Rassurée, la majorité affiche sa satisfaction

Publié le par rezeid

Les sarkozystes mettent en avant le soutien sans faille apporté par l'UMP, les villepinistes saluent pour leur part la détermination du premier ministre.

A L'UMP, le déroulement de la journée d'hier a suscité un optimisme prudent. Au ministère de l'Intérieur, premier destinataire des bilans chiffrés de la mobili sation anti-CPE, on s'est félicité dès la fin de l'après-midi du faible écho des appels à mani fester.


«Les cortèges ont été peu fournis, assure un proche de Nicolas Sarkozy, et, même si la mobilisation a été plus forte dans certaines villes de province qu'à Paris, on a constaté partout que les jeunes étaient minoritaires.»


Selon les collaborateurs du ministre de l'Intérieur, «le phénomène a été particulièrement flagrant dans la capitale, où les étudiants représentaient à peine la moitié des manifestants, alors que Paris concentre une forte population universitaire».

Les sarkozystes veulent évidemment voir dans l'échec relatif des diverses manifestations d'aujourd'hui le résultat du soutien zélé de l'UMP et de son président au CPE.


Edouard Balladur, fort de sa douloureuse expérience du CIP (contrat d'insertion professionnelle), a d'ailleurs été le premier à saluer le soutien sans faille que son ami Nicolas a apporté au chef du gouvernement.

«Au-dessus des clivages partisans»


Chez les villepinistes, en revanche, on considère que tous les mérites reviennent au premier ministre. Georges Tron ne tarit pas d'éloges. Cet ex-balladurien estime que, «politiquement, Dominique de Villepin se sort magnifiquement de cette épreuve». Selon lui, «la mobilisation ne s'est pas faite parce les Français adhèrent à la façon non partisane dont le premier ministre répond au problème du chômage des jeunes».


Le député de l'Essonne assure que, à l'Assemblée nationale notamment, le numéro un du gouvernement s'est exprimé «avec audace, mais sans agres sivité». Il ajoute : «Il se situe nettement au-dessus des clivages partisans et ce faisant, se pré siden tialise. C'est ce que les Français attendent».


Un enthousiasme loin d'être partagé par tous. Ainsi, André Rossinot, président du Parti radical (associé à l'UMP), juge que le contrat première embauche (CPE) aurait dû être proposé «à titre expérimental, pour une période de cinq ans». Pendant une telle période, «un bilan chiffré humain et social permettrait de fixer les enjeux et les orientations de la bataille pour l'emploi en liaison avec les représentants de la société civile, les élus et les partenaires sociaux».


Mais c'est à l'UDF que l'art de la critique reste le plus pratiqué. Après avoir voté contre le CPE, les centristes restés fidèles à François Bayrou ont passé une partie de l'après-midi d'hier à polémiquer avec Gilles de Robien.

Le ministre de l'Education, toujours détenteur d'une carte UDF mais qui se montre d'une solidarité exemplaire vis-à-vis de Dominique de Villepin, a reproché lundi à ses camarades leur opposition au CPE, alors qu'ils avaient soutenu le CIP d'Edouard Balladur, qu'il a qualifié de «sous-smic précaire pour les jeunes». «Gilles de Robien parle d'un passé révolu. A travers lui, c'est la vieille UDF qui s'exprime», a répliqué hier François Sauvadet, le porte-parole de l'UDF.

Publié dans dominiquedevillepin

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