Mardi 31 octobre 2006
 Emploi, banlieues, justice, croissance... Dans un entretien exclusif à paraître mardi dans Le Figaro, le chef de l'Etat fixe le cap des mois qui viennent. En voici le contenu intégral.
 
Le Figaro - Un an après les émeutes dans les banlieues, beaucoup d'observateurs, de maires, estiment que la situation ne s'est pas améliorée. Est-ce que le gouvernement en a fait assez ?
 
Jacques Chirac - La situation reste certes difficile dans un certain nombre de quartiers, mais mon sentiment c'est que les choses avancent. Le gouvernement mène une action forte qui commence à porter ses fruits. Cette action de longue haleine s'appuie sur deux axes, la fermeté face aux violences -et vous me permettrez d'avoir une pensée pour mademoiselle Galledou, qui a été grièvement brûlée lors d'une agression ignoble dans un bus à Marseille-, et le combat fondamental pour l'égalité des chances. Je pense au plan de rénovation urbaine et au plan de cohésion sociale, que j'ai voulu et qui est mis en œuvre avec dynamisme par Jean-Louis Borloo.
 
Avec le Plan de Rénovation Urbaine, nous avons un rythme de constructions sans équivalent depuis 25 ans, qui représente tout de même 35 milliards d'euros jusqu'en 2013, et qui concerne 600 quartiers, c'est-à-dire 4 millions d'habitants. Nous sommes à peu près aujourd'hui au milieu du chemin. Quant au plan de cohésion sociale, il représente 13 milliards d'euros sur cinq ans. C'est un effort massif, il apporte déjà des résultats et il va nous permettre de changer les choses en profondeur.
 
Il y a aussi la création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et les zones franches pour lesquelles j'avais été critiqué au moment de leur lancement, il y a dix ans et qui marchent bien. Dans bien des endroits ces activités nouvelles ont complètement transformé la vie. Le ministre de l'Education, Gilles de Robien, a quant à lui lancé une bonne réforme, celle des collèges ambition réussite. Enfin, l'Agence pour l'égalité des chances, à laquelle le premier ministre Dominique de Villepin tenait énormément, fonctionne.
 
Grâce à ces efforts, grâce aux élus, grâce aux travailleurs sociaux, grâce aux associations, les choses bougent, elles s'améliorent. Je voudrais rendre hommage à tous ces acteurs de terrain. Et je veux lancer un appel à la responsabilité. Il faut que chacun prenne conscience de son rôle dans la société et refuse la violence.
 
Le Figaro - Et pour ceux qui ne refusent pas la violence ?
 
Il faut évidemment réagir et mettre en oeuvre les moyens de sanction nécessaire. C'est le sens des décisions prises par le Premier ministre hier. L'action menée dans des conditions difficiles par le ministre de l'Intérieur est bonne. C'est une action à la fois de prévention et de sanction. C'est particulièrement nécessaire lorsque sont mis en cause les représentants de la force publique. Il n'est pas acceptable que des forces de l'ordre ou des agents de l'Etat puissent être agressés. Tout doit être fait pour renforcer cet aspect de la sécurité.
 
Le Figaro - Est-ce qu'il faut adapter la réponse judiciaire ?
 
Oui. Parmi les réformes engagées, il y a la loi sur la prévention de la délinquance, initiée par Nicolas Sarkozy. Elle sera conduite naturellement à son terme et répond à cette exigence. Elle sera votée à la fin de l'année.
 
Le Figaro - Nicolas Sarkozy a parlé de peines planchers, de juger les agresseurs de policiers devant les assises et de revoir l'ordonnance de 1945 sur les mineurs. Qu'en pensez-vous ?
 
Il faut tenir compte de la situation, des évolutions des comportements et en tirer les conclusions. On ne peut pas laisser, sous prétexte qu'ils sont mineurs, des jeunes s'adonner à la violence. Il est de notre responsabilité de faire respecter les règles. C'est la condition de l'équilibre de la société.
 
Le Figaro - Le ministre de l'Intérieur a regretté le manque de sévérité des juges...
 
On a beaucoup trop épilogué sur un soi-disant problème entre la police et la justice. C'est vieux comme le monde. Je respecte, par définition, l'une et l'autre et je n'ai pas du tout l'intention d'entrer dans une polémique.
 
Le Figaro - La réforme de la justice affichait des objectifs très ambitieux. On a eu le sentiment qu'elle se réduisait au fil des jours. Qu'en reste-t-il ?
 
A la suite de l'affaire d'Outreau, je me suis trouvé confronté à deux possibilités. La première c'était la grande réforme de la justice. J'ai considéré qu'à six mois d'une échéance majeure pour le pays, on n'engageait pas une réforme de très grande ampleur qui devait faire l'objet d'un grand débat national. J'ai voulu en revanche que soient prises dès maintenant les mesures d'urgence pour répondre aux dysfonctionnements constatés dans cette affaire : enregistrement des gardes à vue et des auditions devant les juges d'instruction pour les cas les plus graves en se donnant les moyens nécessaires ; création des pôles d'instruction ; saisine du Médiateur par les justiciables ; et amélioration de la responsabilité des juges. Ce point fera l'objet d'une disposition que le gouvernement présentera sous forme d'amendement.
 
