Jeudi 30 novembre 2006
Le Premier ministre Dominique de Villepin a marqué jeudi le soutien de la France au régime "légitime" du président tchadien Idriss Deby, lors d'une escale à N'Djamena pendant laquelle ils ont longuement évoqué le "drame" du Darfour.M. Deby, lors d'un point-presse commun au siège de la présidence, s'est formellement engagé à accepter une force internationale le long de sa frontière avec le Soudan, composée de forces des Nations Unies et de l'Union africaine (UA), comme le souhaite la France.

 

"Le Tchad accepte la proposition faite par les Nations unies de disposer des forces à notre frontière pour sécuriser les populations et stabiliser la sous-région" menacée par le conflit du Darfour, a-t-il déclaré.

 

"L'accord de principe est donné par la République du Tchad, il y aura des échanges de points de vue avec l'ONU et l'UA pour arrêter la forme, la mission" de cette force, a-t-il poursuivi.

 

Le chef du gouvernement français s'est félicité de la position tchadienne, la jugeant "importante", tandis que de source diplomatique française, on se targuait d'un "succès" diplomatique.

 

L'ONU et l'UA ont proposé le déploiement d'une force internationale aux frontières du Tchad et de la Centrafrique avec leur voisin soudanais, afin d'éviter que la guerre dans la province soudanaise du Darfour ne déstabilise l'ensemble de la région.

 

La guerre au Darfour oppose depuis 2003 les troupes soudanaises, appuyées par des milices arabes, à des rébellions que Khartoum accuse le Tchad de soutenir.

 

M. Deby s'est réjoui de la visite de M. de Villepin, estimant qu'elle marquait "un signe fort de soutien aux épreuves difficiles que le peuple tchadien traverse", alors que son régime est fragilisé depuis des mois par plusieurs mouvements rebelles qui ont juré sa chute et qu'il accuse Khartoum de soutenir.

 

"La France a une responsabilité spécifique vis-à-vis du Tchad (...) Je suis venu honorer cet engagement", a répondu le Premier ministre français, après avoir déjeuné en tête-à-tête avec M. Deby pendant plus d'une heure et demie.

 

Interrogé sur une éventuelle aide militaire de la France au Tchad, M. Deby a estimé qu'actuellement les forces gouvernementales étaient "capables de faire face", en précisant que "le jour où nous estimons nécessaire d'appeler nos amis à nos côtés, nous le ferons".

 

M. de Villepin a affirmé de son côté que la France agissait dans le cadre "de ses responsabilités" à travers notamment sa "politique de dissuasion vis-à-vis de tous ceux qui seraient tentés par une quelconque agression contre l'intégrité territoriale" du Tchad.

 

"C'est dans ce sens que nous avons agi, comme nous avons été amenés à réagir très vigoureusement à Birao (800 km au nord-est de Bangui), vis-à-vis de l'agression en territoire centrafricain", a-t-il expliqué.

 

La France a renforcé ces derniers jours d'une centaine d'éléments son dispositif Epervier, déployé depuis 1986 au Tchad et qui compte désormais environ 1.200 hommes.

 

Depuis lundi, des militaires français de l'opération Boali, déployée depuis 2003 en Centrafrique, appuient par ailleurs l'armée centrafricaine dans sa reconquête de plusieurs localités du nord-est tombées aux mains d'une rébellion depuis fin octobre.

 

M. de Villepin est allé saluer des militaires français d'Epervier, stationnés sur une base aérienne à N'Djamena et censés fournir un appui logistique et en renseignement aux troupes tchadiennes.

 

Il les a assurés de sa "gratitude" alors que "certains" s'emploient à "parfois minorer, parfois ternir" l'engagement de la France en Afrique.

 

Le Premier ministre français doit se rendre vendredi en Afrique du sud. Sa visite prévue samedi au Congo a été reportée, en raison des problèmes de santé du président Denis Sassou Nguesso.
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Jeudi 30 novembre 2006

Entretien exclusif avec le député de la Drôme et président du Club Réforme et Modernité qui commente la candidature de Nicolas Sarkozy et pose la question de « sa capacité à rassembler au-delà du cercle du parti ». Il juge également qu’il sera important de « distinguer l’homme (ou la femme) le mieux à même de gagner en mai 2007 ».

 medium_hm.2.jpg1) Comment réagissez-vous à l'annonce par Nicolas Sarkozy de sa candidature à l'élection présidentielle ?

