Villepin mise sur une adoption définitive du CPE "courant mars"

Publié le par rezeid

Dominique de Villepin souhaite que le Contrat première embauche (CPE), mesure-phare du projet de loi sur l'égalité des chances, puisse être "adopté dans le courant du mois de mars", dans un entretien à paraître lundi dans Le Figaro.

 

"Le Sénat va se saisir du texte la semaine prochaine, pour qu'il puisse être adopté dans le courant du mois de mars", déclare le Premier ministre qui n'entend donc pas modifier son calendrier malgré la poursuite de la mobilisation contre le CPE, synonyme de précarité accrue pour les jeunes selon la gauche, les syndicats et les organisations étudiantes.

M. de Villepin comprend toutefois que les jeunes expriment "leurs inquiétudes" et "leurs interrogations", notamment "sur la période initiale de deux ans" durant laquelle l'employeur peut licencier le titulaire d'un CPE sans avoir à justifier sa décision.

"On n'embauche pas un jeune pour le licencier (...), l'intérêt d'une entreprise qui a formé un salarié, c'est de le garder le plus longtemps possible", affirme le chef du gouvernement.

"J'écoute attentivement" les jeunes et "j'ai demandé à Gilles de Robien et François Goulard", ministres en charge de l'Education nationale, "de poursuivre le dialogue avec eux", ajoute-t-il.

Le CPE "est quelque chose de nouveau", "il faut montrer qu'il permettra à chacun de trouver plus vite un vrai emploi, un logement et donc sa place dans la société".

Rejetant toute critique sur une remise en cause du modèle social français, M. de Villepin estime que son objectif est "au contraire d'offrir à tous les jeunes un accès rapide et sûr à l'emploi auquel il n'ont pas le droit aujourd'hui".

"C'est impossible avec les instruments actuels", affirme-t-il, en arguant que l'Allemagne, l'Espagne ou la Suède "se modernisent" et "mettent en place de nouveaux contrats de travail très proches du CNE ou du CPE".

"Je refuse que la France reste la lanterne rouge du chômage en Europe (bien : en Europe - ndlr). La sécurité passe par le changement: un changement fidèle à nos valeurs, à ce que nous sommes (...) Il n'y pas de fatalité au chômage", ajoute-t-il.

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