Le Figaro - Une polémique a opposé Thierry Breton au Medef sur les 35 heures. N'avez-vous pas le sentiment, avec le recul, qu'elles auraient dû être abrogées pour libérer l'économie française?
 
Les 35 heures, de mon point de vue, ont eu des conséquences négatives. Sur le plan économique en handicapant la productivité française, sur le plan social en limitant la hausse du pouvoir d'achat et sur le plan des principes, car je ne pense pas que l'objectif qui doive être affiché dans une économie moderne soit de travailler le moins possible. La réforme a été mal réfléchie, mal appréciée et imposée sans concertation. J'ai voulu qu'elle soit assouplie en faisant toute sa place au dialogue social. Nous avons fait voter deux lois en ce sens.
 
Le Figaro - Donc pas besoin d'une nouvelle loi ?
 
Non, l'enjeu d'aujourd'hui c'est d'appliquer ces lois. Les entreprises ne le font pas suffisamment.
 
Le Figaro - Vous avez fait de la lutte contre le chômage une exigence de l'action du gouvernement. Où en est-on ?
 
La lutte contre le chômage c'est la priorité absolue. Depuis un an et demi le chômage baisse. Pour le mois de septembre, il y a eu 30 000 chômeurs en moins. Ce qui nous permet de passer en-dessous de la barre des 9%, à 8,8%. Nous sommes dans la bonne direction. L'amélioration touche toutes les catégories, les jeunes, mais aussi le chômage de longue durée qui baisse fortement. C'est 350 000 chômeurs de moins en un an et demi. Je ne vous cache pas que pour moi ce combat contre le chômage est une préoccupation qui dépasse de cent coudées les considérations d'ordre politique. D'autant plus que ces bons résultats, permettent à la France de pouvoir maintenant se fixer de nouvelles ambitions. Et je pense notamment à la nécessaire augmentation du pouvoir d'achat des Français.
 
Le Figaro - Quel seuil espérez-vous atteindre en 2007 ?
 
Nous mettons tout en œuvre pour que la France passe sous la barre des 8 % en 2007. C'est volontariste et c'est possible.
 
Le Figaro - Quelles sont les réformes qui vous paraissent devoir être conduites avant le terme de votre mandat ?
 
Il y a des réformes qui sont engagées et dont j'entends qu'elles aillent jusqu'à leur terme. Pour l'intérêt du pays, ce que je veux, c'est l'action avant tout. Le gouvernement doit poursuivre son action, notamment dans les domaines importants : prévention de la délinquance, parité en politique, réforme des tutelles, protection de l'enfance, loi sur l'audiovisuel pour permettre le passage au numérique dans de bonnes conditions. Je souhaite que ces réformes soient adoptées avant la fin de l'année. Rien ne me détournera de ces objectifs. On peut prendre des décisions importantes dans la période actuelle, comme on l'a vu avec Gaz de France, la réforme du dialogue social et l'interdiction du tabac dans les lieux publics.
 
Le Figaro - Un certain nombre de personnes s'inquiètent de cette interdiction. Nicolas Sarkozy dit qu'il faut l'assouplir dans les petits bureaux de tabacs de campagne. Qu'en pensez-vous ?
 
J'ai ouvert un chantier prioritaire, la lutte contre le cancer, il donne des résultats importants. Dans ce cadre, il fallait agir contre le tabac. Ça peut choquer certains, mais si on regarde les choses avec un minimum de distance, on s'aperçoit que l'interdiction dans les lieux publics est une nécessité. Le gouvernement envisage de l'appliquer par étapes. C'est très bien. Ce qui est essentiel, c'est de conduire à terme cette réforme.
 
Le Figaro - Parmi ces réformes, il y a la baisse de la dépense publique et la maîtrise de la dette. Est-ce que c'est réalisable en période électorale ?
 
L'amélioration de l'emploi, c'est mon obsession. Mais cela ne peut se faire sans l'amélioration de l'économie et des finances publiques. L'action du gouvernement nous conduit à avoir la plus forte croissance de la zone euro. Nous sommes aujourd'hui, et la Commission européenne l'a reconnu, parmi les grands pays de la zone euro, les mieux gérés en Europe. Nous sommes le seul à respecter de façon incontestable et incontesté les exigences de Maastricht. Je voudrais de ce point de vue rendre un hommage particulier au ministre de l'économie qui a su gérer comme il fallait les finances publiques de notre pays. Je note que pour la première fois depuis très longtemps, nous assistons à une baisse des dépenses en volume et à une baisse de la dette, objectif qui n'avait jamais été atteint.
 
Baisse du chômage, réduction de la dette, réformes, croissance, tout cela ne s'est pas fait par l'opération du Saint-Esprit. On est toujours avare de compliments. Mais il faut le dire. Tout ça est le résultat de l'action résolue du Premier ministre, Dominique de Villepin, qui donne en permanence une impulsion et assure le suivi de l'ensemble des réformes.
 
Le Figaro - Vous avez dit que vous annonceriez votre décision de vous représenter ou de ne pas vous représenter au cours du premier trimestre 2007. Mais, en votre for intérieur, avez-vous fait votre choix ?
 
Il est de ma responsabilité de Président de la République de donner la priorité à l'action. La France ne peut pas se permettre de perdre six mois tous les cinq ans. Je me prononcerai le moment venu, c'est-à-dire au 1er trimestre 2007.
 
