Borloo lance le chèque emploi-service universel

Publié le par rezeid

Grâce à son plan pour développer les aides à la personne, le ministre de l'Emploi vise entre 500 000 et 1 million d'emplois. Il estime « diviser le prix d'un emploi de service par 4 ».

«LE PLAN que nous lançons, c'est un moteur à huit cylindres.» Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, donne aujourd'hui le coup d'envoi officiel du dispositif de développement des services à la personne, qu'il espère voir devenir un moteur de croissance. Principale innovation de ce plan : le chèque emploi-service universel (Cesu). Depuis le début de l'année, il remplace le chèque emploi-service et le titre emploi-service.


Le Cesu permet aux particuliers de payer les personnes employées directement ou par le biais d'un prestataire agréé (association ou entreprise), tout en simplifiant leurs démarches et en leur procurant des avantages fiscaux. Ils bénéficient d'une réduction ou d'un crédit d'impôt (selon les cas) et d'un taux réduit de TVA à 5,5% pour 20 métiers.


Il existe deux formes de chèque : le Cesu bancaire et le Cesu préfinancé – par les employeurs qui soutiennent ainsi le pouvoir d'achat de leurs employés, tout en bénéficiant d'avantages fiscaux. De fait, les entreprises qui financeront ne seront pas soumises aux cotisations sociales sur les aides versées et bénéficieront d'un crédit d'impôt de 25%.


«Créer de la croissance»


«Nous allons diviser le prix d'un emploi de service par 4», a estimé hier le ministre de l'Emploi, en visite chez Fourmi verte – une des «enseignes nationales» regroupant Familles rurales, Groupama et MSA. Quelque 12 enseignes – chacune ayant bénéficié de 2 millions d'euros pour se structurer – joueront les intermédiaires entre les particuliers et les prestataires de services.


Objectif affiché : 500 000 emplois. Si ce n'est plus... «Deux heures de services hebdomadaires dans chaque famille, c'est un million d'emplois créés», explique Jean-Louis Borloo. Et d'ajouter que désormais, «employer quelqu'un au noir coûtera plus cher».


Question coût, les choses ne sont pas encore claires. Mais que Bercy se rassure. Si le ministre «ne sait pas exactement combien ça va coûter, on est sûr, en revanche, que ça va créer de la croissance et remplir les différentes caisses», assure Jean-Louis Borloo. Pour lui, pas de doute : non seulement le plan de services à la personne va créer de l'emploi, mais il va aussi «régler le déséquilibre budgétaire»...

source: www.lefigaro.fr

Publié dans Gouvernement

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