Villepin sur Europe1, Mardi 2 mai,

Publié le par rezeid

En pleine tempête Clearstream, Dominique de Villepin a exclu mardi de démissionner de Matignon. "Rien ne justifie aujourd'hui un départ", a déclaré le Premier ministre sur Europe-1. "On m'a accusé injustement sur la base de déclarations tronquées. Elles viennent d'être démenties".
Le général Philippe Rondot, ancien conseiller du ministère de la Défense pour les questions de renseignement, a démenti formellement avoir été chargé par Dominique de Villepin d'enquêter sur le ministre de l'Intérieur. "Jamais je n'ai manipulé ou fait manipuler des listes initiales de Clearstream pour y faire apparaître notamment le nom de Sarkozy", affirme-t-il dans les colonnes du "Figaro" de mardi.
Une version qu'a maintenue le Premier ministre mardi matin. "Je n'ai jamais demandé qu'on enquête sur une quelconque personnalité politique de droite ou de gauche", a assuré Dominique de Villepin, qui s'est dit "choqué" et "indigné par la campagne de rumeurs et de calomnies de ces derniers jours".
Le chef du gouvernement a affirmé qu'il apporterait "tout (son) concours à la justice en répondant à ses éventuelles questions". "Je suis à sa disposition si elle le souhaite", a-t-il ajouté.
"La vérité a une exigence, c'est qu'on ne cède pas à l'instrumentalisation, à la passion. La vérité n'est pas le lynchage. On peut ne pas être du même bord politique, mais on doit se respecter", a considéré Dominique de Villepin.
Le général Rondot a reconnu que le nom du ministre de l'Intérieur avait été cité parmi d'autres lors d'une réunion le 9 janvier 2004 dans le bureau du Premier ministre. Dominique de Villepin a cependant assuré qu"'à aucun moment le nom de Nicolas Sarkozy n'a été évoqué dans cette réunion. Je n'ai à aucun moment reçu de listing, consulté de listing", a renchéri le Premier ministre.
Il a souligné qu'une "menace" avait été portée à sa connaissance et qu'il avait demandé des vérifications au général Rondot. "Je n'ai fait dans cette affaire que mon devoir, rien que mon devoir et tout mon devoir", a-t-il ajouté, précisant avoir été informé à l'été 2004 que le nom de Nicolas Sarkozy était cité.
Le chef du gouvernement a réaffirmé son intention de faire de l'année 2006 une "année utile pour les Français", car "la France ne peut pas se permettre de perdre du temps". "Nous avons un travail à faire. Nous avons des décisions à prendre. Nous avons à moderniser notre pays dans le domaine social et économique. Nous ne pouvons pas nous permettre de mettre la France sous cloche, entre parenthèses pendant tous ces mois".
Enfin, il a regretté que "la moindre petite affaire, la moindre question est susceptible de prendre des proportions qu'elle ne mérite pas. Il y a une perte de sang-froid, une perte d'esprit critique, une incapacité à poser les justes questions au bon moment pour éviter que tout s'envenime. Je pense que notre démocratie a besoin de se ressaisir".

Villepin participera "à sa place" à la campagne présidentielle: Dominique de Villepin a déclaré mardi qu'il participera "à sa place" de "chef du gouvernement" à la campagne présidentielle de 2007.
"Je souhaite de tout coeur contribuer à la victoire de la majorité et soutenir celui qui sera choisi comme étant le mieux placé pour gagner ces élections", a-t-il dit sur Europe-1.

Villepin exclut des élections anticipées: Dominique de Villepin a exclu une anticipation des échéances électorales de 2007 en raison de l'affaire Clearstream.
"Les échéances auront lieu à l'heure dite. Le premier défi pour notre démocratie, c'est d'être capable de surmonter des difficultés, voire des épreuves", a déclaré le Premier ministre.

Villepin dit avoir toujours la confiance de Chirac: Dominique de Villepin a assuré mardi que sa relation "de confiance" avec Jacques Chirac était "inchangée" malgré l'affaire Clearstream.
"J'ai rencontré tout au long des dernières semaines, des derniers jours le président de la République. La relation que j'ai avec le président de la République reste inchangée. C'est une relation de confiance avec un objectif: priorité à l'emploi", a-t-il dit.

Villepin prêt à répondre aux questions des juges: Dominique de Villepin s'est dit prêt mardi à "répondre à toutes les questions" que les juges pourraient lui poser dans l'affaire Clearstream.
"Je suis prêt à répondre à toutes les questions qu'on pourrait me poser", a déclaré le Premier ministre sur Europe-1.

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Pygmallion 07/05/2006 11:41

M. De villepin, poursuivez votre action au service de la France. Voila bien longtemps que la France n'avait pas été menée par un homme passionné par son pays et qui a cette "certaine vision de la France". Vous croyez en la France, M. Villepin, et nous nous croyons en vous. Même si elle est parfois ingrate, la France a besoin de vous. Merci

joe 04/05/2006 19:52


La France n'a pas besoin de vous cher Poète des Temps Anciens...

Merci de fermer la porte de Matignon derrière vous lorsqu'enfin, vous vous déciderez à raccrocher...

NEMONT HOCHART DOMINIQUE 04/05/2006 10:56

MONSIEUR DE VILLEPIN,
JE SUIS TRES CHOQUEE DES ATTAQUES SUCCESSIVES QUE VOUS SUBISSEZ EN CE MOMENT, IL FAUT QUE VOUS TENIEZ BON, LA FRANCE A BESOIN DE VOUS,UNE FRANCAISE DE SUISSE QUI VOUS SOUHAITE BON VENT POUR LA SUITE. D. NEMONT.