La candidature de Nicolas Sarkozy est une évidence. L'enjeu aujourd'hui est de savoir dans quelle mesure sa démarche saura trouver un influx nouveau. Quelle sera sa capacité à rassembler au delà du cercle du parti ? Quelle sera son efficacité à surclasser Ségolène Royale, dans la concurrence des personnalités, dans la concurrence des projets ? Beaucoup d'incertitudes et de questions. L'important c'est de trouver le chemin pour gagner. C'est affaire d'hommes et de projets. 

« Je préfère chercher courageusement la voie de la victoire plutôt que me satisfaire d'un chemin plus facile, plus classique, qui ne suffirait pas pour rassembler, gagner... »

2) La direction de l'UMP doit faire face aujourd'hui à une demande croissante d'un vrai débat à l'intérieur du parti majoritaire, les forums régionaux répondent-ils vraiment à cette attente ?

Les forums régionaux auront le mérite d'exister. Ils sont une réponse à la demande, manifestement légitime, de ceux qui considéraient que le compte, en matière de débat, n'y était pas. J'y participerai volontiers. Nous devons échanger librement, véritablement saturer le débat, proposer, convaincre nos compatriotes que nous les écoutons le mieux et que nous portons le meilleur projet. Il y a encore beaucoup, beaucoup de travail. Pour écouter, pour rassembler, pour convaincre.

3) Un doute sur la capacité de Nicolas Sarkozy à rassembler la droite républicaine face à Ségolène Royal s'est s'installé chez les militants, d'autres candidatures peuvent-elle émerger d'ici mars prochain ?

J'ai bien compris qu'il y avait place pour des candidatures à l'UMP. Au reste ce qui compte, c'est de distinguer l'homme (ou la femme) le mieux à même de gagner en mai 2007. Il est clair qu'une démarche de parti n'y suffira pas, sans aucunement la mépriser.

4) Les militants et sympathisants de la droite doivent-ils partir en campagne dès maintenant derrière Nicolas Sarkozy?

Je pense qu'il faut respecter la logique du calendrier. Jusqu'à la mi-janvier 2007, se déroule une campagne interne - et Nicolas Sarkozy y compte beaucoup de partisans - dont on peut sortir renforcés. Puis la confrontation, au delà du parti, avec beaucoup de liberté et de responsabilité, avec la plus large opinion. L'important, c'est de gagner, même si la voie est difficile. Je préfère chercher courageusement la voie de la victoire plutôt que me satisfaire d'un chemin plus facile, plus classique, qui ne suffirait pas pour rassembler, gagner...

Propos recueillis par Christophe Carignano

NB : A noter la troisième rencontre du Club Réforme et Modernité qui aura lieu le mercredi 20 décembre à 19h. Le thème de cette rencontre : RISQUE, RESPONSABILITE ET SECURITE.

Les intervenants seront des économistes, des commentateurs politiques et, sans doute, un membre du Gouvernement de Dominique de Villepin. Vers 21h30 un pot de l’amitié clôturera cette réunion. Pour s’inscrire, il suffit d’envoyer un mèl ici : reformeetmodernite@orange.fr Une invitation vous sera directement envoyée par email.

