Villepin: "je ne suis pas un homme de trop grande prudence"

Publié le par rezeid

Deux semaines après avoir dû définitivement céder sur le CPE, Dominique de Villepin a affirmé mardi qu'il n'était pas "un homme de trop grande prudence".

"Je ne suis pas un homme de trop grande prudence. Je n'aime pas les peut-être", a lancé le Premier ministre à l'occasion du lancement à la Sorbonne de la commission du débat national "Université-emploi".

Une façon de répondre au premier vice-président de la Conférence des présidents d'université, Yannick Vallée, qui avait estimé avant lui que l'installation de cette commission constituerait "peut-être un grand jour pour l'université".

Dans une autre allusion à la crise du contrat première embauche, M. de Villepin a affirmé se placer "résolument du côté du mouvement, de l'adaptation, de la modernisation", et invoqué l'esprit de la Sorbonne, à savoir "l'ambition du savoir contre toutes les formes de conservatisme, de réaction, de repli sur soi".

Eprouvant visiblement encore de l'amertume pour cette crise qui lui a coûté cher dans les sondages, il a lancé: "même en 2006, nous ne cessons de construire et de reconstruire des Bastilles. Je pense que les Bastilles sont dans nos têtes, je pense que les conservatismes ne sont pas toujours là où on croit!".

Si les représentants des organisations étudiantes --dont Bruno Julliard (Unef) et Julie Coudry (Confédération étudiante)-- étaient présents, trois confédérations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC) avaient boycotté le rendez-vous pour protester notamment contre l'absence de tout syndicaliste dans cette instance.

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