Le Figaro - Pour la présidentielle de 1995, pourtant, vous vous étiez déclaré six mois avant l’échéance. Ce qui valait hier ne vaudrait plus aujourd’hui ?
 
Les circonstances ne sont pas les mêmes. En 1994, je n’étais pas Président. Aujourd'hui, je vous le redis, ma fonction m'impose de mener l'action au service des Français jusqu'à son terme.
 
Le Figaro - En fonction de quels critères – intérieurs, extérieurs – prendrez-vous votre décision ?
 
Un critère tout simple : l’idée que je me fais de l’intérêt de la France.
 
Le Figaro - S’il arrivait qu’un ministre soit candidat, pourrait-il rester en fonction ou bien devrait-il quitter le gouvernement pour mener campagne ?
 
Le principe est simple. Ce qui compte pour moi, c'est qu'un ministre assume pleinement et totalement ses fonctions ministérielles.
 
Le Figaro - Dans la majorité, certains disent redouter le retour de la machine à perdre…
 
Depuis qu’il y a des élections, on l’a toujours dit.
 
Le Figaro - Convenez tout de même que ces dernières semaines l’ambiance, au sein de la majorité, a été plutôt agitée…
 
Peut-on vraiment dire cela ? Je vous le dis en homme d’expérience : il y a eu des périodes plus difficiles. Cela étant, je souhaite que la majorité garde à l’esprit le vieux principe selon lequel l’union fait la force, et qu’elle agisse en conséquence.
 
Le Figaro - Avez-vous vous regardé les débats du parti socialiste ? Quel jugement portez-vous sur la méthode retenue ?
 
C'est le choix du Parti Socialiste et je n'ai aucun commentaire à faire.
 
Le Figaro - Ségolène Royal a récemment défrayé la chronique en proposant un « jury populaire » pour « surveiller » les politiques. Qu’en pensez-vous ?
 
Je ne vais pas commenter chacune des propositions des candidats à la candidature au sein du Parti Socialiste.
 
Le Figaro - Mais vous avez tout de même écarté la proposition faite par Dominique de Villepin d’introduire des caméras en Conseil des ministres…
 
J’ai été étonné que cette mise au point ait été interprétée par les uns ou par les autres comme une critique ou un désaveu. Le premier ministre a fait une suggestion inspirée par l’idée, juste, qu’il faut encourager la participation des Français à la vie politique. J’ai dit que cette suggestion ne me paraissait pas conforme à l’idée que je me fais du principe d’indépendance et du secret nécessaire à certains débats qui peuvent engager la sécurité intérieure ou extérieure de la France. Voilà tout.
 
Le Figaro - Pensez-vous que l’UMP doive s’inspirer du principe des primaires pour sélectionner son candidat ?
 
C'est la responsabilité de l'UMP. Je suis président de la République et je n’ai pas à m’immiscer dans la vie des Partis.
 
Le Figaro - Mais estimez-vous possible, et souhaitable, que plusieurs candidats issus de l’UMP soient en concurrence à la présidentielle ?
 
L’élection présidentielle c’est une rencontre entre un homme et un peuple ; tel est l’esprit du gaullisme, telle est la logique de l’élection du président au suffrage universel. Tout est donc est possible. Quant à ce qui est souhaitable, je dirais qu’il faut privilégier l’esprit d’unité et de rassemblement.
 
Le Figaro - Vous avez affirmé votre volonté de voir aboutir avant la fin de votre quinquennat la réforme du statut pénal du chef de l'Etat. Pensez-vous compte tenu du calendrier, que cet objectif pourra être atteint ?
 
Je le souhaite. Je vous rappelle que j'avais demandé un rapport à une commission présidée par le professeur Pierre Avril. Ces conclusions ont été très largement approuvées. Le gouvernement les a traduites dans un projet de loi qui a été adopté, sous ma présidence, en Conseil des Ministres. Il est maintenant soumis à la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale. J'espère que les parlementaires l'approuveront et que le projet pourra être voté avant la fin de la législature.
 
Le Figaro - Dans l'affaire Clearstream, le Premier ministre et la ministre de la Défense vont être entendus par les juges. Est-ce que cela peut ne pas avoir de conséquences politiques ?
 
La justice est saisie et je lui fais naturellement toute confiance. Depuis mon entrée en fonction, j'ai agi d'une part pour la moralisation des marchés internationaux (et ils en avaient besoin) et d'autre part pour la lutte contre les réseaux mafieux et terroristes. J'en ai fait une exigence de l'action de la France. Je vous rappelle que j'ai personnellement voulu que la France ratifie la convention de l'OCDE sur la moralisation des exportations et du commerce international. J'ai ensuite fait adopter en 2003 une résolution par le G8 à Evian, sur la lutte contre les réseaux mafieux et contre le financement du terrorisme. Dans ce contexte, chaque ministre compétent se devait et se doit d'être particulièrement vigilant et de prendre toutes les mesures dans ce sens. C'était évidemment le cas du ministre des Affaires Etrangères, Dominique de Villepin, c'était sa fonction et son rôle. Pour le reste, la justice étant saisie, je n'ai pas d'autre commentaire à faire.
 