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Jeudi 30 novembre 2006
Imad Lahoud persiste et signe. Selon des extraits de son audition publiés jeudi par "L'Est Républicain", cet ancien employé d'EADS, soupçonné d'avoir falsifié des listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, a réaffirmé aux juges chargés de cette affaire qu'il avait rencontré Nicolas Sarkozy à deux reprises en 2004.
Lors de la deuxième rencontre, les deux hommes auraient parlé "de Villepin, qui, selon Sarkozy, avait demandé à Gergorin de monter cette manipulation", déclare l'ancien cadre d'EADS dans les extraits diffusés par le quotidien régional lorrain.
Dans les passages sélectionnés par "L'Est républicain", Imad Lahoud réaffirme par ailleurs avoir "eu des contacts avec Nicolas Sarkozy sur le dossier Clearstream à deux reprises, le 16 septembre 2004 à Bercy et le 08 décembre 2004 à l'Assemblée nationale". L'informaticien ajoute qu'initialement, le ministre de l'Intérieur souhaitait savoir "si l'autorisation de la manipulation venait du président de la République".
Lors du second rendez-vous, Imad Lahoud explique qu'il "n'était plus question du président de la République mais de Villepin qui, selon Sarkozy, avait demandé à Gergorin de monter cette manipulation. Toujours selon Sarkozy, c'est à la demande de Gergorin que j'aurais rajouté les noms des personnes citées sur les listings".
Nicolas Sarkozy a toujours nié avoir rencontré Imad Lahoud, comme l'avait déjà assuré l'avocat de ce dernier, Me Olivier Pardo. "M. Lahoud ne fait pas partie de mes fréquentations (...) et quand je vois son pedigree judiciaire, ça ne me donne pas envie de le rencontrer", avait lancé le candidat à l'investiture de l'UMP pour la présidentielle, lors d'un déplacement à Villepinte (Seine-Saint-Denis) début novembre.
Imad Lahoud, mis en examen dans l'affaire Clearstream dont la charge a été confiée aux juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, explique en revanche dans les extraits publiés par "L'Est Républicain" que le ministre de l'Intérieur aurait pris contact avec lui par l'intermédiaire de proches, et l'aurait invité à le recontacter s'il était "décidé à parler".
L'informaticien, qui travaillait chez EADS lors des rendez-vous qu'il assure avoir eu avec le ministre de l'Intérieur, ajoute également qu'il n'a pas évoqué ces rencontres lors de sa garde-à-vue parce qu'il avait "peur des représailles". Il affirme que le directeur des ressources humaines d'EADS lui a confié, lors de son entretien de licenciement: "si ce type est un jour président de la République, on va morfler si on te garde".
Imad Lahoud, accusé d'avoir falsifié les listings transmis au juge Renaud Van Ruymbeke, et selon lesquels plusieurs personnalités auraient disposé de comptes auprès de la compagnie, a été mis en examen pour faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse. Il a demandé la semaine dernière l'annulation de cette mise en examen. Imad Lahoud a été laissé en liberté le 9 juin par le juge des libertés et de la détention moyennant une caution judiciaire de 80.000 euros.
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Mercredi 29 novembre 2006
Les cotes de popularité de Dominique de Villepin et Jacques Chirac connaissent une embellie. La cote de confiance du Premier ministre progresse de neuf points en novembre avec 36% de Français satisfaits et celle du président de la République de dix points avec 42%, selon un sondage CSA/La Vie/France Info rendu public mercredi.
Après une légère augmentation entre avril et septembre 2006, la cote de popularité de Dominique de Villepin n'a jamais été aussi élevée depuis huit mois avec 36% contre 61% de sondés qui ne lui font pas confiance. Le premier ministre qui avait chuté entre septembre (32%) et octobre (27%) connaît une nouvelle embellie.
La cote du président Jacques Chirac enregistre également une forte augmentation de 10 points avec 42% d'opinions favorables, contre 56% de défavorables. Au plus bas en mai 2006, avec 26% d'opinions favorables, il avait connu une première remontée à 40% en septembre 2006 avant de chuter de 8 points en octobre.
- sondage réalisé par téléphone les 21 et 22 novembre auprès d'un échantillon national représentatif de 1002 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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Mercredi 29 novembre 2006
Au faite une information important: Nicolas Sarkozy de Naquy bosca.
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Mercredi 29 novembre 2006

Cette droite qui dit «non» à Sarkozy

Leur but : exister, défendre leurs idées. Leur arme : prendre la parole, contrer, manœuvrer. Pour faire face au rouleau compresseur Sarkozy, ils tentent la résistance. Mais qu'on s'appelle Dominique de Villepin ou Nicolas Dupont-Aignan, pas facile. Qu'importe, c'est une question de survie pour eux.



