Villepin veut tenir son cap mais aussi être "à l'écoute"

Publié le par rezeid

Pris dans la houle des mauvais sondages, Dominique de Villepin veut tenir le cap mais aussi être "à l'écoute" des Français.

La huitième conférence de presse mensuelle du Premier ministre intervenait mercredi dans un contexte difficile : tragicomédie du Clemenceau, bataille du contrat première embauche (CPE), remontée du chômage, crises sanitaires de la grippe aviaire et du chikungunya, meurtre d'Ilan Halimi.

Se disant "guidé par une exigence de sérénité et de détermination", Dominique de Villepin a plaidé pour un "devoir d'action".

"Mon objectif est double : d'une part être à l'écoute des préoccupations et des inquiétudes des Français et d'autre part, et peut-être surtout, répondre à leurs difficultés. C'est ce devoir d'action qui s'impose", a-t-il lancé.

Il a souligné qu'il voulait trouver "le juste équilibre" entre "action, écoute et dialogue".

"La règle est simple : tous les jours essayer de faire mieux. Il faut le faire avec l'humilité qu'implique l'action politique et avec l'ambition que je veux avoir pour notre pays", a martelé le Premier ministre.

Entouré de six de ses ministres, le chef du gouvernement, qui est monté en première ligne sur tous les dossiers chauds ces dernières semaines, a tenu à saluer son équipe "rassemblée".

"Même si les choses ne sont pas faciles, même s'il y a beaucoup de défis à relever, et ce n'est pas spécifique à la France, l'unité gouvernementale est entière, nous sommes tous à la tâche, tous soucieux de jouer notre rôle, selon le cap fixé par le président de la République", a-t-il insisté.

"Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles, il y a surtout cette détermination, cette conviction sur les capacités de la France, sur la volonté des Français d'aller de l'avant. Donc, nous tenons le cap", a-t-il plaidé.

Placé sur la défensive, Dominique de Villepin s'est voulu combatif, estimant nécessaire de se "battre sur tous les fronts à la fois".

"JE VEUX ÊTRE JUSTE"

S'il n'a pas fait d'annonces nouvelles, le Premier ministre s'est livré à un exercice de pédagogie sur sa politique, contre laquelle gauche, syndicats et organisations étudiantes et lycéennes manifesteront à nouveau le 7 mars.

Général en chef de la bataille de l'emploi depuis son arrivée à Matignon il y a neuf mois, le Premier ministre a jugé que la tendance restait "bonne", en dépit de la remontée du nombre de chômeurs en janvier.

Il a promis de mettre la France "à l'abri de nouveaux à-coups" et a rappelé que son objectif était "bien une société du plein emploi".

Il a assuré que le contrat nouvelles embauches (CNE) lancé en août avait "un effet positif sur l'emploi" et a défendu le CPE, affirmant vouloir sortir "des demi-mesures et des demi-solutions du passé".

Le Premier ministre, qui a perdu du terrain dans l'opinion en apparaissant plus comme un adepte d'un pragmatisme aux couleurs libérales que comme un gaulliste social, a puisé dans l'imaginaire gaullien pour détailler un projet de loi sur la participation et l'actionnariat salarié, qui prévoit notamment la généralisation de la distribution d'actions gratuites.

"Le patriotisme économique, cela doit profiter à chacun : aux entreprises, bien sûr, mais aussi aux salariés", a-t-il dit.

C'est au nom de ce même patriotisme économique que Dominique de Villepin a une nouvelle fois défendu le projet de fusion entre Gaz de France et Suez. L'occasion pour lui de préciser que le secteur nucléaire et ses acteurs, comme EDF et Areva, devaient rester sous le "plein contrôle" de l'Etat.

Dominique de Villepin a également plaidé pour une prévention "maximum" en matière sanitaire, notamment face aux risques de grippe aviaire.

Il a confirmé qu'il retournerait à la Réunion dans trois mois pour évaluer les mesures de lutte contre l'épidémie de chikungunya et a annoncé qu'il assisterait à la mi-mars à Paris à un exercice national de simulation d'une pandémie de grippe aviaire.

"Je veux être juste. Juste dans la protection des Français parce que c'est mon devoir. Juste également dans l'écoute et la prise en compte de leurs préoccupations. Parce que c'est ma responsabilité", a conclu le Premier ministre.

Publié dans Divers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Blog Sondages 2007 04/03/2006 15:45

Le Premier ministre connaît une série de sondages défavorables liée à plusieurs éléments

Blog Sondages 2007 04/03/2006 15:44

Le Premier ministre connaît une série de sondages défavorables liée à plusieurs éléments.