Dominique de Villepin "ne voit pas la nécessité" de remanier son gouvernement

Publié le par rezeid

"Je n'en vois pas la nécessité", a affirmé Dominique de Villepin, interrogé dans "Le Figaro" de samedi au sujet d'un éventuel remaniement de son gouvernement.
"Dans la difficulté, on cherche toujours des boucs émissaires, mais c'est rarement une bonne solution", ajoute le Premier ministre au sujet du conflit autour du contrat première embauche. "Ce qui compte c'est la détermination, l'énergie, la constance de l'équipe gouvernementale: elles sont là". Et "une équipe qui a traversé des épreuves en sort plus forte, plus expérimentée et plus soudée", estime-t-il.
"Désormais, nous avons tous les éléments pour repartir", affirme le chef du gouvernement. Il dit "sortir de cette crise avec l'envie de faire mieux".
"Finalement, j'en sors mieux armé pour faire de l'année 2006 une année utile, avec mon gouvernement, avec l'ensemble des membres de la majorité", avance-t-il même. "Après la crise, il faut aller de l'avant".
Et Dominique de Villepin de minimiser sa chute dans les sondages: "Quand on mène une action difficile, on en voit toujours la trace dans les sondages. C'est un grand classique de la vie politique. Mais la vraie légitimité d'un homme politique, c'est la force de son action, les résultats qu'il produit".
"C'est totalement faux", répond-il quand on lui demande s'il a envisagé de démissionner pendant la crise du CPE.
"Je le redis: 2006 sera une année utile", martèle-t-il. "Tout n'a pas changé parce que la France a connu une crise sociale. Et le monde ne doit pas s'arrêter de tourner parce que nous sommes à un an de l'élection présidentielle".
Dominique de Villepin veut en particulier "croire que le bon sens l'emportera" concernant le contrat nouvelle embauche (CNE), dont "certains réclame(nt) l'abrogation (...) avant même d'avoir eu les résultats du bilan que nous tirerons en 2008". Le Premier ministre se dit "prêt à mettre en place un dispositif d'évaluation régulière dès maintenant avec les partenaires sociaux".
"Dans la perspective de 2007, une question centrale est posée: vers quelle France voulons-nous aller? Aujourd'hui, on a l'impression qu'il y a deux options: tout changer ou au contraire ne rien changer", analyse le chef du gouvernement, qui réaffirme ne pas avoir "d'ambition présidentielle".
"De toute façon, il est trop tôt pour parler de la présidentielle", ajoute-t-il. "L'essentiel est de tout faire pour que la droite gagne. Parce qu'elle se situe du côté du mouvement, contre l'immobilisme". Et "pour cela, nous devons démontrer d'abord que notre action produit des résultats".

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