Réactions de la Droite

Publié le par rezeid

Jacques Chirac, Président de la République:
"Sur proposition du Premier ministre et après avoir entendu les Présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le Président de la République a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Le Premier ministre s'exprimera à ce sujet à 10H30 de l'Hôtel Matignon." (lundi 10 avril, communiqué)

Jean-Paul Garraud, député UMP de Gironde:
"Le CPE est mort. Je ne comprends pas parce que le CPE était une bonne mesure".
C'est "une erreur sur le fond et une erreur au niveau politique". "Je voudrais connaître la teneur exacte de la proposition de loi, mais à titre personnel, je risque de m'abstenir".
"Je ne méconnais pas ce qui s'est passé dans la rue, mais la majorité silencieuse est restée à la maison", a encore affirmé le député.
(Lundi 10 avril, déclaration sur France 3 Aquitaine)

Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale: "Ce qui est important c'est notre pays, c'est sa vie, c'est la sécurité de nos compatriotes, c'est la liberté d'étudier, c'est aussi notre économie qui crée des emplois. Il n'y a ni vainqueur ni vaincu dans cette affaire". "Nous voulons avant tout sortir de cette période, mais si nous voulons que cette affaire s'apaise, nous ne voulons en aucun cas abandonner nos convictions". "L'article 8 est remplacé. Il n'est pas question que nous abandonnions une cause que nous partageons tous et que nos interlocuteurs, les partenaires sociaux, partagent, c'est-à-dire celle de la lutte contre le chômage des jeunes".
Il a appelé à "un grand débat entre les partenaires sociaux et avec les jeunes, les lycéens, les étudiants", autour de la "sécurisation et de la flexibilité de l'emploi". Y a-t-il eu divergence dans la majorité? "Nous avons travaillé, en très grande proximité, avec un climat de confiance et des échanges très riches avec les interlocuteurs". Il souligne que la conférence des présidents de l'Assemblée nationale décidera "mardi matin" de la date de ce débat par les députés. La proposition de loi, qui remplace le CPE, prévoit une aide à tout employeur embauchant en CDI un jeune de 16 à 25 ans de faible qualification, ou résidant en zone urbaine sensible ou titulaire d'un contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis). (lundi 10 avril, conférence de presse)
Bernard Accoyer, a par ailleurs salué la "détermination" de Dominique de Villepin "à poursuivre la bataille pour l'emploi" et "son réalisme" pour sortir de la crise du CPE, après son interview sur TF1.
"Le renforcement des dispositifs d'insertion, issu de la concertation menée entre les partenaires sociaux, le gouvernement et la majorité, ainsi que les grands débats sur la sécurisation des parcours professionnels et le rôle des universités dans l'insertion des jeunes apporteront des réponses précises et concrètes" aux inquiétudes.
Selon lui, "c'est dans l'unité que les députés UMP continueront d'apporter tout leur soutien au Premier ministre, au gouvernement et à sa politique".
(Lundi 10 avril, communiqué)

Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat:
"C'est une victoire pour les Français"."L'Etat interviendra en fin de discussion pour transcrire dans la législation ce que les partenaires sociaux estimeront nécessaires". Il a aussi évoqué "l'ampleur de l'incompréhension et quelques erreurs de méthode" pour expliquer la décision de remplacer le CPE et non pas de le modifier, comme l'avait demandé Jacques Chirac, il y a une semaine. "On aurait dû se concerter avec les partenaires sociaux dans le cadre de la loi Fillon". "Si on veut se lancer dans la moindre réforme, il faudra une concertation préalable des partenaires sociaux".
"Tout ceci a été mené en accord parfait avec le président de la République, le gouvernement et le président de l'UMP." Concernant le débat à venir, Josselin de Rohan a indiqué que le Medef souhaitait que "la discussion soit bordée" et que cela ne soit "pas une concertation tous azimuts". Il a alors évoqué des "négociations par séquence" avec par exemple le "premier emploi" puis le "rapport entre université et entreprise".(lundi 10 avril, conférence de presse)

Laurent Hénart, député- rapporteur du texte égalité des chances: "Il s'agit de mesures déjà existantes" et donc "le caractère opérationnel de ce plan est évident et immédiat". "Ce qui a soulevé un problème c'est que seule une catégorie d'âge constituait le critère et que, à cette seule catégorie (...), on demandait la flexibilité généralisée". "Nous avons compris qu'il y avait là un besoin de partage et lorsqu'il y a un changement il ne doit pas être concentré sur une génération". (lundi 10 avril, conférence de presse)

Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP:
Elle se félicite de la "solution d'apaisement" présentée par l'exécutif pour sortir de la crise du contrat première embauche.
"L'UMP souhaitait une sortie de crise rapide qui préserve l'unité de la majorité. Elle se félicite de la solution d'apaisement présentée par le président de la République et le Premier ministre". (lundi 10 avril, point de presse hebdomadaire de l'UMP)

Luc Chatel, porte-parole de l'UMP:
Il estime que la sortie de crise est "le fruit d'une action collective des présidents de groupe Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, en étroite concertation avec Nicolas Sarkozy et l'équipe dirigeante de l'UMP et le gouvernement".(lundi 10 avril, point de presse hebdomadaire de l'UMP)

Lionnel Luca, (UMP) Député de la Nation et Conseiller Général des Alpes-Maritimes: "Le CPE est mort, la majorité aussi! Et ceux qui croient qu'en cédant au diktat de la rue ils éviteront la défaite l'an prochain se trompent. La remise en cause du CPE, sous la pression des syndicats et de la gauche, est un signal d'impuissance qui ne pourra que contaminer les autres mesures déjà adoptées telles que le CNE ou celles que l'on envisageait".
(Lundi 10 avril, communiqué)

Dominique Paillé, député UMP des Deux-Sèvres:
"Je me réjouis au bout du compte que les propositions UMP aient été retenues".
"Le retrait du CPE est une mesure claire qui permet de maintenir la cohésion sociale" et "le renforcement des dispositifs existants permet de bien faire comprendre à la population qu'aider les jeunes en très grande difficulté est une urgence absolue". "Je me réjouis que Jacques Chirac ait rempli son rôle constitutionnel d'arbitre, qu'il ait tranché". (lundi 10 avril, déclaration à la presse)

Hervé Mariton, député UMP de la Drôme:
"L'essentiel est que le débat sur la flexibilité et la sécurité puisse prospérer. Il ne faut pas que la sortie de crise se fasse avec seulement un pansement. Le compromis est nécessairement imparfait mais il ne faut pas fermer le sujet de la flexibilité. Au sein du groupe, il n'y aura pas d'enthousiasme car notre électorat n'était pas favorable à un abandon" du CPE. (lundi 10 avril, déclaration à la presse)

Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne:
"En démocratie, on ne gouverne pas sans l'adhésion du peuple. Cette leçon est à retenir aussi pour la proposition de loi sur l'insertion professionnelle des jeunes. Elle n'aura pas plus d'avenir que le CPE si elle n'est pas débattue, expliquée et comprise".

Publié dans Divers

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