Dominique de Villepin va mettre en oeuvre le CPE rapidement

Publié le par rezeid

Confronté à l'opposition de la gauche, des syndicats, des organisations lycéennes et étudiantes mais aussi à quelques voix dissidentes au sein de la majorité, Dominique de Villepin affirme son intention de mettre en oeuvre rapidement le contrat première embauche (CPE).

"Toute les dispositions de cette loi s'appliqueront dans les prochaines semaines. Le contrat première embauche bien sûr", a déclaré le Premier ministre lors des questions d'actualité au Sénat.

Comme il l'avait dit mardi, lors de la deuxième journée d'action nationale contre le CPE, Dominique de Villepin a souligné qu'il entendait "bien les inquiétudes et les préoccupations qu'expriment les jeunes, comme certains de leurs parents".

"Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, comme Gilles de Robien et François Goulard, poursuivent leurs consultations. Avec eux je complèterai le dispositif prévu par la loi en faisant des propositions dans les tout prochains jours pour enrichir le parcours d'embauche", a-t-il confirmé.

"C'est cela notre responsabilité, c'est cela la défense de l'intérêt général dans notre pays", a-t-il insisté.

Pour faire taire les voix dissidentes qui se sont élevées au sein de la majorité UMP, le sarkozyste Hervé de Charette réclamant par exemple la suspension du CPE, avant d'être rappelé à l'ordre par les instances dirigeantes du parti, le Premier ministre a remercié la majorité "pour son soutien sans faille tout au long des discussions" au Parlement.

"LE MAL ET LE REMÈDE"

"Tout mon gouvernement, toute notre majorité veulent construire avec les Français cette société de l'égalité des chances. Faisons ensemble le choix de l'innovation et de la liberté", a-t-il lancé.

"Le premier enjeu" de la loi sur l'égalité des chances, a poursuivi le Premier ministre à l'adresse de la gauche, "c'est bien le chômage des jeunes, et, sur ce sujet difficile, en vous écoutant, je pensais qu'il était important de ne pas confondre le mal et le remède".

"Le mal, il faut le rappeler, et j'aimerais que votre indignation se tourne dans cette direction, parce que nous serions alors tous d'accord, le mal, c'est la précarité actuelle des jeunes et cela dure depuis plus de trente ans. Le remède que nous apportons, c'est le parcours d'embauche", a-t-il plaidé.

"J'admire l'allant avec lequel vous voudriez maintenir la situation actuelle qui place les jeunes au comble de la précarité", a-t-il lancé à l'opposition.

"Nous devons avancer parce qu'il est impératif de moderniser notre modèle social si nous voulons le sauver. Et c'est pour cela que nous voulons avancer en proposant plus de souplesse, mais aussi plus de protection. Nous devons surtout avancer pour répondre à la précarité", a-t-il martelé.

"Au bout du compte, a souligné Dominique de Villepin, la question qui est au coeur de l'emploi des jeunes, c'est bien dans quelle société voulons-nous vivre."

"Nous voulons une société rassemblée, qui offre à chacun la possibilité d'avoir une chance, de ne pas rester au bord du chemin, une société où on n'a pas peur de l'avenir et où on est capable d'élaborer et de défendre un véritable projet collectif", a conclu le Premier ministre.

source: www.liberation.fr

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