CPE: Villepin n'acceptera de négocier que dans le cadre de la loi

Publié le par rezeid

Dominique de Villepin exclut implicitement de retirer le contrat première embauche (CPE), mais fait un début de mea culpa sur sa méthode: le Premier ministre le dit dans une interview à paraître en début de semaine dans un mensuel diffusé dans les lycées.
Dans cette interview au mensuel gratuit "Citato", Dominique de Villepin précise qu'il acceptera de négocier avec les partenaires sociaux, mais dans le "cadre" de la loi votée. "La loi qui crée le CPE, la loi pour l'égalité des chances, fixe un cadre général: dans ce cadre, je souhaite que nous puissions travailler avec les partenaires sociaux pour l'améliorer et l'enrichir", souligne-t-il.
Le Premier ministre reconnaît toutefois que sa méthode n'a pas toujours été bien comprise. "Il y a eu de l'incompréhension sur la méthode: je le regrette. Il n'a jamais été question dans notre esprit de refuser le dialogue ou d'éviter la concertation", admet-il. "Ma seule préoccupation a été d'avancer vite, car nous avons trop longtemps attendu."
Le chef du gouvernement se dit convaincu de la réussite du CPE. "Pour ma part, je suis sûr qu'il marchera, qu'il créera des nouveaux emplois", assure-t-il. "Il faut laisser sa chance au CPE! Un CPE complété, amélioré pour répondre aux inquiétudes de chacun"
Dominique de Villepin explique que "le CPE s'adresse en priorité aux jeunes qui n'ont pas de formation, de qualification ou d'expérience professionnelle" et que c'est "un outil supplémentaire pour faire reculer le chômage". Il rappelle que, pour les chefs d'entreprise, "le CPE n'est pas obligatoire".
Le Premier ministre assure également qu'il n'a pas "fait le CNE (contrat nouvelle embauche, NDLR) et le CPE pour préparer le contrat unique". Toutefois, ajoute-t-il, "sur le contrat de travail unique, je n'ai aucun a priori".
Cette interview a été accordée en deux temps: l'essentiel a été réalisé vendredi, à la veille de la journée de forte mobilisation de samedi, mais elle a été complétée et finalisée dimanche, a précisé Mehdi Lounis, rédacteur en chef de "Citato", un mensuel tiré à 200.000 exemplaires, qui existe depuis deux ans.
Il n'y a pas eu d'entretien en face-à-face, mais les questions ont été envoyées par écrit à Matignon. Les réponses du Premier ministre, revues et amendées dimanche, ont ensuite été renvoyées au mensuel. "Citato" avait posé plusieurs questions sur les manifestations et la mobilisation dde samedi, mais Dominique de Villepin n'a pas souhaité y répondre.

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