Villepin consulte

Publié le par rezeid

Dominique de Villepin tente de reprendre la matin face à la fronde anti-CPE sans rien céder sur le fond. Au surlendemain du succès de la journée de mobilisation syndicale et étudiante, le Premier ministre a multiplié lundi les consultations auprès des jeunes, des syndicats étudiants et des chefs d'entreprises pour "améliorer" son contrat première embauche (CPE).
Son appel au dialogue n'a toutefois pas été entendu. Les 12 organisations syndicales et étudiantes à l'origine des manifestations réunies en fin d'après-midi au siège de la CFTC ont appelé à une journée de grève le 28 mars.
Pour leur part, les chefs d'entreprises et les jeunes reçus à Matignon ont proposé de réduire la durée de la période d'essai de deux ans et de rendre obligatoire la motivation de la rupture du contrat. Le Premier ministre ne s'est pas prononcé clairement sur ces pistes d'amélioration.
Dans la matinée, Dominique de Villepin a d'abord reçu 24 chefs d'entreprise. Deux heures plus tard, Jacques Chirac lui renouvelait son soutien pour la quatrième fois en une semaine en appelant de ses voeux un "dialogue constructif et confiant" pour améliorer le CPE. "Je sais que c'est la volonté du Premier ministre et du gouvernement et je ne peux qu'approuver", a déclaré le chef de l'Etat.
Les interlocuteurs du Premier ministre l'ont trouvé déterminé. "Il est dans un esprit de dialogue, mais il n'est pas dans un esprit de recul", a résumé Bruno Van Ryb (Middlenext). Selon Frédéric Lambin, un autre participant interrogé par l'Associated Press, les chefs d'entreprises présents ont proposé trois pistes d'amélioration du CPE au Premier ministre.
La première consisterait à ramener de deux ans à 15 mois ou un an la durée de la période de "consolidation" du CPE, pendant laquelle le contrat peut être rompu à tout moment et sans motif par l'entreprise.
La deuxième amélioration serait d'obliger les entreprises à justifier le licenciement, et la troisième passerait par l'instauration d'une formation obligatoire pour les jeunes.
Selon M. Lambin, Dominique de Villepin a été "très attentif" à ces propositions, sans dire clairement s'il allait les reprendre à son compte. Pour être mises en oeuvre, ces propositions nécessiteraient toutefois le vote d'une deuxième loi ou une deuxième délibération de la loi sur l'égalité des chances, adoptée par le Parlement et en cours d'examen par le Conseil constitutionnel.
Dans l'après-midi, le Premier ministre a reçu 16 jeunes d'Ile-de-France pour une deuxième table ronde. Ces jeunes étudiants, stagiaires et chômeurs avaient été sélectionnés par des mairies, des ANPE, des associations et des missions locales d'insertion.
Opposée au CPE, Cindy Gautier n'a pas été convaincue. "Ce qui me gêne, c'est cette période de deux ans", a expliqué cette étudiante en BTS de Dourdan (Essonne). "La période d'essai, il nous a bien expliqué que c'était un maximum de deux ans et que c'était négociable avec le patron", a déclaré, "un peu plus convaincu", Abdessamad Racko, de Poissy (Yvelines).
Au bout d'une heure et quart, le Premier ministre a laissé ses jeunes interlocuteurs à ses conseillers pour se rendre au ministère de l'Education nationale, où Gilles de Robien et François Goulard recevaient les syndicats étudiants.
L'UNEF, principal syndicat étudiant et en pointe dans le mouvement anti-CPE, avait décliné l'invitation pour protester contre "un coup de pub", selon son président Bruno Julliard. L'UNEF comme les syndicats de salariés refusent de dialoguer avec le gouvernement tant que le CPE ne sera pas retiré.
A l'issue de la réunion, Dominique de Villepin a souhaité que ce dialogue puisse se développer "très rapidement" avec l'ensemble des organisations syndicales et étudiantes. "Mettons-nous autour d'une table, avançons, trouvons des solutions, trouvons des réponses", a lancé le Premier ministre.
Le chef du gouvernement n'a cependant rien cédé sur le fond, continuant à parler "d'améliorations" du CPE dans le cadre de la loi votée par le Parlement. Il devrait à nouveau tenir cette ligne mardi soir à 19h30 devant les parlementaires UMP invités à Matignon pour un "pot amical".

Commenter cet article

Camille GERARD 21/03/2006 14:51

"Il est dans un esprit de dialogue, mais il n'est pas dans un esprit de recul" dit Bruno Van Ryb en parlant du premier ministre. Cela conforte, dans leurs souhaits, ceux qui ne veulent pas le voir reculer devant la rue.
Des commentaires comme celui de "Cuny" ne méritent qu'une seule remarque : Commentaire digne de son auteur révélé par son pseudo "CUNY nom dérivé de CUNNUS"

cuny 21/03/2006 12:19

Vous n'avez rien dans la cervelle! Tout comme votre ami Sarko, vous ne pensez qu'a vous, non au peuple! Je suis anar, relalativement pacifiste, mais il ne faut pas prendre le peuple pour des tarés! Un jour, ce ne seront plus des grèves mais carrément la révolution bien que les francos n'ont pas les tripes pour ça! Démissionnez, ou changez de politique, c'est tout ce que je vous conseille de mieux si vous voulez vivre vieux!

!!! 21/03/2006 14:21

Ce n'est pas le blog du premier ministre il s'agit d'un blog étudiant tout simplement nous soutenons Villepin ,,,,, vive villepin 2007!!!!