Emploi : Villepin met en garde contre l'idéologie

Publié le par rezeid

MATIGNON Le premier ministre, qui a visité hier un centre de formation en alternance, a défendu le contrat première embauche.

«AVANT DE manifester, de contester ou de critiquer, informez-vous !» Quatre jours après l'annonce du nouveau contrat première embauche – un CDI assorti d'une période d'essai de deux ans –, Dominique de Villepin a profité d'une visite au centre des formations industrielles à Paris pour dresser une mise en garde aux syndicats et aux organisations étudiantes. Alors que ces dernières ont appelé, hier, à une mobilisation générale contre le CPE, qualifié «d'insulte à la jeunesse», le premier ministre a rétorqué qu'il était au contraire «un contrat antiprécarité», et qu'il répondait à une véritable «situation de galère» que connaissent beaucoup de moins de 25 ans.


«Dialogue permanent avec les syndicats»


«La précarité, c'est ce que nous connaissons depuis vingt-cinq ans. Le taux de chômage des jeunes est de 20%, 40% pour les non-qualifiés. 70% des jeunes sont embauchés en CDD, et la moitié des CDD dure moins d'un mois : c'est cela la réalité», a-t-il lancé, après avoir longuement discuté avec des apprentis et des jeunes en formation en alternance. «Ne faites pas de bataille idéologique. La situation est trop grave et l'enjeu trop important», a-t-il affirmé. Au PS, qui l'accusait, mardi, de «démanteler le Code du travail», le premier ministre avait d'ailleurs déjà lancé mardi : «Les jeunes s'en rappelleront dans un an et demi et ne vous pardonneront pas de leur avoir menti.»


Lors des réunions préparatoires au plan emploi pour les jeunes, Dominique de Villepin avait discrètement sondé les ministres de l'Emploi et de l'Enseignement sur les risques de contagion étudiante. Si Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher l'avaient mis en garde contre une possible contestation, Gilles de Robien (Éducation) et François Goulard (Enseignement supérieur) avaient, en revanche, plutôt rassuré le premier ministre. Ce dernier avait choisi «d'avancer», tout en renforçant les garanties sociales offertes aux jeunes en CPE (droit au chômage et à la formation, aides au logement, etc.). Aujourd'hui, Dominique de Villepin sait qu'il a dix ou quinze jours décisifs devant lui : soit la contestation reste à l'état de slogans, et il aura gagné son pari. Soit la mobilisation étudiante prend forme, s'étend aux syndicats, et les choses se compliquent singulièrement. «Le dialogue est permanent avec les syndicats», a-t-il assuré, «mais un dialogue qui ne s'accompagne pas de décisions n'est pas constructif. A un moment donné, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités.»


Dominique de Villepin veut «être jugé aux résultats», et surtout sur l'emploi. Il ne devrait donc pas relâcher la pression. Jeudi prochain, lors de sa conférence de presse mensuelle, il devrait de nouveau aborder les questions d'enseignement supérieur et de formation en alternance. Dans la foulée, il devrait se pencher sur l'emploi des salariés de plus de 50 ans, puis présenter un nouveau plan emploi avant l'été.

source: www.lefigaro.fr

Publié dans Emploi

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gilles 25/01/2006 00:13

merci de votre visite sur mon blog,à titre de revanche vous pouvez consulter mo, blog et tout particulièrement la première fiche de novembre sur le malaise français.les prochaines élections se joueront non pas sur des programmes mais avant tout sur le courage politique de nos candidats à identifier les causes du blocage du pays.Le remède vient toujours après le diagnostique.les blogs comme aux USA joueront un rôle plus important que peuvent l'imaginer nos favoris; ne pas le comprendre dès maintenant sera un handicap qu'il sera très dur à combler.

http://2villepin.free.fr 24/01/2006 19:04

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