Le Figaro - Mais est-ce que c'est sans conséquence politique ?
 
Le Ministre de la Défense et le Premier Ministre ont demandé à apporter leur témoignage. Il n'y a rien en cela qui soit de nature à entraver le travail gouvernemental
 
Le Figaro - Bombardier, entreprise canadienne, a été choisie par la SNCF pour construire les nouvelles rames de trains de banlieue pour la région parisienne. Un certain nombre de voix se sont élevées pour regretter qu'une entreprise française, Alstom, ait été écartée de ce marché. Comment avez-vous réagi ?
 
Nous sommes dans une économie de compétition, une économie ouverte. La SNCF a fait un appel d'offre. La SNCF a donc choisi son fournisseur, et c'est sa responsabilité. Mais vous le savez, je reviens de Chine, pays qui va construire dans les années à venir autant de lignes TGV qu'il en existe aujourd'hui sur tout le réseau européen et ce qui compte c'est que grâce à la qualité de ces produits, Alstom a tous les moyens de prendre toute sa part sur ce marché qui a des perspectives énormes.
 
Le Figaro - Areva est candidat en Chine pour construire des centrales nucléaires de troisième génération, des EPR. C'est un dossier que vous avez abordé pendant votre voyage à Pékin. La France a-t-elle des chances d'emporter ce marché ?
 
C'est pour la France une décision capitale. Nous avons 20 ans d'expérience avec la Chine dans l'électro-nucléaire. Je souhaite que cette coopération puisse se poursuivre pour ce qui concerne la 3ème génération, c'est-à-dire pour l'EPR. C'est sans aucun doute l'intérêt technique et politique de nos deux pays. C'est ce que j'ai rappelé aux autorités chinoises. Je suis confiant.
par rezeid publié dans : Divers
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Lundi 30 octobre 2006
Le général Philippe Rondot, l'un des principaux protagonistes de l'affaire Cleasrstream, a été victime d'une attaque cérébrale vendredi.

  Le général Philippe Rondot (Sipa)
Le général Philippe Rondot (Sipa)
 
L e général Philippe Rondot, l'un des principaux protagonistes de l'affaire des faux listings de Clearstream, a eu une attaque cérébrale vendredi, a-t-on appris dimanche 29 octobre.
De son côté, Me Eric Morain, avocat du général, "dément" que celui-ci "ait été" ou "soit hospitalisé" et n'a pas souhaité s'exprimer sur l'attaque cérébrale de son client.
"Pour le reste, ça relève de sa vie privée", a simplement ajouté Eric Morain qui dit avoir parlé à son client "ce matin" au téléphone.
Ancien général de division âgé de 69 ans, Philipe Rondot a mené sous plusieurs gouvernements une longue et discrète carrière dans le renseignement. Il avait quitté fin 2005, à sa demande, le ministère de la Défense où il était chargé, depuis 1997, de la coordination des services de renseignements et des opérations spéciales. Nommé à ce poste par le ministre socialiste de la Défense Alain Richard, il y avait été maintenu par Michèle Alliot-Marie. Ses archives privées ont été déposées au Service historique de la défense à Vincennes.
Dans le cadre de l'affaire Clearstream, le général Rondot a affirmé aux juges qu'il avait été chargé dès janvier 2004 par Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, et sur "instructions" de Jacques Chirac d'une enquête sur les soupçons de corruption pesant sur Nicolas Sarkozy. Soit plusieurs mois avant que le "corbeau" n'envoie des listes au juge Van Ruymbeke. Ses notes de travail avaient été saisies à son domicile.

Une lettre aux juges

A la fin du mois de mai 2006, Philippe Rondot avait refusé de se rendre à une convocation des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en charge de l'enquête sur les faux listings. Peu après, il avait fait parvenir aux magistrats un lettre dans laquelle il dédouanait Dominique de Villepin. Il y affirmait que personne ne (lui) a "jamais demandé de cibler Nicolas Sarkozy ou d'autres, ni de nommer ou de laisser se faire un montage visant des personnalités". " Je suis, aujourd'hui, sûr que le patronyme de M. Nicolas Sarkozy ne figurait pas sur les documents reçus contrairement à ce que j'ai pu déclarer dans ma déposition du 28 mars 2006", ajoutait le militaire.
" Tout soupçon de manœuvre à l'égard de Nicolas Sarkozy, qui avait fait des déclarations publiques à ce sujet, était manifestement infondé", note-t-il.
"J'ai bien essayé de faire passer un message à M. Nicolas Sarkozy, M. Philippe Marland (directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, NDLR) en ayant été averti, a laissé sans suite".
"J'ajoute que Dominique de Villepin souhaitait éviter toutes rivalités de service et toute fuite". "Quand, à l'automne 2004, les doutes se sont confirmés, nous avons ensemble mesuré les risques médiatiques que pouvait engendrer une telle affaire, ce qui ressort de mes échanges avec M. Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Philippe Marland (directeur de cabinet du ministre de la Défense, NDLR)".