Le PS l'a fait, l'UMP s'y met. Ou du moins essaie. Du débat, en veux-tu, en voilà. Lors du conseil national de la formation majoritaire, la semaine dernière, la date de dépôt des candidatures à l'investiture pour 2007 a été repoussée au 31 décembre. En prime, des forums régionaux. Au premier abord, un geste à l'égard de Michèle Alliot-Marie. Et ce week-end, Nicolas Sarkozy d'annoncer « la magie du rassemblement » dans les « cinq mois à venir. » Mais gare aux faux-semblants. Car cette paix est une paix armée, et derrière cette trêve, la fronde est toujours là, à droite, prête à repartir de plus belle.

Une fronde, une résistance même, face à Nicolas Sarkozy, qui existe chez les « gros » – Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie – comme chez les plus modestes Nicolas Dupont-Aignan ou Christine Boutin. « Il s'agit de résister à un rouleau compresseur qui agit contre ses propres intérêts, qui réduit au silence tout ceux qui ne partagent pas la ligne directrice. Nicolas Sarkozy verrouille absolument toute forme d'expression dans le mouvement », déplore à Marianne2007.info le député villepiniste Georges Tron. « Ce n'est pas une résistance contre l'ennemi, mais une résistance intellectuelle. Ou plutôt une compétition, un complément d'offre », confirme l'ancienne secrétaire d'Etat aux personnes handicapées de Raffarin, Marie-Anne Montchamp, député du Val-de-Marne et soutien de Michèle Alliot-Marie.

Craintes pour la victoire
D'un côté, Nicolas Sarkozy presse ses concurrents à rentrer dans la danse de l'investiture, à se déclarer. De l'autre, on remarque surtout son allergie à cette même concurrence. « Il a du mal à l'accepter. Ça entraîne des réactions très fortes chez lui », souligne Georges Tron. « Dans un premier temps, « c'est j'aime pas ! », une réaction brutale, comme au conseil national après le discours de Michèle Alliot-Marie. Puis dans un second temps, il construit », veut croire Marie-Anne Montchamp.

Car la construction, la coopération, voilà bien ce qui fait défaut au ministre de l'Intérieur pour « les autres » de l'UMP. Ils reprochent un projet trop fermé. « Du Sarkozy pur jus » pour Georges Tron, qui regrette que la sensibilité villepiniste n'ait pas été associée à son élaboration : « Les conventions étaient complètement cloisonnées. » Pour Rachid Kaci, ancien de Démocratie libérale, fondateur de la Droite libre et jusqu'à présent seul candidat officiel face à Sarkozy pour l'investiture, « le projet législatif n'est pas suffisamment libéral et n'incarne pas la rupture comme il l'avait décrite à un moment donné. »

Résultat : leur crainte quant à la capacité du leader de l'UMP, et donc de la droite, d'aller jusqu'à la victoire, se multiplient. « Chaque prisme personnel doit apporter sa lecture de l'attente des Français pour une lecture complète. Si Sarkozy n'en tient pas compte, je pense qu'on est trop juste, qu'on ne rassemble pas suffisamment au second tour. A droite, tout le monde ne se reconnaît pas en lui », avertit Marie-Anne Montchamp. « Sa situation personnelle réduit nos chances. A force de personnaliser les choses à outrance, le référendum pour ou contre Sarkozy va remplacer l'élection », craint Georges Tron.

« Hold-up démocratique »
Nicolas Dupont-Aignan, lui, a choisi depuis longtemps d'exprimer sa différence en dehors du parti. Toujours membre de l'UMP, il a déjà pris la décision d'être candidat. Trop de « différence sur l'Europe » et un projet « pas assez républicain » pour le fondateur de Debout la République. Il accuse même Nicolas Sarkozy de « hold-up démocratique » avec l'investiture par les adhérents de l'UMP : « 300 000 adhérents fortement influencés vont choisir à la place de 30 millions d'électeurs. On vide le sens du premier tour. » Aujourd'hui, la mise en place d'un débat le « fait hurler de rire. » « Sarkozy comme Juppé ont tué la démocratie à l'UMP en tuant les courants d'idées à la création du parti », rage le député de l'Essonne.

Christine Boutin fait aussi partie de ces « rebelles » de la droite. En 2002, elle avait déjà franchi le pas, en se présentant à l'élection présidentielle. Sans grand succès, avec 1,19 % des suffrages. Cette fois encore, celle qui veut représenter le volet social et humain de la droite menace de remettre ça, soutenue par son Forum des républicains sociaux (FRS). Mais la situation est différente aujourd'hui. « Nicolas Sarkozy lui fait des appels du pied », explique Christian Dupont, responsable de la communication du FRS. Néanmoins, Christine Boutin n'exclut pas de se présenter », avertit-il. Mais on sent que Christine Boutin va réfléchir à deux fois avant d'y aller. La peur des représailles ?

