L'Europe entre fléxisécurité et néolibéralisme

Publié le par rezeid

A l'heure où la stratégie de réformes peine à trouver un second souffle au sein de l'Union, les Vingt-Cinq sont en quête de modèle. En marge du Sommet de Bruxelles, leurs ministres des finances doivent plancher, lors d'un dîner jeudi 23 mars, sur l'expérience danoise, pour introduire une discussion sur un concept plus que jamais en vogue au sein de l'Union : la "flexisécurité". Pour le président de la Commission, José Manuel Barroso, interrogé à l'avant-veille du sommet sur le contrat première embauche en France, il s'agit de trouver le "juste équilibre entre flexibilité et sécurité".

 

A l'instar du Danemark, les pays nordiques font référence. Les projets de conclusions du Sommet invitent les Vingt-Cinq à "réformer leur marché du travail et leur modèle social en intégrant l'approche flexisécurité". Suède, Danemark et Finlande ont connu ces dernières années des taux de croissance enviables. Ils ont su mener des réformes qui leur ont permis d'assouplir leur marché du travail, sans renoncer à un Etat-providence fort. Leurs investissements dans la recherche sont au-dessus de la moyenne européenne.

Mais le modèle nordique fait difficilement école parmi les nouveaux membres. Ceux-ci enregistrent des performances très encourageantes. En terme de produit intérieur brut par habitant, la Slovénie est passée devant le Portugal. Niveaux d'imposition faibles, politiques libérales, ces pays s'inspirent plutôt de la Grande-Bretagne des années 90 et surtout de l'Irlande. En pleine transition, ils bénéficient de la présence d'investisseurs étrangers, allemands, autrichiens, italiens et français en particulier. Leurs finances publiques sont saines. Leur inflation a baissé. D'autres pays, comme l'Italie, la Grèce et le Portugal sont au contraire menacés de décrochage. La structure de leurs économies les rend vulnérables à la concurrence des pays émergents. Du fait de leur appartenance à la zone euro, ces pays ont perdu la possibilité de dévaluer leur monnaie pour doper leurs exportations. En dépit d'une croissance très dynamique, l'Espagne n'est pas non plus à l'abri, à plus long terme, de sérieuses difficultés. Bulle immobilière, inflation soutenue, les experts craignent qu'elle perde en compétitivité.

SITUATION INTERMÉDIAIRE

Les deux principales puissances économiques de la zone euro, la France et l'Allemagne, sont dans une situation intermédiaire. Très compétitive sur les marchés internationaux, l'Allemagne engrange records sur records en terme d'exportation. Après les réformes menées par le chancelier Schröder, et le changement de gouvernement, le climat des affaires s'est amélioré alors que la France perd en compétitivité internationale. Si sa croissance, grâce à la consommation, reste encore au-dessus de celle de l'Allemagne, la France souffre de sa difficulté à mettre en oeuvre des réformes.

Publié dans Divers

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PATELET 30/03/2006 13:38

Monsieur le premier ministre, je suis âgé de 47 ans et je suis fonctionnaire au service de l' ETAT, mon activité journalière me met au contact de jeunes, de collégiens, de lycéens, d'étudiants, la voix de la base n'est pas celle que l'on entend sur les ondes, beaucoup, une majorité vous suivent et seraient trés déçus de vous voir plier.Ils attendent l organisation de contre manifestation pour descendre dans la rue et démontrer à l'opinion publique où est la réelle majorité.A quand cette manifestation, renouvelons l'expérience de la manifestation pour l'école libre qui a brisé le mécontentement adverse.j'ai un garçon de 17 ans qui a le courage d'exprimer son opinion, il prend actuellement des risques pour vous soutenir, il me remotive chaque soir quand il explique que les choses bougent, que le vent tourne et que l'insécurité des manifestants commence à faire son effet.
Encore tout mon soutien et ne lâchez pas pour la FRANCE, qui une fois de plus est la risée de l' EUROPE.