À la veille de l'interview de Jacques Chirac, lundi sur Europe 1, la tension monte entre le numéro un et le numéro deux du gouvernement.
"Ensemble avec Dominique de Villepin"
À la veille de l'interview de Jacques Chirac, lundi sur Europe 1, la tension monte entre le numéro un et le numéro deux du gouvernement.
Dominique de Villepin a défendu vendredi à Oullins (Rhône) l'action de son gouvernement en matière de chômage, attribuant la baisse encourageante de ces derniers mois à sa détermination, son "pragmatisme" et sa volonté de mieux cibler les réponses.
"Depuis plusieurs mois, à chaque fois que les chiffres du chômage sont publiés, j'entends un certain nombre d'explications", a ironisé le Premier ministre lors d'un point-presse dans les bureaux de l'ANPE. "La baisse du chômage serait due au hasard, au mieux à l'évolution de la démographie, au pire à une augmentation des radiations", a-t-il noté avant de réfuter ces arguments.
"Mon objectif, ce ne sont pas les chiffres", a avancé le chef du gouvernement. "Mon objectif, c'est que la situation des Français s'améliore et qu'ils puissent toucher du doigt la baisse du chômage".
Sur la démographie, il a expliqué que la population active continuait d'augmenter. Jusqu'en 2007, sa croissance annuelle "devrait continuer sur le rythme observé en moyenne depuis 1970. Ce n'est qu'alors que ce rythme ralentira", a-t-il affirmé.
Ensuite, entre juillet 2005 et juillet 2006, "les radiations sont restées stables par rapport à la même période de l'année précédente", a-t-il ajouté.
Rappelant son objectif "pour cette législature" de passer sous la barre des deux millions de chômeurs, il s'est engagé à "réduire encore le chômage structurel pour parvenir à un taux de l'ordre de 5 à 6%", créer des parcours professionnels mieux sécurisés, et améliorer la qualité de l'emploi.
"La précarité du travail ne peut pas être le prix à payer pour la baisse du chômage", a-t-il affirmé.
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