Villepin victime de "lynchage"

Publié le par rezeid

"Le premier ministre Dominique de Villepin est victime d'une campagne de lynchage à cause de ses ambitions, Oui Villepin fait avancer la France dans la bonne direction: celle de la modernisation. On soutiendra toujours Villepin car nous croyons vraiment en sa politique. A un an des présidentielles il faut toujours faire des victimes, là c'est Villepin mais attention car cela peut se retourner vers leurs auteurs. Comment croire que Sarko ne connaissait pas l'affaire Clearstream en tant que ministre de l'intérieur. C'est une manipulation à grande échelle, en réalité c'est fait pour masquer l'affaire des frégates on sait tous que Sarko est impliqué. Combien de temps le premier ministre va tenir, en tout cas nous le soutiendrons mais s'il décide de partir nous partirons avec lui vers de nouveaux horizons......" La France avance, la France se modernise, la France sort de l'immobilisme et c'est normal que ça pose problème....

Vive Villepin nous te soutiendrons jusqu'au bout"

Il n'est pas question d'un remaniement" gouvernemental, a assuré samedi 6 mai l'entourage de Jacques Chirac qui a souligné que le chef de l'Etat faisait confiance au premier ministre et à son gouvernement pour continuer à conduire les affaires du pays. "Pour le président de la République, les choses sont claires. Il fait une confiance pleine et entière à Dominique de Villepin et à son gouvernement pour conduire la mission qu'il lui a confiée au service des Françaises et des Français", a-t-on souligné dans l'entourage de M. Chirac.

 

Un ministre fait la même analyse : "le président soutient le chef du gouvernement". Mais, dénonce-t-il auprès de l'AFP, "il existe un mécanisme de manipulation de l'opinion pour continuer d'affaiblir Dominique de Villepin. C'est du lynchage".

La mise au point élyséenne vise à stopper les spéculations qui s'amplifient sur un départ de Dominique de Villepin, englué dans la ténébreuse affaire Clearstream. Dans l'entourage du premier ministre, on assure par ailleurs que ce dernier ne veut pas entendre parler de remaniement, car "cela reviendrait à désigner des boucs émissaires".

Très complexe, le dossier devenu affaire d'Etat part d'une dénonciation calomnieuse par laquelle des politiques, dont Nicolas Sarkozy, ont été faussement accusés par un mystérieux corbeau de détenir des comptes occultes à l'étranger, via la société financière luxembourgeoise Clearstream.

UN PEU D'OXYGÈNE

Le soutien réaffirmé de M. Chirac pourrait donner un peu d'oxygène au premier ministre, à l'issue d'une semaine éprouvante qui l'a vu se défendre pied à pied, au parlement et lors de sa conférence de presse mensuelle, face aux "révélations" de presse, qualifiées par l'Elysée et Matignon de "feuilletons médiatiques".

Dans les milieux gouvernementaux, on se demande toutefois combien de temps M. de Villepin pourra résister à la pression, alors que, après un temps d'hésitation, la gauche a donné de la voix et a exhorté M. Chirac à procéder à un vaste changement de gouvernement. Une demande réitérée samedi par François Hollande, numéro un PS. M. Hollande a déclaré samedi à Bordeaux que le président Jacques Chirac devait "changer de gouvernement", les développements de l'affaire Clearstream devenant "un problème de morale politique". A son arrivée aux états généraux du PS consacrés à l'emploi et la croissance, le numéro un socialiste a lancé : "le président doit maintenant parler". "Ce n'est plus possible de rester avec Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie qui se suspectent mutuellement", a ajouté M. Hollande.

Il est connu que le chef de l'Etat n'aime pas réagir à chaud, sous la pression. Il l'a montré en gardant Jean-Pierre Raffarin, son précédent premier ministre, après les lourdes défaites des élections régionales et européennes ou en tenant le plus longtemps possible sur le CPE.

Mais comment ne pas y penser si les records d'impopularité de M. de Villepin devaient aussi entraîner M. Chirac vers le bas, comme le montrent les derniers sondages? Ou si l'affaire Clearstream rendait inaudible l'action du chef du gouvernement, alors que le président, qui a entamé vendredi la dernière année de son quinquennat, est soucieux que celle-ci soit "utile"? Les consultations vont bon train, tous azimuts. Avec le numéro deux du gouvernement, Nicolas Sarkozy, au centre des grandes manoeuvres.

Samedi le président de l'UMP a été reçu pendant "une bonne heure" par M. de Villepin pour une discussion qui a notamment porté sur Clearstream. Vendredi matin, M. Sarkozy s'était longuement entretenu avec Jacques Chirac à l'Elysée. Si rien n'a officiellement filtré de leur discussion, Le Monde, dans son édition de dimanche-lundi, affirme que le président de la République a proposé à son ministre de l'intérieur d'"aller à Matignon pour finir le quinquennat". Hypothèse jusqu'à présent écartée par les sarkozystes qui craignent un "cadeau empoisonné" risquant de faire trébucher leur champion dans sa route vers l'Elysée.

Publié dans Divers

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Fred 06/05/2006 20:38

Sarkozy à Matignon?

Décidément, il faut que LE MONDE arrête de puiser sa ligne rédactionnelle auprès des amis de Nicolas Sarkozy...

Une telle instrumentalisation d'un organe de presse, ça commence vraiment à être flagrant, non?