Sarkozy fait régner la peur sur son camp
Car quand on ose faire face à l'empire sarkozyste, ce n'est pas sans conséquences, ni sans risques. Le crime de lèse-Sarkozy est puni, qu'on le sache. « On est personna non-grata à l'UMP, de façon très claire », lâche Georges Tron, qui a connu un traitement particulier : « Dans les élections interne au mouvement, tout a été fait pour nous faire battre. J'ai été démissionné du poste de secrétaire départemental de l'UMP de l'Essonne dont j'étais titulaire depuis 7-8 ans, à deux mois de la fin de mon mandat, sans aucune forme de procès. Pas le temps de dire ouf. Je me suis alors représenté. Les instances nationales du parti ont tout fait pour me barrer la route, y compris des changements de règles de dernier moment sur les modalité de l'élection. Mais j'ai gagné. »

Nicolas Dupont-Aignan n'a plus eu une conversation avec Nicolas Sarkozy depuis presque un an. « Il m'a dit que je l'attaquais personnellement sur la discrimination positive, que ce n‘était pas bien. La conversation a un peu déraillé. On s'est bien engueulé », se souvient-il.

Et si elle ne sont pas directes, les pressions sont intériorisées par les membres de l'UMP. Plus discret et efficace. En faisait régner une sorte de peur sur son propre camp, Sarkozy freine les volontés de liberté, ou même de simple écart, face à la ligne officielle. Rachid Kaci en fait l'expérience dans sa recherche des 70 signatures de conseillers nationaux nécessaires pour se présenter à l'investiture : « Quand on leur demande de nous parrainer, les types ont peur. Ils flippent. Ils se disent « Holala, mais comment Sarkozy va-t-il interpréter le fait que je te soutienne ? » » La raison pour Rachid Kaci : « La droite est très imprégnée du culte du chef issu du RPR et du gaullisme. »

Stratégie du pire
Reste à savoir si ces multiples frondes anti-Sarkozy peuvent faire vaciller la machine. Pas évident. L'équation dépend aussi de la volonté des chiraquiens. Les supporteurs de Michèle Alliot-Marie jurent qu'elle n'ira pas contre Nicolas Sarkozy. « Villepin n'a jamais évoqué l'hypothèse d'une candidature face à Sarkozy », assure de son côté Georges Tron. Mais des deux côtés, on laisse présager le doute. « Si le débat interne à l'UMP est libre, Michèle Alliot-Marie est fondée à avoir un score extrêmement intéressant, si elle se présente à l'investiture », lance Marie-Anne Montchamp. « Le meilleur système consiste à ce que le parti apporte son investiture le plus tardivement possible, étant entendu que chacun est libre de se déclarer comme il le souhaite et hors parti », assure Georges Tron. Continuant à jouer avec les nerfs des sarkosystes, il ajoute, sibyllin : « La situation du 14 janvier (jour de l'investiture du candidat UMP NDLR) ne sera pas une table de la loi qui va s'imposer quoi qu'il en soit. Si on constate que le candidat désigné décroche, il est envisageable d'y aller. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'on va le susciter. » A voir.

