Faible mobilisation contre le CPE

Publié le par rezeid

NOUVELOBS.COM | 01.02.06
A la faveur d'une journée d'action pour l'emploi lancée par la CGT, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés mardi dans plusieurs villes.

  Des lycéens contre le CPE dans les rues de Paris (Sipa)
Des lycéens contre le CPE dans les rues de Paris 
 

P remière offensive contre le contrat première embauche (CPE) mardi 31 janvier. A la faveur d'une journée d'action pour l'emploi et les salaires lancée par la CGT, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs villes de France pour une mobilisation en demi teinte.
"On est au début d'un processus de mobilisation durable pour s'opposer à la déréglementation du travail", a affirmé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, en tête d'une manifestation parisienne qui a réuni plus de 5.000 personnes selon la confédération, 1.600 selon la police, dont un quart de jeunes.
"C'est bien que les jeunes se mobilisent: ils ne sont pas prêts à accepter la servilité qu'on veut leur imposer", a-t-il ajouté.
Les manifestants, qui marchaient derrière une banderole de tête réclamant le "Retrait du CPE", sont partis du siège du Medef (7e arrondissement) vers 15h15 pour rejoindre l'Assemblée nationale (7e arrondissement).

Coup d'envoi

A l'origine, cette journée d'action annoncée début janvier par la CGT était organisée pour "débattre avec les salariés des revendications à poser dans les entreprises", sur les questions de l'emploi et des salaires.


Mais entre-temps, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé la création du CPE, cristallisant le mécontentement des syndicats et de la gauche.
Le CPE est un contrat à durée indéterminée réservé aux moins de 26 ans, dans les entreprises de plus de 20 salariés, et débutant par une période de deux ans au cours de laquelle le salarié pourra être licencié sans justification.
Cette journée d'action coïncidait avec le début de l'examen du texte par les députés, le Premier ministre ayant décrété l'urgence et avancé d'une quinzaine de jours les débats.
Elle a donc aussi marqué le coup d'envoi de la mobilisation contre le CPE, avant la grande journée de manifestations du 7 février à laquelle ont appelé l'ensemble des confédérations syndicales - à l'exception de la CFE-CGC - et des organisations lycéennes et étudiantes.
"Ce n'était pas une date prévue de rassemblement, pourtant les jeunes sont là c'est le signe d'une détermination importante. La mèche de la mobilisation est allumée", a déclaré Bruno Julliard, le président de l'Unef, principal syndicat étudiant, dans le cortège parisien.
Derrière la CGT, défilaient des militants de l'Unef et de l'UNL (lycéens).

En province aussi

Etudiants et lycéens sont aussi venus grossir les rassemblements organisés en province, notamment à Strasbourg, Lille ou Metz.
Près de 1.700 personnes - dont 500 étudiants et lycéens - selon la police, 4.000 - dont 800 étudiants et lycéens - selon la CGT, ont manifesté à Nantes.
A Lyon, un défilé contre la précarité et pour les salaires a réuni 800 personnes selon la police et de 2.500 à 3.000 personnes, selon les organisateurs. Près de 1.500 manifestants se sont réunis à Caen, 1.000 à Clermont-Ferrand et 500 à Marseille, selon la CGT.
Deux opérations villes mortes ont par ailleurs été organisées à Aÿ (Marne) et Auchel (Pas-de-Calais) pour protester contre les plans sociaux annoncés dans plusieurs entreprises.
D'autres rassemblements ont eu lieu à Toulouse, Auch, Orléans et Bordeaux où des tracts ont été distribués.

source: www.nouvelobs.com

 

 

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