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Lundi 30 octobre 2006

"la politique de sarkozy est un véritable échec, tous les jours l'insécurité augmente, il devrait quitter le gouvernement au plus vite sa responsabilité est au coeur des actes qui ont secoués le pays..."Rezeid

Le Premier ministre Dominique de Villepin exprime dimanche "son indignation" après l'incendie d'un bus qui a fait une blessée grave samedi soir à Marseille, et annonce la tenue d'une réunion sur la sécurité et les transports publics lundi à Matignon.
"Dominique de Villepin exprime son indignation devant l'acte de violence dont a été victime une jeune femme à Marseille", indique Matignon dans un communiqué, précisant que "tout est mis en oeuvre pour que les auteurs de ce crime soient interpellés dans les meilleurs délais".
"Le Premier ministre condamne fortement les agressions contre les bus de transports publics qui mettent en danger la vie des transporteurs comme des passagers, et les actes de délinquance qui ont eu lieu ces derniers jours", indique Matignon.
Les services du Premier ministre précisent qu"'une réunion sur la sécurité et les transports publics" se tiendra lundi à Matignon.

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Vendredi 27 octobre 2006
Dominique de Villepin a plaidé jeudi pour une modernisation de la démocratie et s'est dit déterminé, face aux violences en banlieue, à appliquer des "sanctions exemplaires", lors de sa 16e conférence de presse mensuelle.Le Premier ministre avait choisi de se déplacer à l'université de Cergy-Pontoise, en grande couronne (Val-d'Oise), à la veille de l'anniversaire des émeutes en banlieue.

 

Il a jugé "d'un autre âge" la "formulation" de Ségolène Royal sur l'instauration de jurys citoyens pour les élus, mais s'est montré partant, sur le fond, pour "bousculer les habitudes" et moderniser le fonctionnement de la démocratie.

 

"Il faut que les Bastille tombent", a-t-il lancé, se disant favorable à des conseils des ministres télévisés et annonçant même que le prochain conseil interministériel sur l'Europe sera "ouvert".

 

Alors que plusieurs bus ont été incendiés en région parisienne, le chef du gouvernement a réclamé des "sanctions immédiates et exemplaires" contre les auteurs de violences, sans céder pour autant au tout répressif.

 

"La sécurité, c'est une priorité, mais nous devons aussi travailler dans le domaine éducatif", a-t-il insisté, après avoir longuement abordé les mesures pour l'orientation des jeunes annoncées en début de semaine.

 

Il s'est insurgé contre les accusations d'immobilisme de son gouvernement: "j'entends dire ici ou là que rien n'a été fait pour les banlieues (...), que rien ne change. Je ne peux pas l'accepter".

 

"Le gouvernement a engagé une action de fond, de long terme dont nous commençons à voir les premiers effets", a-t-il estimé.

 

Sur l'éducation, le Premier ministre a promis que, "dès cette année", "tous les élèves de 3e" auront un entretien d'orientation et que ceux de terminale "bénéficieront du dossier unique d'accès à l'enseignement supérieur".

 

Il a annoncé "des emplois supplémentaires" en 2007 pour les universités qui appliqueront des dispositifs du rapport Hetzel, et le déblocage de 75 millions d'euros pour les bâtiments universitaires et le logement étudiant.

 

Interrogé sur l'affaire Clearstream, très présente dans les médias cette semaine, M. de Villepin a répété s'être contenté d'agir en tant que ministre et vouloir "apporter le plus rapidement possible (son) témoignage" aux juges. Il s'est une nouvelle fois indigné des violations du secret de l'instruction, qui alimentent "les rumeurs".

 

Visiblement ému, Dominique de Villepin a pris la défense de sa fille Marie, mannequin à New York, qui a accordé cette semaine un entretien à Paris-Match. Il a nié participer lui-même au phénomène people.

 

Confiant au passage avoir "tout fait pour la dissuader" d'exercer ce métier, il s'est dit "surpris de voir que (...) l'égalité des chances puisse, dans l'esprit de certains, s'arrêter aux responsables politiques".

 

"Il arrive, quand on est un homme politique, qu'on ait envie de faire du sport, qu'on ait envie de prendre un bain de mer, c'est pas pour ça qu'on a soi-même organisé les choses", a-t-il affirmé.

 

Lors de l'université d'été de l'UMP à La Baule en 2005, M. de Villepin s'était baigné sous l'oeil des caméras. Ses séances de jogging font régulièrement l'objet de séances photo.

 

Sur le plan économique enfin, M. de Villepin a dit avoir "bon espoir" que le chômage reparte à la baisse en septembre, après des chiffres "décevants" en août.

 

