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Publié le par rezeid

L'emploi:

Dominique de Villepin affirmé sa "sérénité" et sa "détermination" à défendre son plan pour l'emploi des jeunes, qui suscite un tollé à gauche. "Même avec une croissance forte, lorsque le chômage est descendu à 8,6 %, le chômage des jeunes est resté autour de 18 %. Par conséquent, soit nous agissons, soit rien ne changera : il n'y aura pas de baisse significative mécanique du chômage des jeunes", a déclaré le premier ministre lors de sa conférence de presse mensuelle organisée, jeudi matin 26 janvier, à Matignon.

Le premier ministre assure qu'il attend "des économistes et des spécialistes de l'emploi" des "éclairages plus précis" avant de s'engager sur la piste du contrat de travail unique. "J'attends des économistes et des spécialistes de l'emploi qu'ils m'apportent des éclairages plus précis et un avis dans les prochains mois" sur le contrat de travail unique, déclare M. de Villepin.

Sur les contrats de travail, "faut-il aller plus loin ?", a interrogé le chef de gouvernement. "Je veux être précis et éviter tout malentendu : nous avons besoin de concertation sur ce sujet complexe", ajoute-t-il, affirmant attendre "aussi de connaître plus précisément les résultats de ces différents outils".

Il a demandé au ministre de l'emploi, Jean-Louis Borloo, de "mettre en place les conditions de la concertation avec les partenaires sociaux pour l'évaluation du CNE", le contrat nouvelle embauche."En tout état de cause, je veillerai à ce que nous trouvions le juste équilibre entre la protection des salariés et le dynamisme de notre économie : l'objectif, c'est bien de créer plus d'emplois en refusant la précarité, de créer plus d'emploi avec plus de sécurité dans le parcours professionnel".

TVA dans le batiment:

Dominique de Villepin juge qu'il est "impératif de parvenir à la prorogation" du taux réduit de TVA dans le bâtiment. "Il est impératif de parvenir à la prorogation. C'est indispensable pour l'emploi, comme pour la croissance de ce secteur", déclare M. de Villepin.

Les ministres de l'économie des Vingt-Cinq ne sont pas parvenus à un accord, mardi à Bruxelles, sur la prorogation de ce taux réduit de TVA. M. de Villepin indique qu'il évoquera le dossier avec le premier ministre de Pologne, l'un des trois pays qui bloquent le compromis européen sur les taux de TVA, ainsi qu'avec le chancelier autrichien Schüssel, qui assure la présidence tournante de l'UE, et que M. de Villepin doit rencontrer ce soir à Salzbourg.

"Quoi qu'il arrive, nous trouverons une solution : la TVA à 5,5 % dans le bâtiment, ce n'est pas que la France, c'est neuf Etats représentant près de la moitié de la population européenne qui sont concernés", souligne-t-il.

S'agissant de la restauration, M. de Villepin prend acte de ce que "la position allemande n'a pas permis de trouver un accord" pour appliquer un taux réduit. Il affirme que le dossier "n'est pas clos" pour autant, et que la question de la TVA réduite devrait être "à nouveau débattue dans le cadre de l'harmonisation de la fiscalité européenne".

En attendant, le gouvernement a la volonté de "proposer des solutions pour régler les questions délicates auxquelles sont confrontés" les restaurateurs, a déclaré M. de Villepin. Les ministres du commerce, Renaud Dutreil, et du tourisme, Léon Bertrand, ont été chargés "d'engager un dialogue approfondi avec la profession pour accompagner sa modernisation".

Mesures pou les entreprises:

Dominique de Villepin affirme que 200 000 entreprises avaient été créées en France chaque année depuis trois ans, et 220 000 en 2005. Affirmant que "l'emploi, c'est aussi la croissance, et plus précisément la croissance de nos entreprises", le premier ministre s'est félicité de "deux bons résultats". Il cite "la vigueur de la création d'entreprises dans notre pays, avec 200 000 créations chaque année depuis trois ans, et 220 000 en 2005".

"Autre signe positif", a-t-il dit, "le dynamisme de nos grandes entreprises, qui sont souvent des leaders mondiaux dans leur secteur".

