CPE : les arguments des jeunes qui sont pour

Publié le par blogvillepin@yahoo.fr

Aujourd'hui, le chemin qui mène au CDI est long et incertain. Le contrat première embauche réduira-t-il le parcours ? A la veille des manifestations contre le CPE, certains jeunes sont prêts à jouer le jeu.

LA FRANCE aime-t-elle ses jeunes ? Avec un taux de chômage de près de 25% pour les femmes de 15 à 24 ans et de 22% (chiffres Insee) pour les hommes de cette tranche d'âge, on est tenté de poser la question. Cette population connaît même trois fois plus de chômage que celle des 50 ans et plus.


Dominique de Villepin a constaté que ni l'avancement du départ à la retraite des seniors ni la politique de réduction du temps de travail n'ont permis de faire baisser durablement le chômage des jeunes. «Pour les jeunes sans aucune qualification, nous sommes à 40% de taux de chômage», a-t-il déclaré lors de la présentation de la 2e étape de son plan pour l'emploi. «La précarité, c'est d'abord pour les jeunes. A la sortie de leurs études, ils mettent de huit à onze ans avant de trouver un emploi stable. Dans le reste de l'Europe, c'est deux fois moins.»


C'est dans ce contexte particulièrement morose que le premier ministre a annoncé la création prochaine du contrat première embauche (CPE). Particularités : tout comme avec le contrat nouvelles embauches (CNE), il sera possible d'y mettre un terme pendant les deux premières années sans que l'employeur ait à justifier sa décision. Le CPE concerne les moins de 26 ans dans les entreprises de plus de vingt salariés.


Passage par la case interim
Multiplication de stages non rémunérés, CDD à répétition, passage souvent obligé par la case intérim, aujourd'hui le chemin qui mène au CDI est long et parsemé d'embûches. Les moins diplômés sont les plus mal lotis. Près de 44% des hommes possédant un brevet sont au chômage, contre 22% pour ceux disposant d'un CAP ou d'un BEP. Quand le niveau est supérieur au baccalauréat, le chiffre descend à 11%.


Mais même si les jeunes les plus diplômés s'en sortent mieux, leur situation n'est pas toujours rose. Le temps où ils trouvaient tous un emploi stable plusieurs mois avant la sortie semble bien résolu. L'enquête 2005 de la Conférence des grandes écoles montre que 20% des jeunes diplômés de la promotion 2004 étaient en recherche d'emploi un an après. A titre de comparaison, ils étaient «seulement» 14% dans cette situation lors de l'enquête 2002 concernant la promotion 2001. Quel que soit le type d'écoles, les femmes sont plus touchées par le chômage, avec notamment 23,9% chez les ingénieures. Côté contrats, 77% des jeunes sont en CDI, 19% en CDD et 2% en intérim. A noter que la France est le mauvais élève de l'Europe avec un taux de chômage chez les jeunes deux fois supérieur à l'Irlande.

source: www.lefigaro.fr

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