'en ai aucun doute.

par rezeid publié dans : Divers
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Jeudi 31 août 2006
Le Premier ministre confirme notamment la suppression des charges patronales sur le Smic, annonce un meilleur suivi des chômeurs en ZUS et un plan pour les CIVIS.

  Dominique de Villepin (Sipa)

 
D ominique de Villepin a réaffirmé jeudi 31 août sa volonté de mobiliser son gouvernement en faveur de l'emploi, avec pour objectif affiché de passer au dessous de la barre des deux millions de chômeurs.
"Passer sous la barre des deux millions de chômeurs, c'est la prochaine frontière. Tous nos efforts doivent tendre vers ce but. Toutes nos décisions doivent être prises à l'aune de l'emploi", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle, organisée à Troyes (Aube).
Le Premier ministre a salué la baisse du taux de chômage, tombé à 8,9% en juillet.
"Je me réjouis des chiffres annoncés ce matin, qui confirment la tendance continue depuis plusieurs mois: nous sommes désormais à moins de 9% de taux de chômage dans notre pays", a-t-il dit. La croissance a permis selon lui, depuis juin 2005, "310.000 chômeurs en moins".

Nouvelles exonérations

Dominique de Villepin a également confirmé sa volonté de supprimer les dernières charges sociales patronales pesant sur les salaires au niveau du smic pour les petites entreprises.
"Conformément au cap fixé par le président de la République, nous voulons (...) avancer vers la suppression de toutes les charges au niveau du smic pour les entreprises de moins de 20 salariés", a déclaré le Premier ministre.
"C'est à la fois utile pour l'emploi, et équitable au regard des contraintes particulières de ces entreprises", a ajouté le chef du gouvernement.
Il a précisé que le gouvernement engagerait des discussions avec les parlementaires et les partenaires sociaux à l'occasion de la préparation du projet de loi de finances 2007 sur cette mesure d'ores et déjà contestée par des députés UMP.
"Sur un sujet de cette importance, il est légitime et nécessaire que nous ayons ensemble un vrai dialogue", a déclaré Dominique de Villepin.
Le président UMP de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, et le rapporteur du budget à l'Assemblée, Gilles Carrez, également UMP, ont estimé mercredi "peu opportun d'engager la suppression des 2,1 points de cotisations sociales patronales restant au niveau du smic".

Les contrats d'insertion dans la vie sociale

Enfin, le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a annoncé que les 220.000 jeunes en contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS) bénéficieront d'un parcours d'accompagnement vers le recrutement en entreprise.
Cette action préparatoire au recrutement comprendra une formation d'adaptation et une formation aux postes de travail, a précisé Jean-Louis Borloo. Un plan établi entre l'entreprise, l'ANPE et le bénéficiaire de la mesure prévoira que le titulaire bénéficie du statut de stagiaire de la formation professionnelle. L'Etat versera à ce titre 340 euros par mois pour les moins de 26 ans et 650 euros au-delà, ainsi que pour la formation professionnelle jusqu'à 450 heures.
Cette formation de trois mois devra déboucher sur un recrutement, soit en alternance, soit en CDI ou en CDD de longue durée, a expliqué Jean-Louis Borloo. Il a précisé qu'une première enveloppe de 50.000 conventions était déjà programmée.
Le ministre de l'Emploi compte sur cette mesure pour répondre aux besoins des entreprises repérées par l'ANPE, qui ont des postes de travail à pourvoir et souhaitent recruter des jeunes qui connaissent de grandes difficultés à entrer sur le marché du travail.
Jean-Louis Borloo a par ailleurs annoncé le lancement d'une "opération de suivi personnalisé très renforcée" pour 15.000 jeunes diplômés des zones urbaines sensibles avant la fin 2006.
"Des groupes solidarité-emploi" seront créés dans chacun des quartiers sensibles.
Le ministre de l'Emploi a aussi annoncé la création d'une "prime de cohésion sociale" pour les chômeurs de plus de 50 ans qui touchent l'allocation de solidarité spécifique (ASS) depuis plus de deux ans. L'Etat prendra intégralement en charge le coût de leur embauche en contrat d'avenir par les collectivités locales et les associations.
Les aides à la création d'entreprise par les chômeurs seront étendues à tous ceux qui créent une entreprise dans les quartiers sensibles, et aux femmes qui ont arrêté de travailler pour élever leurs enfants.

par rezeid publié dans : Emploi
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Mercredi 30 août 2006
Comment va l’économie française ?

