Debré fustige les anti-Villepin

Publié le par rezeid

Dans un entretien au Monde, le président de l'Assemblée nationale affirme qu'"on n'impose pas au chef de l'Etat le choix d'un Premier ministre".

  Jean-Louis Debré (Sipa)
Jean-Louis Debré (Sipa)
 
J ean-Louis Debré s'élève contre les "manipulations", "rumeurs" et "coups tordus" des sarkozystes. "On n'impose pas au chef de l'Etat le choix d'un Premier ministre", déclare le président de l'Assemblée nationale à propos des rumeurs sur une éventuelle nomination de Nicolas Sarkozy à Matignon dans un entretien publié mardi 9 mai dans Le Monde.
"Pour moi, celles et ceux qui, par des manipulations, des rumeurs, des coups tordus, essaient d'accréditer l'idée qu'ils ont posé des conditions pour aller à Matignon ou qu'ils voudraient y aller à condition que... se mettent en dehors du cadre institutionnel de notre République", ajoute Jean-Louis Debré.
Ce fidèle de Jacques Chirac "n'imagine pas" que le chef de l'Etat ait l'intention de changer de Premier ministre. Il n'imagine pas davantage être nommé lui-même à Matignon. "Je trouve que le Premier ministre fait preuve de force, de dignité et de courage", dit-il à propos de Dominique de Villepin.

"Solidarité gouvernementale"

Jean-Louis Debré nie l'existence d'un "pacte" entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. "Le président de la République est attaché à la cohésion du gouvernement et à son unité.

Je ne le vois pas par conséquent passer quelque pacte que ce soit avec un quelconque de ses ministres", souligne le président de l'Assemblée nationale.
Ne voyant "pas d'intérêt au départ de Villepin", il appelle à "une plus grande solidarité gouvernementale" face à l'affaire Clearstream. "Il est vrai qu'à gauche, et peut-être un peu à droite, certains veulent ruiner l'autorité de l'Etat et amoindrir celle du président de la République. Si c'est ça la rupture, alors c'est un retour en arrière", accuse Jean-Louis Debré.

Publié dans Divers

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