Nucléaire: "la porte reste ouverte à des discussions si Téhéran fait les gestes nécessaires", selon Villepin

Publié le par rezeid

 "La porte reste ouverte à des discussions si Téhéran fait les gestes nécessaires", affirme le Premier ministre français Dominique de Villepin au sujet du dossier nucléaire iranien, dans un entretien publié lundi par le quotidien russe "Rossiiskaya Gazeta".

M. de Villepin est attendu lundi à Moscou pour une série d'entretiens au cours desquels il devrait notamment évoquer la victoire électorale du Hamas dans les territoires palestiniens ou la crise iranienne. Il doit notamment s'entretenir avec le président russe V. Poutine mardi.

"Il existe des pistes possibles", souligne le Premier ministre français, au sujet du dossier iranien. "La Russie a présenté des idées, qui tiennent compte de son expérience en matière de nucléaire civil et de cycle du combustible", rappelle-t-il. Dès lors, "la suite dépend des actes de l'Iran. La balle est dans son camp".

La Russie a engagé des négociations avec Téhéran, lui proposant d'enrichir l'uranium iranien sur le sol russe. Des discussions russo-iraniennes sur ce thème doivent se tenir jeudi à Moscou.

Il faut "rester fermes sur nos principes", à savoir "obtenir des garanties que le programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique" et "rester dans le cadre du régime multilatéral de non-prolifération", observe Dominique de Villepin.

"Il ne s'agit pas de rentrer dans une politique de changement de régime en Iran, mais de régler un problème de prolifération", rappelle-t-il. "L'Iran doit rétablir la confiance et donner des garanties sur la finalité pacifique de son programme nucléaire. Car ces garanties n'existent pas aujourd'hui".

Dominique de Villepin devrait également évoquer lors de sa visite les relations UE-Russie et les questions énergétiques.

Le 11e séminaire intergouvernemental franco-russe doit par ailleurs permettre selon lui "de relancer et de pérenniser" la collaboration entre les deux pays "par de grands projets communs", en matière d'innovation et de hautes technologies en particulier (domaine spatial, aéronautique, télévision numérique, nucléaire ou énergie). A l'heure actuelle, 400 entreprises françaises sont implantées en Russie. "A l'évidence, nous pouvons faire mieux", estime M. de Villepin dans le quotidien russe.

"Compte tenu des relations de confiance entre Moscou et Paris, nous abordons bien sûr tous les sujets", ajoute-t-il, alors qu'on l'interroge sur un projet de loi controversé approuvé en décembre par le parlement russe, qui restreint les activités des organisations non gouvernementales (ONG), surtout étrangères. "Les organisations non gouvernementales et les associations (...) font oeuvre utile là où les gouvernements manquent de moyens ou dans les domaines qui dépassent leur sphère habituelle de compétence", souligne le Premier ministre français, en citant en exemple "les problèmes sociaux, la protection de l'environnement" ou "les droits de l'Homme".

"Elles doivent pour cela pouvoir déployer leur action librement, dans le respect du droit".

"Quant aux questions humanitaires, nous les évoquons régulièrement avec nos partenaires russes, notamment la situation dans le Nord Caucase", explique Dominique de Villepin.

source: www.yahoo.fr

Publié dans Politique extérieur

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