Dominique de Villepin reçoit les patrons

Publié le par rezeid

Le Premier ministre a abordé à Matignon, avec les patrons, le thème de l'insertion professionnelle des jeunes. Il exclut toujours le retrait du CPE.

L e Premier ministre Dominique de Villepin a reçu lundi matin 20 mars à Matignon des chefs d'entreprises pour aborder avec eux le thème de "l'insertion professionnelle des jeunes".
Cette rencontre, qui a débuté vers 10h15, s'inscrit dans le cadre des discussions engagées par le chef du gouvernement pour essayer de trouver une issue à la crise du CPE.
Elle réunissait les ministres Jean-Louis Borloo (Emploi), Thierry Breton (Economie), Renaud Dutreil (PME) et Gérard Larcher (Travail) et les chefs d'entreprise Claude Bébéar (Axa), Charles Beigbeder (Poweo), Thierry Desmarets (Total), Maurice Lévy (Publicis), Henri Lachmann (Schneider Electric), Denis Ranque (Thales), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain), Didier Lombard (France Telecom), Philippe Carli (Siemens) et Vincent Bolloré.
Vendredi soir 17 mars, il avait déjà reçu des présidents d'université qui lui ont demandé de "suspendre" le contrat première embauche. Lundi après-midi, il doit rencontrer une quinzaine de jeunes, parmi lesquels des opposants au CPE, a-t-on indiqué dans son entourage.

Mea Culpa

Ces rencontres n'ont pas vocation revenir sur le texte du CPE.


Le Premier ministre le dit dans une interview parue lundi 20 mars dans un mensuel diffusé dans les lycées. Dominique de Villepin exclut implicitement de retirer le contrat première embauche (CPE), mais fait un début de mea culpa sur sa méthode.
Dans cette interview au mensuel gratuit Citato, Dominique de Villepin précise qu'il acceptera de négocier avec les partenaires sociaux, mais dans le "cadre" de la loi votée. "La loi qui crée le CPE, la loi pour l'égalité des chances, fixe un cadre général: dans ce cadre, je souhaite que nous puissions travailler avec les partenaires sociaux pour l'améliorer et l'enrichir", souligne-t-il.
Le Premier ministre reconnaît toutefois que sa méthode n'a pas toujours été bien comprise. "Il y a eu de l'incompréhension sur la méthode: je le regrette. Il n'a jamais été question dans notre esprit de refuser le dialogue ou d'éviter la concertation", admet-il. "Ma seule préoccupation a été d'avancer vite, car nous avons trop longtemps attendu."

"Je suis sûr qu'il marchera"

Le chef du gouvernement se dit convaincu de la réussite du CPE. "Pour ma part, je suis sûr qu'il marchera, qu'il créera des nouveaux emplois", assure-t-il.
"Il faut laisser sa chance au CPE! Un CPE complété, amélioré pour répondre aux inquiétudes de chacun"
Dominique de Villepin explique que "le CPE s'adresse en priorité aux jeunes qui n'ont pas de formation, de qualification ou d'expérience professionnelle" et que c'est "un outil supplémentaire pour faire reculer le chômage". Il rappelle que, pour les chefs d'entreprise, "le CPE n'est pas obligatoire".
Le Premier ministre assure également qu'il n'a pas "fait le CNE (contrat nouvelle embauche, NDLR) et le CPE pour préparer le contrat unique". Toutefois, ajoute-t-il, "sur le contrat de travail unique, je n'ai aucun a priori".
Cette interview a été accordée en deux temps: l'essentiel a été réalisé vendredi, à la veille de la journée de forte mobilisation de samedi, mais elle a été complétée et finalisée dimanche, a précisé Mehdi Lounis, rédacteur en chef de "Citato", un mensuel tiré à 200.000 exemplaires, qui existe depuis deux ans.
Il n'y a pas eu d'entretien en face-à-face, mais les questions ont été envoyées par écrit à Matignon. Les réponses du Premier ministre, revues et amendées dimanche, ont ensuite été renvoyées au mensuel.
"Citato" avait posé plusieurs questions sur les manifestations et la mobilisation de samedi, mais Dominique de Villepin n'a pas souhaité y répondre.

Publié dans Divers

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