- Si l’on compare la situation de notre économie au 1er semestre 2006 à celle d’il y a un an, tous les indicateurs sont en amélioration qu’il s’agisse de la croissance et de tous ses moteurs (consommation, investissement, exportations), de l’emploi et du pouvoir d’achat, qui sont les conséquences de cette forte accélération de l’activité ou des finances publiques, enfin revenues sous la barre de 3% de déficit correspondant à nos engagements européens. Cette "expansion" économique, toutes ses dimensions, sont le signe d’une reprise forte, solide et équilibrée.

La croissance atteindra-elle les 2,5% cette année ?

- L’Insee vient de confirmer les excellents résultats du 2e trimestre, avec une croissance à 1,15%. Au total, sur l’ensemble du 1er semestre, le rythme annualisé de croissance a atteint 3,3%.
La première conclusion que j'en tire, c'est que la croissance s’inscrira bien, en 2006, dans la fourchette de 2%-2,5% annoncée, et probablement dans le haut de cette fourchette.

Cette croissance va-t-elle enfin créer des emplois?

- La baisse du chômage et l'accélération des créations d’emplois sont les priorités numéro un du gouvernement. Les résultats sont là et ils sont à la hauteur de notre engagement.
Depuis un an, le taux de chômage a baissé de 1 point, soit près de 260.000 demandeurs d’emploi en moins. Cette baisse du chômage est le fruit de créations d’emplois qui devraient s’élever sur l’ensemble de l’année 2006 à environ 250.000, essentiellement dans le secteur privé.
La croissance est de retour, et c'est cela qui crée des emplois dans notre pays.

D’où vient l’appétit de consommation des Français ?

- La consommation est la "valeur sûre" de l’économie française.
Elle se nourrit bien évidemment des nombreuses créations d’emplois que je viens d'évoquer mais aussi de l'accélération des gains de pouvoir d’achat depuis la mi-2005.
Mais c’est le retour de la confiance des Françaises et des Français dans leur avenir qui soutient avant tout cet appétit de consommation; l’enquête sur la confiance des ménages de l’Insee s’est d’ailleurs nettement améliorée ces derniers mois.

Les entreprises se sont mises à réinvestir. Ce phénomène va-t-il durer ?

- C’est le deuxième moteur de notre économie. Après une pause au premier trimestre -les chefs d’entreprises ayant sans doute été surpris par le regain exceptionnel des exportations-, l’investissement des entreprises a rebondi très fortement au 2e trimestre.
Mais je constate que l’enquête sur les investissements dans l’industrie publiée en fin de semaine dernière par l'Insee souligne l’optimisme des industriels quant à leurs perspectives d’investissement, et laisse espérer une poursuite du rebond au second semestre.

Et les exportations ?

- C’est le troisième moteur de l’économie française qui se remet à fonctionner à plein régime depuis l'été 2005 et accélère même fortement depuis le début de l'année: les exportations françaises ont progressé au 1er semestre sur des rythmes annualisés à 2 chiffres!
J'ai bon espoir que cette dynamique se poursuive dans les trimestres qui viennent, l’amélioration de la conjoncture dans l’ensemble de la zone euro (croissance de +0,9% au 2e trimestre) devant soutenir nos exportations au 2 e semestre.

Quel impact cette croissance retrouvée a-t-elle sur le pouvoir d’achat des Français ?

- Les gains de pouvoir d’achat ont très sensiblement augmenté depuis un an. Surtout, sur l’ensemble de l’année 2006, l’Insee attend une progression du pouvoir d’achat de 2,4%, soit un demi-point au-dessus de la moyenne des 25 dernières années et près d’un point au-dessus de la moyenne de la zone euro!

La dette publique reste le point noir de l’économie française. La croissance va-elle permettre de réduire ce fardeau ?