Car si tous jurent vouloir avant tout la victoire de leur camp, certains, comme Rachid Kaci, craignent que leur attitude ait un autre dessein : « Les uns et les autres ne jouent pas forcément leur victoire. Je ne veux pas passer pour un sarkozyste en disant cela, mais tel que je vois les choses, ils jouent la défaite de Sarkozy car ils ont assimilé l'idée qu'ils ne pouvaient pas gagner. Par contre, ils savent que si Sarkozy gagne la présidentielle, ils sont morts politiquement. » Ce serait donc la politique du pire ? « Oui. Mais dans le camp chiraquien, ils ont déjà fait cela dans le passé contre Chaban-Delmas et Giscard. Je pense qu'ils sont prêts à tout. »
par rezeid publié dans : Divers
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Mercredi 29 novembre 2006
Dominique de Villepin a annoncé mercredi des crédits supplémentaires de 400 millions d'euros sur trois ans en faveur du secteur automobile, ainsi que des mesures d'accompagnement renforcées pour les jeunes demandeurs d'emploi face à un taux de chômage "stable".
Lors de sa 17e conférence de presse mensuelle, le Premier ministre a déploré des chiffres de l'emploi "pas à la hauteur des ambitions" du gouvernement en octobre, mais il s'est dit optimiste pour les perspectives économiques de la France malgré la pause de la croissance au troisième trimestre.
Le taux de chômage s'établissait à 8,8% de la population active en septembre. Les chiffres d'octobre seront rendus publics jeudi matin.
"Nous ne sommes pas au rendez-vous d'une confiance béate, nous sommes au rendez-vous de l'action", a souligné Dominique de Villepin.
Soucieux de marquer des points sur le front de l'emploi avant la présidentielle de 2007, le chef du gouvernement s'est fixé pour "urgence absolue le chômage des jeunes", qui reste un point noir.
Ciblant les 500.000 emplois non pourvus aujourd'hui en France dans les secteurs "pénuriques" (agriculture, bâtiment, commerce, hôtellerie, restauration, industrie mécanique), il a annoncé une augmentation du crédit d'impôt, de 1.000 à 1.500 euros, pour inciter les jeunes à s'orienter vers ces gisements d'emplois.
"Désormais, un jeune qui est embauché pendant plus de six mois dans un de ces secteurs paiera 1.500 euros d'impôts en moins s'il est imposable ou recevra un chèque de 1.500 euros s'il ne l'est pas", a-t-il précisé.
La prime de mobilité sera également revalorisée à 2.000 euros contre 1.500 euros actuellement pour les chômeurs qui acceptent un emploi à plus de 200 kilomètres de chez eux.
L'ANPE renforcera par ailleurs le suivi des 190.000 jeunes qui se retrouvent sur le marché de l'emploi chaque année avec peu ou pas de qualifications.
S'agissant des femmes, qui représentent 80% des employés en temps partiel, et des seniors, Dominique de Villepin attend des "conclusions concrètes" sur les moyens d'améliorer leur situation de la conférence sur l'emploi et les revenus du 14 décembre.
LA PRIME DE NOËl RECONDUITE
Dominique de Villepin a par ailleurs annoncé sa décision de reconduire - sans la revaloriser comme le réclamait la CGT - la prime exceptionnelle de Noël versée aux bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) et de l'allocation spécifique de solidarité (ASS). Elle s'élève à 320,14 euros pour un couple avec deux enfants et 152,45 euros pour une personne seule.
Autre priorité pour le gouvernement : "le choix d'une industrie forte" en injectant des fonds dans la recherche et l'innovation.
Après avoir annoncé un plan de soutien au secteur aéronautique, le Premier ministre prend des mesures en faveur de la filière automobile, qui souffre de la stagnation des ventes de véhicules, des prix élevés des matières premières et de la concurrence des sociétés asiatiques.
Il avait organisé mercredi sa conférence de presse dans les locaux de l'équipementier Valeo, à Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Les équipementiers automobiles, sur lesquels les constructeurs font pression pour qu'ils réduisent leurs prix, souffrent de problèmes de flux de trésorerie et ont averti que plus de 5.000 emplois pourraient disparaître dans le secteur.
Dominique de Villepin est prêt à passer par la loi pour réduire les délais de paiement si les constructeurs ne parviennent pas à un accord avec les équipementiers et les sous-traitants d'ici au 15 janvier. Dans la plupart des pays européens, la pratique est de 30 à 60 jours alors qu'en France, la moyenne est supérieure à 100 jours.
Au total, 250 millions d'euros seront débloqués en 2007, via l'Agence de l'innovation industrielle (AII) pour soutenir notamment les programmes de recherche sur l'hybride diesel du groupe PSA et le système "stop and go" de Valeo. Le plafond du crédit d'impôt recherche par société sera par ailleurs doublé pour atteindre 16 millions d'euros.
Cent cinquante millions d'euros seront investis sur trois ans pour la formation et le reclassement de 20.000 salariés du secteur.
par rezeid publié dans : Divers
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Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

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