Le premier ministre estime que la France doit parvenir "dans un délai de deux ans" à 1 000 groupements de PME "plus solides" afin de développer les exportations des entreprises françaises. "Nous devons aider les PME [petites et moyennes entreprises] à développer leurs exportations", affirme-t-il. "Cela passe par le regroupement des PME et le portage des petites entreprises par les grandes".

Notant qu'"il y a aujourd'hui plus de 100 000 PME qui exportent", M. de Villepin estime que la France doit "parvenir dans un délai de deux ans à 1 000 groupements plus solides, accompagnés chacun par une grande entreprise".

Le chef du gouvernement indique qu'il a demandé au ministre des PME, Renaud Dutreil, et à la ministre déléguée au commerce extérieur, Christine Lagarde, de "lancer dès le mois prochain les appels à candidature".

Marchés publics:

Un texte réformant le code des marchés publics pour favoriser l'accès des PME à la commande publique sera présenté dans les prochains jours par le ministre de l'emploi, Jean-Louis Borloo.
Le premier ministre précise que "chaque commande comportera un nombre minimal de PME parmi les candidats admis à présenter une offre".
Par ailleurs,"chaque fois que cela sera possible, les grands marchés seront divisés en plusieurs lots afin de permettre à chaque entreprise quelle que soit sa taille de concourir", ajoute le premier ministre.

Recherche:

Le premier ministre réaffirme vouloir construire "des projets ambitieux" dans l'Union européenne à 25 dans les domaines de la recherche, de l'industrie ou des hautes technologies pour faire avancer l'Europe.

Privilégiant le "pragmatisme", il souligne que "c'est l'Europe des projets qui nous permettra d'emporter la conviction et de montrer que la construction européenne sert les intérêts de la France", avec des projets tels qu'Iter, Airbus ou Galileo.

Il ajoute qu'il s'était entretenu la semaine dernière avec la chancelière allemande, Angela Merkel, qu'il devait voir, jeudi soir, le chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, qui préside l'UE, et qu'il devrait rencontrer dans les prochains jours le premier ministre britannique, Tony Blair. "Nous voulons construire ensemble, à 25, des projets ambitieux dans les domaines de la recherche, de l'industrie, des hautes technologies, de la sécurité, pour faire de l'Europe l'exemple d'une aventure politique qui avance."

Dettes:

Le premier ministre affirme que, concernant la dette, il ne prend "pas d'engagement pour les calendes grecques", assurant qu'il prendrait "un engagement chiffré en juin".

"La facilité ne nous est pas autorisée, on ne peut pas s'endormir sur nos lauriers, on ne peut pas faire comme avant", estime le chef du gouvernement. L'importance de la dette publique de la France est "une incitation encore plus grande d'agir", explique-t-il. Mais "ça commence par se mettre autour d'une table : l'Etat, les collectivités locales, la sécurité sociale, les partenaires sociaux, parce que, tous, nous avons des responsabilités dans l'évolution de la dépense publique".

"A partir de là, nous décidons ensemble, nous définissons des règles communes", précise le premier ministre, avant de poursuivre :"Cet engagement, je ne le prends pas pour les calendes grecques, je le prends pour moi-même, pour ce gouvernement, dès cette année (...) L'engagement chiffré, je le prends en juin." Pour "éviter de gaspiller notre argent, avec les intérêts de la dette", son remboursement doit être "une priorité".

Fonctionnaires:

Le premier ministre se félicite de l'accord sur les volets social et statutaire pour la fonction publique, en affirmant qu'il s'agit du premier "accord de cet ampleur" depuis "huit ans". M. de Villepin a "félicité"  le ministre de la fonction publique, Christian Jacob, "d'avoir pu trouver un accord sur les volets sociaux et statutaires pour la fonction publique". "C'est la première fois depuis huit ans qu'un accord de cet ampleur est signé pour tous les fonctionnaires, de l'Etat, des hôpitaux, des collectivités locales", a-t-il indiqué.

 

M. de Villepin ajoute que "c'est l'intérêt de tous qui sort gagnant du dialogue social et de la négociation". "Comme chacun des ministres, j'écoute les organisations sociales, je suis en contact régulier avec elles, je suis prêt à reprendre les propositions qui me paraissent les plus utiles aux pays." Trois syndicats de fonctionnaires (CFDT, CFTC, UNSA) ont signé un accord sur les volets social et statutaire de la négociation mercredi soir.

