Mobilisation accrue pour les anti-CPE

Publié le par rezeid

Selon les estimations, entre 400 000 et 1 million de personnes auraient participé, mardi, à la journée de mobilisation contre le Contrat première embauche. Des chiffres bien supérieurs à ceux enregistrés le 7 février, lors de la précédente journée d’action.

 
Manifestants à Marseille exigeant le retrait du CPE. AP Phot/Claude Paris
 
« La mobilisation est encore supérieure à celle du mois dernier», a assuré François Hollande à l’issue de cette journée anti-CPE, qui a drainé une foule importante dans 160 manifestations qui se sont déroulées dans l’Hexagone. « Il faut que le gouvernement entende dès à présent le message des jeunes et des salariés. S'il s'obstine, alors je vous l'annonce, il y aura sans doute d'autres manifestations, d'autres colères », a ajouté le premier secrétaire du Parti socialiste.
  
Bilan selon la CGT : un million de manifestants, soit plus du double de la participation observée le 7 février (entre 218.000 et 400.000 personnes). La direction générale de la police évalue, quant à elle, à 396 000 le nombre de participants. Dont seulement un tiers de lycéens et d’étudiants (125 000).
 
 
Entre 46.000 et 200.000 à Paris
 
 
Paris (46.000 selon la police, 200.000 selon la CGT), Toulouse (entre 23.000 et 30.000), Marseille (entre 10.000 et 100.000), Bordeaux (16.000 à 50.000), Grenoble (de 7.000 à 20.000), Tarbes (entre 3.500 et 10.000), Pau (9000), Bayonne (4500), Limoges (9000)... Partout la mobilisation était à la hausse. Les manifestants se sont montrés particulièrement remontés contre le « contrat poubelle embauche », le « contrat première exclusion » ou « première embûche ».
 
 
Face à cette mobilisation, le premier ministre a réaffirmé à l'Assemblée nationale qu'il n'entendait pas reculer. Pour lui, la réalité européenne et internationale « exige que nous soyons capables de faire des choix courageux, des choix responsables, afin de garder l'équilibre entre liberté et protection ». Dominique de Villepin a toutefois souligné respecter « les peurs et les inquiétudes qui s'expriment » en France.
 
 
Grève peu suivie dans les transports et dans l’Education nationale
 
 
Sans provoquer de mardi noir, la journée d'action a entraîné de légères perturbations dans les transports, essentiellement en province. « C'est mieux que les prévisions puisque nous avions envisagé de légères perturbations. Or, le trafic est complètement normal », a déclaré la RATP. Côté SNCF, les liaisons ferroviaires se sont également effectuées normalement sur l'ensemble du territoire. Les liaisons aériennes ont été les plus touchées par la grève, notamment à Lyon où 48 vols ont été annulés.
 
 
L'Education nationale a été assez faiblement touchée (entre 7,90 % et 15,80 % de grévistes) de même que les antennes de Radio France et de France 3, où seuls trois syndicats (FO, Sud et la FSU) avaient appelé à la grève. Une vingtaine d'universités étaient toutefois en grève (Seine-Saint-Denis, Nanterre, Aix-Marseille, notamment) et le recteur de Paris a ordonné la fermeture de la Sorbonne. Le président de l'Unef (Union nationale des étudiants de France) a appelé mardi soir « l'ensemble des universités à se mettre en grève » à partir de mercredi.
 
 
« Nous obligerons le gouvernement au dialogue »
 
 
« Après avoir perdu la bataille de l'opinion, le premier ministre est en train de perdre celle de la rue », s'est félicité le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, dès le début de la manifestation parisienne. « Si le gouvernement ne bouge pas, nous aussi nous continuerons sur la base du succès incontestable d'aujourd'hui », a averti, quant à lui, le numéro un de la CGT, Bernard Thibault. « Le gouvernement refuse le dialogue, nous l'y obligerons », a assuré Karl Stoeckel, président de l'UNL (lycéens).
 
 
Prochaine étape, jeudi, 17 heures, où les organisations syndicales parties prenantes de la mobilisation ont convenu de se retrouver au siège de la CFDT, pour examiner les suites à donner au mouvement.
 

 

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sylvie 08/03/2006 22:16

Désolant de voir autant de jeunes manifester contre l'avenir parce que le présent leur est bouché.

Désolant d'entendre aussi peu le soutien des entrepreneurs (les gros poissons parce qu'ils voulaient bien plus, les petits parce qu'ils bossent trop et se débattent pour ne pas voir leur boite couler)

Et minable les réactions des politiciens de gauche, qui se lèchent les babines des sondages par calcul électoral, face à la situation de l'emploi qu'ils ont contribué à créer. Comme ils n'ont pas d'idées autres que des réformettes d'assistance, et se pissent dessus de trouille face à l'extrème gauche, ils vont nous rejouer le programme commun.

Dommage pour DDV enfin, pour une fois qu'on avait un homme politique courageux.

daniel 08/03/2006 10:44

1)qu'ont fait les hollande et consorts pendant leurs années dorées dans les allées du pouvoir?
2)quels ont été leurs résultats face au chômage?
3)"je ne serai pas l'homme des deux millions de chômeurs"clamait Maurois.Et pourtant sessuccesseurs se sont embourbés.
4)quels ont été les impacts des manifestations ds Séguy,Krasucki,Bergeron,Maire et autresdu temps où leurs aamis détenaient la bride du pouvoir.
Vous avez la mémoire courte et le monde ne vous attend pas pour avancer.*Au fait,avez-vous une solution à part les discours usés sur les méfaits du capitalisme.Pour ce qui me concerne je tremble d'être licencié et ce nesont pas vos manifestations d'enfats gâtés qui me donneront un travail et encore mois vos amis socialistes et autres....