A sa sortie de l'université, un étudiant affublé d'un T-shirt "Anti Sarko" a interpellé et fait sourire le Premier ministre, en lui recommandant de ne pas renoncer à l'élection présidentielle.
par rezeid publié dans : Divers
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Vendredi 27 octobre 2006
Six mois après la crise du contrat première embauche (CPE), Dominique de Villepin est reparti à l'assaut des universités. Lors de sa seizième conférence de presse mensuelle, hier à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), il a annoncé une série de mesures censées relancer «l'ascenseur social» et répondre aux préoccupations exprimées par les jeunes manifestants. Lycéens et étudiants risquent toutefois de n'y voir que des mesurettes car peu de fonds supplémentaires sont dégagés.
Précocité. La plupart des dispositions proviennent du rapport de la commission université-emploi constituée dans la foulée de la crise, et présidée par le recteur de Limoges, Patrick Hetzel ( Libération de mercredi). Elles tournent autour de deux axes : une meilleure orientation des élèves et une professionnalisation des études universitaires. Et partent de deux constats : 20 % des étudiants quittent l'université sans diplôme et 11 % des diplômés sont au chômage trois ans après leur sortie. «Une bonne orientation, c'est une orientation précoce», a plaidé le Premier ministre. Dès cette année, les élèves de troisième auront donc un entretien d'orientation. En terminale, ils se verront remettre un «dossier unique d'accès à l'enseignement supérieur», où ils consigneront leurs souhaits. Puis, dès février, ils rempliront un dossier de préinscription à l'université.
Si leurs voeux semblent irréalistes, le conseil de classe et l'université pourront les leur déconseiller. Mais «la décision finale reviendra aux élèves», a précisé Villepin, soucieux de rassurer les syndicats étudiants, qui voient dans la préinscription une sélection déguisée. A l'université, un bilan sera fait à la fin du premier semestre, en première année. Si l'étudiant paraît en difficulté, il pourra être réorienté.
A l'université, toutes les licences devront désormais comporter un module préparant à l'entrée sur le marché du travail, incluant la connaissance d'une langue vivante, la maîtrise de l'informatique et des techniques de recherche d'emploi. Chaque université devra par ailleurs mettre en place un service des emplois, des stages et des carrières. Les syndicats étudiants et enseignants avaient réagi fraîchement à la publication du rapport Hetzel, regrettant que les propositions aient été faites à moyens constants. Les présidents d'université avaient, eux, salué la perspective d'avoir davantage d'autonomie. Mais ils avaient aussi mis en garde contre des «effets d'annonce». 
Logements. Villepin a fait un geste, bien timide. Il a promis, sans préciser, «des emplois supplémentaires» dès 2007 pour les universités qui mettraient en oeuvre les mesures du rapport Hetzel. Plus concret, il a annoncé le déblocage de 75 millions d'euros pour la construction de bâtiments universitaires et de logements étudiants.
A quelques mois de la présidentielle, Villepin a aussi multiplié les annonces. Chaque académie aura cette année un dispositif de suivi des affectations à la sortie du bac. Le délégué interministériel Pierre Lunel remettra en janvier un schéma national de l'orientation et de l'insertion professionnelle. A cet égard, les conseillers d'orientation, trop portés sur la psychologie et pas assez sur l'insertion, seront «réorientés». Enfin, universités et grandes écoles devront renforcer leurs liens.
par rezeid publié dans : Divers
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Mercredi 25 octobre 2006

Dans son interview au Parisien, publié le vendredi 20 octobre 2006, Nicolas Sarkozy réfute toute proximité idéologique avec l’extrême droite dans la mise en œuvre de sa politique : " Je mets au défi qui que ce soit de trouver une seule idée qui soit conforme à ce que pense Monsieur Le Pen, y compris sur l’immigration choisie".

Les militants de RéSo ont souhaité relever le défi lancé par le Ministre de l’Intérieur.

Si nous ne mettons évidemment pas sur le même plan, le candidat probable de la droite à l’élection de 2007 et Jean-Marie Le Pen, nous ne pouvons que constater que Nicolas Sarkozy s’applique, de façon consciencieuse, à mettre en pratique une grande partie des positions défendues historiquement par le Front National (et tirées du programme du FN en ligne sur leur site).

Au moins 20 propositions du Front National ont été reprises par Nicolas Sarkozy :

  • Proposition du FN : "Organiser une coopération étroite entre la police et la justice".

Une circulaire du ministère de l’intérieur en date du 4 février 2004 a invité les policiers à "signaler systématiquement au magistrat les affaires dans lesquelles les suites judiciaires (leur) apparaissent insuffisantes ou mal appropriées". Le projet de loi de prévention de la délinquance actuellement en discussion accroît la confusion des rôles entre la police et la justice.

  • Proposition du FN : "Sanctionner les manifestations publiques d’incitation à la débauche et à la violence".

La loi de 2003 sur la sécurité intérieure a créé le délit de racolage passif pour les prostituées et punit plus fortement les auteurs d’infraction dans les stades. Nicolas Sarkozy s’est aussi prononcé en faveur du rétablissement de la loi anticasseurs, abolie en 1981, qui rend responsables des violences les organisateurs des manifestations.

  • Proposition du FN : "Rétablir la justice de paix".

La Loi Perben a institué des juges de proximité qui n’ont pas toujours de formation juridique précise. Dans l’entretien qu’il fait au Parisien, le 20 octobre 2006, Nicolas Sarkozy propose aussi l’instauration de jurys populaires dans les tribunaux correctionnels.

  • Proposition du FN : "Réhabiliter la notion de peine prompte, certaine et incompressible".

La loi Perben a étendu le recours à la comparution immédiate. En ce qui concerne les peines incompressibles, Nicolas Sarkozy se prononce en faveur de peines planchers pour les multirécidivistes (Le Parisien, 20 octobre 2006).

  • Proposition du FN : "Faciliter les contrôles d’identité".

Les deux lois sur la sécurité intérieure étendent fortement les possibilités d’intervention de la police en matière de fouille et de contrôle d’identité.

  • Proposition du FN : "Bannir la politisation de la magistrature ; supprimer l’Ecole nationale de la magistrature".

