Mardi 12 décembre 2006
Michèle Alliot-Marie a prévenu mardi qu'elle ne participerait pas au deuxième forum de l'UMP, vendredi à Lyon, s'il devait être "aussi ennuyeux" que le premier."Franchement, j'ai autre chose à faire si ça doit être aussi ennuyeux" que le premier forum, samedi dernier à Paris, a lancé la ministre de la Défense lors d'une rencontre organisée par le mouvement patronal ETHIC (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance).

 

"Pour moi, le débat, ce n'est pas une série de discours successifs", a-t-elle souligné, rappelant ses propositions pour que le forum de Lyon soit "plus intéressant et plus enrichissant", à savoir "que l'on définisse bien les thèmes et que chacun réponde aux même questions".

 

L'ancienne présidente du RPR, qui maintient toujours le suspense sur sa candidature à l'élection présidentielle, a indiqué qu'une réunion sur l'organisation de ce deuxième forum se tiendra mercredi.

 

"Si demain, il apparaît que l'on va dans ma direction ou si l'on veut refaire ce qui a été fait la dernière fois, je participerai ou je ne participerai pas", a-t-elle averti tout en disant "espérer" y assister.

 

Interrogée sur son éventuelle candidature, la ministre de la Défense a réaffirmé sa volonté de s'en tenir à son calendrier. "On ne me fera pas avancer ma déclaration de candidature", a-t-elle averti, rappelant qu'elle entendait s'assurer d'abord d'une "adéquation suffisante des Français" avec ses convictions.

 

"Il faut y être prêt et je m'y suis préparée depuis trois ans", a-t-elle cependant fait valoir, et se trouve "dans le même état d'esprit" que lorsqu'elle s'était préparée pour Matignon.

 

"On ne fait pas et on ne peut pas faire la politique de la France contre une partie des Français", a-t-elle par ailleurs opposé à la "rupture tranquille" de Nicolas Sarkozy. Une candidature à la présidence, a-t-elle dit, "n'est pas une rupture, c'est un accomplissement".

 

Mardi matin, Jean-Pierre Raffarin, chargé d'organiser les trois forums UMP, a promis d'"arranger les choses" et de "tout faire" pour que Michèle Alliot-Marie, participe au forum de Lyon. "En politique, les chaises vides ne sont pas fertiles", a estimé l'ancien ministre.
par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 12 décembre 2006

A la mi-2007, le taux de chômage se repliera à 8,2 %, anticipe l'Insee dans sa dernière note de conjoncture. Dès le début de l'année prochaine, Dominique de Villepin afficherait un résultat statistique meilleur que celui obtenu par Lionel Jospin au printemps 2001.

Cliquez ici

C'est une tache de couleur qui se remarque dans le tableau terne et sans relief de l'économie française que dessine l'Insee : dans six mois, le taux de chômage devrait être revenu à son niveau de mars 1983. Dans la « Note de conjoncture » de fin d'année qu'il publie aujourd'hui, l'Institut national de la statistique et des études économiques prévoit, en dépit des deux pauses intervenues récemment (août et octobre), une poursuite régulière de la décrue du nombre de demandeurs d'emploi. Au rythme de presque 0,1 point par mois, le taux de chômage passerait de 8,8 % de la population active fin octobre à 8,6 % en fin d'année, puis à 8,2 % à la fin du premier semestre 2007. Au terme du deuxième mandat de Jacques Chirac, le chômage reviendrait, ainsi, au niveau qui était le sien au début du premier septennat de François Mitterrand, lorsque Pierre Mauroy était à Matignon.

Population active ralentie

Cela souligne, bien sûr, l'ampleur du redressement qui s'opère mais cela relativise, a contrario, les performances de tous les gouvernements qui se sont succédé entre-temps. Près de 1 chômeur sur 5 (18 %) - les quelque 383.300 demandeurs d'emploi âgés de moins de 25 ans - n'a encore jamais connu, ou si peu, un taux de chômage aussi faible en France. La nouvelle prévision de l'Insee montre qu'un seuil est bien en passe d'être enfoncé.

Même s'il est parti de moins haut, Dominique de Villepin affichera, dès le début de 2007, un résultat statistique meilleur, sur le front du chômage, que celui obtenu par Lionel Jospin au printemps 2001 (8,6 %). La barre des 2 millions de demandeurs d'emploi pourrait être cassée aux alentours des échéances présidentielle et législatives. Cependant, ce ne serait pas seulement à mettre au crédit de la politique de l'emploi du Premier ministre. La baisse du chômage sera grandement facilitée par le ralentissement de la population active, laquelle n'augmenterait plus que de 13.000 unités en 2007 (29.000 en 2006).

Croissance 2006 à 2,1 %

L'emploi fera le reste. Malgré le trou d'air du troisième trimestre, l'institut table sur 243.000 créations totales pour 2006 (dont 138.000 dans le secteur marchand), puis 115.000 au premier semestre 2007 (dont 73.000 dans le secteur marchand). La nouveauté de l'année prochaine serait l'absence de contribution des emplois aidés.

