Dominique de Villepin défend le CPE, "contrat anti-précarité"

Publié le par blogvillepin@yahoo.fr

 A deux jours des manifestations contre le contrat première embauche, le Premier ministre Dominique de Villepin a une nouvelle fois tenté de désamorcer le conflit dimanche en défendant le CPE, qualifié de "contrat anti-précarité".

"Il n'y a jamais eu une proposition faite aux jeunes qui soit aussi avantageuse et protectrice. C'est le projet le plus social pour les jeunes qui ait jamais été proposé", a-t-il affirmé lors du Grand Rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

D'ailleurs, "l'ensemble de sondages qui sont faits montrent bien que l'immense majorité des Français comprennent parfaitement le sens et soutiennent le contrat première embauche", a-t-il avancé.

Dominique de Villepin s'est gardé de faire un pronostic sur l'ampleur de la mobilisation: "Je ne préjuge pas de ce que donneront ou ne donneront pas les manifestations de mardi, a-t-il dit. "Nous verrons la mobilisation de mardi prochain. J'écoute, je regarde, je rencontre le plus grand nombre possible de jeunes Français pour expliquer et pour éviter justement qu'il y ait trop d'incompréhensions".

Le CPE "n'est pas ce que certains veulent dire", a insisté le chef du gouvernement. "Ce contrat, il est fait pour lutter contre la précarité des jeunes. C'est un contrat anti-précarité". "Ce n'est pas un sous-contrat, ce n'est pas un contrat avec une sous-rémunération. Nous ne sommes pas dans le cas d'un SMIC jeunes".

Le Premier ministre a par ailleurs laissé planer dimanche la menace d'un recours au 49-3 en cas "d'obstruction" dans le débat parlementaire sur le contrat première embauche (CPE).

"Je n'ai pas (...) à démentir", a-t-il déclaré alors qu'on lui demandait s'il démentait tout recours à cette procédure du vote bloqué. "On a examiné en une semaine deux articles parce qu'il y a une tactique d'obstruction" de l'opposition, a-t-il déploré.

"J'affirme le souhait qui est le mien de voir un vrai débat à l'Assemblée nationale" et "s'il y a obstruction, eh bien nous verrons bien".

Le CPE n'est "ni de droite ni de gauche. C'est une réponse moderne" qui "vise à s'inscrire dans une exigence de sécurisation de l'emploi". Et "ça, c'est profondément social", a affirmé M. De Villepin.

Il a annoncé une "troisième phase intense" de sa bataille pour l'emploi, de "dialogue et de concertation avec les partenaires sociaux dans le but d'arriver ensemble à des propositions qui permettront d'améliorer encore le marché de l'emploi".

Interrogé à plusieurs reprises sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2007, le Premier ministre a refusé de répondre: "2007 c'est extrêmement loin pour moi", a-t-il dit.

Il a par ailleurs minimisé le soutien que lui a apporté le président Jacques Chirac mercredi dernier à l'Elysée et le fait que le chef de l'Etat ait cité quatre fois son nom et jamais celui du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. "Le président de la République, quand il marque son soutien au gouvernement et au chef du gouvernement, ça vous choque? S'il ne l'avait pas fait, vous imaginez les commentaires".

"Nous ne sommes pas là dans un cours de CP où il s'agit de citer le nom de chacun des enfants sans quoi il se vexe. Nous sommes des grands garçons", a-t-il lancé.

source: www.yahoo.fr

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