Villepin et Sarkozy se disputent la paternité du projet de loi sur l'immigration

Publié le par rezeid

"Il faut dire que le terme d'immigration choisie est de VILLEPIN et  non de sarkozy qui est pour le système américain des quotas"

Dominique de Villepin et N.Sarkozy ont présenté conjointement jeudi le projet de loi sur l'immigration, élaboré dans "un esprit de collégialité", a insisté le Premier ministre qui a renvoyé son ministre de l'Intérieur a un simple rôle de "coordination" sur ce sujet.

Alors que Nicolas Sarkozy s'est attribué dans la presse la paternité de ce texte, en en rendant publiques les principales dispositions dès dimanche, M. De Villepin a souligné d'entrée jeudi l'"esprit de collégialité qui a présidé à nos décisions" lors du comité interministériel de contrôle de l'immigration (CICI) réuni à Matignon.

Le Premier ministre, qui avait pris soin de s'entourer, pour sa conférence de presse, de Nicolas Sarkozy mais aussi de Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale), Pascal Clément (justice) et François Baroin (Outre-Mer), a insisté sur l'"implication personnelle de tous les ministres", réduisant Nicolas Sarkozy, "en charge de la préparation du projet de loi", à un rôle de "coordination efficace".

Le texte -le deuxième sur le sujet depuis 2003- vise à "rendre à la France les moyens de contrôle de son immigration", a expliqué Dominique de Villepin.

Pour cela, il crée une nouvelle carte de séjour "capacité et talents" destinée aux étrangers "hautement qualifiés" (scientifiques, informaticiens, artistes). Cette carte sera valable trois ans et renouvelable. Les meilleurs étudiants étrangers bénéficieront également d'une autorisation de travailler s'ils vont au-delà du mastère.

En revanche, le projet de loi durcit la situation actuelle pour les travailleurs non qualifiés, le regroupement familial et les clandestins. Il instaure ainsi le principe des quotas, même si le terme est toujours récusé par M. De Villepin.

Un rapport annuel remis au Parlement "contiendra une estimation du nombre de titres de séjour et de visas que nous envisageons de délivrer", a-t-il expliqué. "Il ne s'agit pas de quotas. Ces chiffres auront une valeur indicative".

Nicolas Sarkozy ambitionne pourtant bien de faire "une analyse des besoins secteur par secteur". "On a déterminé un certain nombre de grands métiers pour lesquels il y a une telle tension que cela ralentit l'activité économique", a expliqué M. Borloo, citant les "métiers de la mécanique, de la mécanique spécialisée, de la maintenance industrielle, du froid", "l'hôtellerie et la restauration, les travaux publics" ou la "santé: infirmières et sages-femmes". "Ces listes sont par nature évolutive" et "on les réadaptera tous les ans ou tous les 24 mois" par arrêté, a-t-il précisé.

Le texte encadre aussi plus strictement le regroupement familial, qui a concerné 25.000 personnes en 2004. L'étranger qui voudra faire venir sa famille en France devra répondre à des critères de revenus du travail -les allocations familiales ne seront plus prises en compte-, et de conditions de logement définies par arrêté. La durée minimum de séjour à partir de laquelle un étranger pourra déposer une demande de regroupement familial est aussi portée d'un an à deux ans.

Par ailleurs, tout étranger devra respecter un "contrat d'accueil et d'intégration" (CAI) pour pouvoir rester en France. Celui-ci comporte notamment l'obligation d'apprendre le français et de respecter les lois françaises. "Les femmes cloîtrées au domicile qui ne bénéficient d'aucun soin et d'aucune attention (...) c'est terminé", a prévenu M. Sarkozy. Car "cela remettra en cause le visa de long séjour de la famille dans son ensemble".

Le gouvernement entend aussi abroger l'octroi automatique d'un titre de séjour après dix années de clandestinité. "Ce que nous voulons arrêter, c'est cet appel d'air gigantesque, cette prime à la clandestinité", selon le ministre de l'Intérieur, même si les régularisations humanitaires resteront "possibles" au cas par cas.

"Cette mesure concernait un petit nombre de personnes (moins de 2.500 par an), mais elle pouvait être comprise comme un encouragement à l'illégalité", a argumenté Dominique de Villepin.

Le collectif contre "une immigration jetable", qui réunit notamment la Ligue des droits de l'Homme, le Parti communiste, les verts, la LCR, Lutte ouvrière, le MRAP ou encore Act Up, a dénoncé dans un communiqué "une négation radicale des droits fondamentaux de la personne".

source: www.yahoo.fr

Publié dans Sarkozy--Villepin

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Pierre 09/02/2006 21:49

Bien évidement que nous sommes du même camp cependant on a le droit d'avoir des préférences et de soutenir qui on veut, moi je suis Villpéniste mais des propositions de sarko sont aussi valable c'est pas un problème.... les sarkosistes vous vous sentez toujours percécutés!!! "avançons ensemble" comme le message de ce formidable blog!!!! où l'information est toujours au rendez vous rapidement.... félicitation au blogeur!

Jerem 09/02/2006 21:13

Nous sommes du même camp et l interet de ce genre de post m insupporte. Je souhaite avant tout une victoire de la droite en 2007 et je regrette cette volonté de division assumée sur ce blog. Je suis Sakoziste mais cela ne m'empeche pas de soutenir avec conviction le CPE proposé par le Gouvernement de Villepin. Nous aurons la possibilité de choisir notre candidat en temps voulu...