Dominique de Villepin souhaite que les entreperises soient mieux armées pour résister aux OPA

Publié le par blogvillepin@yahoo.fr

Dominique de Villepin a souhaité dimanche 5 février que les entreprises françaises et européennes soient mieux armées pour résister aux attaques du type de l'OPA lancée par Mittal sur Arcelor. "Il est important que nos entreprises puissent se battre à armes égales avec les entreprises étrangères", a déclaré le Premier ministre, qui était l'invité du Grand Rendez-Vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien.

"C'est pour cela que, lors de la transposition de la directive TVA européenne, nous allons faire en sorte que par cette directive nous ayions des moyens plus forts, plus importants pour faire face à cette concurrence internationale", a-t-il souligné. "Qu'on ne vienne pas me dire : vous êtes impuissants, vous ne pouvez rien faire. Ce n'est pas vrai, nous sommes exigeants, mobilisés, et nous pouvons renforcer les moyens de nos entreprises pour faire face à une concurrence internationale", a-t-il ajouté.

Plaidant pour un actionnariat renforcé, stabilisé, Dominique de Villepin a souligné qu'il ne s'agissait "pas de bousculer les règles du marché". Mais, a-t-il ajouté, "dans certains cas, on a l'impression que le match de tennis se fait avec d'un côté un joueur avec une magnifique raquette et de l'autre côté l'autre joue avec un panier percé". "Dans ces cas là, il faut faire face et doter chacun des armes équivalentes pour marquer des points", a-t-il dit, se défendant de tout "protectionnisme économique".

RESPONSABILITÉ DE L'ETAT DANS L'AFFAIRE ARCELOR

Evoquant le dossier Arcelor, le premier ministre a souligné qu'il voulait "en savoir plus" sur l'OPA lancée par Mittal. "Même si l'entreprise est en première ligne, l'Etat a une responsabilité. Un, la vigilance, vérifier la régularité de l'opération, deuxièmement, apprécier la réalité de l'offre, de quoi s'agit-il ? (...) troisième exigence, la conformité aux règles de la concurrence, c'est à la Commission européenne de l'apprécier", a-t-il expliqué.

"Soyons exigeants, mobilisés, et soyons vigilants. Je veux en savoir plus, apprécier la réalité du projet industriel, connatre la nature du projet social", a-t-il poursuivi. "Nous sommes dans un monde où domine une forme de capitalisme financier mais, derrière les finances, il faut regarder les réalités économiques, technologiques et humaines.Moi, je suis de nature curieuse" , a-t-il lancé. "Ce que je souhaite, c'est doter nos entreprises des atouts indispensables pour les aider à faire face à ce qui est une donnée du monde d'aujourd'hui, l'intelligence économique, pour les aider à protéger certains secteurs stratégiques", a précisé le premier ministre.

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