PME:

e dispositif permettant de lever deux milliards d'euros sur les marchés financiers pour être investis dans le capital des petites et moyennes entreprises les plus dynamiques sera "opérationnel avant l'été",  a indiqué Dominique de Villepin.

Rappelant que le président Jacques Chirac avait annoncé en janvier cette mesure, le premier ministre déclaré "avoir demandé" à ses ministres Thierry Breton (économie) et Renaud Dutreil (PME) de lui "proposer un dispositif qui devra être opérationnel avant l'été".

M. Chirac avait indiqué début janvier lors de ses voeux aux forces vives qu'il souhaitait "dès cette année" que soient levés deux milliards d'euros sur les marchés financiers, avec une garantie d'Etat, et que ces sommes soient investies "dans le capital des PME les plus dynamiques".

Droits d'auteur:

Le texte sur les droits d'auteur sur Internet sera présenté au Parlement "à partir du mois de mars", confirme Dominique de Villepin. Evoquant "un sujet difficile", le premier ministre déclare que le gouvernement veut "chercher le consensus le plus large possible, pour présenter un texte dès que le calendrier parlementaire le permettra, à partir du mois de mars".

"Nous devons réconcilier la liberté des internautes et la liberté des créateurs afin de garantir l'avenir de la musique et du cinéma français", a-t-il souligné.

M. de Villepin a énoncé les "quatre principes" qui devront fonder le texte présenté par le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres : "Valorisation de la création, et donc refus de la gratuité, refus de la licence globale, différenciation des infractions selon leur gravité, développement de l'interopérabilité."

source: www.lemonde.fr

Publié dans Conférences de presse

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AndyDes 05/03/2006 16:26


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LIL 27/01/2006 10:02

Ce que je ne comprends pas chez les opposants au CPE c'est qu'ils partent du principe "Anges et Démons" à savoir que les demandeurs d'emploi auraient tous vraiment envie de rester 2 ans chez le même patron et que les patrons seraient tous des voyoux prêts à licencier sans état d'âme. Que fait-on des valeurs humaines de conscience professionnelle, de confiance? ...des liens peuvent se tisser entre les deux parties, mais cela est rarement évoquer dans tout ce qui se dit, comme si tous les humains étaient de froids calculateurs sans jamais éprouver le moindre sentiment...sans angélisme, j'ose espérer que la nature humaine n'est pas entrain de décliner irrémédiablement.

yves pour ben 26/01/2006 15:48

ben renseignez vous et vous verrez que ce n'est pas une déréglementation du code du travail Villepin réagit aux situations d'extreme précarité des - de 26 ans ....
alors arrétez votre démagogie et votre désinformation, le "cpe" est une bonne chose regarder les statistiques!!!!! même en tant de forte croissance il n'y avait pas de création d'emploi chez les - de 26 ans c'est dramatique
informez vous comme la dit le 1er ministre!!!!

ben 26/01/2006 15:35

Je SUIS CONTRE LE CPE.
Je demande à chaque jeune ou moins jeune de ce pays de descendre dans la rue le jour du passage de la loi pour manifester contre un projet de loi portant une atteinte extremement grave au droit du travail, aux étudiants et aux jeunes actifs. La jeunesse doit descendre dans la rue, dès aujourd'hui, dès demain, au plus vite. Mobilisez vous partout, dans vos lycées, facs, lieux de travail, organisez des réunion d'info dans votre immeuble, allez sur les marchés informer les citoyens des dangers de ce CNE.
Mais n'attendons pas sagement le 7 pour aller gueuler un coup dans la rue et rentrer chez nous la queue entre les jambes. Ca serait ridicule. Nous devons prouver à sarko et villepin qu'ils ne nous font pas peur et que nous sommes capables de faire bouger le pays entier.

HDB 26/01/2006 15:26

"Période d'essai" !

Arrêtons avec ce vocable, et parlons plutôt de CONSOLIDATION, qui exprime mieux l'esprit de la loi et les objectifs poursuivis !

Le CPE, c'est la fin de la précarité pour de nombreux jeunes, qui enchaînent aujourd'hui stages sur stages.

et quoi de plus normal que pendant une certaine période l'employeur ait le DROIT de juger les performances de son poulain ?

Dans quel pays vit on pour que l'employeur ne se voit même plus le droit de reconnaître les compétences de ses salariés ?