Depuis 2002, de nombreux magistrats ont dénoncé des pressions de la direction de cette école sur des maîtres de conférences appartenant au Syndicat de la magistrature (SM, gauche) et leur éviction à travers les nouveaux recrutements. Nicolas Sarkozy a aussi multiplié les déclarations dénonçant la politisation des magistrats (notamment de Bobigny).

  • Proposition du FN : "Accorder à la police soutien et considération. Les campagnes de dénigrement feront systématiquement l’objet de poursuites".

Deux cent parlementaires sarkozystes n’ont pas hésité à demander la poursuite de groupes de rap pour leurs propos "anti-flic" et "anti-France".

  • Proposition du FN : "Expulser les condamnés étrangers à l’expiration de leur peine".

Bien qu’il s’en défende, Nicolas Sarkozy n’a pas supprimé totalement la "double peine" (condamnation plus expulsion) dont sont victimes les étrangers. Pire, lors des événements de novembre 2005, le Ministre de l’Intérieur a demandé l’expulsion des jeunes soupçonnés d’avoir pris part aux violences dans les banlieues.

  • Proposition du FN : "Appliquer la déchéance de nationalité".

Cette proposition du Front National est désormais appliquée à l’encontre d’islamistes radicaux. La loi contre le terrorisme a porté de dix à quinze ans le délai durant lequel la déchéance de nationalité est possible après la naturalisation.

  • Proposition du FN : "Fonder la naturalisation sur l’assimilation".

L’article 21-24 du code civil stipule, depuis 1945, que "nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française". La loi Sarkozy de 2003 impose une connaissance "des droits et devoirs" et organise le contrôle de celles-ci. La loi CESEDA de 2006 accentue fortement ces obligations.

  • Proposition du FN : "Instaurer une période probatoire pour les mariages mixtes".

Un étranger ne peut désormais demander la nationalité française que quatre ans après son mariage avec une personne de nationalité française. Il faut désormais attendre trois ans de vie commune depuis le mariage pour solliciter une carte de résident, qui n’est plus délivrée de plein droit et qui tient compte de l’intégration des intéressés

  • Proposition du FN : "Procéder à l’expulsion effective des immigrés clandestins".

Le gouvernement avait pour objectif d’expulser 20 000 personnes en situation irrégulière en 2005 et 25 000 en 2006, en n’hésitant pas à remettre en cause les principes fondamentaux de la dignité humaine.

  • Proposition du F.N. : "Conforter la famille comme lieu d’éducation".

Avec le projet de loi de prévention de la délinquance présenté par Nicolas Sarkozy, le maire aura désormais la possibilité, si la situation d’une famille "est de nature à compromettre l’éducation des enfants", de demander à la caisse d’allocations familiales la mise sous tutelle des prestations sociales de la famille. Il présidera aussi un "Conseil pour les droits et devoirs des familles" dans les communes de plus de 10.000 habitants. Ce conseil pourra procéder à des rappels à l’ordre auprès des familles en cas de problèmes scolaires, de carences éducatives, de troubles du voisinage. Le maire pourra leur proposer un stage de responsabilité parentale.

  • Proposition du FN : "Lutter contre le faux tourisme".

Les loi Sarkozy de 2003 et de 2006 rendent beaucoup plus difficile l’obtention des visas. Il est de plus en plus difficile pour les ressortissants des pays en développement d’obtenir un visa de tourisme, les autorités se montrant tatillonnes sur les garanties et les documents exigés.

  • Proposition du FN : "Abroger le regroupement familial".

Depuis sa création, en 1976, le droit au regroupement familial n’a cessé d’être rogné par l’application stricte de conditions liées aux ressources et au logement. La Loi CESEDA votée en 2006, soumet le regroupement familial à la notion d’"intégration réussie" qui ne vise qu’à renforcer l’arbitraire des autorités compétentes et instaure un délai probatoire de trois ans. Dans son entretien au Parisien du 20 octobre 2006, Nicolas Sarkozy souhaite que la totalité de l’immigration soit, à l’avenir, une immigration de travail. Dans son projet, c’en est donc finit du regroupement familial et du droit d’asile.

  • Proposition du FN : "Ramener le droit d’asile à sa vocation originelle".

Les décrets d’application de la loi Villepin de 2003 sur l’asile ont restreint drastiquement l’octroi du statut à tous les stades de la procédure. Les critères de recevabilité des demandes empêchent, faute de temps, des demandeurs de pouvoir être entendus, y compris en appel. Nicolas Sarkozy plaide constamment pour la diminution des délais imposés.

  • Proposition du FN : "Redonner aux parents le choix de l’école"

Dans le cadre de l’élaboration de son programme pour 2007, Nicolas Sarkozy souhaite supprimer la carte scolaire et permettre à chaque famille de choisir librement l’établissement scolaire dans lequel inscrire ses enfants. “Le social n’est pas l’apanage des établissements publics. Les établissements privés ont une longue pratique et des réponses originales en la matière. L’enseignement privé déborde d’ailleurs de demandes d’inscriptions. Je n’accepte pas que la liberté de choix de l’école soit réservée à ceux qui habitent dans les beaux quartiers. Pour la même raison, je suis pour la suppression à terme de la carte scolaire”. (Le Figaro, 22 février 2006)

  • Proposition du FN : "Mettre en place la préférence nationale"

Même s’il ne s’en vante pas, Nicolas Sarkozy fut cosignataire d’une éphémère proposition de loi visant à instaurer le principe de préférence nationale dans les politiques des collectivités locales (proposition de loi de Jean-Louis Masson, RPR, du 11 avril 1990) dont l’article 2 dispose que “les collectivités territoriales définissent librement les conditions d’attribution des prestations visées à l’article premier : ces conditions peuvent être notamment relatives à la durée de résidence des bénéficiaires éventuels sur le territoire de la collectivité intéressée, au montant de leurs ressources ou à leur nationalité”.