- En 2005, la France est revenue sous la barre des 3% de déficit public, à 2,9% du PIB précisément, contrairement aux trois autres grands pays européens: l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.
Plus important encore, cette dynamique vertueuse de nos finances publiques se poursuit en 2006 et se poursuivra en 2007, enclenchant une forte baisse du ratio de dette publique (d’au moins 2% du PIB dès 2006).
Ce mouvement est un facteur majeur du retour de la confiance dans notre pays.
par rezeid publié dans : Gouvernement
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Mercredi 30 août 2006
Dominique de Villepin se livre à une analyse du rôle du prochain président de la République, tout en exposant les qualités que requiert le poste.

  Dominique de Villepin (Sipa)
Dominique de Villepin 

E tre président de la République "suppose une expérience", rappelle Dominique de Villepin aux présidentiables, notamment socialistes, dans un entretien publié jeudi 31 août par L'Express.
"On ne s'improvise pas président, cela se prépare, s'apprend, on prend des coups, on réfléchit, on fait mieux, on éprouve la solitude de la décision et l'impopularité. Il faut avoir exercé des activités qui crédibilisent votre capacité. Il faut savoir douter et se remettre en question", estime le Premier ministre.
Une pique à Ségolène Royal

Dans une pique à Ségolène Royal, Dominique de Villepin se dit "stupéfait de la facilité avec laquelle certains, à gauche, imaginent qu'ils seront capables demain de remplir la fonction". "Le rôle international, la capacité d'incarner la nation, de parler aux Français dans des moments où ils s'interrogent sur leur avenir commun, c'est une lourde responsabilité", juge le Premier ministre.
Pour l'ancien secrétaire général de l'Elysée, la présidence est "une véritable mission" qui "investit totalement la personne qui en a la charge".

Contre une réforme des institutions

L'élection présidentielle "suppose aussi de présenter une vision ambitieuse et cohérente". "Tout le monde est pour la justice, pour plus de pouvoir d'achat et pour moins de chômage. La question, c'est de rendre compatibles le solutions préconisées et comment faire en sorte que les choses marchent", explique Dominique de Villepin.
Alors qu'une réforme des institutions est proposée par le PS comme par l'UMP, le Premier ministre "ne croit pas nécessaire aujourd'hui de transformer en profondeur cette fonction".
Il dénonce en particulier à l'idée d'un "ticket" pour remplir à deux ce rôle. "Je suis convaincu que les Français pensent qu'être président, ce n'est pas être la moitié d'un président. La modernité, ce n'est pas d'avoir un président allégé", lâche Dominique de Villepin.

"Eviter un nouveau 21 avril"

Surpris par "l'ébullition" de la pré-campagne, le Premier ministre estime que le temps de la campagne n'est pas venu. "La cristallisation du choix pour la présidentielle ne s'opère que dans les dernières semaines", observe-t-il en rappelant les précédents de 1995 et 2002.
Interrogé sur son propre rôle jusqu'au printemps 2007, il répète que son rôle est "d'éviter un nouveau choc comme celui du 21 avril" et de faire en sorte que l'élection "se déroule dans des conditions de sérénité retrouvée et de confiance dans nos institutions et dans l'action politique". "Le rôle du gouvernement est d'éclairer les propositions concrètes, d'éviter la surenchère et de ne pas laisser s'ouvrir la boîte de Pandore", explique celui qui sera "très vigilant" sur "l'égalité des chances", "la préparation de l'avenir et l'entrée de la France dans la société de la connaissance" et "son rôle dans le monde au service de la paix".

Présidentielle: Villepin émet des réserves sur le calendrier de l'UMP

Dominique de Villepin émet des réserves sur le calendrier choisi par Nicolas Sarkozy et l'UMP pour la désignation de son candidat à l'élection présidentielle, en souhaitant qu'elle intervienne dans les dernières semaines avant l'élection.
"Les partis doivent avoir un esprit de responsabilité et un calendrier particuliers", estime le Premier ministre dans un entretien publié jeudi par "L'Express".
"Autant faire les choix dans le moment de la cristallisation pour éviter de choisir quelqu'un qui suscite ensuite le doute, au point de compromettre les chances de telle ou telle famille politique", ajoute-t-il.
Dans le même entretien, le Premier ministre rappelle en se fondant sur les précédents de 1995 et 2002 que "la cristallisation du choix pour la présidentielle ne s'opère que dans les dernières semaines".
L'UMP réunira le 13 ou le 14 janvier 2007 un congrès pour désigner son candidat à l'élection présidentielle.

par rezeid publié dans : Divers
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