Michèle Alliot-Marie appelle à un "dialogue" autour du CPE

Publié le par rezeid

 

La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a appelé dimanche à un "dialogue" entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour "éclaircir" les malentendus et régler les "vrais problèmes de fond" soulevés par le contrat première embauche (CPE).

Invitée de l'émission "Le Grand rendez-vous" d'Europe-1, TV5Monde et "Le Parisien/Aujourd'hui en France", elle a a écarté implicitement tout retrait du CPE en jugeant qu'il "faut savoir respecter la loi et les parlementaires".

Toutefois, "le Premier ministre a fait une ouverture sur les deux points principaux qui posent problème: la durée du CPE et la motivation en cas de rupture. Il faut discuter sur ceux-ci", a dit la ministre. "J'appelle à ce qu'il y ait un dialogue, à ce qu'il y ait une concertation et que nous avancions sur les mesures qui doivent être prises".

"Il faut que tout le monde participe réellement à ce dialogue", a souhaité Mme Alliot-Marie, qui a précisé que son invitation était adressée "à tous ceux qui ont un rôle à jouer, c'est-à-dire les syndicats, bien sûr le MEDEF, bien sûr les étudiants et tout naturellement le gouvernement".

"J'ai entendu le Premier ministre dire qu'il était prêt au dialogue", a-t-elle noté, avant d'observer que "les syndicalistes (...) sont des gens qui sont ouverts au dialogue". "Profitons-en", a-t-elle dit.

Concernant les sujets à aborder, la numéro trois du gouvernement a jugé qu'il "faut discuter de tout". "S'il y a des malentendus, il faut les éclaircir. S'il y a des vrais problèmes de fond, il faut aussi en parler".

"Cette situation, il faut la régler et vite", a demandé la ministre, qui a proposé à chacun d'être "pragmatique et non pas dogmatique". "Quand j'entends certains dire que rien ne peut se faire sans capitulation d'un côté ou de l'autre, je dis que ceci n'est pas sérieux", a-t-elle estimé. "Je suis sûre que celui qui s'en tient à un dogme connaîtra un jugement sévère de la part des Français."

La ministre a par ailleurs éludé une question sur l'éventualité de sa candidature à l'élection présidentielle. "Je suis toujours prête à agir, je suis toujours prête à défendre mes idées", a-t-elle simplement répondu. "Si j'ai de l'ambition, c'est d'abord pour mes convictions".

Publié dans Divers

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