Villepin chute mais ne regrette rien

Publié le par rezeid

FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
 
«Ma petit personne ne compte pas»
 
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
 
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
 
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
 
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.
 
 

La dernière enquête d'opinion donne le premier ministre en recul de onze points.

 
Selon Villepin, «on ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses». /Le Figaro.<BR/>
 
«FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
 
«Ma petit personne ne compte pas»
 
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
 
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
 
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
 
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.
 
 

La dernière enquête d'opinion donne le premier ministre en recul de onze points.

Selon Villepin, «on ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses». /Le Figaro.<BR/>  
«FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
«Ma petit personne ne compte pas»
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole
 au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.
 
 

La dernière enquête d'opinion donne le premier ministre en recul de onze points.

 
Selon Villepin, «on ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses». /Le Figaro.<BR/>
 
«FRANCHEMENT, vous m'imaginez entretenir tranquillement mon petit capital de sympathie alors que la France bat des records en matière de chômage des jeunes ?» Dans l'avion qui le ramène, mercredi soir, de l'Ain, où il a tenté de rassurer les éleveurs de volailles, le premier ministre commente le dernier sondage CSA-La Vie-France Info dans lequel il recule de 11 points. Et feint de ne pas s'inquiéter face à ce retournement de l'opinion. «Avec le virus de la grippe aviaire et chikungunya, les nouvelles ne sont pas réjouissantes», constate Dominique Bussereau qui l'accompagne.
 
«Ma petit personne ne compte pas»
 
L'ambiance a changé, ces jours-ci, à Matignon où les conseillers vivent au rythme des mauvais sondages : cinq consécutifs en dix jours. «On ne peut pas rester à 53 ou 54% de bonnes opinions quand on fait bouger les choses. Le CPE suscite de l'inquiétude et c'est normal. Ce que je n'accepte pas, c'est qu'on joue avec les peurs», confie le chef du gouvernement, plus déterminé que jamais à ne rien lâcher sur le CPE. Convaincu qu'il a eu raison de prendre tous les risques pour réussir son «année utile» et conserver ses chances de présidentiable. Convaincu aussi que les socialistes «se plantent en contestant son diagnostic sur le chômage des jeunes». «Ils font la même erreur qu'en 2002 sur la sécurité. Ils s'enfoncent dans leur archaïsme», tonne Villepin. Convaincu, enfin, que le CPE produira très vite des résultats. Et demain une remontée dans les sondages ?
 
A Matignon, on fait ce constat : «Cela va être comme ça jusqu'en mars.» Le principal intéressé relativise : «Ma petite personne ne compte pas. Seule la France m'intéresse.» Du pur Villepin. Qui prévient aussitôt : «Si on est incapable de passer le CPE, je dis bon courage à ceux qui me succéderont. On ne pourra plus rien faire et le modèle social français continuera de se dégrader.»
 
D'ici au 7 mars, date la prochaine manifestation des syndicats et des étudiants, le premier ministre va réorienter son discours. En clair : moins parler du contrat première embauche et plus du «nouveau pacte social français». Une façon de retrouver son positionnement de «libéral tempéré». Ce thème sera au centre de sa prochaine conférence de presse mensuelle.
 
Villepin n'aurait-il plus la baraka ? «Il a pris un grand coup sur la tête», observe un important dirigeant de la majorité. «Il croyait échapper à la malédiction de Matignon, elle le rattrape. Il a la peau bronzée mais ce n'est pas du cuir», grince un poids lourd chiraquien qui perçoit un peu «d'affolement» à Matignon. Ministre des Transports, Dominique Perben vole au secours du premier ministre : «Le Yo-Yo est souvent la règle dans les sondages. Cette baisse est injuste.» Son collègue, Christian Jacob, renchérit : «Face aux sondages, Villepin a le cuir plus épais que Sarkozy.»
 
«La propagande de l'UMP relaie peu l'action du gouvernement»
 
Les députés villepinistes, eux, prennent pour cible l'UMP. Jean-Pierre Grand, élu de l'Hérault, s'en prend à Sarkozy : «Le parti est en service minimum. En pleine bagarre sur le CPE, Sarkozy préfère mobiliser l'UMP pour sa campagne présidentielle et présenter ses affiches sur la France d'après.» Député de l'Essonne, Georges Tron estime que «le mouvement devrait mieux relayer les messages du gouvernement». Un autre villepiniste regrette que la «propagande de l'UMP relaie aussi peu l'action du gouvernement». Officiellement, le parti de Nicolas Sarkozy a pourtant financé une campagne d'affichage et de tracts. Des affiches sur lesquelles on peut lire : «Le CPE, une chance pour la jeunesse.» «On a tiré 400 000 tracts et 50 000 affiches», assure Fabien de Sans Nicolas, président des Jeunes populaires. Des affiches, pour l'instant, encore très discrètes.

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