  • Proposition du FN : " Libérer l’école de l’idéologie"

Dans le débat suscité par l’article 4 de la loi du 23 février 2005 affirmant que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer », Nicolas Sarkozy s’est attaqué à l’idéologie présumée des manuels scolaires. Pour lui, "il faut cesser avec la repentance permanente en France pour revisiter notre histoire.” (France 3, 7 décembre 2005)

  • Slogan du FN : "La France, tu l’aimes ou tu la quittes"

Nicolas Sarkozy lors de la réunion des nouveaux adhérents de l’UMP d’avril 2006, a repris à son compte, le slogan de la campagne menée par le Front National de la Jeunesse en 1995 : "la France, tu l’aimes ou tu la quittes".

Article du site web suivant: http://www.re-so.net/spip.php?article2919 , information du site réso net  cette article a été mis en ligne le 21 octobre 2006. J'informe que je ne suis pas militant de réformistes et solidaire. 

par rezeid publié dans : Divers
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Mercredi 25 octobre 2006
Le Premier ministre Dominique de Villepin a proposé mardi des mesures pour rapprocher l'université du monde du travail et favoriser ainsi l'insertion des jeunes, reprenant les conclusions de la Commission Université-Emploi formée aux lendemains de la crise du CPE.S'adressant, à la Sorbonne, à un parterre de représentants du monde de l'éducation, Dominique de Villepin s'est engagé à mettre en oeuvre "très rapidement" plusieurs mesures du rapport que lui a présenté la Commission du débat national Université-Emploi. La Commission, présidée par Patrick Hetzel, recteur de l'académie de Limoges, avait été mise en place le 25 avril, après la crise du contrat première embauche (CPE).

 

Saluant "les propositions concrètes et innovantes" de la Commission, Dominique de Villepin a déclaré qu'il fallait "aujourd'hui avancer sur deux chantiers majeurs": "l'orientation des élèves" et "l'insertion professionelle des étudiants".

 

Pour le premier de ces chantiers, le Premier ministre a annoncé qu'un entretien d'orientation sera rendu obligatoire en 3ème ainsi qu'en 1ère ou à la fin du premier trimestre de terminale. Ensuite, a précisé M. de Villepin, reprenant les préconisations de la Commission, chaque élève de terminale exprimera ses voeux d'orientation dans "un dossier unique d'accès à l'enseignement supérieur".

 

Il sera ensuite proposé à chaque étudiant "un contrat avec l'université" qu'il a choisie, a ajouté le Premier ministre qui a précisé qu'"à l'issue du premier semestre (ndr: de la première année universitaire) un bilan sera établi".

 

Chaque université devra "mettre en place un service des emplois, des stages et des carrières". Enfin, toujours pour améliorer l'orientation, "un observatoire des parcours des étudiants et de leur insertion professionnelle" sera créé dans chaque université, sur le modèle du dispositif mis en place à l'université de Marne-la-Vallée, a précisé le Premier ministre.

 

A propos du deuxième "chantier", l'insertion professionnelle des étudiants, M. de Villepin a rendu compte d'un certain nombre de propositions présentées par la Commission. Parmi celles-ci figure le fait de "rendre obligatoire, dans toutes les licences, l'acquisition des compétences indispensables pour trouver un emploi: maitriser une langue étrangère, savoir utiliser l'outil informatique, rédiger un CV ou encore savoir conduire un entretien d'embauche".

 

Figure également la proposition d'un "parcours professionnalisé en 3ème année de licence à tous les étudiants qui le souhaitent". Enfin, la Commission souhaite que soit mis en place "un semestre ou une année de césure entre la licence et le master".

 

Insistant sur la nécessité de rapprocher l'Université du monde du travail, "une idée qui n'allait pas de soi il y a quelques années", a remarqué le Premier ministre, il a souligné qu'il fallait "encourager l'apprentissage et l'alternance".

 

Dans son rapport, la Commission est partie du constat que le taux d'échec pour les bacheliers entrés dans le supérieur est trop élevé: 20%, soit 80.000 jeunes, quittent l'enseignement supérieur sans diplôme tandis qu'un tiers des inscrits en première année d'université redouble.

 

Du côté des syndicats, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU a fait remarquer que "si l'Université ne peut ignorer la question des débouchés, une adaptation à très court terme - ndr: au monde du travail - pouvait être contre-productive".

 

Tandis que Bruno Julliard, président de l'Unef estimait que "la montagne accouche quand même d'une souris", assurant qu'il aurait fallu "modifier le budget 2007", pour lutter efficacement contre l'échec à l'université.
par rezeid publié dans : Divers
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