Ce scénario est en partie dépendant de celui retenu sur l'activité économique. Après la mauvaise surprise de la croissance zéro du troisième trimestre (au lieu de 0,6 % prévu), qui avait fait au gouvernement l'effet d'une douche froide, l'institut public de la statistique s'efforce de convaincre qu'une correction partielle est à venir. Il prévoit désormais 0,9 % de croissance au quatrième trimestre de cette année, ce qui rattraperait la moitié de la croissance perdue au troisième et porterait la croissance 2006 à 2,1 %. « La correction porte notamment sur l'industrie manufacturière », explique Eric Dubois. Le chiffre d'octobre ne confirme pas vraiment le rebond attendu (lire ci-dessous), mais novembre et décembre seront meilleurs pour l'industrie française, assure l'Insee.

Consommation dynamique

En revanche, début 2007, ce sont le commerce et les services marchands qui sont censés prendre le relais, soutenus par une consommation des ménages toujours dynamique (+ 0,7 % par trimestre jusqu'à la mi-2007), en dépit de ses récents à-coups. Outre la désinflation, les baisses d'impôt contribueraient, souligne pour la première fois l'Insee, à soutenir le pouvoir d'achat des ménages (+ 1,3 % au premier semestre). L'institut de la statistique prévoit dès lors 0,5 % de croissance à chacun des deux prochains trimestres, ce qui donnerait 1,8 % d'acquis à mi-2007.

par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 12 décembre 2006

Le premier ministre assure vouloir s’en tenir aux « problèmes concrets des Français ».

 
CE SERA sans lui. Dominique de Villepin n’a pas envie de s’afficher avec Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy. Tant pis pour Jean- Pierre Raffarin, grand coordonnateur des forums UMP, qui a essayé en vain de convaincre son successeur à Matignon d’y participer. Après avoir longtemps hésité, le chef du gouvernement a donc tranché. Manifestement peu emballé par la tournure du premier forum, il n’ira pas à Lyon vendredi. Quant à celui de Bordeaux, programmé le 21 décembre, il coïncide avec son audition chez les juges chargés d’enquêter sur l’affaire Clearstream.
 
« Je pense que ce n’est pas ma place », a-t-il annoncé hier matin sur France Inter. « Qu’il y ait des débats pour la présidentielle, c’est une chose, que le chef du gouvernement soit les deux mains dans l’huile pour faire mieux marcher le moteur, ça me paraît normal », s’est-il justifié.
 
En clair : Dominique de Villepin « accepte » les règles de sa famille politique (« un seul candidat UMP au premier tour ») mais préfère se tenir à l’écart de forums où il n’a rien à gagner. Il ne veut pas que sa participation soit interprétée comme un ralliement en bonne et due forme à la candidature de Nicolas Sarkozy.
 
Le premier ministre préfère, pour l’instant, s’en tenir à son action à la tête du gouvernement. Hier matin, il a passé l’essentiel de son intervention sur France Inter à présenter les objectifs de la conférence sur l’emploi et les revenus, qui réunira jeudi à Matignon gouvernement, patronat et syndicats. Une conférence qui doit, selon lui, « déboucher sur des mesures con- crètes ». Une manière pour lui de peser sur 2007 et de jouer sa partition sans être candidat.
 
Son livre de chevet ? Les « Mémoires d’un fou»
 
Si une partie de son entourage et de ses amis décrivent une « certaine résignation » chez le premier ministre, l’intéressé n’a pas donné hier l’impression d’avoir complètement abandonné toute ambition présidentielle. « S’il est candidat, il est président », rêve encore le député UMP de l’Hérault Jean-Pierre Grand, un des derniers villepinistes à l’Assemblée nationale.
 
Le premier ministre, lui, continue de jouer avec les nerfs de Sarkozy. Hier, il a minimisé les sondages favorables au candidat UMP et à celle du PS, Ségolène Royal. « On ressasse. On peut toujours s’amuser avec des statistiques. Cela n’a pas de sens aujourd’hui. Il vaut mieux parler des problèmes concrets des Français », a-t-il estimé, refusant une nouvelle fois de répondre sur son éventuelle candidature à l’Élysée.
 
Dominique de Villepin a, en revanche, été très disert sur ses lectures. Et vachard avec son rival Nicolas Sarkozy. Son livre de chevet actuel ? Mémoires d’un fou, oeuvre de jeunesse de Gustave Flaubert. Sa lecture récente la plus drôle ? La bande dessinée La Face karchée de Sarkozy, une enquête satirique consacrée au président de l’UMP et au ministre de l’Intérieur, classée parmi lesmeilleures ventes des librairies. Une BD détestée Place Beauvau. « C’est très drôle », a-t-il confié dans un grand éclat de rire.
par rezeid publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Calendrier

Décembre 2006
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

RentréeLittéraire

Dominique de Villepin :

"Le Soleil noir de la puissance"

Blog : Famille sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus