José Manuel Barroso plaide pourplus de flexibilité dans le droit du travail français

Publié le par rezeid

Le débat sur le Contrat première embauche déborde au-delà de la France

Alors que le mouvement de protestation des jeunes se poursuit, le président de la
Commission européenne a cru bon de rappeler les piètres résultats de la France en matière de lutte anti-chômage. En filigrane, l'idée qu'un peu plus de flexibilité ne peut pas nuire, mais que la réforme ne doit pas se cantonner à un contrat de travail. José Manuel Barroso : "Par rapport à d'autres, la France a un niveau plus élevé de chômage des jeunes, a un niveau plus élevé de chômage de longue durée. Elle a aussi un taux d'emploi de la population active inférieur à beaucoup d'Etats-membres qui ont des régimes plus souples du droit du travail. Mais le droit du travail, je le rappelle, c'est la compétence des Etats-membres, pas des institutions communautaires." Le chômage des jeunes, c'est bien ce dont il est question avec le CPE qui étend de facto la période d'essai à deux ans. Accompagner cette flexibilité d'autres mesures comme un suivi personnalisé du jeune, des formations imposées et des incitations financières pour les entreprises, c'est la formule qui semble faire recette dans les pays qui enregistrent le plus fort taux d'emploi des jeunes diplômés; Pays-Bas, Danemark, Allemagne et Royaume-Uni. En France, les jeunes diplômés depuis un an ne sont qu'un peu plus de 22% à avoir un travail, et les pourcentages sont encore plus faibles en Italie ou en Espagne. En quête d'une solution miracle, de plus en plus de pays lorgnent vers le Danemark et sa fameuse "flexicurité". Un modèle qui associe flexibilité du droit du travail et soutien actif au retour à l'emploi, mais aussi et surtout un généreux filet de protection sociale, qui évite de basculer rapidement dans la précarité.

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