Samedi 14 octobre 2006
Jean-Louis Debré s'élève contre le dénigrement continu et les "provocations" de Nicolas Sarkozy envers le gouvernement et réaffirme que tout reste "ouvert" à l'UMP pour la présidentielle de 2007.

"Attention à ceux qui sèment le vent, ils pourraient récolter la tempête", déclare le président de l'Assemblée nationale dans le Journal du dimanche, à paraître le 15 octobre.

"Dénigrer, contester, critiquer la politique d'un gouvernement dont on est membre est non seulement une erreur, mais une faute politique", ajoute-t-il. "La majorité doit soutenir le gouvernement".

Pour Jean-Louis Debré, l'idée de rupture prônée par le président de l'UMP "ne justifie en aucun cas les provocations et les attaques incessantes contre le gouvernement et le président de la République" Jacques Chirac.

"Pourquoi remettre en cause, par exemple, notre politique étrangère ? Au nom de quoi parler d'arrogance, dire qu'elle a été défendue avec grandiloquence ?", demande-t-il.

Proche de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré vise ainsi les critiques formulées par Nicolas Sarkozy lors de son récent voyage aux Etats-Unis à propos de la position française lors de la guerre en Irak.

Alors que le ministre de l'Intérieur se présente souvent comme l'agressé lors des tensions au sein du camp majoritaire, Jean-Louis Debré estime que Nicolas Sarkozy fait au contraire de "l'attaque en règle" une "stratégie".

De même, le président de l'Assemblée conteste le fait que le congrès du 14 janvier soit l'aboutissement de primaires au sein de l'UMP pour désigner son champion pour 2007 et laisse la porte ouverte à d'autres candidatures que celle de Nicolas Sarkozy.

"Au nom de quoi empêcher Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ou qui que ce soit d'autre d'être eux aussi candidats ? Tout le monde a le droit de faire valoir ses idées", dit-il.

Selon lui, l'UMP "n'est pas le Parti socialiste et il n'a jamais été et ne sera jamais question de primaires à l'UMP dont les statuts ne prévoient ni 'primaires', ni 'investiture'".

"Il n'y a chez nous aucune tradition de désignation par un parti d'un candidat à l'élection présidentielle", insiste-t-il.

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Samedi 14 octobre 2006
De son côté, le villepiniste Hervé Mariton, interrogé hier matin sur Canal +, a jugé que c'est « en mars, au moment où l'élection se cristallise » que l'UMP devra se déterminer « selon le choix que ­fera le président de la République, le soutien que l'UMP décidera et surtout les circonstances ». « Si d'ici à mars, il apparaît qu'un autre candidat est mieux à même de rassembler les suffrages au ­second tour, il faudra que Nicolas Sarkozy et l'UMP, tous ensemble, nous ayons l'humilité de nous adapter aux circonstances », a souhaité le député de la Drôme. Et dans un entretien à Valeurs ­actuelles, Mariton dit carrément : " J'aimerais que Villepin soit ­candidat. "
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