Institutions: Villepin désapprouve Sarkozy

Publié le par rezeid

"Nous avons avec les institutions de 1958 enfin trouvé une forme de stabilité" répond le Premier ministre au souhait de Nicolas Sarkozy de renforcer la présidence.

Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré jeudi 26 janvier que l'"adaptation" des institutions de la Vème République, si elle mérite réflexion, n'est pas aujourd'hui "la priorité".
"Nous avons avec les institutions de 1958 enfin trouvé une forme de stabilité", a dit Dominique de Villepin, qui était interrogé sur les propositions de réformes institutionnelles faites par le président de l'UMP et ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a proposé lors de ses voeux à la presse le 12 janvier un aménagement de la Constitution prévoyant un président qui "devra davantage engager sa responsabilité", un Premier ministre seulement chargé de "coordonner" l'action du gouvernement et un Parlement renforcé dans ses prérogatives.

"La pratique évolue"

"Que les institutions aient besoin d'être adaptées, cela fait partie des réflexions qu'il faut faire, et je crois qu'il est important, en permanence de se soucier de ces adaptations", a ajouté le chef du gouvernement lors de sa conférence de presse mensuelle.
"Je ne crois pas qu'aujourd'hui, ce soit en tout cas la priorité de l'action qui est la mienne, la priorité de l'action gouvernementale", a-t-il ajouté.


"La pratique institutionnelle est au moins aussi importante que les textes, et cette pratique elle évolue", a-t-il dit, soulignant que "le quinquennat fait évoluer ces pratiques".
"Je pense que nous aurons sans doute au cours des prochains mois l'occasion de revenir" sur ces questions, a-t-il ajouté.

"Coups imaginaires"

Dominique de Villepin a cependant mis en garde ceux qui voudraient "compter des coups imaginaires" entre lui et Nicolas Sarkozy, car au sein du gouvernement "nous travaillons ensemble dans la même direction".
"S'il y a une chose sur laquelle je ne voudrais jamais être pris en défaut, c'est l'ingratitude vis-à-vis de tous ceux qui dans ce gouvernement se battent pour servir nos compatriotes", a-t-il déclaré. "Alors après, on peut par jeu politicien vouloir compter les points, compter des coups imaginaires. Mais la réalité, c'est que nous travaillons ensemble dans la même direction", a-t-il affirmé. "Un gouvernement, c'est une collégialité".

source: www.nouvelobs.fr

Publié dans Sarkozy--Villepin

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