Victime de l’acharnement de la presse

Publié le par rezeid

Victime de l’acharnement de la presse : c’est, pour Dominique de Villepin, la posture de la dernière chance. « Je suis un homme comme les autres, je suis l’objet d’attaques incessantes, calomnieuses, injustes », a-t-il dit mercredi à l’Assemblée nationale. Le lendemain, il a critiqué le manque de « scrupules » des journalistes : « C’est tellement facile d’utiliser un mot à la place d’un autre, c’est tellement facile d’insinuer. »

« Campagne ignoble »

Les flèches du premier ministre visent essentiellement le journal Le Monde*, à l’origine des principales révélations de l’affaire Clearstream. Le 28 avril, le quotidien divulguait des extraits de l’interrogatoire du général Philippe Rondot, chargé d’une enquête secrète sur les listings bancaires de Clearstream - qui se sont révélés être des faux grossiers. L’article publié ce jour-là suggère que Dominique de Villepin espérait s’en servir pour nuire à ses adversaires politiques. Réaction du premier ministre : il s’agit de propos tronqués utilisés dans le cadre d’une « campagne ignoble ».

Très vite, Le Monde riposte. Le 3 mai, il publie sur son site internet la quasi-intégralité de l’interrogatoire du général Rondot. La thèse d’une enquête parallèle visant notamment Nicolas Sarkozy se renforce. L’entourage du premier ministre défend son patron : « On voit bien que c’est une opération politique », basée sur des « jugements hâtifs » et des « approximations ».

En privé, certains conseillers de Dominique de Villepin accusent Nicolas Sarkozy, aimablement qualifié d’« ordure », de téléguider la presse pour torpiller le premier ministre. Mais Gérard Davet, journaliste au Monde et coauteur des principaux articles sur l’affaire, dément cette version des faits : « Les éléments que nous avons publiés ne nous ont pas été communiqués par Sarkozy. Ni lui, ni son avocat n’ont eu accès au dossier. » Nicolas Sarkozy doit être entendu jeudi prochain par les juges qui enquêtent sur l’auteur des faux listings l’accusant de détenir des comptes à l’étranger.

Cela dit, le tandem Sarkozy-Le Monde a joué un rôle moteur dans la genèse de l’affaire. En novembre 2004, Nicolas Sarkozy s’était plaint dans les colonnes du journal qu’on ne lui ait pas communiqué les conclusions d’une enquête des services de renseignement qui montrait l’inanité des accusations portées contre lui. Coupable de ce « manque de loyauté », selon ses proches : Dominique de Villepin, qui était alors ministre de l’Intérieur et savait depuis des mois que les listings de Clearstream étaient faux.

Bien d’autres politiciens, notamment de gauche, figuraient sur ces documents. Mais seul Nicolas Sarkozy a décidé de porter l’affaire sur la place publique pour se poser en victime d’un complot ourdi par ses ennemis.

Depuis, le conflit entre Dominique de Villepin et Le Monde n’a fait que s’aggraver. « Ce sont surtout Jean-Marie Colombani [directeur de la publication] et Alain Minc [président du conseil de surveillance] qui sont contre lui », affirme un proche du premier ministre. L’ancien rédacteur en chef Edwy Plenel, considéré comme un allié de Dominique de Villepin, a démissionné en novembre 2004.

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Gloria 07/05/2006 21:38

Villepin on compte sur toi, villepin on com!pte sur toi, ne lâche pas contre le faschiste sarko.... villepin Président de tous les Français... on te soutient

gilles 07/05/2006 17:51

CLEARSTRAM L’AFFAIRE DANS L’AFFAIRE



Nous assistons depuis plusieurs semaines à la mise en pâture non seulement de notre premier Ministre mais de l’état tout entier derrière cette affaire.

Tous les coups étant permis en politique, il est quand même curieux de voir avec quelle complaisance les partis d’opposition se laissent manipuler.

Da quoi s’agit il ? Ce n’est qu’un des nombreux rebondissements de l’affaire des Frégates de TAIWAN et du suivi financier de toutes les opérations qui ont trait aux ventes d’armes au niveau international.

Ces marchés sont tout particulièrement sensibles et représentent outre les sommes considérables des marchés la survie même de notre recherche liée aux développement de cette industrie d’armement dont les effets profitent également à toutes nos industries de pointe comme ce fut le cas pour AIRBUS.

Toutes ces ventes d’armes sont soumises aux règles des marchés internationaux et plus particulièrement aux règles anglo-saxonnes.

Il est donc impératif de passer sous les fourches caudines de nombreux intermédiaires sans les quels aucun marché ne peut être conclu
.
Derrière les intermédiaires officiels qui ont pignon sur rue, existent tous les autres membres de LOBBY sans les quels les intermédiaires officiels n’ont aucun pouvoir.

Face à ces procédures Anglo-saxonnes et les différents LOBBY dans les quelles les Français ne sont pas toujours très alertes, le Général De GAULE lui-même avait créée les fonds spéciaux afin de « graisser » la patte des intermédiaires indispensables à la conclusion de ces marchés.

Cette procédure contraire au droit français était la seule méthode pour permettre à nos industriels de pouvoir concourir face à la concurrence avec les mêmes chances de succès, qui conditionne par ailleurs nos recherches nos propres industries et donc nos emplois.

Tous ces marchés étant liés par nature à la défense sont donc contrôlés par ce MINISTERE qui dispose par ailleurs de structures civiles adaptées pour approcher des marchés en conformité éthique avec notre politique extérieure.

Il va de soi que le suivi de toutes les négociations qui ont trait à ces affaires le sont sous le sceau du SECRET DEFENSE car mettant en cause directement les intérêts supérieurs du PAYS.
Il est également compréhensible par tous que certaines commissions ou rétro commissions peuvent être utilisées pour rétribuer l’action de certains intermédiaires occultes.
Dans ce genre d’affaires, dévoiler ce type de tractation équivaudrait à discréditer pour toujours nos propres entreprises nationales au bénéfice exclusif de nos concurrents ANGLO SAXONS.

L’attitude responsables de plusieurs ministre des Finances comme Laurent FABIUS ou le sénateur CHARASSE qui ont dans l’intérêt du pays toujours refuser de lever le SECRET DEFENSE entourant de nombreuses affaires liés à ELF ou aux marchés d’armement montre leur compréhension et leur propre éthique dans la défense des intérêts supérieurs du pays.

Notre code de procédure pénale précise par ailleurs dans sa deuxième partie les risques encourus par tous citoyens qui contreviendraient à ces dispositions. La mort en temps de guerre par exécution et la prison à vie en temps de paix.

Il est alors facile de comprendre pourquoi les magistrats qui ont en charge ce type de dossiers se trouvent devant un dilemme difficile à surmonter. Comment faire état de connaissances aux quelles la loi elle-même leur interdit d’avoir accès au risque d’encourir le poteau d’exécution ou la prison à vie.

C’est avec ce seul éclairage qu’il convient d’aborder cette nouvelle péripétie bien franco française qui ne peut profiter à personne mais qui risque de nous décrédibiliser dans ces marchés à la grande satisfaction de nos concurrents qui tous s’amusent de la situation.

L’intérêt supérieur du Pays impose souvent aux dirigeants et à ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions d’agir dans l’intérêt national et non à son encontre même sans le savoir ce qui est encore plus grave.